Fermer la parenthèse du tout-répressif

8 août 2012

En souhaitant une remise en cause du tout carcéral et en annonçant une évaluation des centres éducatifs fermés, Christiane Taubira a déclenché les foudres de certains leaders de l’UMP.

Comme souvent, la droite ne supporte pas d’être mise face à ses échecs. Elle refuse une véritable évaluation des centres éducatifs fermés. Elle n’accepte pas que l’on remette en cause sa politique du tout carcéral, aussi coûteuse qu’inefficace. Ces dix dernières années, il y’a eu 20.000 détenus en plus, sans pour autant qu’il y ait une amélioration notable de la sécurité. La droite a construit des milliers de places de prison, mais elle a sacrifié les moyens pour la prévention et la réinsertion. Cette politique très dogmatique du tout-répressif est un échec.

Je salue la volonté de changement et de pragmatisme voulue par Christiane Taubira. Développer la prévention et la réinsertion, ce n’est pas faire preuve d’angélisme, c’ est tout simplement éviter les délits de demain. S’interroger sur le sens des courtes peines, qui malgré leur coût important (100€/jour environ), désinsèrent les personnes sans permettre un véritable travail pour éviter la récidive, est légitime. La punition est nécessaire mais elle doit avoir un sens et une utilité. C’est pour cela qu’il faut développer les peines alternatives. Combattre la délinquance avec pragmatisme, c’est aussi cela le changement.

Sergio Coronado,

Député EELV des Français et Françaises de l’étranger

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