Europe Ecologie - Les Verts Conseil Régional Auvergne

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Voeux, discours, communiqués

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mardi 20 octobre 2015

Des aides régionales à coups de millions d'euros pour la dernière Session...

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A suivre : le détail des votes de chaque groupe politique dans un prochain article

Intervention liminaire de Pierre Pommarel - Président du groupe EELV

Cette Session est un véritable pincement au cœur. Tout d’abord parce qu’il s’agit de la dernière de notre collectivité avant la création d’un mastodonte dans lequel l’Auvergne devra trouver sa place et surtout ne pas être oubliée, négligée, voire dépossédée, et nous avons déjà une nouvelle alerte avec la proposition de délocaliser vers Lyon une partie des activités de maintenance TER prévues initialement à Clermont-Fd.

L'AUVERGNE DÉPOSSÉDÉE PAR LA FUSION ? NOUVELLE ALERTE AVEC LA DÉLOCALISATION DE L'ATELIER DE MAINTENANCE TER

C’est avec un sentiment mêlant l’incompréhension et une pointe d’amertume que nous appréhendons cette nouvelle organisation territoriale dont la justification est démentie chaque jour, y compris cette fois-ci M. Le Président, par une Agence de notation à laquelle vous aimez faire référence. Les conclusions de Standard and Poors sont claires et corroborent les nôtres : « le processus de fusion des régions françaises ne devrait pas générer d’économies d’échelle ou autre optimisation des dépenses de nature à modifier significativement leur trajectoire budgétaire ».

Cette réforme a été faite à l’envers, elle ne solutionnera rien et, comme les citoyens, nous ne la comprenons pas car elle est vide de sens : seulement ¼ des français adhèrent à cette réforme d’après le dernier sondage TNS Sofres, ils sont 56% à considérer qu’elle entraînera une moins bonne prise en compte de leurs besoins et 54% à penser qu’elle aura des impacts négatifs sur les dépenses publiques, c’est une triste réalité.

UN SENTIMENT D'INACHEVÉ : MENTION ASSEZ BIEN POUR LA RÉGION

Chers collègues, cette dernière Session est aussi un véritable pincement au cœur car, en tant qu’écologistes, en tant qu’hommes et femmes de gauche, nous avons un sentiment d’inachevé.

Notre majorité a accompli de belles choses, c’est indéniable, malgré des restrictions budgétaires de l’Etat sans précédent, malgré le poids considérable de la dette laissée par Giscard à l’Auvergne. Comme l’a constaté la chambre régionale des comptes, et même si ça ne plait pas à la droite, notre majorité a réduit l’endettement de notre Région et a beaucoup œuvré pour le développement économique ; elle est d’ailleurs l’une des Régions qui consacre le plus d’argent par habitant aux entrepreneurs.

Notre majorité a singulièrement fait avancer des chantiers délaissés par la droite, si bien qu’aujourd’hui, Laurent Wauquiez tente de tromper les électeurs en piochant dans ce qui existe déjà et dans nos réussites pour établir une partie de son programme de campagne.

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vendredi 16 octobre 2015

Chantage de la SNCF sur fond de fusion des Régions : c’est l’Auvergne qui trinque et le ferroviaire encore une fois !

Communiqué du 16 octobre 2015 du groupe EELV du Conseil régional d'Auvergne

Malgré des moyens limités, et une compétence qui n’est pas la sienne, le Conseil régional d’Auvergne s’est fortement mobilisé ces dernières années pour sauver le Rail en Auvergne, en dépit de l’incurie et du sous-investissement de l’Etat et d’une SNCF qui abandonne de plus en plus son cœur de métier. Preuve de sa détermination, notre collectivité avait d’ailleurs budgété la construction d’un nouvel atelier de maintenance des rames TER dans le quartier du Brézet à Clermont-Fd.

Pourtant, la Région pourrait finalement rétropédaler sur ce dossier et céder peut-être au chantage de la SNCF dès mardi prochain, jour de la dernière Session du Conseil régional d’Auvergne. C’est en tout cas ce que préfigure une délibération qui prévoit de délocaliser vers Lyon et Nevers une partie des activités de maintenance prévues initialement sur Clermont.

Dans ce dossier la SNCF joue la montre et profite de la fusion des Régions pour s’asseoir une fois de plus sur un projet qui devait permettre non seulement de créer 10 postes de cheminots sur Clermont-Fd, mais aussi d’entretenir localement les rames utilisées sur le réseau ferroviaire auvergnat plutôt que de les envoyer ailleurs et de perdre du temps et de l’argent. Ce projet aurait représenté un vrai plus pour la disponibilité du matériel roulant et donc au bout du compte pour la qualité du service offert aux usagers.

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mardi 29 septembre 2015

Sauver l’Aubrac : la mobilisation doit s’intensifier !

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Communiqué du 29 septembre 2015

La ligne Clermont-Ferrand - St Flour- Millau- Béziers est menacée de fermeture depuis la mise en service de l'autoroute A75. Négligé par la SNCF puis par Réseau ferré de France, son entretien est réduit au minimum et les projets de rénovation de l'infrastructure pour en faire un axe alternatif pour le fret sont passés aux oubliettes.

Résultat : de nombreuses sections non rénovées (dont Neussargues-St Flour en Auvergne) font l'objet de ralentissements à 40 km/h (au lieu des 75/80 précédemment pratiqués sur la partie montagneuse). Les temps de parcours sont donc devenus excessifs pour les voyageurs et les liaisons sont devenues très rares (seul le train Intercités, l'Aubrac, assure la liaison de bout en bout et plus aucun TER ne circule sur la partie auvergnate). Même la desserte fret de l'aciérie ARCELOR MITTAL de St Chély d'Apcher est menacée alors qu'il s'agit d'un trafic lourd (chaque train d'acier quotidien est l'équivalent de 60 poids lourds !).

En dépit des demandes répétées des élus écologistes, ni l'Etat, ni la région Auvergne n'ont voulu inscrire des travaux sur cette ligne au titre du Contrat de Plan 2015/2020 pour rénover la partie auvergnate alors que la ligne est remise à neuf de Loubaresse (limite de région) à St Chély.

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lundi 28 septembre 2015

Projet éolien de la Chomette : soutien de Pierre Pommarel, conseiller régional

Je suis consterné de constater les oppositions systématiques à tous les projets éoliens en Auvergne. C'est bien évidemment le cas pour celui de la Chomette.

Je pense qu'il y a mieux à faire pour l'écologie que d'entraver l'indispensable développement de l'éolien, déjà très en retard en France.

Aujourd'hui encore, seulement un peu plus de 2 %de notre électricité est d'origine éolienne, alors qu'on atteint 10 % en Allemagne, 23 % en Espagne, 33 % au Danemark ...)

Il y a vraiment le feu à la planète,mais en avons nous pleinement conscience ? Cela a pourtant crevé les yeux avec cet été caniculaire !

On a déjà mis tant de contraintes au développement de l'éolien (schéma régional éolien, éloignement de + en + loin des habitations, diverse contraintes de zonages écologiques, etc...), qu'on se demande bien comment on va pouvoir atteindre les objectifs ,pourtant pas bien ambitieux, du schéma régional climat air énergie : 30 % d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale en Auvergne en 2020.

Alors ne parlons même pas de la stabilisation des émissions des gaz à effet de serre (à quelques semaine de la COP 21) et encore moins d'une sortie du nucléaire, lui franchement dangereux pour la santé, voire pour la survie de l'humanité...

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mercredi 23 septembre 2015

Intervention liminaire de Fatima Bezli - Session du Conseil régional d'Auvergne du 22 septembre

Monsieur le Président, mes chers collègues,

CRISE AGRICOLE : LE DOUBLE DISCOURS DE LA DROITE

Populiste, incohérente et schizophrène ; la droite a encore mis la barre très haut ces dernières semaines. A l’instar de la FNSEA et de ses satellites, elle a continué de mener son double discours historique à l’égard du monde agricole, feignant de défendre une agriculture de proximité et le revenu des producteurs.

Cette plaisanterie à répétition se heurte pourtant à l’épreuve des faits dans la mesure où les mots d’ordre de la droite se rejoignent dans une trinité infernale :

  • Plus de compétitivité, c’est-à-dire plus de capacité de vendre moins cher que les concurrents, ce qui suppose des prix inférieurs aux coûts de production, des charges transférées, l’injection permanente de nouvelles aides dans la chaîne de production.
  • Plus d’exportation, autrement dit une part croissante de la production vendue sur des marchés mondiaux qui, sauf exception, sont constitués par des prix de braderie.
  • Plus de modernisation et d’innovation qui, sous l’apparence d’une sonorité positive, représentent toujours plus d’investissements insupportables pour les producteurs, plus d’industrialisation de l’agriculture, plus de déshumanisation et de perte d’emplois, plus d’élimination des petites fermes, qui pourtant, sont les plus généreuses pour l’emploi, pour le revenu des paysans, la biodiversité, la qualité de l’eau et les paysages.

L’ex-président de la chambre d’agriculture alternative du Pays Basque qui dresse ce constat ne s’y trompe pas lorsqu’il déclare : " il n’est pas possible de revendiquer du matin au soir et tous les jours, davantage de libéralisme et de compétitivité, puis, avec le même aplomb, d’exiger des soutiens publics, des aides pour faire face aux conséquences entraînées par ce qui a été revendiqué et obtenu ".

La droite s’émeut aujourd’hui de la baisse du prix du lait suite à la suppression des quotas qui régulaient la production. Pourtant, elle déplorait hier que les quotas aient entravé les exportations françaises et la compétitivité de la filière laitière.

La droite se veut le 1er défenseur des éleveurs. Hier pourtant, elle n’a jamais eu un mot sur une répartition plus équitable des aides et des productions, sur la taille des fermes usines, jamais un mot non plus à l’égard de la grande distribution.

Les boucs émissaires sont toujours les mêmes pour la droite et ses futurs candidats, un jour le loup ou le campagnol terrestre, un autre les contraintes administratives et environnementales, de la Région, de la France ou de l’Europe.

La droite demande tout et son contraire et surtout le contraire de ce qu’il faut faire.

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lundi 31 août 2015

Une politique des transports catastrophique

Article de la Montagne du 11 juillet 2015 suite à notre conférence de presse en présence de Danielle Auroi et Nicolas Bonnet

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vendredi 10 juillet 2015

Voeu relatif à l’imagerie médicale dans notre région

Session du Conseil régional d'Auvergne du 30 juin 2015 - Voeu déposé par les groupes EELV, FdG et PS

Aujourd’hui, la France dispose d’un taux d’équipement insuffisant en scanner avec 17 scanners par million d’habitants. À titre de comparaison la moyenne dans les pays de l’OCDE est de 23.6.

L’Auvergne est encore plus mal lotie avec un taux d’équipement de 15.4 scanners par million d’habitants. La Haute-Loire est manifestement le département le moins équipé avec un seul scanner pour 225 686 habitants malgré un besoin avéré sur le bassin de Brioude, un bassin de santé qui possède d’ailleurs l’un des plus fort taux de personnes âgées de la Région. D’autres départements de l’Auvergne sont impactés par ce manque de moyens comme en témoigne la situation rencontrée par le centre hospitalier d’Ambert confronté à des réalités démographiques et économiques identiques à celles du centre hospitalier de Brioude.

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mercredi 8 juillet 2015

Priorité aux Trains d'équilibre du Territoire et aux transports du quotidien

Session du Conseil régional d'Auvergne du 30 juin 2015 - Voeu déposé par EELV et le FdG

La commission parlementaire présidée par Philippe Duron, député du Calvados, a rendu le 26 mai dernier son rapport « Trains d’Equilibre du Territoire : agir pour l’avenir ».

Si le diagnostic du rapport ne fait guère débat – dégradation de la qualité et de l’offre de service pour des liaisons délaissées, répartition confuse des responsabilités entre l’Etat et SNCF Mobilités, vieillissement du matériel roulant, etc. – certaines de ses préconisations ne sont pas acceptables au moment où la France s’apprête à accueillir un sommet mondial sur le climat.

Pour l’Auvergne, ses recommandations sont aux antipodes de l’aménagement durable et solidaire du territoire, et ajoutées au maigre engagement de l’Etat sur le volet ferroviaire du Contrat de Plan Etat Région 2015-2020 et à la libéralisation des transports par autocars qui viendra concurrencer certaines liaisons ferroviaires, ce rapport, s’il était suivi à la lettre par le gouvernement, ferait de l’Auvergne un futur cul-de-sac ferroviaire.

Il s’agirait d’un gâchis financier venant remettre en question l’utilité des financements publics apportés ces dernières années, par notre collectivité notamment, pour la modernisation des infrastructures.

De plus, le retrait de l’Etat sur certaines liaisons TET est susceptible également de fragiliser le trafic de fret. C’est par exemple le cas sur Clermont-Béziers et pour l’activité industrielle d’Arcelor Mittal à St Chely d’Apcher.

Ainsi, le Conseil régional d’Auvergne :

- affirme le rôle primordial du rail pour l’aménagement du territoire national et la desserte des villes moyennes et des axes transversaux.

- s’oppose aux préconisations du rapport Duron consistant à supprimer les liaisons TET Montluçon-Bourges et Lyon-Montluçon-Bordeaux et appelle le gouvernement à ne pas suivre cette recommandation

- s’oppose aux préconisations du rapport Duron consistant à reporter sur la route les dessertes TET de l’Aubrac et de l’axe Bordeaux-Clermont-Lyon et appelle le gouvernement à ne pas suivre ces recommandations qui auront pour effet de détourner encore plus d’usagers des transports collectifs

- est très inquiet sur les modalités des compensations financières envisagées par l’Etat pour les Régions sur le transfert des liaisons TET vers les régions, à l’exemple du Cévenol

- approuve les préconisations du rapport Duron consistant à renouveler le matériel roulant et à augmenter les fréquences de circulations des TET sur les axes Clermont-Paris et Nantes-Tours-Moulins-Lyon et appelle le gouvernement à suivre ces recommandations

- propose une convention tripartite entre la Région Languedoc Roussilon, l’Auvergne et l’Etat pour le financement de la liaison du Cévenol

- attend du gouvernement des mesures ambitieuses et cohérentes en faveur du développement des transports collectifs, en particulier sur le transport ferroviaire dont le modèle de financement est à bout de souffle

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mardi 7 juillet 2015

Pour une démocratie renouvelée en Auvergne-Rhône-Alpes

La session conjointe entre Auvergne et Rhône-Alpes a été l’occasion pour les écologistes de présenter dans une intervention à trois voix leur vision d’une nouvelle Région écologique, citoyenne et solidaire.

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Visionner les discours de Fatima Bezli, Philippe Meirieu et Jean-Charles Kohlhaas : cliquer ici

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lundi 6 juillet 2015

Intervention liminaire de Pierre Pommarel

Session du Conseil régional d'Auvergne du 30 juin 2015

Monsieur le Président, mes chers collègues,

FUSION : QUAND LES SOCIALISTES DECOUVRENT LE POT AUX ROSES...

Voilà un an que la fusion est dans toutes les têtes, tous les esprits, que de nombreuses inquiétudes se sont exprimées ici et ailleurs, que nous vous avons très largement alerté sur les dangers qu’elle faisait peser, en particulier sur l’Auvergne. Cela fait un an M. le Président que vous promouvez cette fusion avec M.Queyranne, que vous spéculez publiquement sur ses retombées, que vous louez vos travaux préparatoires d’un contrat de mariage avec Rhône-Alpes.

Les territoires ont besoin de coopération et de solidarité. Au contraire, sous la coupe du gouvernement vous avalisez sans broncher la compétition qui fragilisera finalement les territoires les plus vulnérables. Les citoyens et les porteurs de projet souhaitent de la proximité et de la réactivité, celles des élus, des administrations. Vous préparez à l’inverse l’éloignement, la centralisation des pouvoirs et des administrations dans la métropole lyonnaise.

Et aujourd’hui, au bout d’un an, alors que vous nous proposerez durant cette Session de désigner Lyon comme le chef-lieu de la future Région, ne comptez pas sur nous pour cautionner cela, le groupe socialiste et républicain, dans sa grande clairvoyance, vient de découvrir le pot aux roses et enfile tardivement un bonnet rouge bien terne.

Dans la motion que vous avez déposée, vous vous émouvez aujourd’hui des impacts très probables de cette fusion et vous semblez exprimer les derniers vœux d’un condamné, si ce n’est d’un repenti. C’est presque de la pitié que vous demandez au gouvernement en l’appelant à maintenir en Auvergne, je vous cite « les mêmes effectifs d’agents de l’Etat, le Rectorat, une juste répartition des services régionaux de l’Etat, l’équité et la proximité au service de l’efficacité de l’action publique », et enfin, quelle combativité, le maintien de la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt.

Vous réclamez seulement aujourd’hui une « grande concertation » autour de cette fusion, une démarche à laquelle vous n’intégrez pas les citoyens ni l’ensemble des élus, puisque vous proposez de la limiter uniquement à quelques élus et à des représentants de chambres consulaires.

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mardi 30 juin 2015

Session conjointe avec Rhône-Alpes : Intervention liminaire de Fatima Bezli

Messieurs les Présidents, mes chers collègues,

« Une réunion unique en France » nous ont prévenus les 2 présidents de Région; voilà l’objet de cette réunion aujourd’hui, une séance à laquelle nous avons hésité à participer, je vous le dis franchement.

A quelques mois des élections régionales, cette réunion de travail, ou plutôt ce happening médiatique, aurait pu se tenir plus humblement, plus discrètement, et du coup plus efficacement. Mais ce n’était probablement pas le but.

Vous avez présenté en commun vos vœux pour le nouvel an, vous ne vous quittez plus, vous parlez à l’envi de mariage, de co-construction, alors qu’en réalité vous tentez de justifier une fusion forcée que nous avons combattue et que nous déplorons toujours. Car ce n’est pas en griffonnant la carte des régions qu’on transforme des nains juridiques et financiers en géants économiques et politiques !

La course à la taille des régions n’entraînera aucune économie, nous en prenons le pari, et cette réforme ignore les véritables questions : à quand une organisation de l’action publique lisible pour les porteurs de projets et les citoyens ? Autrement dit, à quand une clarification du qui fait quoi, avec quels moyens financiers et humains ? Comment rapprocher le lieu de prise de décision du citoyen ?

Dangereuse pour la démocratie et la représentation des territoires ruraux, du Cantal par exemple, cette réforme territoriale est une entourloupe, en particulier pour l’Auvergne. Sur l’autel de la compétitivité territoriale, cette réforme n’est rien d’autre qu’un transfert organisé de dette vers les collectivités, qui portera encore un mauvais coup aux services publics et aux projets en direction des citoyens.

Messieurs les Présidents, depuis l’annonce brutale de cette fusion, vous vous êtes inspirés de la démarche à la hussarde du président de la République.

  • Vous multipliez les annonces sorties du chapeau qui sonnent comme des promesses électorales : train direct Clermont-Lyon en deux heures, école de cancérologie, Plan PME, etc. Autant de mesures qui auraient pu voir le jour avant la fusion si nos 2 Régions avaient voulu travailler ensemble.
  • Vous vous êtes convertis ostensiblement depuis quelques semaines à la biodiversité, à la maîtrise de l’énergie, au climat pour lancer ce que vous appelez « des projets emblématiques de l’union » et vous personnalisez des satisfécits sur des sujets pour lesquels vous n’aviez pourtant pas la main lourde lors des préparations budgétaires.
  • Enfin, c’est tardivement que vous avez associé un tant soit peu vos assemblées, vos majorités, les représentants syndicaux à la réflexion sur la fusion.

Permettez-moi, au nom des écologistes, d’avoir une pensée pour les agents des 2 régions. Ils réalisent un travail formidable, ils doivent mettre les bouchées doubles sans avoir de réponses, encore moins de certitudes, sur leurs futures conditions de travail. Où travailleront-ils demain, nos agents auvergnats en particulier, quelles seront les évolutions dans leurs missions, pour quelle rémunération ? Comment leurs régimes indemnitaires seront-ils alignés ? Ils n’en savent rien !

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jeudi 25 juin 2015

Apprentissage : L. Wauquiez et ses colistiers sont-ils schizophrènes ?

Communiqué du 25 juin 2015 des élus du groupe EELV

Suite à la mise en place du nouveau dispositif de la prime à l’apprentissage, décidé dans le cadre de la loi de Finances pour 2014, le Conseil régional d’Auvergne a été amené l’an dernier à revoir les modalités de ses aides aux employeurs d’apprentis. Il n’y a que les écologistes qui les ont refusées au Conseil régional.

La droite, dont les futurs colistiers de Monsieur Wauquiez, a en effet approuvé ces évolutions pourtant défavorables à l’apprentissage. Pas de quoi faire la courte échelle à Laurent Wauquiez !

Quelles étaient ces évolutions ?

  • Une diminution de 1500 à 1000€ de la bonification pour les jeunes en difficultés scolaires alors qu’il s’agit pourtant d’une priorité de lutter contre le décrochage scolaire. En 2013, cette bonification avait profité à 395 bénéficiaires.
  • La suppression de la bonification pour l’embauche d’un apprenti en CDI à l’issue de sa formation, autrement dit la suppression d’une récompense pour les entreprises qui font le nécessaire pour insérer durablement nos apprentis. En 2013, cette bonification avait profité à 74 bénéficiaires pour un coût tout à fait marginal pour notre collectivité : un peu plus de 36 000€.
  • La suppression de la bonification pour la formation des maîtres d’apprentissage, qui avait profité à 938 bénéficiaires en 2013, soit un coût total de 400 000€ environ. Cette bonification permettait de récompenser les bonnes pratiques, elle avait un effet incitatif pour la qualité des formations. C’était notamment l’occasion pour les TPE de se reformer sur des règles, en matière d’hygiène et de sécurité notamment, et le moyen de réduire le nombre de rupture des apprentis en abordant avec les maîtres d’apprentissage la psychologie des apprentis, la façon de les accueillir dans l’entreprise, de les former, etc.

Monsieur Wauquiez et ses colistiers ont vraiment besoin de se mettre au diapason !

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vendredi 12 juin 2015

Politique des transports : jusqu’où ira le gouvernement dans l’inconséquence ?

Communiqué de presse du 12 juin 2015 :

- Danielle Auroi, Députée EELV d’Auvergne

- les 7 élus régionaux EELV du Conseil régional d’Auvergne

- les 5 élus communautaires EELV de Clermont-Communauté

- Agnès Mollon, Conseillère municipale EELV de Riom

Manuel Valls a décidé de remonter le seuil de perception du versement transport de 9 à 11 salariés, une mesure qui va fragiliser encore un peu plus le financement des transports, en l’occurrence le transport public urbain, financé principalement par les recettes du versement transport. Cette décision pourrait coûter 500 millions d’euros sur les 7 milliards que rapporte chaque année le versement transport aux collectivités locales.

A quelques mois de la conférence mondiale sur le Climat, cette perte supplémentaire de ressources pour les autorités organisatrices de transport est un non-sens économique, social et écologique. Elle les incitera en effet à réduire encore l’offre et les investissements pour le développement du transport collectif à l’heure où la demande de transport des citoyens est croissante, où les transports sont saturés en heure pleine dans les zones denses (comme à Clermont-Fd) et restent sous-développés dans les zones périurbaines (à l’image des périphéries clermontoises et de toutes les villes d’Auvergne).

En somme, cette décision est complètement incohérente avec l’ambition d’améliorer la vie quotidienne des citoyens.

Mais malheureusement, nous n’avons plus assez de doigts pour compter les mesures catastrophiques prises ou proposées par le gouvernement en matière de transport. Des mesures au détriment de la santé des Français, de l’urgence écologique, de l’aménagement du territoire et même d’une bonne gestion de l’argent public : doublement du taux de TVA sur les billets de transport public, relance des investissements routiers et autoroutiers, concurrence dangereuse du réseau ferré par la dérégulation des liaisons par car avec la loi Macron, obsessions pour les projets inutiles et coûteux (aéroport de Notre-Dame-des-Landes, LGV Poitiers-Limoges, etc.), et a contrario, abandon, incurie et sous-investissement de l’Etat en faveur du Rail, en atteste en Auvergne le Contrat de Plan Etat Région 2015 – 2020 qui préfigure un élagage drastique du réseau ferroviaire auvergnat.

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jeudi 4 juin 2015

Avenir de l’Occitan : la mobilisation a payé !

Hier, dans une vingtaine de villes, dont Clermont-Ferrand, des centaines de personnes, notamment des élus, se sont rassemblées pour marquer leur solidarité avec David Grosclaude, Conseiller régional d’Aquitaine en grève de la faim.

L’élu occitan réclamait la publication au Journal officiel d'un arrêté ministériel validant officiellement la création d’un Office Public de la Langue Occitane, un organisme interrégional de promotion de l'Occitan, dont le principe avait été voté en juin 2014 par les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées.

Aujourd’hui, les 7 élus écologistes du Conseil régional d’Auvergne sont heureux d’annoncer à tous ceux qui ont soutenu les revendications de David Grosclaude en faveur de l’Occitan qu’ils ont gagné une bataille.

En effet, après un an d’immobilisme, l’Etat vient enfin de s’engager à autoriser la création de l’Office Public de la Langue Occitane. Dans un courrier transmis aux Présidents des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, les ministres de la Culture, Fleur Pellerin, et de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, ont indiqué que "l'instruction a été donnée pour que l'arrêté d'approbation de la convention constitutive du GIP Office public de la langue occitane (OPLO) soit rédigé et publié dans les meilleurs délais".

La lettre précise que cet Office de promotion de l’Occitan, ouvert aux autres régions qui souhaiteront le rejoindre, verra le jour avant la fin de l’été. Elément nouveau, qui n’avait pas pu être obtenu avant la mobilisation, l’Etat sera membre de l’Office et participera à son fonctionnement et son financement aux côtés des régions.

Ainsi, David Grosclaude a mis un terme hier soir à sa grève de la faim, un moyen d’action hors-norme qu’il avait jugé nécessaire d’employer après avoir utilisé tous les moyens classiques.

Gustave Alirol, Conseiller régional écologiste d’Auvergne en charge de l’Occitan, Président de Régions et Peuples Solidaires et secrétaire fédéral du Parti Occitan, se rendra aujourd’hui à Bordeaux pour participer à un rassemblement devant le Conseil régional d’Aquitaine visant à fêter cette victoire en faveur d’une politique publique pour la langue Occitane.

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lundi 1 juin 2015

Grève de la faim de David Grosclaude à Bordeaux : l’interpellation légitime adressée au Gouvernement sur l’occitan

Il fauf saluer la protestation de David Grosclaude, Conseiller régional d’Aquitaine délégué aux langues régionales, Secrétaire fédéral du Partit Occitan, contre l’attitude du Gouvernement qui refuse d’entériner la volonté des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées de mettre en commun et d’intensifier leurs politiques en faveur de la langue occitane.

La saluer d’abord parce qu’il remet en cause une attitude trop répandue chez la plupart des responsables politiques au pouvoir : le mépris pour les langues et cultures des territoires, en l’occurrence pour l’occitan.

Voici que deux collectivités régionales ont décidé, à l’unanimité de leurs membres, de mettre sur pied un outil indispensable au développement de leur langue commune : l’Office Public de la Langue Occitane. Et le Gouvernement depuis près d’un an n’a toujours pas manifesté la moindre velléité d’officialiser par décret cette institution commune, ouverte d’ailleurs aux autres régions qui souhaiteront la rejoindre.

On s’interrroge légitimement : la formule choisie -un « Groupement d’Intérêt Public »- serait illégale, a-t-on entendu parfois. Mais comment se fait-il que les délibérations des deux collectivités aient passé sans encombre le contrôle de légalité de chacune de leur Préfecture de région ? Un tel dysfonctionnement de l’Etat laisse pour le moins perplexe. Au surplus comment admettre que ce qui est acquis (un Office public pour la langue) pour d’autres territoires et d’autres langues soit refusé pour l’occitan ? Y aurait-il donc des degrés dans le traitement négatif de la diversité linguistique territoriale en France ?

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