Plan d’investissements : de bons choix pour l’Alsace

8 octobre 2013

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de septembre 2013

Les impératifs du désendettement et de l’intérêt général viennent d’amener l’État à écarter deux projets lourds qui impactaient l’Alsace. Il s’agit du GCO, grand contournement autoroutier – dévoreur de terres agricoles et réponse inadaptée à l’engorgement de Strasbourg – et du tronçon ferroviaire LGV Mulhouse/Petit-Croix dont l’utilité – un gain de 2 à 8 minutes – était inversement proportionnelle aux 800 millions qu’il aurait coûtés. Les écologistes saluent ces sages décisions : ils ne se mêlent pas au chœur des gémissementsdes autres élus. L’Alsace est la seule petite région accessible par deux TGV et trois autoroutes, ça n’a pas empêché le chômage. Nous approuvons au contraire la volonté nationale de privilégier le « train du quotidien », nous voulons des solutions pertinentes pour la mobilité du plus grand nombre. Passons aux actes : alternatives d’avenir au GCO, traitement des goulets ferroviaires à Strasbourg et Mulhouse, optimisation des lignes existantes, réouverture de Bollwiller/Guebwiller… C’est par l’abandon de projets pharaoniques inadaptés que passe le chemin de la transition écologique.

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Djamila SONZOGNI, Jean-Marc RIEBEl, Antoine WAECHTER

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Pour une Alsace pionnière de la transition énergétique

8 octobre 2013

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de juillet 2013

Il s’agit de changer la donne pour s’engager dans une économie viable. Aujourd’hui, nous dépendons à 87 % du pétrole, du gaz, du charbon et de l’uranium. Ces ressources se raréfient, leurs tarifs sont en hausse et enfoncent beaucoup de ménages dans la précarité. La combustion de ces fossiles doit fortement se réduire car elle conduit au chaos climatique. L’écologie propose donc une politique de transition énergétique résolue.

Il s’agit de diminuer les gâchis, de mieux gérer les ressources, de développer les énergies renouvelables et de nous libérer du lourd risque nucléaire. Fermer Fessenheim offrira l’opportunité d’une filière de démantèlement. La sobriété, l’innovation et les renouvelables assurent l’indépendance énergétique et dynamisent l’activité (avec un potentiel de trois fois plus d’emplois que les énergies fossiles). Cette démarche de transition est à mener en phase avec nos voisins rhénans, à coordonner au niveau régional en aidant les collectivités locales à maîtriser production et distribution énergétiques. C’est  par l’initiative et l’implication citoyenne que cette mutation réussira.

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc REIBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

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Après le 7 avril (échec du référendum)

8 octobre 2013

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional d’avril 2013

L’Alsace n’aura donc pas de Conseil Unique en 2015. La participation citoyenne nécessaire a fortement manqué et plus de la moitié des votants du Haut-Rhin s’y est opposée. L’approbation par une courte majorité des suffrages d’Alsace n’a pas suffi. Les écologistes mesurent autant l’insuccès de la démarche pour laquelle ils se sont engagés que les signaux rudes de l’abstention et d’une part déterminante des électeurs. Les responsables de l’action publique ne peuvent ni ignorer ces semonces, ni renoncer pour autant à l’efficacité régionale.  L’Alsace ne peut être en panne face aux défis de l’emploi, de l’écologie et de la solidarité. Elle doit  rebondir, certes en maintenant ses trois collectivités, mais avec plus de cohérence, et en tirant partie des possibilités des nouvelles lois de décentralisation. Il s’agit surtout de redonner sens et crédit à l’égalité territoriale, de tisser les liens entre les citoyens et leurs élus, de dessiner le visage d’une Alsace engagée et ouverte auquel puisse davantage s’identifier sa jeunesse. Il faut réenchanter la politique en la rendant aux citoyens. Les écologistes d’Alsace sont résolus à y contribuer.

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc REIBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

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Donnez le feu vert au changement

8 octobre 2013

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de janvier 2013

Les écologistes veulent que 2013 ne soit pas gâché pour l’Alsace. Les politiques d’aujourd’hui sont insuffisantes, voire contreproductives. Pour réussir le Conseil Unique, il faut une volonté de changement face à la crise. Cette volonté n’est pas dans le budget de l’actuelle majorité. Cette volonté nourrit le projet écologiste pour le Conseil Unique. En gagnant le pilotage économique, la Région aurait les leviers de la transition écologique. En ayant la charge de la formation, la Région contribuerait à des emplois durables. En devenant pilote de l’aménagement, la Région pèserait pour organiser les transports, répondre aux besoins de logements, préserver notre nature. En 2013 donnez le feu vert au changement !

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc REIBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

 

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Rebâtir la vocation industrielle de l’Alsace

12 février 2013

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de décembre 2012

Nous colmatons les brèches mais l’hémorragie continue. Le chômage alsacien s’est accru cette année de 12%. En 10 ans, 40 000 emplois industriels ont disparu. Décidément, les recettes du passé n’inversent pas la tendance. Pour sortir de l’impasse, les écologistes proposent de s’engager résolument pour une économie sobre en ressources et riches en emplois. L’économie de demain sera celle de la transition énergétique, de la mobilité durable, des technologies propres, de l’innovation sociale. L’Alsace sera performante en réorientant son tissu industriel vers des éco-filières, en développant une économie circulaire peu consommatrice de matières premières, en jouant la synergie avec ses voisins allemands. Il est temps de réunir tous les acteurs en une Conférence Sociale et économique pour établir une feuille de route partagée, et rebâtir la vocation industrielle de l’Alsace. L’attribution des aides aux entreprises devra être conditionnée à des garanties d’emplois, à des efforts en matière de formation et de lutte contre la précarité. Le renouveau de l’Alsace passera par l’excellence écologique et la qualité sociale.

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc RIEBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

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L’Alsace aux rendez-vous du changement

12 février 2013

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional d’août 2012

La majorité nationale ouvre des perspectives pour l’Alsace. Beaucoup d’électeurs d’ici n’y ont pas contribué, ce peut-être pourtant fécond pour notre région. Des enjeux pour nos emplois et notre qualité de vie sont à l’agenda du changement. Ainsi le Grand Contournement de Strasbourg est abandonné. Voilà l’occasion de déployer un bouquet de solutions : transports collectifs modernes, réduction de l’usage de la voiture en solitaire et réaménagement routier. Sur le front de la transition énergétique, l’Alsace peut aussi prendre de l’avance en fermant la lourde parenthèse du nucléaire. Il faudra maintenir et reconvertir les emplois. L’arrêt des réacteurs sera pour Fessenheim l’acquisition des compétences du démantèlement des centrales. Ce sera pour l’Alsace l’occasion d’une montée en force des énergies renouvelables et des efforts d’efficacité énergétique. Enfin, le Conseil fusionné d’Alsace réussira s’il se fait pionnier de l’égalité au cœur des territoires et de la décentralisation voulues par le gouvernement. Notre région ne peut manquer ces rendez-vous de l’emploi, de la vitalité économique et du renouveau démocratique.

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc RIEBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

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L’écologie contre l’emploi ?

12 février 2013

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de février 2012

L’Alsace dispose d’atouts contre le chômage et la désindustrialisation. Ils permettraient de revitaliser l’économie en déployant des activités, en créant des emplois durables, et ce sans brûler les ressources naturelles, sans aggraver ni la précarité sociale ni notre vulnérabilité énergétique. En un mot : sortir de la crise par l’écologie. La question du nucléaire s’inscrit dans cette perspective. En effet, Fukushima a remis le risque majeur au cœur du débat sur Fessenheim. Les risques naturels ne peuvent y être négligés : inondation, séisme, nappe phréatique… La crise financière a, pour sa part, imposé le réalisme. L’Autorité de Sûreté, avec la liste de ses injonctions, a fait surgir le vrai coût du nucléaire… Et à Fessenheim, ce serait hors de prix. Il est temps d’arrêter les frais, sachant que le démantèlement maintiendra longtemps l’emploi local. Ne gaspillons donc plus nos investissements dans une énergie du passé, saisissons plutôt l’opportunité industrielle de l’efficacité énergétique, de la rénovation du bâti et du développement des renouvelables. C’est bon pour l’environnement et c’est bon pour l’emploi.

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc RIEBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

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Grand Contournement de Strasbourg : une obstination qui pose question

12 février 2013

Tribune du groupe EEA pour la revue du Conseil régional d’avril 2012

Pour ce projet autoroutier, le gouvernement et l’UMP imposent le passage en force. Alors que les élections peuvent entrainer l’abandon du GCO, alors que les élus en charge de Strasbourg n’en veulent pas, la Région et le Conseil Général ont voté, en dépit d’une forte opposition, l’engagement public pour une concession au privé de 55 ans pour un coût de près de 800 millions d’euros, pour la perte de 350 hectares fertiles et pour un péage particulièrement élevé. Le GCO est une fausse solution qui ne désengorgerait pas Strasbourg (5% du trafic seulement) : l’UMP passe outre cette objection majeure ! On avait toujours assuré qu’il ne coûterait rien aux collectivités : l’UMP les engage pourtant financièrement et expose à de fortes indemnités à verser si la majorité future devait retirer ce projet contre-productif. La précipitation à verrouiller la concession à Vinci pose surtout de graves questions : une forte facture, un coût environnemental très lourd, des prévisions de trafic (donc de rentabilité) délibérément gonflées, une négociation manifestement bâclée. Où est donc l’intérêt général ?

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc RIEBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

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Crise : L’écologie pour changer la donne !

8 octobre 2012

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de septembre 2011

La crise financière, qui accentue la crise économique frappant durement l’Alsace, oblige le Conseil régional à viser des priorités politiques fortes et à faire des choix. Pour gagner en efficacité avec des moyens réduits, la Région doit conditionner ses soutiens à des critères sociaux, économiques et environnementaux. Avec la transformation écologique, nous voulons peser en faveur d’une économie respectueuse de l’environnement et de l’humain. Cela signifie accompagner les PME dans leurs démarches de R&D et leurs efforts en faveur des filières d’avenir (énergies renouvelables, chimie verte…), soutenir l’entrepreneuriat collectif et l’économie solidaire. Les engagements de notre Région contre les paradis fiscaux – impulsés par notre groupe – devront aussi se concrétiser. Combattre la crise, c’est aussi donner à chacun les clés d’une formation de qualité tout au long de la vie : nouvelles formations liées aux enjeux écologiques et transfrontaliers, meilleure prévention des ruptures de parcours et meilleur accès à la validation des acquis. Pour des emplois décents et durables, la Région a des leviers d’action !

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Une nouvelle énergie pour notre région !

8 octobre 2012

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de mai 2011

Les citoyens et les collectivités du bassin rhénan sont de plus en plus nombreux à appeler à la fermeture de Fessenheim mais la majorité du Conseil régional a refusé de s’engager. Pourtant, fermer aujourd’hui cette centrale, ce serait  se projeter dans l’avenir : la reconversion  en laboratoire de démantèlement créerait de nouveaux emplois. C’est une activité de pointe que nous proposons pour notre région.  Le Conseil Régional reste aussi muet sur les risques que pourrait engendrer l’exploration des gaz de schistes en Alsace (pollution de la nappe phréatique, émanation toxique, destruction des milieux).  Bien sûr la Région soutient les énergies renouvelables mais la cohérence nécessiterait d’enclencher de manière résolue la transition énergétique. Sobriété, efficacité (en intensifiant l’effort de réhabilitation du bâti) et développement décentralisé des énergies renouvelables sont les 3 piliers  indissociables de cette stratégie. Cela permettra de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, d’alléger la facture des ménages tout en misant sur des viviers d’emplois dynamiques. Sortir du nucléaire, c’est possible !

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Budget 2011 : peut vraiment mieux faire !

8 octobre 2012

Tribune du groupe EEA dans la revue du Conseil régional de janvier 2011

Faire mieux avec moins, voilà ce qu’a martelé l’UMP durant cette session budgétaire. Avec moins, c’est une obligation. Réforme fiscale, gel des dotations, un Etat amputant sa politique sociale et les contrats aidés : tout cela a réduit les capacités de la Région. Faire mieux ? La transformation écologique et sociale n’est pas engagée ! Une politique économique qui réagit par à-coups, sans anticiper ou remettre en cause des modes de production dépassés, un budget de la formation en baisse, une politique culturelle et linguistique manquant d’ambition : l’effort n’est pas à la hauteur pour former et accompagner les Alsaciens. Des progrès sont apparus sur l’agriculture, l’économie sociale et solidaire, la jeunesse, l’environnement, mais le changement de logique n’est pas encore suffisamment à l’œuvre. En contradiction avec les enjeux de la modernité écologique, des projets destructeurs et obsolètes sont poursuivis (programme routier, GCO, rallye, Bioscope, golf de la Sommerau). Sans forte volonté écologique, pas de réponse aux enjeux de la vitalité économique, de la qualité environnementale et des urgences sociales.

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Avancer malgré les déceptions du Grenelle

8 octobre 2012

Tribune de la revue de la Région Alsace de septembre 2010

La boîte à outils du Grenelle n’est pas à la hauteur des attentes. La reconquête de la qualité de l’eau de notre nappe phréatique ne pourra se faire sans une réduction drastique des phytosanitaires. Or sur les pesticides cette loi est un recul. Les restrictions à l’éolien (empêchant le développement des petites installations de proximité) sont une autre déception. Sachons nous appuyer sur les prises de conscience et les espoirs suscités pour aller de l’avant dans notre région. En Alsace centrale ou dans le Sundgau, l’inventivité dans les territoires doit nous inspirer. La mise en œuvre des trames vertes et bleues sera l’occasion de défendre une vision différente de l’aménagement du territoire contre la logique prédominante des automobiles et des camions et l’artificialisation des terres. Roppenheim ou Dorlisheim sont des projets dépassés. Un plan climat régional est nécessaire. A l’heure où le Président du Conseil Régional défend la prolongation dangereuse du nucléaire à Fessenheim, il nous faut tenir des objectifs de réduction de la consommation énergétique, d’essor des renouvelables et de sortie du nucléaire.

 

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L’écologie c’est l’emploi !

8 octobre 2012

Tribune de la revue de la Région Alsace de juillet 2010

L’Alsace veut sortir du chômage massif (+40% en 2 ans) qui touche durement les jeunes et stopper la destruction des emplois industriels. Des primes d’aubaine type Plan « Agir pour l’emploi » n’y suffiront pas. La reconquête de l’emploi passera par la performance écologique et sociale et par la valorisation des richesses et des savoir-faire de nos territoires. La conditionnalité des aides en finira avec les subventions aveugles pour des industries engagées dans des impasses (pesticides). Accompagner la conversion des secteurs vulnérables (automobile, chimie, textile), soutenir l’entrepreneuriat coopératif, l’économie solidaire, voilà des actions permettant d’aller de l’avant ! La formation, la sécurisation des parcours sont les leviers de la Région pour l’insertion et l’adaptation. En mettant le cap sur une économie sobre en carbone, nous engagerons la réduction du chômage et des inégalités. Nous proposons aux Alsaciens (salariés, entrepreneurs, syndicalistes, associatifs) une nouvelle méthode de coopération et de dialogue approfondi. C’est le rôle des Etats Généraux de l’Ecologie et de l’Emploi que nous organisons cet automne.

Andrée BUCHMANN, Jacques FERNIQUE, Sylvie GRUCKER, Jean-Marc RIEBEL, Djamila SONZOGNI, Antoine WAECHTER

 


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L’écologie utile ! (mai 2010)

11 mai 2010

Tribune du groupe Europe Ecologie Alsace dans le journal du Conseil Régional (mai-juin 2010)

Le groupe des six élus écologistes entend peser à la Région. Etre dans l’opposition ne condamne pas à l’inaction : l’écologie sort renforcée de ce scrutin même si elle n’a pas gagné. Nous porterons nos propositions transformatrices et passerons au crible les politiques de la majorité au Conseil Régional. GCO, relégation de la taxe poids lourds, rallye, équipements touristiques, centrale de Fessenheim, montée des inégalités sociales : la voix des écologistes doit continuer à s’élever contre les projets prédateurs. L’emploi, la transformation écologique de l’économie, la nature, les paysages, la recherche, la culture et la lutte contre les discriminations seront au cœur de notre action. Notre ambition c’est de renforcer les performances énergétiques, écologiques, sociales et solidaires pour tous les citoyens. La vigilance, la créativité et l’engagement sont nécessaires pour faire bouger les lignes. La qualité de notre travail dépendra de notre capacité à relayer les dynamismes de tous les acteurs du rassemblement Europe Ecologie Alsace qui poursuit sa construction. Savoir s’opposer, savoir aussi proposer : nous y sommes déterminés.

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