Des produits bio et locaux dans les cantines: « les cuisiniers acteurs de qualité ».

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L’INTER BIO Pays de la Loire organisait, le mercredi 10 novembre au lycée agricole de Laval, une journée professionnelle autour d’un thème cher aux écologistes : « Produits Bio locaux en Restauration Collective : les cuisiniers acteurs de la qualité ».


 

Ces préoccupations sont partagées par le Conseil Régional des Pays de la Loire, qui a décidé de mener une politique volontariste dans ce domaine ; et en son nom, Michel Perrier a introduit la journée…

 

« Madame la directrice, Monsieur le Directeur, Mesdames, Messieurs,

 

C’est un grand plaisir d’être dans ce Lycée agricole de Laval que je commence à connaître et à apprécier, pour introduire cette journée consacrée à la restauration collective et au bio. Que cela se passe ici est révélateur du rôle que la formation initiale agricole a à jouer sur cette question. Que cela se passe en Mayenne, dans ce département trop souvent complexé devant l’importance des autres, est aussi, à mes yeux, révélateur de la prise de conscience par tous des enjeux, pour tous les territoires, de la responsabilité que nous avons en tant que paysans, formateurs, cuisiniers, agents, élèves, parents, élus, professionnels, associatifs… tous citoyens actifs face aux défis locaux et mondiaux actuels.

 

Pour être rapide, nous sommes en effet face à 3 enjeux majeurs intrinsèquement liés, et éminemment transversaux : la solidarité, la santé et le développement durable de nos territoires.

 

– Équité sociale : C’est l’ enjeu de solidarité qui préoccupe tout particulièrement le conseil régional face notamment à cette crise qui touche sans doute plus durement les jeunes. Pour les élus régionaux, il est primordial que chaque jour, chaque lycéen puisse bénéficier d’un repas sain et nutritif. Il faut absolument sortir d’une consommation alimentaire à 2 vitesses, bio pour les plus riches et « mal bouffe » pour les plus défavorisés ;

 

– Alimentation équilibrée et donc santé bien sûr. Nous savons tous désormais que notre santé comme celle des générations futures est étroitement liée à ce que nous mangeons. Le développement massif de l’obésité dans la jeunesse, par exemple, interpelle tous les responsables

 

– Développement durable des territoires :

o nous connaissons aujourd’hui les impacts environnementaux d’une agriculture intensive sur la biodiversité, sur l’eau et par ricochet sur notre santé. Tout cela nous coûte fort cher… trop cher.

o Le développement économique et donc de l’emploi : l’agriculture biologique est une agriculture saine certes mais elle est aussi pourvoyeuse d’emplois : + 20 à 30 % de main d’œuvre supplémentaire. Elle est l’occasion de porter des projets de territoires solides en mobilisant l’ensemble des acteurs, en créant une dynamique, en soutenant les filières.

 

C’est pour toutes ces raisons que vous connaissez autant que moi, que Matthieu Orphelin et Joëlle Remoissenet, qui ne pouvaient être présents aujourd’hui, portent avec la commission Éducation du Conseil Régional une politique volontariste en matière de restauration collective.

 

L’objectif est à terme d’approvisionner les restaurants scolaires à 100% auprès des filières locales inscrites dans le développement durable : agriculture bio, agriculture durable, sans OGM, labels de qualité et circuits de proximité. C’est un des engagements pris en commun par la gauche et les écologistes dans la récente campagne électorale.

 

Cette politique concernera au final 120 lycées et 13 millions de repas par an. Elle nécessite que nous mettions en place des partenariats et un accompagnement dans la formation pour les personnels en charge de la restauration dans les lycées et les CFA. Elle ne pourra se faire sans des producteurs dynamiques.

 

La région a lancé une première expérimentation pour la mise en œuvre de cette politique et 37 établissements, dont 5 en Mayenne, se sont portés volontaires pour s’engager dans la démarche. C’est déjà un vrai succès, et nous n’avons pas le droit de décevoir toutes ces attentes !

 

Les enjeux sont importants, pour y répondre les expériences se multiplient. Dans les lycées certes, mais aussi les écoles et les collèges. Je m’en voudrais de les oublier.

 

La journée d’aujourd’hui consacrée à la formation des cuisiniers est révélatrice des besoins et de l’ampleur de la tâche qui nous attend. Le Conseil Régional des Pays de la Loire est fier de participer à ce projet et de le soutenir.

 

Je vous souhaite donc à toutes et à tous une fructueuse journée.

 

Merci. »

 

 

Cette journée a été particulièrement riche, et les témoignages, tant des cuisiniers, que des producteurs, étaient très concrets et enthousiasmants. De la part des professionnels présents, il y a une véritable volonté d’avancer, et sans cacher les difficultés, tant dans la construction de filières, que dans l’éducation au goût. Un compte rendu complet devrait être bientôt consultable sur le site d’Inter Bio.

 

Michel PERRIER,

Conseiller régional.

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