Non mais fañchement !
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Le petit Fañch ne pourra pas s’appeler Fañch 🙁

En cause la loi n° 118 du 2 Thermidor An II (20 juillet 1794) qui dispose que les actes publics doivent être écrits en langue française sur le territoire de la République et l’arrêté du 24 prairial an XI (13 juin 1803) qui précise que l’emploi de la langue française est obligatoire.

Pas de démagogie et de facilité : la France est une nation à l’histoire et à la culture longues et riches et cela tient en partie à sa langue. Je trouve normal que son emploi soit promu, que son enseignement soit de qualité et que ses trésors soient chéris.

Mais notre nation et notre langue sont bien assez fortes pour ne pas craindre que soient aussi reconnues et encouragées les langues et les cultures diverses des territoires qui font la France. Et c’est bien sûr particulièrement vrai pour la Bretagne.

Il est grand temps que la législation évolue pour permettre ce double mouvement nécessaire : conforter notre patrimoine commun en même temps que nous préservons les richesses culturelles de nos régions.

C’est l’un des enjeux de la prochaine législature que de définir un statut et des politiques de soutien aux langues régionales et minoritaires qui permettent de mettre un coup d’arrêt à leur marginalisation.

Mise à jour : peut-être suite aux réactions nombreuses, la mairie de Quimper, évoquant notamment le caractère privé du choix du prénom mise en avant par la Cour Européenne de Justice, semble vouloir désormais enregistrer le prénom de Fañch … avec son tilde !