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Propositions pour AIACCIU ENERGY CITIES élections municipales mars 2014

solaire

ENERGY CITIES

 

EELV propose que la ville d’Ajaccio rejoigne le réseau Européen « énergie city », des villes engagées dans la transition énergétique. Cela permettra tout autant de valoriser toutes les actions déjà menées au cours de la dernière mandature que de les poursuivre, les développer, les coordonner et de trouver de nouveaux moyens de mise en œuvre et de financements.

Outre l’aspect « opérationnel » (information permanente et priorité sur les fonds Européens, partage d’expérience, formation, aide à l’ingénierie….), cela peut permettre à la ville et à la politique mise en œuvre, un rayonnement large et ainsi contribuer à son attractivité.

Circulation, transports en commun, rénovation thermique des bâtiments, lutte contre le changement climatique, information au citoyen, toutes les actions concrètes petites ou grandes entrent dans les objectifs et ne nécessitent pas obligatoirement d’investissements colossaux.
Parfaitement en concordance avec les objectifs de l’agenda 21, ce réseau est un plus à l’action déjà menée et/ou envisagée au cours de la précédente mandature.

En terme de transpositions concrètes, les objectifs d’energy cities reposant sur la contribution des villes à la transition énergétique et la qualité de vie, nous soumettons au projet commun les suggestions suivantes :
1- Eclairage public
Sans en préciser la teneur exacte, car il nous appartiendra ensemble en tenant compte des réalités budgétaires et de la faisabilité, d’en déterminer la mise en œuvre, nous proposons de nous engager ensemble vers une baisse de la consommation énergétique de la ville. En cela, nous devons garder comme objectif commun, le renouvellement à venir de l’éclairage public, en tenant compte de toutes les technologies ou « organisation du réseau» qui permettent de tendre vers cet objectif :
Moderniser l’éclairage public
La modernisation de l’éclairage public permet par l’utilisation de nouvelles technologies des économies importantes d’énergie et de coût. Le choix des diodes électroluminescentes est le plus approprié en termes d’efficacité lumineuse et d’indice de rendu des couleurs. La solution est éprouvée, 106 projets dans 17 pays européens ont enrichi un retour d’expérience sur lequel s’appuyer notamment dans le choix des LED. Le « joint research center » de la commission européenne (institut énergie et transport) rassemble ces informations comme le programme européen « greenlight ». Ces sources montrent une économie de 60% par rapport aux anciens systèmes d’éclairage public.
Un gain qui peut être augmenté en associant ce choix technologique à une télégestion (« intelligent street lighting »). Télégestion permettant à l’éclairage de s’adapter aux paramètres extérieurs : densité du trafic, type de voie, routière, pédestre, cyclable, conditions météorologiques, intensité de la lumière du jour, travaux routiers. L’éclairage public télégéré présente aussi des avantages pour sa maintenance. Pour la ville d’Ajaccio cette modernisation est aussi un symbole d’engagement dans le développement soutenable et d’exemplarité environnementale à travers la réduction des émissions de CO2 et de particules fines (au regard du système de production d’électricité de l’île)

2- Transports en commun
Les transports en commun et la réduction du flux automobile au sein des villes reste un moyen incontournable pour tendre vers la réduction de CO2 d’une part, mais aussi pour le bien-être des citoyens, leur confort et leur santé. Conscients que les habitudes de mode de vie actuelles nécessitent une appropriation par le citoyen de nouveaux comportements, il nous faut savoir offrir peu à peu un service plus favorable que l’utilisation des véhicules individuels.
La mise en place récente par la majorité actuelle des navettes écolo, est exemplaire. Nous proposons par exemple, de réfléchir à la pérennité de ce moyen de transport, mais aussi à son développement. En effet, la taille de ces véhicules est propice à la réduction de CO2, et permet en outre, d’envisager une fréquence très régulière et étendue, qui incite à son emploi.

3- Une trame verte :
POURQUOI ? : L’ilot de chaleur urbain désigne l’excès de température observé dans la ville en comparaison avec les zones rurales environnantes. Il est très marqué la nuit notamment lors des canicules. Il est fréquent de constater des écarts de 3 à 4 degrés entre le centre ville et la périphérie urbaine. Ce qui n’est pas sans conséquence en termes de confort physiologique et de santé. Dans un contexte de changement climatique qui s’exprimera en Corse par des vagues de chaleurs intenses plus fréquentes, il est important de lutter contre ce phénomène. Un des moyens naturels pour l’atténuer est de mettre en œuvre des scénarios « végétalisant ». La solution est robuste et validée. Elle limitera le développement de l’utilisation de la climatisation, consommatrice d’énergie fossile via la production d’électricité par centrale thermique avec en corollaire une augmentation de la pollution de l’air (facteur aggravant pour la santé lors des périodes de canicules) et, d’un point de vue de justice sociale, inéquitable.
Par ailleurs les espaces végétalisés en ville apportent d’autres bénéfices : lors des fortes précipitations ils jouent un rôle dans la gestion des eaux pluviales, stockage temporaire de l’eau de ruissellement et aussi épuration « phytosanitaire » des métaux lourds, hydrocarbures, déjections canines transportés par cette eau.
A cet égard il est fort probable qu’une des conséquences du changement climatique soit l’augmentation de la fréquence des épisodes de précipitations intenses. On peut aussi encourager les toitures végétalisées dans ce but. Les autres bénéfices concernent la pollution de l’air, la biodiversité et un bien-être urbain au sens large pour le citoyen.
Par ailleurs ces projets sont des aménagements sans regret. En dehors du changement climatique et de ses impacts, ils modèlent dans une démarche socioécologique une ville agréable à vivre et augmentent son attrait

COMMENT ? :

Il s’agit d’augmenter la surface végétale en ville et à sa périphérie. Il s’agit pour la ville d’augmenter ses espaces verts.
Par espaces verts urbains il est important de ne plus entendre seulement des lieux sanctuarisés pour l’agrément et l’esthétisme. En effet, culture maraîchère, petite arboriculture, haies, sont particulièrement efficaces pour rafraichir l’air par évapotranspiration et tout particulièrement adaptés à un véritable projet social.
Préserver une ceinture verte en périphérie de la ville est également efficace dans l’adaptation au changement climatique et la lutte contre cet ilôt de chaleur urbain. Les effets de l’augmentation des superficies végétales sont quantifiables ; modélisation ou simplement mesures montrent des gains de 2 degrés de température aisément.
Mais au-delà, une ceinture verte, va dans le sens de la limitation de l’étalement urbain et dans celui à réaliser autant que possible de la densification de la ville retenue dans le PLU d’Ajaccio. Egalement, associant une agriculture périurbaine vertueuse en termes d’écologie : maraichage biologique, arboriculture, élevage, elle peut être le lieu d’articulation entre vie citadine et activité agricole. Elle permettra l’accès aux aménités environnementales à toutes les classes sociales de la population urbaine. Ses moyens d’accès sont à prévoir, pistes cyclables, parcours pédestres, bus de petites capacités, sauf de provoquer un effet sur l’utilisation non souhaitable de la voiture individuelle et d’être incohérent quant à la transition énergétique, la lutte contre la pollution. C’est aussi permettre une relation avec les espaces urbains et rendre la ville actrice de la biodiversité dont elle tirera les bienfaits.
ARTICULER ET CONFORTER UN PROJET SOCIAL :

Il sera possible d’associer cette démarche à un véritable projet social public. Tout en contribuant à l’adaptation de la ville au changement climatique par l’aménagement d’espaces maraichers urbains au centre et en périphérie, il permet d’offrir des lieux de rencontres, d’échange, de pédagogie à l’environnement, d’accès à la nature et à ses bienfaits.
Il est possible soit :
- De poursuivre la création des espaces de jardins familiaux, et ainsi associer le citoyen à cette démarche et le rendre acteur
- De destiner cette petite production à un public défavorisé, ce qui, en temps de crise sociale et économique auxquelles n’échappe pas Ajaccio, constitue une véritable action sociale.
- D’en faire bénéficier les cantines scolaires et d’initier les enfants à l’agriculture, au « se nourrir sain »…, autour d’un projet pédagogique dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires
Bien entendu, EELV propose de valider un objectif et un cadre général, dont il conviendra ensemble et au cours de la mandature de déterminer les conditions de faisabilité (moyens, cout, lieux possibles...)

 

4- Maison de l’écologie :
L’information et la formation du citoyen est l’un des leviers important pour réussir la transition écologique des villes et des comportements. Ajaccio met déjà en œuvre beaucoup de choses, malheureusement méconnues du public. Il est important à la fois pour valoriser le travail de l’équipe municipale, mais aussi pour lui permettre de l’étendre et impulser son appropriation par le citoyen, de centraliser toutes les actions, projets, solutions dans un lieu public et convivial :
- Outil de rénovation thermique des logements
- Transports en commun
- Forum
- Jardins familiaux….
et tout outil ou actions qui contribuent à la transition énergétique de la ville doivent être regroupés en un guichet unique et accessible facilement à tous les citoyens
5- Eco-quartier

Envisager la rénovation d’un quartier en « eco quartier » peut être l’un des objectifs de la prochaine mandature. Associé à la rénovation thermique des logements, il est socialement intéressant de l’envisager sur un quartier populaire.
Nous proposons dans un premier temps de déterminer, notamment par un diagnostic de thermographie aérienne, les endroits d’actions prioritaires, à savoir ceux qui aujourd’hui sont les plus « énergivores» et nécessitent de ce fait, tout autant pour le confort de ses habitants que pour l’objectif global de la ville, une action prioritaire.
Energy Cities est l’association européenne des autorités locales en transition énergétique.
De 2013 à 2015, Energy Cities est sous la Présidence de la Ville de Heidelberg (DE) avec un Conseil d’Administration de 11 villes européennes.
L’association a été créée en 1990 et représente maintenant plus de 1000 villes dans 30 pays.
Les locaux d’Energy Cities se situent à Bruxelles (BE) et Besançon (FR).
Les principaux objectifs
· Renforcer votre rôle et vos compétences dans le domaine de l’énergie durable.
· Représenter vos intérêts et peser sur la politique et les propositions des institutions de l’Union européenne dans les domaines de l’énergie, de la protection de l’environnement et des politiques urbaines.
· Développer et promouvoir vos initiatives par des échanges d’expériences, des transferts de savoir-faire et le montage de projets communs.
Propositions pour la transition énergétique des territoires

En 2012, Energy Cities s’engage dans un processus d’élaboration et de mise en débat de propositions pour accélérer la transition énergétique des villes européennes. Ces propositions s’appuient sur des approches innovantes, idées neuves et pratiques de terrain qui changent la donne. Elles offrent des réponses concrètes et relient l’action d’aujourd’hui à la vision à long terme de la ville à basse consommation d’énergie et à haute qualité de vie pour tous.
Cet engagement peut être complété par une adhésion à la convention des maires, elle-même partenaire n°1 d’énergie city.
Qu’est-ce que la Convention des Maires ?
Un mouvement européen de première importance

« […] les maires sont les mieux placés pour s’attaquer au changement climatique. Et on ne saurait insister suffisamment sur l’importance de votre engagement au sein de la Convention des Maires. »
José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne
La lutte contre le changement climatique sera remportée ou perdue dans les zones urbaines. Une vaste majorité de la population européenne vit et travaille en ville et on estime que cette population citadine consomme 80 % de l’énergie utilisée dans l’UE. Les administrations locales, parce qu’elles sont le niveau de gouvernement le plus proche des citoyens, sont idéalement positionnées pour aborder les questions climatiques de manière globale. De plus en plus de villes décident ainsi de relever le défi, comme l’indique le nombre croissant de signataires de la Convention des Maires.
ETAPE 1 : Signature de la Convention des Maires
Création de structures administratives appropriées
Bilan des émissions et élaboration d’un PAED
ETAPE 2 : Plan d’action en faveur de l’énergie durable
Mise en œuvre de votre Plan d’action en faveur de l’énergie durable
Suivi des progrès réalisés
ETAPE 3 : Présentation régulière de rapports de mise en œuvre
La Convention des Maires est le principal mouvement européen associant les autorités locales et régionales dans un engagement volontaire pour l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’augmentation de l’utilisation des sources d’énergie renouvelable sur leurs territoires.

En signant la Convention des Maires, les autorités locales s’engagent à atteindre (voire à dépasser) l’objectif européen de réduire de 20% les émissions de CO2. Les Signataires de la Convention des Maires s’engagent à soumettre un Plan d’Action en faveur de l’Energie Durable qui détaille comment ils comptent atteindre leurs objectifs, améliorant de ce fait la qualité de vie des citoyens et encourageant le développement économique local.

La Convention des Maires compte aujourd’hui 5000 signataires (2013), qui bénéficient du soutien de nombreux Coordinateurs, Promoteurs et Partenaires Associés.

Les débuts

Suite à l’adoption, en 2008, du Paquet Energie et Climat de l’UE, la Commission européenne a apporté son soutien au lancement de ce mouvement "bottom-up", qui est maintenant reconnu par l’ensemble des institutions européennes et de très nombreux autres acteurs.
Dans la pratique, l’initiative a été lancée en 2009 dans les pays de l’Union européenne avec la mise en place d’un Bureau de la Convention des Maires, à Bruxelles.

Développements récents

Depuis 2011, un Bureau Est de la Convention des Maires vise à soutenir les autorités locales de 11 pays : Arménie, Azerbaïjan, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Moldavie, Tajikistan, Turkmenistan, Ukraine et Uzbékistan. Dans le cadre d’un projet financé par la Commission européenne - Direction Générale pour le Développement et la Coopération, deux filières du bureau de la Convention des Maires Est ont été mises en place à Lviv en Ukraine et à Tbilisi en Géorgie.

En septembre 2012, s’est tenu à Bruxelles le premier Forum des Maires UE-Chine. Cet événement a rassemblé pendant deux jours plus de 600 participants qui ont échangé sur les défis et les opportunités de coopération pour le développement urbain durable. La Charte des Maires UE-Chine a été signée
Les signataires représentent des villes de toutes tailles allant des petits villages aux grandes zones métropolitaines comme Londres et Paris. Dans un délai d’un an à compter de leur signature, les signataires de la Convention s’engagent à mettre en œuvre des Plans d’action en faveur de l’énergie durable au sein de leur territoire avec l’objectif de réduire les émissions de CO2 d’au moins 20 % d’ici 2020.