Véloroute : 800 000 € supplémentaires pour les collectivités territoriales

Marie-Laure MOTREUIL, conseillère régionale. 1ère vice-président de la commission Transports - Infrastructures.

800 000 € de crédits supplémentaires ont été votés pour permettre de répondre aux demandes des collectivités locales qui souhaitent réaliser de nouveaux itinéraires cyclables, ce dont se félicite Marie-Laure Motreuil en précisant certains points. : « Mon intervention portera sur l’inscription supplémentaire de 800 000 €, qui permet de répondre aux demandes des collectivités locales dont leur projet est de réaliser de nouveaux itinéraires cyclables. Dans le cadre du schéma régional des véloroutes et des voies vertes, nous soulignons le bon choix économique des collectivités locales d’investir avec la région dans des infrastructures dédiés aux vélos.

Le vélo représente à la fois un énorme potentiel de part modal et un excellent retour sur investissement. Aujourd’hui encore, le déplacement en vélo au quotidien reste très mineur, seulement 2 % de part modal, à l’exception de certains centres villes. Le coût des équipements dédiés aux vélos est faible au regard de ceux dédiés à la voiture.

Quelques exemples pour illustrer mon propos : un km de rocade est l’équivalant de 1000 km de pistes cyclables en site propre. Une place de stationnement vélo sous abri, c’est quelques centaines d’€, une place de stationnement pour voiture, c’est 3 000 €. Le coût de la congestion des espaces urbains par les voitures représente l’équivalant de 2% du PIB. Le Schéma régional des véloroutes et des voies vertes a pour objectif d’assurer une approche globale de développement des itinéraires cyclables. Si de nombreux plans de pistes cyclables se sont développés dans nos grandes villes, le schéma régional peut être l’élément moteur pour créer de nouveaux itinéraires dans le périurbain et les zones rurales.

Rappelons que le périurbain concentre la grande masse des déplacements au quotidien ; il représente le maillon faible pour déclencher le choix du déplacement en vélo car les itinéraires cyclables sont quasiment inexistants. En conclusion, le déplacement en vélo, permet un report modal à des coûts faibles pour des gains économiques importants. Si l’on additionne les emplois, la valorisation touristique et en comptant les économies réalisées en terme de santé, en pollution évitée, le rendement du vélo est de 19 pour 1. »

Marie-Laure MOTREUIL

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