Etudions la possibilité d’un revenu universel d’existence

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Les écologistes ont proposé à l’assemblée le financement d’une étude pour évaluer la mise en place d’un revenu universel d’existence. La proposition a été rejetée mais le débat est ouvert. 

Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué à chacun, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement (http://revenudebase.info/). Vue la conjoncture économique et sociale actuelle et face aux urgences sociales criantes, il convient d’imaginer des solutions à la hauteur des enjeux. Déjà imaginé et expérimenté ailleurs, le Revenu Universel d’Existence est une des pistes à évaluer.

Le Revenu Universel d’Existence remplaçant les aides individuelles existantes (retraite, assurance chômage, indemnités journalières, aides à la santé, à l’éducation, au logement, prime de Noël, pour l’Emploi, RSA, bourses…), agirait également comme un choc de « simplification » appliqué au secteur social en plus d’être une ambitieuse application du principe de redistribution des revenus.

Sans compter que, tant pour la formation, que pour les transports, l’éducation…, la part les dépenses sociales augmentent constamment.

Si ce type de démarche n’est pas de la compétence de la Région a priori, la mise en œuvre des compétences obligatoires de la Région suppose de plus en plus un accompagnement social. Il donc pertinent qu’elle puisse s’interroger sur la question et susciter avec les autres acteurs en charge de la question sociale une évaluation d’une pratique qui donne la preuve de sa pertinence dans de nombreux pays déjà. Au-delà des clichés, il s’agit rien de moins que de redonner sens à la déclaration universelle des droits de l’homme, qui lie la dignité, due à chacun d’entre nous, à la possibilité de subvenir à ses besoins.

« Par cette expérimentation nous proposons de changer le regard sur l’autre : sa situation, son travail, ses difficultés pour se nourrir, se loger… Dans un contexte où la richesse globale augmente mais les écarts entre riches et pauvres s’aggravent d’autant, nous proposons d’engager la même réflexion qui traverse de nombreux pays tels que le Canada ou l’Allemagne grâce à cette innovation sociale qui rejoint notre compétence économique régionale » a expliqué Olivier Keller.

 

 

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