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Verdict AZF – Jean-Louis Chauzy : de l’aveuglement à l’indécence

Communiqué de presse, Toulouse le 26 septembre 2012

VERDICT AZF

Jean-Louis Chauzy : de l’aveuglement à l’indécence

Les élu-es EELV sont particulièrement choqués de la réaction du Président du Conseil Économique Social Environnemental Régional (CESER) publiée hier par la presse régionale suite au délibéré du procès AZF. Pour Jean-Louis Chauzy : « la vérité sur la réalité des faits qui ont provoqué l’explosion reste à écrire et donc à rechercher […] Les débats en appel ont été plus vides de preuves que lors du procès en 1ere instance. La Cour d’appel de Toulouse invente la présomption de culpabilité. Il appartiendra à la Cour de cassation de remettre la justice à l’endroit« .

Pour les écologistes les déclarations de Monsieur Chauzy sont insultantes tant pour la mémoire des victimes que pour la Justice de notre Pays. Ceci est d’autant plus scandaleux que Monsieur Chauzy se permet de remettre en cause une décision de justice en sa qualité de Président du CESER, autrement dit au nom de la Société civile qu’il est censé représenter. Il apparait pourtant clairement que sa position – personnelle et/ou dictée par les lobbies – ne reflète en rien celle de l’assemblée qu’il préside, notamment celle de sa composante associative et environnementale. Dans ce contexte, on ne peut que s’interroger sur sa légitimité à continuer à porter la parole de l’institution qu’il préside si c’est pour la dévoyer ainsi.

Pour rappel, en 600 pages de délibéré, la Cour a précisément étudié toutes les hypothèses du drame et les as toutes écartées sauf celle de l’accident chimique qui est désormais déclarée certaine, hypothèse que les écologistes avaient été les seuls à prédire avant le drame sans être jamais entendus. La certitude de la cause de l’explosion est étayée dans le jugement par de nombreuses preuves concrètes : mauvaise gestion des emballages sur site, absence de lavage, stockage en un même lieu de produits incompatibles, absence de contrôle et de règlement de l’activité de recyclage, absence de formation des sous traitants…

C’est donc, n’en déplaise à Monsieur Chauzy, la certitude de la cause étayée de preuves qui induit la culpabilité directe et certaine de ceux qui – comme l’indique le délibéré – par « maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la Loi ou un règlement, en commettant une faute caractérisée qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité et qu’ils ne pouvaient ignorer, ont causé la mort, (…) des blessures (…) des atteintes à l’intégrité de la personne (…), des destructions, dégradations ou détériorations ».

La Justice a pris 11 ans et 3 jours pour aller au fond de l’affaire. C’est long, très long, mais c’était sûrement nécessaire pour que la vérité complète éclate au grand jour. Cela s’appelle le Droit, celui qui protège les faibles.

Monsieur Chauzy a choisi, jusqu’à l’absurde, jusqu’à l’indécence, le camp des puissants qui méprisent la Vie et ce qu’elle a de précieux.

Guillaume Cros, Président du Groupe EELV, pour l’ensemble des 15 conseillers régionaux EELV

 

 

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