Conférence-Débat : Les peuples Indignés, le 2 juin à 19 heures à Palaiseau

Le Foyer Drouillette – 8 rue Tronchet – Palaiseau peuples indignés Hommage à Stéphane  HESSEL.

AVEC LA PARTICIPATION DE :

Khalid ZERROU :Président fondateur de l’association “LES AMIS DU 20 FEVRIER EN EUROPE”
Boubker ELJAMAAI : Journaliste Marocain
Zeineb ELGHAZOUI : Journaliste Marocaine
Eric LAURENT : Grand reporter et corédacteur avec Catherine Graciet du “Le roi prédateur”
Mostafa ELMOUATASSIME :Ancien détenu politique et Acteur politique marocain
Atika SAMRAH Membre fondatrice de l’association “LES AMIS DU 20 FEVRIER EN EUROPE”
MICHEL ROUYER Maire adjoint de Palaiseau, candidat sur la 6ème circonscription de l’Essonne
Eve DESJARDINS Journaliste, suppléante du candidat EELV

LES AMIS DU 20 FÉVRIER en Europe vous invitent à poser un regard novateur et critique sur la réalité marocainesuite au changement récent qu’à connu notre pays et toute la région.

Occasion de débattre des moyens pour un militantisme solidaire et sans frontière.GLOBALISONS L’ACTION SOLIDAIRE.Dans un monde interconnecté, de nouvelles formes de résistance s’organisent. Au sud comme au nord, les peuples protestent pacifiquement contre les inégalités, les injustices sociales et les dictatures. Au sud ce fût le cas de la Tunisie, de l’Egypte, du Yémen, du Maroc, suivi quelques mois plus tard, au nord, par le mouvement des « indignés » contre les plans d’austérité et de rigueur imposés par les institutions monétaires européennes. Quelle est la position d’Europe Ecologie face à ces soulèvements populaires ? Quelle devrait être les engagements, la politique de la France et de l’Europe ? Le début du 21ème siècle est définitivement marqué par les révolutions et les contestations populaires et une mutation continue des mouvements sociaux pour une redistribution des biens communs. Un équilibre politique et économique visant à une justice mondiale doit être le fondement des politiques internationales.

Pour débattre des mouvements d’émancipation démocratique, EELV et LES AMIS DU 20 FÉVRIER, association née en soutien au mouvement marocain du 20 février, vous convient à la conférence-débat du 2 juin à Palaiseau.En hommage à Stéphane Hessel, mémoire vivante de la résistance contre le nazisme et l’antisémitisme, homme d’engagement, et en écho à son appel « Indignez-vous », des intervenants partageront avec nous leurs regards et leurs espoirs pour des échanges nord-sud solidaire et juste.

 

Justice et mobilisation paysanne : Monsanto perd du terrain, l’agriculture paysanne et la population en gagnent

Monsanto pesticide to be sprayed on food crops.

Deux décisions de justice, l’une rendue au Brésil, l’autre en France, viennent d’infliger à la firme Monsanto, chantre des organismes génétiquement modifiés (OGM), deux sérieux camouflets. Le 4 avril 2012, la justice brésilienne, par une décision d’un tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul, a refusé à Monsanto le droit de prélever des royalties sur le soja OGM, lorsque ce dernier était replanté. Le juge a non seulement ordonné de suspendre la collecte des redevances (royalties) sur les semences de soja vendues pour Monsanto, mais il a également ordonné le remboursement par Monsanto des frais de licence déjà perçus, en soulignant que ces pratiques commerciales et financières violaient la loi brésilienne sur les variétés.

Dans un autre registre, le 18 mai dernier, c’est le Conseil d’Etat français qui a rejeté un recours en référé déposé par deux sociétés de Midi-Pyrénées contre l’arrêté d’interdiction du maïs transgénique Monsanto sur l’interdiction de cultiver le très controversé MON810. Les deux sociétés s’opposaient à l’arrêté pris mi-mars par le précédent gouvernement visant à interdire « temporairement » la culture du MON810 en France. Certes l’affaire n’a pour l’instant pas été jugée au fond, le Conseil d’Etat se prononcera ultérieurement, mais le rejet du référé permettra de passer la période des semis et de rendre effectif cette interdiction temporaire.

Europe Écologie Les Verts salue ces décisions de justice pour deux raisons principales. D’une part, sur le fond, elles rappellent à Monsanto que dans une société de droit, la finance et la puissance industrielle ne peuvent pas tout. La force de ses conseils et le lobbying organisé par Monsanto pour imposer partout dans le monde ses OGM dans le seul but d’augmenter ses profits au détriment de la souveraineté alimentaire, de la santé des consommateurs, de l’indépendance et du savoir-faire traditionnel des paysans ne peuvent pas outrepasser dans un état de droit, une justice indépendante.

D’autre part, EELV observe que ces deux décisions de justice sont le fait d’actions engagées soit en demande, soit en défense par des organisations syndicales et des associations de défense d’une agriculture paysanne ou biologique. C’est une nouvelle démonstration que des organisations syndicales, des associations et des ONG fortes et indépendantes sont des éléments indispensables au bon fonctionnement d’une démocratie vivante et protectrice des droits de la population.

EELV veillera dans le cadre de la future majorité parlementaire à maintenir l’interdiction de la culture des OGM, mais également au développement et à la protection d’une expertise indépendante et reconnue, ainsi qu’à la protection des lanceurs d’alerte.

Pascal DURAND,
Porte-Parole

débat publique à massy le 22 mai « Construisons la ville ensemble ! »

CAFÉ DÉBAT Mardi 22 mai à 19H30,Café-Brasserie du centre – 77 rue Gabriel Peri – Massy

Soyons les acteurs de notre cadre de vie pour construire la ville ensemble !                 Nous évoluons le plus clair du temps dans un espace urbain. Les murs qui nous entourent, à la fois synonymes de protection et d’enfermement, sont autant d’obstacles aux échanges et à la solidarité entre voisins. Comment faire pour que notre environnement ne pâtisse pa de la multiplication de ces cloisons ? Comment combiner densification des constructions et bien-être social ? Quelles sont nos envies de ville ? Nous souhaitons y privilégier l’humain au travers d’emplois de proximité, de services mis en place par la ville. Une volonté doublée d’un accompagnement public des projets d’habitats groupés ou participatifs, des espaces et des jardins partagés. Une vision qui prendrait corps via une révision du PLU (Plan Local d’Urbanisation) pour lui conférer l’indispensable légitimité.Dans tous les cas, nous lutterons contre un “urbanisme d’opportunité” né de la pression foncière, créateur de zones de mal vivre, cités dortoirs ou pavillonaires sans âme reconnaissables aux abords de nos villes : quartiers Atlantis et Vilmorin à Massy, les futurs “Vergers de Wissous” ou encore les nouvelles zones urbanisées sur la Plateau de Saclay. Nous vous proposons de prendre le temps de nous réapproprier notre espace public et notre vécu pour imaginer ensemble la place que pourraient prendre les habitants dans le nouveau projet urbain, au cours d’un échange avec le candidat Michel Rouyer et sa suppléante Eve Desjardins, ainsi que Roger Biriotti architecte, Jacques Picard élu EELV à la région, et un collectif d’habitants : à l’origine d’un projet d’auto-promotion (construction de 15 logements bioclimatiques à Palaiseau). À partir des réflexions de cet atelier, nous prendrons les engagements politiques indispensables à la création de conditions optimales pour améliorer “le mieux vivre ensemble” dans nos quartiers.      

 Faites vous plaisir : apportez votre pierre à l’édifice et rejoignez-nous !                            

 

echos de campagne du quotidien le parisien aujourd’hui 15 mai

ÉCHOS DE CAMPAGNE
Publié le 15.05.2012, 07h00
dans Le Parisien

Saclay : la petite musique des écologistes. Les candidats Europe
Ecologie – les Verts sur la 5e (Les Ulis-Gif) et la 6e circonscriptions (Massy-Palaiseau) ont tenu hier à faire entendre leurs différences sur les projets du Grand Paris concernant le plateau de Saclay. Marie-Pierre Digard (5e) et Michel Rouyer (6e) se prononcent notamment contre le supermétro et demandent un moratoire sur les projets de nouveaux pôles scientifiques. « Nous voulons une autre recherche, qui réponde aux défis du dérèglement climatique, plutôt qu’une recherche qui se concentre sur le nucléaire ou les nanotechnologies », demande Rouyer. Pour Digard, ce projet de concentration de matière grise « date du siècle dernier. Les chercheurs ont d’autres moyens de communiquer que de se retrouver à la cafétéria ».

Débat Public : Sortir du nucléaire Pourquoi et comment?

DÉBAT PUBLIC  Le 15 mai à 20 heures Salle des champs frétauts – 10 rue du 8 mai 1945 – Palaiseau.  Sortir du nucléaire : Pourquoi et Comment ? Dans l’industrie et la recherche nucléaires, la SÉCURITÉ des populations et des travailleurs doit être la PRIORITÉ n°1

AVEC LA PARTICIPATION DE DEUX EXPERTS INVITÉS PAR LES CANDIDATS

Monique SENÉ du Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Énergie Nucléaire(GSIEN). Yves MARIGNAC :WISE-Paris, membre de négawatt.

Marie-Pierre DIGARD candidate sur la 5èm circonscription de l’Essonne                      Michel ROUYER candidat sur la 6ème circonscription de l’Essonne, et membre de la Commission Locale d’Information du CEA de Saclay

Nous voulons un choix responsable pour le démantèlement du réacteur Ulysse      Prenons garde aux risques induits par la mise en concurrence et la sous-traitance.

Qui est ULYSSE ?

Il s’agit d’un petit réacteur qui servait à l’enseignement au Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Saclay. ULYSSE est à l’arrêt depuis 2007 et le chantier de démantèlement va être initié. Les travaux sont prévus pour une durée de deux ans et le chantier va générer 590 tonnes de déchets dont 30 % seront de nature nucléaire à traiter suivant les filières spécialisées. Il est à noter que durant sa longue vie (naissance en 1962) ULYSSE a subi 5 incidents sans conséquences sur l’environnement,mais lorsqu’on voit l’ampleur de ce “petit” chantier, on peut imaginer l’étendue de la tâche lorsqu’on décidera de démanteler un réacteur EDF !!!!Extraits de la tribune avril 2012 rédigée par Roger Del Negro, élu d’opposition EELV dans le magazine de Massy

Les écologistes saluent la fermeture et le démantèlement du réacteur nucléaire expérimental “Ulysse” au CEA de Saclay. Au CEA comme ailleurs en France, la transition énergétique doit-être la première préoccupation du futur gouvernement. Mais les écologistes exigent que ce démantèlement soit fait dans le respect des règles de sûreté et de radioprotection. Sortir du nucléaire, c’est aujourd’hui possible et souhaitable, doit s’accompagner de certaines conditions, afin que ce plan de conversion soit aussi créateur de sécurité et d’emplois.

Pour la qualité des missions effectuées, pour plus de sécurité et pour des travailleurs respectés dans leurs droits, on ne peut pas considérer la sous-traitance comme un mode opératoire sans risque dans les activités nucléaires. 22 000 salariés précaires embauchés par les entreprises sous-traitantes d’EDF assurent en France la maintenance et l’entretien des installations. Ce sont eux qui assurent les tâches qui comportent le plus de risques, et les travaux les plus exposés. Ils reçoivent 80% des doses annuelles de radioactivité, contre 20% aux agents d’EDF. Pour conserver leur emploi, ils sont poussés à prendre des risques vis à vis de leur santé, mais aussi avec la sûreté des installations. Notre sécurité est entre leurs mains.

La multiplication des niveaux de sous-traitance entraîne une dilution des responsabilités qui n’est pas compatible avec l’activité nucléaire, y compris celle du démantèlement. Edf et Areva, entreprises majoritairement publiques, négligent par ce choix les droits chèrement acquis des travailleurs sur tout le territoire Français.

Marie-Pierre DIGARD et Michel ROUYER

candidats EELV aux élections législatives demandent que le choix de la sous-traitance et de la mise en concurrence du chantier pour le démantèlement du réacteur nucléaire expérimental “Ulysse” soit immédiatement réexaminé par la direction du CEA afin d’assurer en priorité la sécurité de l’opération et des travailleurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

METRO SUR LE PLATEAU DE SACLAY : L’URGENCE EST AILLEURS !

Pour les écologistes, le débat actuel sur le métro ne doit pas se restreindre au qualificatif aérien ou enterré.  Il faut rappeler que l’urgence n’est pas à la construction d’un transport lourd sur-dimensionné, mais bien à l’amélioration des dessertes existantes (RER B et C) et à la réalisation du prolongement du transport en site propre existant.

Le projet porté par le Président de la République sortant et la Société du Grand Paris(SGP) porte en lui une grave menace d’urbanisation massive sur le tracé du métro. A l’heure actuelle, les prévisions de fréquentation de ce mode de transport sont estimées par la SGP elle-même à 5.000 voyageurs en heure de pointe. Ce niveau de fréquentation – le plus bas de l’ensemble du réseau de transports du Grand Paris – signifie que le métro ne sera pas rentable. Pour le rentabiliser, il faudra augmenter le nombre d’habitants, ce qui permettra d’accroître le nombre de voyageurs.

Europe-Ecologie Les Verts demande que la nouvelle majorité nationale réexamine le projet de métro sur le Plateau de Saclay, à l’aune des besoins des habitants du territoire et des urgences sociales, économiques et écologiques.

Plus globalement, le changement à la tête de l’Etat doit remettre en question les projets d’aménagement du Plateau de Saclay. Il n’est pas nécessaire de procéder à des transferts qui se révéleront très coûteux pour améliorer la recherche française. Il s’agit plutôt de donner des moyens réels à la recherche publique, favoriser le développement de PME et start-up innovantes, de rénover les établissements existants pour que les étudiants travaillent dans des conditions dignes. Pour EELV, le projet campus doit désormais aussi s’attacher à développer l’existant dans la vallée.

 EELV réclame un moratoire sur le projet de la SGP afin de mener un réel débat avec la population sur l’avenir du territoire.

 Ne faut-il pas enterrer le métro définitivement ?

 L’urgence du territoire du Plateau de Saclay : l’amélioration des RER B et C et des transports en commun en site propre. Depuis plusieurs années, les écologistes soulignent le besoin primordial de l’amélioration de la desserte, de la fréquence et de la qualité des RER B et C pour notre territoire et ses habitants. Ils ont également soutenu le transport en commun en site propre (TCSP) Massy-St Quentin en Yvelines.

 Nous demandons qu’avec une nouvelle majorité le projet de campus retrouve une taille plus raisonnable et revienne majoritairement dans la vallée. Il faut que reviennent à l’ordre du jour la qualité et le développement du transfert de R&D vers les PME et stopper lacourse au classement de Shanghaï.

 Nous demandons que l’aménagement du Plateau de Saclay soit évalué à l’aune des objectifs du développement durable. Les établissements de la petite couronne qu’il est prévu de déménager ont pour nombre d’entre eux déjà un bon de niveau de transport en commun (proximité du RER ou l’arrivée prochaine du tramway). Ces déménagements seront source de juteuses opérations foncières qui bénéficieront à de grands promoteurs immobiliers avides de construire bureaux et logements de luxe. Ils ne résoudront en rien les problématiques de notre région en termes d’emplois ou de logements sociaux.

Le nombre de nouveaux chercheurs, étudiants et habitants à l’horizon 2025 a augmenté de 20 000 à 40 000 au fur et à mesure que le projet de métro devait être justifié par Nicolas Sarkozy, Christian Blanc puis par ses successeurs.

Les études récentes de la Société du Grand Paris (SGP) et des transporteurs montrent que la branche « verte » Orly-Versailles Chantiers via le plateau de Saclay générerait en 2025 un débit aux heures de pointe de 5000 voyageurs/heure. C’est la fréquentation prévisionnelle la plus faible de toutes les branches des projets du Grand Paris.

Nos élu-es ont demandé et soutenu en mai 2011 une motion de la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay.

 Extrait de la délibération CAPS N°2011-87 :

 “Les élus s’engagent mutuellement à partager et à se conformer aux objectifs suivants :  – la volonté de privilégier un renforcement, par étape principalement en exigeant l’amélioration immédiate des RER B et C, la création de bus à haut niveau de services, le financement rapide de la phase 2 du TCSP. La réalisation d’un transport collectif de capacité intermédiaire de type “Val” d’une capacité maximale de 5000 voyageurs par heure entre Massy et Saint Quentin-en-Yvelines jusqu’à Versailles, devra être envisagé principalement en mode aérien. Il devra être intégré fortement dans le paysage et le cas échéant en tranchées couvertes, pour en limiter les nuisances, dans les zones déjà urbanisées sur l’emprise actuelle du Site propre de transport en commun.”

Le projet actuel de la SGP ne retient aucune de ces demandes, prévoit pour les gares du métro des quais de 120 mètres de longueur alors que 40 m auraient suffi. Le tracé du parcours, conçu pour diminuer les coûts, file tout droit dans les champs. Une gare proche du CEA créée au milieu des champs est lourde de menace d’une urbanisation renforcée du plateau.Enterré ou aérien, la pression foncière sera d’autant plus importante que la capacité du métro sera élevée.

Enfin, au regard du coût du projet, des financements en partenariat public privé sont envisagés. Ceux -ci vont alourdir de façon considérable les charges des collectivitésfranciliennes et de leurs habitants.

 EELV 3 vallées-2 plateaux, pour toutes ces raisons, préconise les priorités suivantes

1.l’amélioration en urgence des RER B et C et la réalisation de transports en site propre sur le Plateau de Saclay ;      

2. revoir les projets d’aménagement du Plateau de Saclay qui doivent s’inscrire dans un développement équilibré à l’échelle nationale et régionale ;   

3. la mise à l’étude rapide de la transformation progressive du TCSP actuel en transport de type tram.

 

L’élection de François Hollande est une victoire pour tous les écologistes

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Le résultat de ce soir est une victoire pour tous les écologistes. L’accession de François Hollande à la Présidence de la République est une chance pour la France, pour l’écologie, la justice sociale et la démocratie. Pour la première fois depuis vingt-quatre ans, un Président de la République est élu avec la volonté de mettre en oeuvre un projet de justice sociale et de transition écologique. La forte mobilisation des Françaises et des Français montre la détermination pour un changement profond de politique, que la nouvelle majorité ne devra pas décevoir.

Une chance pour la France : elle donne un coup d’arrêt aux pulsions de division, d’opposition des citoyens entre eux, au repli du pays sur lui-même, à la xénophobie, elle rend possible une relance du processus européen sur de bonnes bases.

Pour l’écologie : elle contribuera à relancer la mobilisation pour la transition écologique, la lutte contre le changement climatique, la réduction de la part du nucléaire la préservation de la biodiversité et de nos espaces naturels, l’action contre les pollutions de l’air du sol et des eaux, une agriculture paysanne et une alimentation de qualité.

Pour la justice sociale : elle entend réduire les inégalités fiscales et mobiliser le pays autour d’un grand effort pour l’emploi, le logement, l’éducation, la santé, l’égalité des territoires.

Pour la démocratie: elle favorisera un fonctionnement plus équilibré de nos institutions, une plus grande indépendance de la justice, de la presse et de l’administration, elle ouvrira la voie à l’établissement d’une part de proportionnelle à toutes les élections et au droit de votre des résidents étrangers aux élections locales.

Dans un contexte difficile de crises, les écologistes entendent prendre toute leur part à la réussite de la dynamique ainsi ouverte, qu’il faudra confirmer et consolider dans les jours et les semaines à venir :

  • Par un gouvernement d’action, commençant tout de suite à mettre en œuvre les orientations voulues par une majorité de français, préparant le retour de notre pays dans les rendez-vous internationaux, et en premier lieu le sommet de la planète terre de « Rio + 20 »
  • En donnant au pays une majorité parlementaire solide, conforme aux aspirations du 6 mai 2012, et permettant une véritable représentation des écologistes à l’assemblée…
  • En poursuivant la construction d’un puissant mouvement d’Écologie Politique, ouvert, populaire, capable d’un dialogue fort avec toute la société.

Paris le 6 mai 20 heures

Cécile Duflot Secrétaire nationale

La sûreté nucléaire ne doit pas faire débat

Centrale-nucleaire-Bugey

Greenpeace a aujourd’hui encore une fois fait la preuve que la sûreté des centrales françaises est largement insuffisante en menant une action sur la centrale du Bugey (limite Ain – Isère).

Immédiatement, EDF a mis en place une campagne de désinformation pour minimiser l’impact de cette action. EDF oublie évidemment de dire que le militant a déposé un fumigène sur un réservoir de stockage provisoire d’effluents très radioactifs pour signifier qu’un simple explosif aurait pu perpétrer des dommages aux conséquences très graves.

Plus généralement, cette action montre qu’un groupe d’individus organisés et mal intentionnés peut commettre un attentat aux conséquences terribles.

Greenpeace rappelle que la centrale du Bugey est l’une des plus vulnérables de France à une attaque aérienne. Rappelons qu’une explosion avec fuite radioactive sur cette centrale aurait pour conséquence l’évacuation définitive d’un territoire plus large que la région Rhône-Alpes et comprenant des villes aussi importantes que Lyon, Grenoble ou encore Genève…

Suite aux derniers exercices de sécurité « post Fukushima », les élus écologistes membres des Commission Locales d’Information auprès des centrales nucléaires avaient alerté l’Autorité de Sureté Nucléaire sur la quasi absence de prise en compte du facteur humain dans les simulations d’accidents (voir communiqué du 9/03/2012).

À ce jour, l’ASN n’a toujours pas répondu à notre courrier.

Au Japon, les questions de sûreté sont venues tragiquement sur le devant de la scène. Malgré la désinformation et la censure dont même le directeur d’AREVA s’inquiète, on sait aujourd’hui que ce pays devra accepter des conséquences irréversibles pour sa population en raison de l’exposition radioactive très élevée qu’elle subit à grande échelle
.
La sûreté nucléaire est l’enjeu le plus important des décennies à venir : il est plus qu’un enjeu économique ou social ; un véritable enjeu de civilisation.

Le nucléaire fait débat, et Europe Ecologie Les Verts revendique une sortie programmée du nucléaire. Mais la sûreté des installations ne doit pas faire débat : il est impératif que le prochain gouvernement refonde sur des bases sérieuses les protocoles de sûreté des installations nucléaires françaises.

Olivier Bertrand, conseiller général de l’Isère, coordinateur des élus EELV membres des CLI auprès des centrales nucléaires françaises
Catherine Brette et Claude Cassé, élus EELV et membres de la CLI du Bugey

Efficacité énergétique en Europe : le gouvernement français saborde le navire avant de le quitter

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L’efficacité énergétique fait l’objet de discussions âpres à l’échelon européen. La France y prend une place « particulière » en étant le principal Etat membre qui cherche à saborder les ambitions de la Commission européenne et du Parlement.

La Commission Européenne, soutenue par le Parlement, souhaite rendre contraignant l’objectif d’efficacité énergétique du paquet « climat énergie ».

Une nouvelle directive prévoit l’adoption d’outils concrets, telle la réduction obligatoire des volumes pour les énergéticiens, l’obligation de rénover annuellement 3% du des bâtiments publics, etc…
Or, par différents artifices et des arguments fallacieux, la France cherche à vider le texte de sa substance, au point de mettre en danger le processus de discussion.

Le second enjeu porte sur le fonds européen FEDER – fonds européen de développement régional – La Commission européenne propose le fléchage de 20% du prochain budget vers l’efficacité énergétique, ce qui est une proposition indispensable pour que l’Union Européenne atteigne ses objectifs. Plusieurs Etats membres, en tête desquels la France, ne veulent pas en entendre parler.

Pour Europe Écologie – les Verts, la position des négociateurs français à Bruxelles sur l’efficacité énergétique est inadmissible. Le gouvernement français devrait impérativement faire adopter par son administration une position conforme aux engagements souscrits par la France lors du Grenelle et de l’adoption du paquet Climat-Energie.

EELV se désespère  que sur un tel sujet d’intérêt général, le tandem Fillon-Sarkozy  saborde le navire avant de le quitter.

Pascal DURAND,
Porte-parole