Quel avenir urbain pour la nouvelle gare Matabiau ?

 

Contexte

 

Le futur de notre agglomération passe par un basculement des déplacements automobiles vers les transports en commun (aujourd’hui respectivement 80 % et 12 % des déplacements mécanisés). Dans une agglomération étalée comme la notre, cela demande la mise en place d’un service efficace de trains de banlieue de type RER.

 

Avec le renforcement de l’usage du train en région et la modernisation de la ligne Bordeaux -Narbonne, avec des trains rapides -TGV ou non- vers Paris, Barcelone et toute l’Europe, la gare Matabiau doit être totalement repensée pour accueillir ces nouveaux trafics.

 

La nouvelle gare à Matabiau

 

Pour les écologistes et occitanistes, soucieux de développement durable, la gare grande vitesse de notre agglomération doit être en cœur de l’agglomeration, reliée au réseau des transports en commun et au plus prêt de l’ensemble des habitants.

 

C’est le choix de la majorité municipale et régionale à laquelle nous participons.

 

Nous rejetons tous les projets envisagés de gare hors zone urbaine qui n’ont pour objectif que de favoriser encore plus l’usage de la voiture au prix d’un étalement encore plus considérable de la ville.

 

Une nouvelle gare Matabiau au service des usagers

 

Nous voulons une gare Matabiau qui s’articule autour du métro, de la future ligne de tramway sur le canal du midi, avec un accès en cœur de ville par une rue Bayard piétonne qui serait la prolongation de la rue Alsace Lorraine et des allées Jean Jaures. Celles-ci redeviendront les ramblas qu’elles étaient avant leur transformation en voie routière.

 

Nous voulons une nouvelle gare à Matabiau accessible aussi depuis les quartiers Bonnefoy et Marengo. Pour les vélos, la gare doit être un centre de parking sécurisé et de services.

 

Un projet urbain intégré dans nos quartiers

 

Les écologistes veulent un projet qui s’intègre dans les quartiers existants, qui soit en continuité de la trame urbaine actuelle des quartiers Marengo, Bayard et Bonnefoy (dont la rue de Lyon). Ces quartiers possèdent aujourd’hui une structure urbaine de qualité qui demande à être valorisée par une recomposition des espaces publics au profit des piétons.

 

Nous demandons que les pouvoirs publics définissent en collaboration avec les Toulousains, et plus particulièrement ceux des quartiers voisins, un projet urbain pour les quartiers attenants à la future gare afin de ne pas les laisser à la spéculation immobilière.

 

Nous voulons un projet d’insertion urbaine qui respecte le bâti existant et permette sa mutation, le plus souvent par surélévation. Nous considérons qu’il faut mettre fin à l’ancienne politique de destruction des maisons toulousaines au profit d’immeuble sans identité. Nous assumons l’histoire et la géographie de notre ville qui a fait de la terre le principal matériau de construction et nous assumons tout autant les innovations architecturales.

 

 

Un projet architectural respectueux

 

Pour les écologistes, l’innovation réside dans la capacité à aménager les espaces de la gare routière et ferroviaire et ses alentours proches sur plusieurs niveaux de façon à anticiper les futurs flux ferroviaires et de transports en commun.

 

Nous ne voulons pas d’acte architectural sans respect pour l’environnement urbain. Nous voulons tout à la fois des bâtiments d’avant-garde, à la pointe des technologies du développement durable, tout en s’inscrivant dans la trame des quartiers limitrophes.

 

 

Un nouveau plan de circulation

 

 

Ces nouveaux quartiers doivent s’inscrire dans une extension du nouveau mode de fonctionnement du centre ville, c’est a dire en y supprimant le trafic automobile de transit, en prolongeant le tramway sur le canal jusqu’aux Ponts Jumeaux et en favorisant les interconnections avec bus et mode doux. Des voies de bus prioritaires qui se convertiront à terme en tramway devront desservir la route d’Albi.

 

 

1 juin 2012

Jean Charles Valadier, adjoint EELV maire de Toulouse

Guilhem Latrubesse, conseiller régional du partit occitan