DTA de la Plaine de Saint Exupéry- Avis du Département

Intervention de Béatrice Vessiller
La modification de la DTA de l’aire métropolitaine lyonnaise vise à ouvrir de nouveaux espaces à l’urbanisation dans la Plaine St-Exupéry, pour des zones d’activités à vocation logistique.
Tout d’abord, une question de forme, pour nous il est très important que cette DTA reste opposable avec approbation en conseil d’état et ne devienne pas une DTA « Grenelle », c’est-à-dire qui ne serait plus prescriptive.
Sur les modifications, nous regrettons que le rapport ne justifie pas d’abord d’un état des lieux des sites logistiques existants sur le territoire de la DTA et leur disponibilité ou des possibilités de densification notamment dans cette partie Est de la DTA. Si l’on veut lutter contre l’étalement urbain, il n’y a pas que l’étalement résidentiel mais aussi celui de l’activité.
L’urbanisation sera conditionnée à une maitrise foncière publique, ce qui est un point positif. Il n’empêche que cette modification permet l’urbanisation nouvelle de 1000 ha environ pris sur l’agriculture pour un modèle économique très extensif en foncier et sans exigence aucune sur les conditions de desserte de ces nouvelles zones en transport ferroviaire. Le risque de laisser faire des grandes zones desservies par les seuls camions est bien réel, alors que le report du fret de la route sur le rail est un enjeu environnemental majeur aujourd’hui. Aucune exigence d’une telle desserte sur la plate-forme de St-Exupéry, au parc de Chesnes (150 à 200 ha d’extension), sur la zone des 4 chênes dans la plaine d’Heyrieux, ou la zone de Pusignan/Villette d’Anthon.
Notre analyse va donc à l’inverse de la votre quand vous demandez une meilleure accessibilité routière et autoroutière du secteur St-Pierre de Chandieu !
En revanche, nous notons, comme vous le faites, l’enjeu de gouvernance sur ce territoire aux confins du Rhône et de l’Isère, qui n’est dans le pôle métropolitain, malgré les enjeux métropolitains qu’il contient ! Nous le regrettons et souhaitons qu’à terme, ce territoire intègre le pôle de même que les départements, comme devrait le permettre la loi sur les métropoles.
Pour toutes les raisons de fonds évoquées précédemment, nous ne sommes pas favorable à cette modification. Donc nous nous abstiendrons sur votre proposition d’avis favorable.

Béatrice Vessiller

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