Pour le climat: chaque minute, chaque acteur compte. La Région n’a pas le droit de se dédouaner.

Recours contre l’Etat, mobilisation des lycéennes et lycéens (particulièrement forte en Île-de-France), manifestation historique lors de la Marche du Siècle, l’heure est à la mobilisation générale pour le climat. Les élu.e.s du groupe Alternative Écologiste et Sociale se réjouissent que l’urgence climatique occupe enfin le devant de la scène médiatique, mais aussi politique.

Alors que la majorité de droite a pris les rênes du Conseil Régional en 2015, pendant la COP21 qui se déroulait à Paris, elle n’a pas su prendre en compte l’urgence climatique dans la conduite de ses politiques. Depuis 2015, la Région a perdu plus de trois ans dans la lutte pour la justice climatique et se complaît certes à discourir, mais sans qu’aucune action concrète ne voie le jour. Bien au contraire, les actions régionales ont aujourd’hui un impact que nous évaluons comme négatif.

Si l’exécutif régional prévoit une conférence régionale sur le climat et une agence régionale énergie-climat, le groupe AES observe les actes, derrière les annonces. “Les faits sont têtus: Plus de 90% du budget 2018 énergies renouvelables a servi à enterrer des lignes à haute tension, quelques milliers d’euros seulement pour le remplacement des chaudières à bois, mais aussi la poursuite effrénée de l’artificialisation des espaces naturels comme à la Corniche des forts ou à Verneuil-Vernouillet et même son dispositif de quartiers dits innovants et écologiques sert à tout, même à faire des parkings… Alors que la jeunesse qui manifeste nous intime l’ordre d’agir, vous repeignez vos politiques en vert. Personne n’est dupe,” a lancé hier le président du groupe AES, Mounir Satouri à la Présidente de la Région.

Pour que la Région agisse enfin, le groupe AES a déposé un voeu l’intimant à plus de concret : “Nous demandons que la Région évalue, réoriente et co-construise les politiques régionales climat-énergie avec l’ensemble des parties prenantes franciliennes de la COP 21 et de la COP régionale. Il est essentiel qu’elle arrête tout investissement dans des activités provoquant les dérèglements climatiques. Il faut impérativement mettre en place des outils permettant à l’île-de-France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, notamment dans une politique d’aide à la rénovation énergétique et avec un programme de revégétalisation de l’Île-de-France, chiffres à l’appui. Enfin nous appelons la majorité régionale à réorienter ses actions pour favoriser l’autonomie de l’Île-de-France, la relocalisation de ses activités et la diminution des déplacements et des importations,” explique Mounir Satouri.

 

Incapable de répondre concrètement à l’urgence climatique, l’exécutif régional a lui-même déposé un voeu dans lequel il accuse l’Etat de ses propres défaillances. L’habitude de la majorité de pratiquer l’autosatisfaction l’empêche de constater sérieusement le manque d’ambition de ses politiques. Si les élu.e.s peuvent se payer de mots, le climat est un enjeu qui appelle des actes. “Quand on demande à Mme Pécresse si elle peut faire quelque chose pour le climat, elle renvoie la balle à d’autres. C’est petit. Pourtant, pour le climat, chaque minute, chaque acteur compte. La région n’a pas le droit de se dédouaner” considère l’élu.

Communiqué de presse du Groupe écologiste et social, au Conseil régional IDF

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