La Picardie doit s’opposer à TAFTA et ses conséquences désastreuses pour le territoire !

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Mercredi 12 mars, le Parlement Européen vote une résolution sur l’interruption des négociations sur le Traité transatlantique de libre échange, « TAFTA ».

Le Trans-Atlantic Free Trade Agreement est en effet négocié par les Etats-Unis et la seule Commission Européenne depuis juillet 2013.

Pour les élus du groupe Ecologiste de Picardie, se décide en catimini le plus grand accord de libre-échange du monde. Les populations et les assemblées parlementaires ne sont en effet pas consultées ni même informées du déroulé des négociations et seules les éventuelles fuites nous font présager du résultat de l’accord TAFTA.

Ce texte représente un danger mondial quant à notre qualité de vie, notre santé, notre économie et nos services publics. Alors que les droits de douanes sont quasiment inexistants entre l’Europe et les Etats-Unis (3% d’impôt par marchandise importée en moyenne), le traité s’attaque désormais aux barrières non-tarifaires : normes et règles sociales, environnementales, droit du travail, etc. Les lobbies sont choyés et les choix de société des Européens sont, elles, en danger.

La Picardie est bien sûr menacée par ce texte qui s’attaque à notre sécurité alimentaire, notre environnement ou encore nos données personnelles.

Pour François Veillerette, vice-président Environnement-Santé-Alimentation : « le principe de la reconnaissance mutuelle contenu dans ce texte, selon lequel un produit autorisé sur le marché américain doit automatiquement être autorisé en Europe, pourrait en réalité avoir un impact désastreux sur l’ensemble de la chaîne alimentaire en Europe et en Picardie. Il poussera à une ‘américanisation’ du modèle agricole, vertueux, que nous essayons de mettre en place au niveau régional et ailleurs. De plus, le texte s’attaque aux labels garantissant l’origine des produits traditionnels issus d’un terroir ou d’un savoir-faire particulier, c’est inacceptable pour l’activité économique agricole de notre région ».

Pour Christophe Porquier, vice-président Climat-Energie : « TAFTA pourra remettre en cause nos choix de sociétés adoptés démocratiquement par les citoyens européens et Picards. Ce sont par exemple les moratoires sur les gaz de schiste, l’interdiction des OGM, les mesures de lutte contre l’utilisation des produits phytosanitaires, la réglementation sur les produits chimiques REACH. Il en va de la santé publique des Picards et de l’économie du territoire ».

Les élus du groupe Ecologiste du Conseil Régional de Picardie s’opposent donc à cet accord destructeur. Ils proposeront que des initiatives soient prises au sein de la collectivité régionale, comme en région PACA et Ile-de-France.

 

Christophe Porquier et François Veillerrette,

Pour le groupe Ecologiste au Conseil Régional de Picardie

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