Le droit à la Nature
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Rivière Pirita près de Tallinn

Igaüheõigus en Estonie, Jokamiehenoikeuksilla en Finlande, Allemannsretten en Norvège, Allemansrätten en Suède, Almannaréttur en Islande, Allemandsretten au Danemark mais aussi, de façon beaucoup moins développée, Countryside and Rights of Way au Royaume-Uni.

Il s’agit peut-être là d’une des caractéristiques les plus clairement partagées à travers notre circonscription d’Europe du Nord: le droit de tout un chacun qui considère que la Nature n’est la propriété de personne et que tout le monde à droit d’en jouir. Camping, randonnée, ski, navigation, pêche, cueillette de baies ou ramassage de champignon ou noisettes sont des activités que les propriétaires ne peuvent pas interdire sur leurs terrains (sauf bien sûr les champs et dans certains cas les jardins).

Cette approche fondamentalement différente de la notion de propriété implique aussi que nul n’a le droit de faire ce qu’il veut avec la Nature, au prétexte d’avoir un titre de propriété. La Nature doit être préservée et ouverte pour le bénéfice de tous, y compris les générations futures. Ce droit s’accompagne bien sûr d’une éducation spécifique pour que chacun-e respecte la Nature dont il/elle profite.

Malheureusement, en France, le parti Les Républicains, a tenté cette année de passer au Sénat une loi permettant de privatiser le littoral. C’est donc la logique inverse qui continue de dominer en France.