Pollution de l’air : nos enfants sont en danger !

Le rapport remis ce jour à la Maire de Paris par l’association Respire vient malheureusement confirmer les craintes des écologistes : le niveau de pollution de l’air aux abords des établissements scolaires parisiens atteint des seuils inacceptables.

Les données peuvent pourtant être trompeuses. Ainsi, selon que l’on se réfère aux seuils réglementaires établis par l’Union Européenne (UE) ou à ceux recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on aboutit à deux constats diamétralement opposés : dans le premier cas, aucun établissement scolaire sur les 12 520 d’Ile-de-France ne serait exposé à un niveau de pollution de l’air dépassant les normes légales en matière de PM2.5 ; dans le second cas,  on passe à 91% des établissements au-dessus des seuils recommandés …

« Les organismes des enfants et des adolescent.e.s sont beaucoup plus vulnérables à la pollution que ceux des adultes, déjà très sensibles », rappelle Fatoumata Koné. « Il est essentiel que des mesures importantes soient prises dans les plus brefs délais. Si nous n’agissons pas nous les exposons à des crises d’asthme, des retards dans le développement cognitif, des déficits de QI, … »

Si l’action de la ville de Paris, sous l’impulsion des écologistes, fait déjà beaucoup pour réduire la pollution de l’air, et notamment la pollution due au trafic routier, le constat est là : il faut aller beaucoup plus loin, beaucoup plus vite si on veut protéger la santé des Parisien.ne.s et notamment des plus petit.e.s. « Dans une ville comme Paris où les alternatives à la voiture individuelle sont nombreuses, il est criminel d’accepter que l’air que nos enfants respire, les mettent en danger ! », s’insurge David Belliard. « Notre santé doit passer avant le confort et les facilités de déplacement de certain.e.s »

Les élu.e.s écologistes de Paris demandent que soient mises en place plusieurs mesures d’urgence pour améliorer la qualité de l’air dans et aux abords des établissements scolaires de la ville :

  • accélération du calendrier Crit’Air, avec dès le 1er juillet prochain l’interdiction des véhicules Crit’Air 4 et 3 à Paris et Crit’Air 4 et 5 dans la métropole
  • arrêt immédiat de toute construction de structure accueillant des enfants aux abords du périphérique, axe le plus pollué de Paris
  • développement plus massif des cours oasis dans tous les établissements où il est possible d’en créer
  • préservation des îlots de fraîcheur et des zones de pleine terre partout où cela est possible
  • mise en place d’une campagne de sensibilisation aux effets néfastes de l’utilisation des transports carbonés auprès des parents et des enseignant.e.s

Les solutions ne manquent pas, mais le temps presse : pour nos enfants, pour que l’école de la République soit réellement celle qui prépare à l’avenir et non pas celle qui met en danger, il faut agir dès maintenant ! Si la ville de Paris doit prendre ses responsabilités, il en est de même pour la métropole du Grand Paris, la région Île de France et l’État, encore beaucoup trop inactifs ! La première des mesures à prendre serait de commencer à mesurer les taux de pollutions suivant le barème de l’OMS et non plus suivant celui de l’Union Européenne, trop complaisante avec les pollueurs !

David Belliard, président du groupe écologiste de Paris

Fatoumata Koné, conseillère de Paris, élue du 19ème arrondissement

 

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