L’AFP a sollicité les candidat-es aux élections départementales sur les engagements et positions relatives à la Loi de 2005, le droit à compensation, les MDPH. Voici leur réponse :
Vous avez souhaité interpeller les candidat-es aux élections départementales des 22 et 29 mars 2015, en les invitant, par courrier électronique en date du 13 mars dernier, à se positionner sur les questions de droit à compensation et sur les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH), outils piliers de la loi handicap de 2005 avec la question de l’accessibilité aux activités de vie intégrée dans la société (loisirs, citoyenneté, scolarité, etc).
Rappelons tout d’abord que nous défendons les droits de toutes et tous non seulement dans le contexte spécifique de chaque élection, mais aussi tout au long de l’année à travers notre commission de travail nationale (http://commission-handicap.eelv.fr) et de manière croisée à chaque échelle de territoire où nous sommes élu-es (région, pays, commune et intercommunalité) avec des approches diverses et complémentaires. C’est ainsi que les choses avanceront, nous en sommes convaincu-es.
A l’échelle départementale, nous ne sommes aujourd’hui pas représenté-es en Seine-Maritime, mais nous proposons lors de chaque élection un programme qui décline notamment nos actions en directions des personnes en situation de handicap, et que nous vous invitons à le parcourir en ligne (http://seinemaritime.ecologie2015.fr/) ou sur demande en format papier (auprès de notre siège régional et vous invitons à réagir sur ses contenus pour améliorer notre approche des politiques de handicap dans leur ensemble.
Sur la question de la MDPH et du droit à compensation, le premier objectif reste de veiller à l’application de la loi, autour du projet de vie de la personne en situation de handicap. C’est par exemple le renforcement des moyens pour réduire les délais d’instruction des dossiers de reconnaissance du handicap et de demandes de prestations, mais aussi pour accompagner les personnes concernées et de leur famille ou aidant-es, à instruire leur dossier.
Nous souhaitons aussi mettre en place une véritable politique de soutien aux initiatives des associations oeuvrant dans le domaine des loisirs, de l’accès aux vacances, de la mobilité, de l’aide à la gestion quotidienne, auprès des publics en situation de handicap à tous les âges de la vie.
La question de l’éducation pour tous nous est chère aussi, notamment en permettant que chaque enfant et étudiant-e de Seine-Maritime puisse bénéficier de l’aide qui lui est nécessaire pour apprendre, grâce à un accompagnement direct ou via des aides à l’entourage aidant. Le nombre d’Auxiliaires de Vie Scolaire est encore insuffisant et il faut se battre pour faire entendre ce besoin essentiel à l’intégration des élèves en situation de handicap, notamment sur les périodes clé que sont les passages de classe ou niveau et changements d’établissements.
La situation au regard de l’emploi des personnes en situation de handicap reste alarmante, le taux de chômage ayant quasiment doublé en nombre sur les dernières années, et le pourcentage imposé par la loi (6%) pas encore respecté (entre 3 et 4.5%). Nous proposons, à notre échelle et en lien avec les intervenant-es sociaux, économiques, publics, associatifs, d’agir au travers de politiques incitatives d’accompagnement à l’orientation et vers la formation et l’emploi (parrainages, clauses dans les marchés publics, partenariats intéressés avec les entreprises embauchant des personnes précaires, jeunes en difficulté et personnes en situation de handicap) et d’engager en parallèle et régulièrement des actions de communication, des rencontres et animations qui visent à contrer la peur du handicap et travailler sur les perceptions de chacun.
Enfin, nous souhaitons agir sur les politiques de changement en amont, avec les bailleurs sociaux sur l’habitat en intégrant l’adaptation des logements aux personnes à mobilité réduite et dépendantes, mais aussi aux autres types de situations de handicap, dans les nouveaux programmes de construction ; avec les acteurs de l’urbanisme (architectes, collectivités publiques, aménageurs) par l’évolution de la signalisation des lieux publics dans l’aménagement des nouveaux quartiers urbains, par l’imposition de normes urbaines pour que les transports en commun soient proches des habitats (via le plan local d’urbanisme), par le maintien de zones de vie multi-fonctionnelles (commerces et services, santé, habitat) ; sur les politiques du bruit (filière du bâtiment, constructeurs, bailleurs) qui interviennent dans de nombreux troubles psychiques notamment, afin d’offrir un environnement de vie et de mobilité à l’image de notre société.
Espérant avoir éclairé vos membres par les réponses apportées, recevez, au nom de l’ensemble des candidat-es, nos meilleures salutations.
A. Bonneau, Ph. Sauvajon, candidat-es titulaires candidat-es titulaires sur le canton de Bois-Guillaume
S. Tranchard, P. Magoarou, candidat-es titulaires candidat-es titulaires sur le canton de Mont-Saint-Aignan/Déville-les-Rouen
J.P. Thorez, P. Bouhelier, candidat-es titulaires sur le canton de Mesnil-Esnard
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