Raccrochage en formation : des réseaux locaux pour remettre les jeunes en selle

raccrochage

Sous l’impulsion de la Région, la mission locale de Saint-Chamond et deux lycées de Rive-de-Gier coopèrent pour offrir un suivi personnalisé à des jeunes qui ont décroché de l’école.

De janvier à juin 2012, pour la première fois, une vingtaine de jeunes ont suivi le nouveau dispositif de « raccrochage en formation et pour l’emploi » de Rives-de-Gier (42). Celui-ci est l’un des tout premiers à avoir été retenu dès l’adoption de la nouvelle politique voulue par Philippe Meirieu.

Décrocheurs

Le constat : de nombreux jeunes de 16 à 18 ans, voire au-delà, décrochent de l’école ou des formations qu’ils suivaient et cessent toute activité. « Ils sont souvent assez remontés contre le système et ont une construction personnelle à reprendre, explique Alain Louat, directeur de la mission locale. Pour eux, nous avions peu de solutions. On les voyait une fois, et ils se volatilisaient. »

Logique de territoire

C’est quand la Région a lancé son appel à projets que la mission locale, le lycée Brassens et le lycée professionnel René Cassin ont décidé de coopérer sur ce projet commun. « Pour la première fois, nous sommes dans une logique de territoire et non plus de structure. Comme ces jeunes ne sont plus élèves, ils ne se définissent plus par rapport à un système. Ceci permet de faire émerger l’individu. » Le parcours est partagé entre plusieurs structures, et c’est ce qui permet de l’individualiser. 

Ainsi, on propose au jeune « décrocheur » de s’engager, par contrat, dans un parcours qui aura pour objectif son « raccrochage en formation ».

Sur mesure

Plusieurs jeunes ont commencé leur parcours au centre social par un stage d’art thérapie dans le but de les aider à se représenter plus précisemment les difficultés qu’ils rencontraient.
En fonction de sa situation, l’accompagnant propose ensuite un emploi du temps sur mesure qui pourra passer par de multiples organismes du territoire : atelier vidéo, enseignement scolaire individuel, stage en entreprise, formation au Bafa, atelier de rédaction de CV, immersion dans une classe…

« Le premier apprentissage est parfois de respecter les horaires, explique une intervenante du lycée Brassens. Nous ne sommes pas derrière eux toute la journée, mais notre rôle est de les aider à structurer leur temps. »

Passage de relais

Ainsi, grâce à l’impulsion de la Région, établissements scolaires, centres sociaux et missions locales se mettent pour la première fois en réseau, démultiplient leurs compétences et confrontent leurs cultures professionnelles. « C’est là le premier pas d’une politique d’ancrage des établissements scolaires sur leur territoire, estime Alain Louat. Quand un jeune quitte l’école, il doit y avoir un passage de relais entre les structures qui le prennent en charge. Ce nouveau partenariat en appelle d’autres, par exemple sur les questions d’orientation ou encore, de soutien aux élèves en difficulté… »

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