La Transformation Ecologique et Sociale en région Nord – Pas de Calais. Késako ?

A l’occasion des deuxièmes Assistes de la Transformation Ecologique et Sociale qui  se dérouleront  le 5 octobre, revenons sur la signification de ces trois lettres fondamentales   T E S.

Nos élus régionaux, comme de nombreux autres acteurs – territoires, entreprises, institutions publiques, associations – travaillent à mettre en œuvre le développement durable au cœur des politiques régionales.

Nous cherchons et développons des modes de conduite de l’action publique qui favorisent l’émergence et la consolidation de ce modèle. Après avoir fait un  travail important sur les Indicateurs de développement (travail repris aujourd’hui par l’ensemble des régions de France, avec la coordination de l’ARF), le Conseil régional met en œuvre, dans le nouveau mandat, plusieurs approches convergentes pour renforcer la responsabilité collective de l’Institution, celles des acteurs qui la font vivre – agents, cadres et élus – mais aussi celle de ses partenaires, notamment, en instaurant des règles de conditionnalité des aides régionales pour accélérer les mutations, en engageant la transition énergétique, l’isolation des logements, une autre agriculture, une vision différente de la recherche et de la coopération décentralisée.

Par ailleurs, dans la continuité des investigations conduites dans le précédent mandat sur les finalités de l’action économique régionale, et dans le souci de dépasser les débats sur les caractéristiques spécifiques du modèle de développement « idéal », la région s’intéresse surtout à comprendre comment l’on passe d’un modèle de développement que l’on sait « non durable » à ce « nouveau modèle de développement ».
Le programme de transformation écologique et sociale porté par Jean-Francois Caron, Président de la commission dédiée, et nos élus régionaux, est l’expérimentation d’un nouveau chemin, d’un nouveau mode de conduite des politiques publiques régionales visant à favoriser l’émergence d’un modèle de développement plus durable, c’est à dire plus responsable vis à vis de l’environnement local et global, et plus solidaire dans les différentes dimensions dans lesquelles cette solidarité peut s’exprimer : sociale, intergénérationnelle, territoriale, internationale…
La transformation écologique et sociale est l’expérimentation d’une « autre façon de faire ». 

Pour concrétiser cette expérimentation, l’Institution a identifié neuf « opérations de développement » : projets transversaux d’envergure, conduits suivant une méthodologie spécifique qui part de l’identification jusqu’ a la co-production  de « biens communs »*

– Euralens et les cités du Louvre : comment utiliser l’arrivée du Louvre à Lens pour développer le territoire  avec les habitants. Plus d’infos sur ce même site.

– L’eau dans l’Audomarois : il s’agit de mobiliser tous les acteurs du territoire autour de la préservation de cette ressource qui n’est pas inépuisable.  Plus d’infos sur ce même site.

– Valorisation de la forêt et de la filière bois : la nature, l’arbre, rendent des services à la collectivité par exemple en filtrant l’air, l’eau.  Ces services ne sont pas comptabilisés dans notre économie et donc pas pris en considération. La forêt c’est aussi de l’emploi, en effet la filière bois représente  425 000 emplois, alors que la filière automobile compte 450 000 emplois directs. Plus d’infos sur ce même site.

– Gouvernance alimentaire : produire bio, c’est bien manger et être en bonne santé,  préserver les ressources en eau, et améliorer les ressources de nos agriculteurs. Plus d’infos sur ce même site.

– Lycée du troisième millénaire : les lycées doivent être des lieux de savoir mais aussi de vie, ouverts sur leurs territoires.  Plus d’infos sur ce même site.

– Plan de rénovation de 100 000 logements : ces travaux diminueront la facture énergétique des habitants, créeront de l’emploi et lutteront contre le réchauffement climatique. Plus d’infos sur ce même site.

– Stratégie énergétique du territoire : comment diminuer notre dépendance au pétrole ? Comment diminuer nos consommations, quelles stratégies à l’échelle d’un territoire (urbanisme, éco-mobilité). Plus d’infos sur ce même site.

– Prévention du diabète : améliorer la santé  et la qualité de vie des habitants ;  la coordination des acteurs permettra à chacun d’accéder à l’offre de soins, à la prévention ; promouvoir de nouvelles façons de manger, de produire.  Plus d’infos sur ce même site.

– La filière de démantèlement du nucléaire : qu’on décide de réduire ou pas la production nucléaire, certaines centrales arrivent en fin de vie et il est indispensable de penser dès maintenant à  la reconversion des sites et des salariés ; à une nouvelle politique énergétique. Plus d’infos sur ce même site. 

La TESR repose sur l’hypothèse que la « prolifération » des biens communs contribue à   consolider le nouveau modèle de développement durable promu par la région Nord – Pas de  Calais.

*Ces biens communs désignent des ressources de qualité (air respirable, climat stabilisé) ou des éléments de patrimoines collectifs (culture locale préservée, paysage remarquable protégé) qui sont nécessaires aux activités humaines et à la qualité de la vie.

 Programme et inscriptions ici sur le site des Assises.

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