Le 21 mars a été proclamé « Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale » en 1966 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Alors que la loi du 8 juillet 2013 a réaffirmé avec force la mission de l’école de faire acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité, il apparaît nécessaire de redonner une impulsion nationale forte aux actions éducatives menées dans le champ de la prévention du racisme et de l’antisémitisme, de la défense et de la promotion des Droits de l’Homme et des principes fondamentaux de la République.
La Semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme se déroule du 18 au 26 mars 2017. Elle associe l’ensemble de la communauté éducative et pédagogique, dont les parents d’élèves et les personnels des établissements scolaires, les organisations étudiantes et lycéennes, ainsi que les associations complémentaires de l’éducation, en particuliers qui concourent à la lutte contre les discriminations, la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.
Conformément au plan national d’actions présenté le 17 avril 2015 par le Premier ministre, cette semaine organisée en partenariat avec la Délégation Interministérielle de Lutte Contre le Racisme et l’Antisémitisme constitue un grand temps fédérateur visant à promouvoir les valeurs et les principes fondamentaux de la République, de respect de l’égale dignité des êtres humains, quelles que soient leurs origines, leurs conditions, leurs convictions. Son objectif est de sensibiliser les élèves des écoles, collèges et lycées, à la prévention du racisme, de l’antisémitisme et de toutes les formes de discriminations. Les manifestations qu’elle favorise concourent à faire acquérir par tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, quelles que soient leurs origines, leur condition, leurs convictions.
L’éducation contre le racisme et l’antisémitisme, à travers les projets pédagogiques menés au cours de l’année scolaire, contribue à :
http://www.dilcrah.fr/semaine21mars/
Retrouvez chaque semaine l’actualité des députés écologistes à l’Assemblée nationale : Projets et propositions de loi, questions au gouvernement, initiatives, communiqués de presse. Et une des interventions en fonction de l’actualité est sélectionnée sur le site du député du Doubs.
La semaine des écolodéputés du 12 au 15 novembre
Cette semaine : les négociations sur le climat (la question au gouvernement d’Eric Alauzet), l’agriculture, le financement des radios associatives locales, le budget consacré au développement durable, le financement des infrastructures de transports après la suspension de l’écotaxe,… Mais également la déclaration forte de Barbara Pompili, au nom des écologistes, sur la publication raciste d’un journal d’extrème droite sur la Garde des Sceaux, Christiane Taubira.
Toute l’actualité du groupe :
http://storify.com/ECOLODEP/une-semaine-chez-les-ecolodepute-e-s-episode-6
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« Il n’est pire atteinte à la République que ce racisme décomplexé qui s’étale aux unes nauséabondes de journaux sous couvert de refus du « politiquement correct ». Cette expression détestable a été inventée par la droite américaine pour discréditer les acquis du mouvement des droits civiques et justifier le racisme.
Ce racisme n’épargne rien, ni personne : il s’abat sur des populations démunies, boucs-émissaires des maux de notre société. Pervertissant le débat démocratique, il vous prend aujourd’hui pour cible, Madame la Garde des Sceaux, de manière veule et dégradante.
Ce racisme a des racines. Il progresse par la perversion des mots et la confusion des idées.
Lorsqu’on laisse se propager l’idée qu’il faudrait, par principe, hiérarchiser l’attention portée aux autres : « je préfère ma fille à ma sœur, ma sœur à ma cousine, ma cousine à ma voisine, ma voisine à une étrangère », c’est le proche et le prochain que l’on confond, c’est la Fraternité que l’on nie.
Or la République, c’est la Fraternité.
Lorsqu’on accrédite l’idée que des citoyens étant différents les uns des autres ils ne peuvent bénéficier des mêmes droits – qu’on parle des noirs et des blancs, des hommes et des femmes, des homo et des hétérosexuels -, on feint de confondre égal et identique.
Or, la République, c’est l’Égalité.
Vous avez annoncé des poursuites contre les officines qui véhiculent des propos et des images racistes, Monsieur le Premier ministre. Cette décision, que les écologistes soutiennent pleinement, recueille l’assentiment de nombreux républicains, comme l’a rappelé votre prédécesseur Alain Jupé ce matin.
Et vous en avez appelé au sursaut.
Ce sursaut indispensable s’exprime déjà dans l’esprit de beaucoup de nos concitoyens qui nous regardent ou s’expriment sur les réseaux sociaux. La voix de ces femmes et de ces hommes, faisons-la résonner ici, ensemble : c’est la voix de la République. »
Barbara Pompili
Questions au Gouvernement – Mercredi 13 novembre
Photo : Agoravox
Communiqué de Presse
Besançon, le 17 octobre 2013,
Interpellation de Léonarda : « Il est grand temps d’apaiser la société et que la France et l’Europe dégagent des solutions sur le devenir des populations concernées »
Les conditions dans lesquelles la jeune Léonarda Dibrani, collégienne de 15 ans, et sa famille kosovare ont fait l’objet d’une reconduite aux frontières, sont désastreuses et ont provoqué ces dernières heures, à juste titre, une vive émotion.
Cet épisode constitue un véritable drame humain, pour elle et pour l’ensemble de sa famille, ses camarades de classe et la communauté éducative. Grâce à la solidarité et au travail des militants du comité de soutien aux sans-papiers, cette famille avait tenté toutes les démarches et tous les recours afin d’obtenir le droit de rester en France, où elle réside depuis 4 ans, sans succès.
J’ai suivi avec attention et soutenu ces démarches. Et face à l’angoisse de la séparation de la famille, dans la perspective d’une expulsion imminente, je suis intervenu, en concertation avec les associations soutenant la famille, de manière à ce que, si expulsion il y avait, la réunion de la famille au Kosovo soit assurée. Cette attention préalable à leur égard, je l’ai jugée indispensable au respect de la dignité qui est due à toute personne.
La circulaire du 28 novembre 2012 a instauré de nouveaux critères de régularisation et la famille Dibrani était sur le point de les réunir d’ici à quelques semaines, l’intégration sociale et notamment scolaire paraissant acquise.
Il est donc regrettable que cette famille ait été expulsée alors même qu’elle aurait pu être régularisée dans quelques semaines.
L’expulsion a malheureusement dérapé et une faute a été commise lorsque Léonarda a été interpellée lors d’une sortie scolaire, alors que la République française fait de l’école un lieu sanctuarisé. De plus la France est signataire de la convention internationale des droits de l’enfant et se doit donc de placer l’intérêt supérieur de l’enfant au cœur de ces décisions.
Le Premier Ministre a annoncé qu’une enquête administrative était diligentée par le gouvernement et je rejoins les termes de sa déclaration ce mercredi devant la représentation nationale : « Je suis très attaché au principe du droit mais la base de l’Etat républicain, c’est aussi la fraternité et l’humanité. Je prendrai toutes les responsabilités qui s’imposeront le moment venu. S’il y a eu faute, l’arrêté de reconduite à la frontière sera annulé. Cette famille reviendra pour que sa situation soit réexaminée », s’est-il engagé.
Dans cette période difficile ou des populations entières, notamment les étrangers, sont stigmatisées, où règne un climat délétère, d’intolérance et de rejet, il est essentiel de reprendre ses esprits et de garder son sang-froid, d’analyser objectivement les situations et de retrouver le respect mutuel. La tentation croissante est de condamner sans instruire. Notre responsabilité d’élus est de contribuer à rendre le débat plus serein, plus réfléchi, plus retenu, y compris et surtout quand les questions sont graves et les faits condamnables. C’est une nécessité impérieuse pour faire reculer l’extrémisme qui se nourrit de l’émotion populaire.
Aussi, compte tenu des éléments objectifs dont je dispose, il faut se garder d’incriminer qui que ce soit. L’enquête dira ce qu’il en est réellement.
Cette expulsion relance la question de l’accueil des populations venues des pays en souffrance, et notamment des Roms, dans une période difficile d’un point de vue économique. Ces populations sont trop souvent stigmatisées alors que derrière chaque famille c’est une histoire et un parcours de vie qu’il faut entendre et accompagner. Il est grand temps que la France et l’Europe dégagent des solutions sur leur devenir et leur redonnent humainement une place sur notre continent.
Eric ALAUZET
Député du Doubs
L’interview dans Libération.fr – 17 octobre :
L’émission « la Matinale du Mouv’ – 18 octobre (à partir de 8h10) :
]]>Besançon, le 6 juin 2013.
Hier en France, un jeune a été mortellement agressé pour ses idées par un groupe extrémiste.
Face à cet acte intolérable, je présente toutes mes condoléances à sa famille.
« Un acte odieux » s’est exprimé le Président de la République.
Un acte qui agresse l’ensemble de la jeunesse, qui blesse notre République.
Nous devons nous rassembler pour reconstruire nos valeurs de tolérance, de dialogue social et de démocratie.
Nous devons refuser et combattre la violence. Nous devons, tous, chacun à notre place, faire en sorte que tout soit mené pour que cet acte ne puisse se reproduire.
J’ai, à ce titre, participé ce soir à Besançon au Rassemblement citoyen en la mémoire du jeune Clément.
Eric ALAUZET
Député du Doubs
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