Elu-e-s du Conseil régional Nord Pas de Calais » Marielle Cuvelier http://elus-npdc.eelv.fr Bienvenue Thu, 15 Oct 2015 08:28:56 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.3.2 Question orale de Marielle Cuvelier concernant la Française de Mécanique http://elus-npdc.eelv.fr/2013/07/03/qofrancaisedemecanique/ http://elus-npdc.eelv.fr/2013/07/03/qofrancaisedemecanique/#comments Wed, 03 Jul 2013 14:37:26 +0000 http://elus-npdc.eelv.fr/?p=6180 Question de Marielle Cuvelier \"Française de Mécanique : pour sauvegarder l’emploi, il est urgent de préparer la transformation écologique et sociale\" ...]]>

Question de Marielle Cuvelier

« Française de Mécanique : pour sauvegarder l’emploi, il est urgent de préparer la transformation écologique et sociale »

 « L’annonce du non remplacement de 800 départs à la retraite dans les cinq prochaines années et l’entrée dans la phase de négociations d’accords de performance de la Française de Mécanique, génèrent l’inquiétude des salariés de cette entreprise. Les élus régionaux Europe Ecologie Les Verts s’associent à cette inquiétude légitime.

Cette annonce est alarmante. Elle s’ajoute à celle de la baisse de production de 30 % d’ici 2016 selon la Direction de l’entreprise, à l’incertitude d’obtenir le projet DV/néo avec PSA, à la décision en 2011 du Groupe Renault de confier la production de deux nouveaux moteurs à ses sites de Roumanie et d’Espagne.

Cette annonce nous oblige à nous interroger très sérieusement sur l’avenir de l’entreprise et plus globalement de la filière automobile du Nord – Pas de Calais.

Elle nous oblige à construire des solutions économiques à plus long terme. Les solutions de court terme pour maintenir l’emploi de type bouclier social sont nécessaires de notre point de vue, mais elles ne suffisent pas si nous n’anticipons pas l’avenir, si nous n’engageons pas la transition écologique et sociale de cette industrie régionale.

Aujourd’hui l’impact de la crise économique est réel sur les ventes de véhicules (18,5 millions de véhicules neufs en 2007 contre 13,5 en 2013). A plus ou moins long terme, une partie des 55 000 emplois de l’automobile régionale est donc menacée, notamment parce que nous savons que les énergies fossiles se raréfient.

C’est pourquoi depuis de nombreuses années les écologistes alertent sur la nécessité de repenser la mobilité et les véhicules de demain, sur la nécessité de diversifier les activités de la filière automobile de notre Région.

Il nous semble nécessaire de construire collectivement (Etat, Région, Direction de l’entreprise et salariés) une proposition réelle de transformation écologique et sociale pour l’entreprise. A l’évidence cette proposition doit intégrer les mutations en cours (écomobilité, véhicule durable) afin d’adapter le secteur aux enjeux du siècle à venir, de préparer le futur en orientant ce secteur vers des activités réellement porteuses d’avenir et de sauvegarder les emplois et les savoir faire. Il est par conséquent nécessaire de préparer la reconversion des salariés vers les métiers liés à cette transformation écologique et sociale.

Monsieur le Président, il est urgent d’agir et d’anticiper, d’accompagner la transformation de cette entreprise afin d’éviter sa fermeture dans les années à venir. La région est-elle prête à accentuer son effort pour impulser et accompagner la nécessaire transformation écologique et sociale de la Française de Mécanique et au-delà de la filière automobile régionale? »

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Ecomobilité : passons à la mise en oeuvre ! http://elus-npdc.eelv.fr/2013/03/29/ecomobilitecp/ http://elus-npdc.eelv.fr/2013/03/29/ecomobilitecp/#comments Fri, 29 Mar 2013 16:18:54 +0000 http://elus-npdc.eelv.fr/?p=5696 Ecomobilité : passons à la mise en œuvre !   Le groupe des élu-e-s écologistes du Conseil régional Nord – Pas de Calais se réjouit du succès du colloque sur l’écomobilité qui s’est tenu ce jeudi 28 mars au siège de région. Cet événement a réuni 250 personnes, représentants d’associations, acteurs de la mobilité, entreprises, institutions qui ont échangé tout au long de la journée. ...]]>

Ecomobilité : passons à la mise en œuvre !

 

Le groupe des élu-e-s écologistes du Conseil régional Nord – Pas de Calais se réjouit du succès du colloque sur l’écomobilité qui s’est tenu ce jeudi 28 mars au siège de région. Cet événement a réuni 250 personnes, représentants d’associations, acteurs de la mobilité, entreprises, institutions qui ont échangé tout au long de la journée.

 

Ce colloque, initiative portée par le groupe écologiste depuis plusieurs mois, a été permis grâce à la ténacité de Dominique PLANCKE et Marielle CUVELIER, respectivement président et vice-présidente de la commission Transports, et à l’engagement d’Alain WACHEUX, vice-président du Conseil régional en charge des Transports.

 

L’objectif était, à travers cette journée d’échanges, de promouvoir les bonnes pratiques et valoriser des expériences qui, conjuguées entre elles, permettront au plus grand nombre d’accéder à la mobilité durable.

 

Chaque habitant de la région consacre en moyenne 1h08 par jour aux déplacements : 66% en voiture, 24% à pied, 6,5% en transports en commun, 2% à vélo, 1% en multimodal. Ces déplacements concernent le travail (23%), les achats (20%) et l’accompagnement (18%), les visites (11%), les loisirs (11%), les études (7,5%) et les démarches (7%).

 

Congestion routière, précarité croissante avec la hausse des prix des carburants, pollution de l’air, augmentation des problèmes de santé : le modèle de la voiture individuelle nous mène aujourd’hui dans une impasse, et construire de nouvelles infrastructures n’est pas une solution miracle. De même, remplacer la voiture thermique par une voiture électrique ne règlera pas la thrombose routière et l’emprise foncière de l’automobile (routes, parkings). Il s’agit donc de sortir de l’absurdité qui nous amène à transporter le plus souvent un seul conducteur de 80 kilos dans une voiture de 1300 kilos.

 

Les solutions existent pour réduire les nuisances sans limiter les déplacements et concevoir la mobilité autrement. Les écologistes souhaitent engager la région dans une révolution de la mobilité régionale : développer les transports collectifs, le covoiturage, l’intermodalité, les services de mobilité, la sensibilisation pour changer les comportements, les aménagements pour favoriser les modes doux et actifs (marche à pied, vélo), etc.

 

Ainsi, à l’occasion de la prochaine séance plénière du 12 avril, nous interrogerons le président Daniel PERCHERON pour que la région s’engage davantage dans le développement de l’écomobilité :

– en donnant des suites à ce colloque, avec le lancement de groupes de travail sur certains thèmes qui ont émergé des discussions : mobilité pour le rural, etc.

– en lançant une étude, co-portée avec la DREAL, sur la faisabilité d’une voie réservée au covoiturage sur l’A1 puis toutes les autoroutes de la région.

Retrouvez le compte-rendu du colloque en ligne sur ce site.

 

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Budget 2013 : Enseignement supérieur et Recherche http://elus-npdc.eelv.fr/2012/12/19/budget-2013-enseignement-superieur-et-recherche/ http://elus-npdc.eelv.fr/2012/12/19/budget-2013-enseignement-superieur-et-recherche/#comments Wed, 19 Dec 2012 17:35:59 +0000 http://elus-npdc.eelv.fr/?p=5382 Intervention de Marielle Cuvelier sur le budget Enseignement supérieur et Recherche de la région pour l'année 2013. ...]]>

Intervention de Marielle Cuvelier sur le budget Enseignement supérieur et Recherche de la région pour l’année 2013.

Monsieur le Président,

Madame la Vice-Présidente,

Chers Collègues,

Le contexte national de l’enseignement supérieur et de la recherche semble amorcer un changement encourageant de politique par rapport aux années noires que nous avons vécu depuis plus de 10 ans avec notamment l’organisation par le gouvernement des assises nationales et les inflexions notables de la programmation de l’Agence Nationale de la Recherche. Il reste encore beaucoup à faire, et les contraintes budgétaires, le manque de moyens humains se font encore sentir dans les universités et les organismes de recherche.

Le budget primitif Enseignement Supérieur et Recherche régional pour l’année 2013 permet à la fois de construire l’ambition régionale dans ce domaine mais également de réaliser un point d’avancement à mi-mandat de cette politique régionale qui, rappelons le, est avant tout une compétence d’Etat.

Nous souhaitons tout d’abord souligner que l’ambition que s’était donnée la Vice Présidente Sandrine Rousseau pour mener à bien les assises et l’élaboration du schéma régional de l’enseignement supérieur et de la recherche est une réussite à plus d’un titre, notamment dans la méthode employée rassemblant largement tous les acteurs de la communauté universitaire et scientifique régionale dans une démarche participative, partenariale et territoriale, ainsi que dans la richesse des débats et des contributions.

L’ensemble de la démarche « assises et schéma » permet à la fois de poser le cadre stratégique de la politique régionale enseignement supérieur et recherche pour les années à venir et de poser les bases des négociations futures qui s’engagent pour la contractualisation avec l’Etat d’une part et avec l’Europe d’autre part.

La suite attendue est l’organisation au 1er trimestre 2013 de la première Conférence territoriale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (« parlement régional de la connaissance », comme l’appelle le président Percheron) qui vise à mettre en œuvre notre schéma régional, de rendre compte des actions mises en œuvre dans le cadre de ce schéma et de déterminer – conjointement avec l’Etat – de nouvelles orientations collectives. Cette conférence réunira l’ensemble des acteurs de la recherche, le monde économique, les collectivités territoriales impliquées et la société civile.

On peut ainsi remarquer une structuration du budget enseignement supérieur et recherche en évolution, l’inscription des premières mesures prises suite au Schéma, des moyens qui demeurent et même se développent sur certaines lignes malgré les restrictions budgétaires. L’ensemble des interventions régionales en matière d’enseignement supérieur et recherche représente 96,1 millions d’€, soit un peu plus de 6% (6,1%) du budget des politiques régionales.

Plusieurs aspects de ce budget nous semblent positifs :

  • Nous nous félicitons en particulier des dispositifs récents qui se trouvent confortés (Chercheurs-Citoyens, Projets émergents, Développement Durable dans les Universités, …) et de l’effort annoncé en terme d’égalité des chances et de qualité de vie sur les campus.
  • Nous saluons également la volonté de développer les dispositifs d’accompagnement (allocations de recherche, accueil de chercheurs, chaires, jeunes chercheurs …), qui sont des outils de structuration et d’attractivité de la recherche régionale.

Nous souhaitons exprimer une forte attente du Groupe EELV dans trois directions :

  • Le développement des débats de société autour des sciences pour concourir au dialogue sciences/société et mettre en place des programmes de recherche travaillant sur les impacts de certains programmes soutenus par ailleurs, par exemple les possibles effets sur la santé des personnes des nanotechnologies, des OGM, des technologies sans contact, etc
  • le volet « euro-régional » présenté dans le Schéma ESR : c’est une vraie spécificité de notre région, sur laquelle il faut absolument travailler. Des initiatives existent déjà (dans les universités, dans les laboratoires …), sur des formations ou des projets de recherche transfrontaliers. La Région doit là aussi avoir un rôle incitateur et de coordination.
  • L’engagement de la Région en collaboration avec d’autres collectivités dans le délicat dossier du logement social étudiant. Les besoins sont très importants sur la métropole lilloise, mais aussi sur le littoral, dans l’Artois et le Valenciennois. Assurer des conditions de logement  dignes est un enjeu majeur pour la réussite des études et pour l’autonomie des jeunes. La région doit être un acteur moteur sur cette question à l’instar de beaucoup d’autres régions. Il est nécessaire que la Région, en concertation avec l’Etat, et l’ensemble des collectivités concernées, mette le logement et les conditions de vie des étudiants au centre des politiques engagées. Nous savons que des pistes sont en train de se préciser pour mettre à disposition du CROUS du foncier des lycées disponibles. Nous encourageons la Vice Présidente et l’Exécutif à investir cette voie sans hésiter !

Nous conclurons en précisant que la politique enseignement supérieur et recherche poursuit une dynamique et des orientations qui contribuent à assurer un service public de haute qualité en matière d’enseignement supérieur et de recherche, qui contribuent à faire progresser les connaissances au bénéfice de toute la société, qui répondent à la demande sociale, qui encouragent les chercheurs et aident les étudiants en leur assurant des conditions d’enseignement et de vie confortables. C’est une politique majeure car la recherche et l’enseignement supérieur ont, aujourd’hui plus qu’hier encore, une importance capitale pour la transformation écologique, économique et sociale dont notre Région et ses habitants ont plus que jamais besoin pour faire émerger un nouveau modèle de développement.

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Budget 2013 : Jeunesse et Sports http://elus-npdc.eelv.fr/2012/12/19/budget-2013-jeunesse-et-sports/ http://elus-npdc.eelv.fr/2012/12/19/budget-2013-jeunesse-et-sports/#comments Wed, 19 Dec 2012 14:41:54 +0000 http://elus-npdc.eelv.fr/?p=5366 Intervention de Marielle Cuvelier sur le budget 2013 Jeunesse et Sports. - Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente, ...]]>

Intervention de Marielle Cuvelier sur le budget 2013 Jeunesse et Sports.

Monsieur le Président,

Madame la Vice-Présidente,

Mesdames et messieurs les conseillers régionaux

 

Le contexte de la politique Jeunesse et Sports est particulièrement complexe cette année : son budget est très fortement contraint, des dispositifs sont proches d’être saturés par le niveau des demandes, certains sports phagocytent les enveloppes allouées. Dans les faits, en investissement, l’impact des mesures antérieurement décidées est important et la Région n’est plus en mesure d’intervenir à une échelle fine sur des investissements modestes ; en fonctionnement, force est de constater que nous ne sommes plus qu’un guichet. Un guichet utile, certes, pour aider les clubs et l’organisation de manifestations, mais un guichet impuissant à orienter une politique régionale en la matière.

Face à ce constat, nous tenons tout d’abord à saluer votre volonté Mme la Vice-Présidente et celle de l’Exécutif, de refondre certains axes de cette politique : des groupes de travail ont été constitués et vont dans ce sens.

Il y a nécessité et urgence à définir une politique sport au conseil régional. Pour dépasser les visions « sectorielles » et fixer les grandes lignes d’une stratégie régionale en la matière, voici quelques pistes qui, nous le souhaitons, seront utiles pour guider notre réflexion.

Tout d’abord, il nous faut mettre en place une réelle gouvernance régionale en matière de politique sportive et mieux dialoguer avec les partenaires et les collectivités territoriales de la région. Certaines collectivités territoriales ont choisi d’exercer cette compétence, d’autres non. Une concertation fine doit être engagée avec nos homologues afin d’élaborer ensemble une vision cohérente de nos interventions mutuelles, qu’il s’agisse d’équipements, d’aide aux clubs ou d’organisation d’événements sportifs.

Des outils existent pour cela. Ainsi, la loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement Durable des Territoires (dite Loi Voynet) a institué un dispositif de planification territoriale : les schémas de Services Collectifs (SSC).

Un SSC est l’expression de la politique de l’Etat dans chacun des secteurs reconnus comme contribuant à la structuration des territoires ; c’est un outil de planification à 20 ans.

Le Sport a été reconnu comme élément structurant de l’aménagement et du développement durable des territoires et un décret de 2002 a approuvé les schémas de services collectifs. En conséquence, un SSC du Sport a été instauré parce que ce secteur nécessitait une meilleure articulation, hiérarchisation et cohérence des différentes interventions publiques.

La Région doit pouvoir s’appuyer sur un tel outil, pour mettre à plat son action et donner plus de sens à la politique menée.

D’emblée, et nous en avons déjà débattu en commission, des chantiers sont à mener : la lutte contre les discriminations dans le domaine du sport, l’accompagnement du développement d’une politique handisport, une réflexion sur l’accompagnement des jeunes sportifs de haut niveau afin qu’ils puissent mener leurs études en parallèle dans de bonnes conditions, le soutien aux clubs sportifs universitaires, la pratique du sport accessible au plus grand nombre dont les publics défavorisés…

Par ailleurs, il nous semble absolument indispensable de développer notre collaboration avec le milieu sportif dans son ensemble, et en particulier avec le milieu associatif du sport. Les structures associatives des clubs sont portées par une foule de bénévoles, qui permettent le  fonctionnement des activités, le bon déroulement des épreuves et des compétitions. L’impact sur la vie locale quotidienne est considérable. Mais ce monde amateur – dans le sens noble du terme – souffre de plus en plus de la raréfaction des crédits et d’un manque de structuration. D’autant plus que les inégalités sociales et territoriales sont nombreuses. Il y a urgence à agir, de manière concertée et lisible.

Enfin, nous ne désespérons pas de voir cesser le soutien de notre Institution à des sports qui ne sont pas écolo-compatibles. Cela semble prêter à sourire souvent mais il s’agit là d’une question de cohérence avec les principes de Développement Durable que nous portons par ailleurs.

 

Petit focus maintenant sur la question de la politique jeunesse régionale.

Les interventions de la Région en direction de la jeunesse sont nombreuses et se diffusent dans l’ensemble des politiques portées par notre Institution.

Depuis 2011, la Région accompagne la mise en place du service civique volontaire et soutient les associations de notre région qui accueillent des jeunes volontaires.

C’est une occasion unique pour les jeunes – tout en menant des actions d’intérêt général pendant 6 ou 9 mois – de bénéficier d’une formation citoyenne et d’un accompagnement pour construire leur projet professionnel et leur avenir.

L’intervention régionale se matérialise aussi pour une grande partie par l’accompagnement des têtes de réseau oeuvrant au quotidien en direction de la jeunesse.

C’est ainsi que le CRIJ (Centre Régional d’Information Jeunesse) qui fêtait ses 30 ans en juin dernier est un partenaire privilégié dans les actions menées en direction des jeunes.

L’Information Jeunesse dans le Nord-Pas de Calais, c’est 1 centre régional, le CRIJ Nord-Pas de Calais, implanté à Lille et 95 Points d’Information Jeunesse répartis sur toute la région pour mieux accueillir et informer les jeunes à un échelon local. Son action est essentielle et stratégique car il nous semble primordial de garantir l’égalité d’accès à l’information sur tout le territoire Nord Pas de Calais.

Pour 2013, l’engagement et le bénévolat des jeunes seront particulièrement encouragés avec une meilleure reconnaissance et valorisation des initiatives citoyennes prises par des jeunes dans les territoires. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

 

Pour conclure, le chantier est énorme, le budget très contraint mais l’engagement semble réel de mettre toutes les bonnes volontés autour de la table pour agir en faveur d’une politique régionale jeunesse et sports qui soit co-élaborée, porteuse de sens et en cohérence avec les valeurs de développement durable que nous défendons au sein de notre Institution.

Nous serons à vos côtés pour mener à bien ce travail.

 

Merci de votre attention.

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Intervention de Marielle Cuvelier sur la voiture électrique http://elus-npdc.eelv.fr/2012/11/16/intervention-de-marielle-cuvelier-sur-la-voiture-electrique/ http://elus-npdc.eelv.fr/2012/11/16/intervention-de-marielle-cuvelier-sur-la-voiture-electrique/#comments Fri, 16 Nov 2012 14:30:49 +0000 http://elus-npdc.eelv.fr/?p=5204 Séance commune CESER / Conseil régional sur le Projet régional du Véhicule électrique   Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, Mesdames, Messieurs, ...]]>

Séance commune CESER / Conseil régional sur le Projet régional du Véhicule électrique

 

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, Mesdames, Messieurs,

Je vais sans doute faire une intervention un peu plus longue qu’une simple question mais comme il m’a semblé que la parité n’était pas vraiment respectée en tribune, je me disais que je rétablirais ainsi un peu l’ordre des choses.

Tout d’abord un peu d’histoire, quelques rappels et quelques propositions.

Saviez vous que la première voiture électrique a roulé en 1834, soit 52 ans avant la première voiture à essence, que la première marque produisant ce type de véhicules en série a été fondée en 1893, à Paris, qu’en 1900, les voitures électriques battaient des records de vitesse (plus de 100 km/h) ou de distance (près de 300 km sans recharge, aujourd’hui c’est 200km/h), qu’en 1900 toujours, une flotte de taxis électriques circulait à New York et que 38 % du marché américain de l’automobile était représenté par des électriques, contre 40 % pour les voitures à vapeur et 22 % pour l’essence, et enfin que la voiture électrique séduisait plus les femmes ? Ces données sont issues d’un article scientifique du professeur Frédéric Fréry de l’école polytechnique de Paris sur les technologies éternellement émergentes. On peut y lire (je cite) qu’ « une technologie éternellement émergente est une innovation qui se maintient durablement en phase d’émergence. Alors même que son succès commercial reste inexistant, on continue à prédire sa croissance imminente. Le cas le plus emblématique – puisque son émergence se poursuit depuis plus d’un siècle – est incontestablement la voiture électrique » fin de citation. Il me paraissait intéressant de vous apporter ces quelques éléments.

Si nous en revenons au Conseil Régional, nous sommes engagés, et vous avez confirmé cette démarche, Monsieur le Président, mercredi avec Philippe Vasseur et Jeremy Rifkin, dans la troisième révolution industrielle, celle de la transition énergétique, celle des réseaux intelligents.

Dans cette perspective économique et sociale renouvelée, l’innovation de l’électromobile a sa place, mais il nous faut bien nous entendre à la fois sur cette place au sein de la mobilité dans son ensemble et sur la dimension de cette mobilité. Ou en d’autres termes, toujours pour citer Jeremy Rifkin, nous devons considérer à la fois l’empreinte totale du véhicule électrique et l’empreinte totale de la mobilité pour bien cerner tous les enjeux du développement de cette filière régionale.

Pour une empreinte soutenable de  la mobilité, nous sommes engagés sur la voie de la division par quatre ou cinq des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 mais aussi des matières premières utilisées, ce qui nous donne par exemple, à la place d’une mobilité 80 / 20, une éco-mobilité 20 / 80. Je m’explique : à la place comme aujourd’hui, de 80% d’automobiles à moteur thermique utilisées en solo, et de 20% pour les modes alternatifs, c’est-à-dire les transports collectifs, le vélo et la marche, l’éco-mobilité à laquelle nous voulons aboutir sera constituée de 20% d’automobile individuelle, et de 80% de ces mêmes modes alternatifs, auxquels s’ajouteront la voiture partagée ou covoiturée (en clair celle qui transporte plusieurs personnes) et la mobilité évitée, grâce notamment au télétravail. Toute cette organisation sera rendue possible et fluide grâce à la communication numérique.

Pour être tout à fait clair, dans l’enjeu d’une nouvelle approche de la mobilité qui s’impose à notre société (réduction des gaz à effet de serre, réduction de  la congestion routière…), il n’est pas envisageable de remplacer une voiture thermique par une voiture électrique.

Dans ce nouveau paysage, l’automobile peut se diviser en deux parts de motorisation, 10% thermique et 10% électrique. C’est de cette part que nous parlons aujourd’hui. Tout l’enjeu est donc de développer à la fois le bon contexte et la bonne dimension de la filière électromobile, mais aussi une filière à l’empreinte vertueuse, exemplaire de l’excellence régionale.

Citons quelques exemples d’actions régionales pouvant aller dans cette direction.

Tout d’abord, il nous semble que le projet régional véhicule électrique ne doit pas considérer uniquement l’automobile mais aussi les véhicules à deux ou trois roues.

Concernant la stratégie régionale de déploiement des bornes de recharge, il serait opportun d’équiper les parkings relais de nos gares afin de favoriser la multi-modalité privilégiant ainsi les transports en commun.

Concernant les batteries au lithium, n’oublions pas qu’il s’agit d’une ressource rare et à faible durée de vie dont le prix est passé de 350 à 3000 € la tonne entre 2003 et 2008.  Il ne faudrait pas remplacer notre dépendance au pétrole par une dépendance au lithium. D’ailleurs certains constructeurs reconnaissent aujourd’hui que l’accès aux métaux rares est difficile.

Les laboratoires travaillent activement à l’amélioration de l’autonomie des batteries, de leur durée de vie, de leur fiabilité et un certain nombre de pistes paraissent prometteuses à terme. Mais la question de leur recyclage, tout comme le recyclage des véhicules reste entière. Si l’objectif du Conseil Régional est de mettre de l’argent public sur le développement du véhicule électrique, il faut en particulier l’investir dans le développement et l’organisation de la filière du recyclage des véhicules électriques et des batteries afin de la rendre la plus viable possible. Ce qui va également dans le sens de la création d’emplois. Il faut que ça se fasse en parfaite collaboration avec l’Etat et l’ADEME qui vient de publier le scénario 2050.

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, quel dispositif public serait le mieux à même de permettre la création de cette filière de recyclage des véhicules électriques et des batteries ?

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, nous avons engagé des études sur l’électromobilité, d’autres sont en cours sur l’éco-mobilité, nous veillerons à les faire converger et nous vous donnons rendez-vous pour notre prochaine étape qui sera le colloque régional sur l’éco-mobilité du 19 mars prochain.

 

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