Retrouvez le communiqué de presse de notre groupe.
Le groupe Europe Écologie Les Verts a présenté jeudi 4 juillet en séance plénière du Conseil régional une motion pour l’accueil dans la région Nord – Pas de Calais de la future Agence nationale de la Biodiversité. A lire ici.
Emmanuel Cau, vice-président Environnement, Aménagement, Climat, a présenté cette motion au nom du groupe.
Cette motion a été votée à la majorité. (POUR : EELV, PS, PCF, La Gauche Maintenent ; CONTRE : FN, UMP).
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C’est sur notre territoire, le Nord Pas de Calais, ce qui pouvait ressembler à une gageure, qu’est né le concept de trame verte et bleue. Le Grenelle de l’environnement n’a fait qu’en changer l’acronyme à travers la mise en place du SRCE.
Cette naissance ressemblait à un défi car nous sommes d’un territoire qui s’est sacrifié pour produire le métal ou le textile, qui a étayé les mines de sa forêt, déjà décimée par les guerres, pour en extraire le charbon, qui a boosté son agriculture jusqu’à la limite.
Un plat pays, qui a, et continue de nourrir et enrichir le pays.
Une région trop souvent caricaturée, exploitée, jetée sur le front de la reconversion, presque seule. Seule avec son emploi et sa santé plus dégradés qu’ailleurs. Seule avec un environnement saccagé en de nombreux points.
Seule mais solidaire.
Solidaire dans la mine ou dans l’usine bien sûr. Mais solidaire aussi avec ses futures générations.
La création du Parc naturel régional Scarpe-Escaut en 1968 est sans doute le premier pied de nez à la fatalité ou à la résignation.
Mais la résignation n’est pas à l’ordre du jour dans notre région, même quand « l’environnement commence à bien faire », même quand l’écologie devient accessoire dans la crise.
Malgré des indicateurs environnementaux inquiétants au regard des indicateurs nationaux (une région densément peuplée, une si petite forêt, une si grande artificialisation…), sur ce territoire, pourtant peu conscient de la valeur de son patrimoine naturel, des combats et des victoires, des revendications et des résultats se faisaient jour :
Nous nous sommes attelés à la tâche :
La liste n’est pas exhaustive, et pourtant tout s’est fait avec 3 euros 6 cents.
Tout le monde candidate pour recevoir cette Agence, l’artillerie lourde est de sortie : Rhône-Alpes ou encore la Communauté urbaine nantaise, ce magnifique territoire fait notamment de bocages humides (en tout cas avant les premiers coups de pelleteuses de Notre-Dame-des-Landes…). Le match, s’il a lieu, sera serré.
Nous ne mendions pas une quelconque breloque reconnaissant notre travail, nos résultats et nos promesses ; nous ne troquerons pas non plus cette agence contre de réels moyens et des budgets à la hauteur.
Nous offrons au gouvernement l’opportunité d’un symbole plein de force et de sens, et un accueil digne des ambitions ou des promesses de l’Agence nationale de la biodiversité
2013.07.04 Motion EELV Agence nationale de la Biodiversité
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Aménagement du territoire, environnement et plan climat
Climat et Biodiversité, et leurs conséquences sur l’aménagement du territoire ont été au cœur de l’actualité de cette année 2012. Des sommets avec de courtes avancées à Hyderabad, l’échec de Doha… La Conférence environnementale nationale qui a dressé des objectifs dignes de ce nom
Le plan régional n’était pas en reste : le SRCAE a été adopté et arrêté, le SRCE est en consultation comme les volets du SRADDT et ses Stratégies régionales sur la biodiversité et le climat.
Sur le plan des conséquences d’une non-prise en compte ou d’une insuffisante prise en compte de ces enjeux, hélas, notre planète comme notre région en ont été victimes : la tempête Sandy (new York), le 1er typhon qui touche les Philippines (700 morts), et un chiffre/indicateur parmi tant d’autres, 95% des rorquals communs ont disparu dans les 75 dernière années. Mais c’est aussi, plus près de nous, les inondations de cet automne sur notre littoral, et 1,4 espèce de plante qui disparait tous les ans de notre région.
Si les Etats ne sont pas à la hauteur des enjeux, il revient aux gouvernements locaux de cravacher un peu plus, dans les wateringues, sur le littoral, dans le bassin minier…c’est tout l’enjeu de ce budget, certes modeste, mais qui contribuera à faire face à la situation.
Le cadre stratégique n’a pas changé, mais se renforce.
Avec la consultation et future enquête publique du nouveau Sraddt version 2.0 et ses deux DRA, les stratégies régionales climat et biodiversité qui y sont adossées, articulées et complémentaires aux schémas « Grenelle ».
Ce budget Aménagement du territoire et Environnement, budget est en baisse globale de 12,4%,
Soit une baisse de 0,1% en fonctionnement et de 17,8% en investissement comparé à 2012. Un budget constant en fonctionnement, je le souligne car c’est important en cette période de crise par rapport au maintient de l’emploi local, au soutien associatif et aux territoires ruraux.
1er grand axe, l’aménagement durable du territoire
Cette politique s’appuie sur les fonds territoriaux.
Pour mémoire ce dispositif a initialement été mis en place pour faire levier sur des projets structurant susceptibles de porter une dynamique de développement sur des territoires souhaitant mobiliser des crédits européens dans le cadre des critères de Lisbonne. L’affichage de crédits de fonctionnement faisait suite à une demande des territoires (littoral) pour perpétuer le mode de faire précédent, le Fodel.
Jusqu’à ce jour, le fonctionnement a été mobilisé principalement pour des actions de communication liées aux JO, en appui à des programmes d’activité ou des évènements culturels qui peuvent trouver des réponses au regard du droit commun
Sur le Plan de l’investissement, nous maintenons nos contractualisations CPER pour les territoires en reconversion : l’Arrageois, le site de défense d’Arras, le GIRZOM VRD. Nous maintenons notre politique volontariste aux investissements structurants pour le littoral, le bassin minier et le Hainaut Cambrésis. Nous diminuons globalement pour 2013 l’enveloppe mobilisable par la baisse du fonds fléchés Louvre Lens de 12 700 000€ en 2012 à 1 995 000 € pour 2013. Suite à l’inauguration, la majorité des travaux sont finalisés ou engagés.
Mais je pense que la question doit se poser d’un nouveau soutien pour profiter du classement UNESCO du Bassin Minier…
Politiques territoriales
Toujours 13 Pays et 3 Parcs naturels régionaux (24% du territoire régional)
La Région maintient son engagement auprès des Parcs et des Pays.
Avec un maintient du budget investissement et une légère augmentation du budget fonctionnement
Nous avons début 2011 renforcé les priorités régionales dans les Pays : Foncier, Agriculture Durable, renouvellement urbain en milieu rural, adaptation/robustesse des territoires. Cette année nous avons pu mesurer la montée en puissance de ces politiques, structurantes à l’échelle locale.
Enfin, une richesse, une ingénierie, un moteur dans l’aménagement du territoire qui dépasse largement son périmètre statutaire : nos 3 Parcs Naturels Régionaux.
2013 verra l’aboutissement de la révision de la Charte du Parc des Caps et Marais d’Opale. La continuité et la pollinisation des démarches d’économie du foncier pour rétablir un équilibre ville/nature/agriculture avec VUQ, Renouer (renouvellement urbain et écologique en milieu rural). Ces politiques ne bénéficient pas encore d’une juste valorisation et visibilité, mais elles sont des démonstrateurs grandeur nature qu’un autre aménagement, une autre urbanisation est possible pour un niveau de service et de « confort » supérieur ou égal.
Un projet au cœur de ces politiques, le Plan d’éco-réhabilitation de 100 000 logements d’ici à la fin du mandat
Il est Ambitieux au regard des bénéfices attendus
sociaux – 1 famille sur 6, soit 8 millions de français sont en précarité ou en vulnérabilité énergétique (1 famille sur 4 dans le Cambrésis).
Certaines opérations démontrent qu’une division par 4, 5 ou 6 de la facture énergétique est possible et moins chère que démolition /reconstruction. L’opération des Vieux corons à Douai, c’est une division par 6 de la consommation d’énergie et 772€/an d’économie de charge par logement. Bénéfice collatéral : les occupants bénéficient d’un logement adapté et d’un confort supérieur
économiques – ce plan doit mobiliser 3 milliards d’euros d’ici 2014/2015 qui sont générateurs d’emplois locaux. Les 1 400 000 logements qu’il nous faut rénover énergétiquement d’ici 2050 correspondent à 20 000 ETP/an maintenus et créés, pour la seule rénovation énergétique (pas la déco, pas les aménagements…)
environnementaux – par la réduction des gaz à effet de serre pour lesquels le bâtiment pèse 21% des émissions.
C’est aussi un projet important par sa mobilisation : la Région est l’ensemblière d’une dynamique jamais réalisée avec tous les acteurs – mobilisation clé de voûte du succès, de l’efficacité et de la pérennité du dispositif.
Je tiens une nouvelle fois ici à saluer l’engagement transversal des élus : Pierre De Saintignon, Philippe Kemel, Rudy Elegeest, Jean Marie Alexandre, mais aussi des 12 services mobilisés autour du DGS sur ce projet.
Mobilisation essentielle surtout en temps de crise qui provoque une rétractation du « marché » du bâtiment
2012 a vu de belles avancées.
Un Pacte régional qui vit et d’étend : en interne de la Région par la convergence de nos politiques et en externe par la mobilisation des tous les acteurs : territoires, entreprises, bailleurs, banques, bureaux d’études…
La montée en puissance des territoires et acteurs partenaires par conventionnement spécifique : LMCU, Artois com, CALL, CUD, CUA et la SOGINORPA
La signature d’un partenariat unique Région/Etat/ANAH reconnaissant nationalement et soutenant notre démarche notamment par la diffusion de notre audit, qui est une véritable clé de voute du système.
Comme annoncé, 2012 a vu la montée en puissance du plan sur la base des dispositifs existants, les chiffres parlent d’eux même :
Pour le Parc social c’est 12 383 logements déjà réalisés/rénovés avec un rythme annuel de 7 000 à 8 000 logements rénovés dès 2013.
Pour le Parc privé c’est 4 500 logements réalisés avec un objectif de 1 500 à 2 000 complémentaires par an.
15M€ consacrés en 2012 pour la formation permanente des demandeurs d’emplois au secteur du bâtiment (3 500 stagiaire / an)
400 000€/an pour la formation des salariés (soit 650 personnes formés par an)
2013 poursuivra cette dynamique tout en préparant la massification à 30 ans de l’action régionale pour intervenir sur 1 300 000 logements :
– rendu de l’étude du tiers investisseur début 2013 pour un déploiement en 2014
– diffusion des audits énergétiques et environnementaux
Nous visons 75 auditeurs formés à l’Audit Energétique et Environnemental pour réaliser 1 900 audit en 2013 et atteindre les 11 000 /an à partir de 2015.
– aides aux ménages les plus modestes,
– accompagnement de la mutation environnementale de la filière bâtiment,
– mobilisation des programmes européens,
Nous confirmons l’ambition régionale pour ce plan avec un budget en hausse :
2,95 M€ en fonctionnement,
4,25 M€ en investissement,
Budget Environnement 2013.
Une politique construite autour de deux axes stratégiques, deux défis, deux opportunités de développement : la lutte contre le dérèglement climatique et la restauration de la biodiversité avec la Trame Verte et bleue, ET donc l’ensemble de ses services.
Même les mares et les étangs, les marécages et les zones humides, si insignifiantes peuvent-elles paraître au premier coup d’œil, sont d’une importance capitale. On pense évidemment à leur rôle essentiel dans l’épuration et la régulation de l’eau, dans l’évitement des risques naturels, ou encore leur rôle dans le cycle du carbone et du sol
La Conférence de Doha s’est achevée, on a encore repoussé à plus tard les échéances ; dans tous les cas les scientifiques l’ont démontré, le réchauffement sera de 3,3°C d’ici 2050 si nous continuons comme cela. C’est un échec.
Nous nous situons donc régionalement et nécessairement sur les 2 fronts : atténuation et adaptation (sécurisation des ressources, agriculture, risques « naturels » – 2/3 des communes.
Le Plan Climat NPDC que nous co-pilotons est devenu Dynamique climat.
Cette dynamique confirme son originalité nationale et son intérêt notamment par la prise en compte des émissions directes ET indirectes de gaz à effets de serres, seul moyen d’atteindre le facteur 4,
L’observatoire régional climat est lancé et la société régionale se mobilise de plus en plus. CAP Climat a réunit un peu plus de 500 participants. Nous étions 120 ou 130 il y a 5 ans.
Nous avons voté le SRCAE et son Volet éolien, sa mise en œuvre a déjà commencé, articulée au volet climat du SRADDT.
Bien sûr tout en menant le Plan Climat de notre Institution, nous poursuivrons notre action pour réduire les émissions de gaz à effets de serre et nous adapter au changement climatique en poursuivant notre soutien :
2ème axe stratégique de la politique environnement : La Trame Verte et Bleue.
2012 a permis d’élaborer le Schéma Régional de Cohérence Ecologique – Trame Verte et Bleue. Celui-ci se différencie des autres démarches nationales par la reconquête des milieux au regard de notre déficit régional d’où l’ajout des termes Trame Verte et bleue
2013 verra simultanément les concertations du SRCE – TVB et de la Stratégie régionale Biodiversité – TVB adossée au futur SRADDT.
Nous intervenons selon 4 axes :
1/ Développer la recherche, la connaissance et l’observation
Nous avons depuis 2010 un réseau de la connaissance naturaliste unique en France : observatoire régional, conservatoire faunistique et botanique, Réseau des acteurs de l’information naturaliste…
En 2012, le second rapport de la biodiversité Nord-Pas de Calais de l’Observatoire régional de la biodiversité est sorti. Il confirme en 2011 des points positif comme les 745 ha d’espaces naturels remarquables ont bénéficié d’une protection forte (RNN, RNR…) mais aussi la poursuite de l’artificialisation qui atteint une surface équivalente à deux fois Paris intra muros en 19 ans ou l’accélération de la disparition d’espèces végétales de 1 /an à 1.4/ an (134 en un siècle).
2/ Nous accompagnons les territoires dans leur « recapitalisation »
Nous accompagnerons les déclinaisons locales du SRTVB, 11 pays et 7 agglomérations sont déjà engagés. Prévu en 2012, la dernière agglo – CA Porte du Hainaut – devrait lancer son étude en 2013.
En 2013 nous connaîtrons les premières actualisations des Schéma locaux de TVB suite au SCRE-TVB (Agglo Maubeuge Val de Sambre).
3/ Renforcer les cœurs de nature
En 2012, nous avons classé 6 RNR nouvelles (Héron, pré communal d’Ambleuteuse, prairie du Val de Sambre, forteresse de Mimoyecques, Pont d’Ardres, Prairie du Schoubrouck) pour 262 ha complémentaires.
Soit au total 25 RNR classées et 5 en cours de procédure pour 2013 soit + 600 hectares attendus.
Nous demeurons la première région de France en nombre de RNR.
4/ Développer et qualifier les liaisons écologiques
Nous sommes au cœur de nos appels à projet Corridors boisés et Zones humides, avec l’Etat et le soutien de l’Europe.
2012 : 11 projets de corridors boisés soit 200 ha et 10 projets pour 114 ha sont attendus en 2013.
2012 : 6 projets de zones humides ont été soutenus en acquisition comme en restauration sur 111 ha.
L’AMO accompagnant les collectivités de moins de 10000 habitants que nous avons lancé cette année porte ces fruits : 4 commune déjà accompagnées et 3 prévues pour 2013.
Plan forêt régional :
Il pousse. Certes à la vitesse des arbres, pas celle d’un rond point ou d’un contournement… Année après année ce plan bourgeonne, et fait ses premières racines culturelles dans tous les substrats, y compris les moins fertiles initialement.
2012 aura été marqué par le premier festival de l’arbre en région et ses 81 manifestations allant de l’exposition, à la course à pied jusqu’à la plantation citoyenne comme a Avion avec l’association les Ajoncs où 5000 ont été planté sur 7ha 5 par près de 900 enfants et 2000 adultes.
2012 confirme l’augmentation des plantations, bien sûr nous partions de loin, ce n’est pas un 10000m ou un marathon, c’est la diagonale du fou
17 ha en 2010, 37 ha en 2011, 280 ha de projets de boisements réalisés ou en cours en 2012 pour les seules initiatives régionales
En plus de l’APP projet corridors boisés, nous en avons lancé cette année deux nouveaux : l’AAP boisement Urbain, l’AAP agroforesterie.
Mais bien sûr ne sommes pas encore au rythme préconisé par le SRCAE et les conclusions de l’étude Clim’agri portée par la Chambre d’agriculture, soit 850 ha par an.
Néanmoins les partenariats se renforcent, par exemple avec la profession et Nord Picardie Bois, mais aussi avec les Départements.
Contrat de filière Forêt bois.
En lien direct avec ce plan forêt régional, c’est aussi toute une filière qui se structure et s’agrandit, nous sommes dans la 3e année du contrat de filière Forêt Bois co-porté avec la Région Picardie.
La dernière et récente étude confirme l’augmentation du nombre d’emplois dans la filière bois de plus de 1000 emplois pour dépasser les 28 000, positionnant la dernière région française en surface forestière au 6 ème rang des régions en termes d’emploi.
Pour faire plus et mieux, il nous faut développer les circuits courts, la recherche et les moyens pour valoriser localement nos bois locaux et stopper cette fuite de 80 % de nos bois vers l’Asie comme récemment relaté par la presse et signifié régulièrement au sein du CR
C’est en ce sens que nous avons, par exemple, lancé l’AAP construction bois de nos régions.
Pour conclure, un plan transversal : l’écocitoyenneté tout au long de la vie
Parce qu’une très grande majorité d’habitants place l’environnement au premier rang de ses inquiétudes. Parce que très majoritairement cette opinion publique affirme vouloir agir et se mobiliser, et parce que l’engagement, notamment associatif n’est pas au rendez-vous dans les mêmes proportions.
Dès aujourd’hui, l’éco-citoyenneté c’est déjà :
Plus de 49 associations soutenues par la Région et 47 porteurs de projet du FIPCE,
C’est le réseau des EIE, qui est passé de 23 à 26 conseillers en 2012 (3 nouveaux un commun pour les Pays de Lys Romane et du Ternois, 1 Pays du Cambrésis et un CA Porte du Hainaut). 8 sont attendus en 2013 dans la poursuite de notre objectif d’un conseiller pour 100 000 habitants.
C’est aussi 329 classes nature en 2012 par le dispositif chèque nature devenu Immersion nature.
Et c’est toujours plus de 21 900 élèves en 2012 qui ont participé à une journée objectif nature avec ENRx.
Enfin, ce budget, territoires, environnement et climat consacrera 1% de son budget à l’indispensable coopération Nord/Sud soit 726 000€
Nécessaire. Le Mali (contrat avec Chine pour raser forêt au sud de Kayes ) comme Madagascar -Analanjirofo (en manque de 1ere et 2e transformation pour valoriser bois de rose légaux) ont des problèmes très similaires aux notres. Leur résolution peut/doit être commune et coopérative
En conclusion
Voilà ce qui vous est proposé, continuer de faire d’apparentes contraintes de vraies opportunités de robustesse et de développement grâce :
– à un cadre stratégique renforcé
– une gouvernance améliorée et en voie de simplication
– 2 projets emblématiques, mais bien réels : le PFR et le Plan 100000 logements.
Il contribue à faire de la réponse à la première inquiétude (l’environnement) des habitants une réponse à leur première priorité (l’emploi).
Un budget pour léguer une rente plutôt qu’une dette
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Et dire enfin, que j’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur un Président de commission, Damien Carême, mobilisé et engagé, et sur des services de très, très grande qualité !
Je les en remercie sincèrement
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Support de la présentation d’Emmanuel Cau
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]]>Intervention d’Emmnanuel Cau sur le budget Citoyenneté, Relations internationales, Coopération décentralisée.
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Monsieur le Président, Madame la vice-présidente, cher(e)s collègues,
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EELV souhaite rappeler son attachement à cette politique d’ouverture au monde. Elle se veut et elle est de plus en plus transversale en s’appuyant sur chacune de nos politiques régionales au travers du 1% Nord/Sud. J’évoquais hier les nombreux et importants problèmes communs entre nos régions (filière forêt bois) dont la meilleure résolution passera par la coopération.
Cette politique se veut également cohérente en soutenant un développement équilibré alliant soutien de la démocratie locale, aménagement régional, développement économique et solidarité internationale.
EELV se réjouit de la poursuite et de l’approfondissement des coopérations internationales, coopérations avec l’Europe et notamment l’Allemagne, l’Afrique et le Brésil. Des coopérations par ailleurs de plus en plus mobilisatrices sur notre territoire.
C’est en général la dynamique de mobilisation menée par la Région en 2012 qui doit être saluée. Le lancement de la plateforme des collectivités du Nord Pas de Calais engagées à l’international, le lancement de Cap sur le monde, et l’organisation des premières rencontres avec tous nos partenaires sur la décentralisation et la régionalisation.
La Région joue ici pleinement son rôle d’ensemblier.
L’ouverture internationale est un atout, ne nous en privons pas et ne nous privons pas de l’implication du plus grand nombre à nos cotés. On peut le voir comme un « impérieux devoir de solidarité » avec certains pays. C’est notre cas.
On peut le voir aussi comme un besoin pour nous-même. Nous pensons, comme les associations et de nombreuses collectivités, universités et entreprises de notre territoire, qu’il est indispensable de nous ouvrir sur le monde pour échanger, apprendre, connaitre, partager trouver les solutions communes, et au final construire un monde simplement humain, simplement juste, simplement fraternel.
Egalité des territoires
Les Quartiers sont le reflet d’une société qui va mal. D’une société de compétition où les plus pauvres sont stigmatisés. Quel gachis ! Les quartiers sont aussi encore des lieux de solidarité, des lieux d’innovation. Ils sont en manque d’écoute et de compréhension. La crise y rend la situation plus difficile encore et tend à creuser plus encore les inégalités.
EELV se réjouit du travail mené par l’exécutif depuis 2010 pour réduire effectivement les inégalités sur le territoire et éviter de bâtir une région à plusieurs vitesses notamment par :
– le rééquilibrage des politiques de droit commun pour prendre en compte la réalité des territoires dans leurs difficultés
– la refonte du zonage prioritaire et la péréquation : nous sommes dans le bon timing au regard de nos échanges avec les ministres Cécile Duflot et François Lamy dans le cadre de la consultation nationale « Quartiers engageons le changement »
Nous ne déserterons pas ! La Région poursuit son engagement sur Nos Quartiers d’Eté et pour soutenir les villes et agglomérations dans leurs politiques de cohésion sociale. Nous devons exprimer notre solidarité en mobilisant des « crédits spécifiques » pour accompagner les territoires et la participation des habitants, mais aussi et d’abord en mobilisant nos propres politiques. C’est tout le sens des contractualisations à venir en 2013.
Il ne s’agit pas ici de faire un p’tit tour de manège, de tirer la queue du Mickey et de laisser les quartiers en plan !
Promouvoir dans les quartiers plus qu’ailleurs la Culture, y aider plus qu’ailleurs le rayonnement et l’ouverture des lycées et CFA, ne voilà que quelques pistes qui nous semble « de bon sens ». EELV appelle à cette mobilisation différenciée du « droit commun » qui va être renforcée par la Directive Régionale d’Aménagement « Egalité des territoires ».
Les partenariats associatifs / la précarisation du monde associatif
Plus largement, EELV se réjouit que nous continuions avec la même ambition une politique de partenariats associatifs et de citoyenneté. La Région doit faire « bouclier économique et social» et c’est pourquoi nous sommes satisfaits de cette politique importante pour les valeurs qu’elle porte. En soutenant la structuration des réseaux associatifs, la formation des bénévoles, la Région est à sa place et elle est reconnue pour ce qu’elle fait. Il nous faut poursuivre
En première ligne pour soutenir les populations en difficultés et alerter les décideurs publics, les associations sont aussi souvent les premières touchées par la crise. EELV est inquiet et solidaire des difficultés rencontrées par le monde associatif et tient à réaffirmer le rôle essentiel des associations comme vecteur de lien social et de vivre ensemble.
]]>Intervention de Myriam Cau sur le budget primitif 2013 Environnement, Aménagement, Climat.
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Monsieur le Président, chers collègues
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L’ambition de la politique menée par le Vice-Président est au cœur de notre volonté partagée d’une conversion écologique et sociale de notre région et d’un avenir durable pour les 4 millions d’habitants du Nord-Pas de Calais. En matière d’aménagement, nous sommes constamment confrontés au risque d’une analyse erronée qui produirait de mauvaises vieilles solutions, pour une pseudo croissance et producteur d’emplois peu durables. Le changement, qu’il soit maintenant ou pas, n’est pas la nature première de L’Homme : on va là où c’est facile, où on a l’habitude. Alors ce changement, il faut le mener et l’accompagner…c’est tout l’enjeu de cette politique.
2012 est en ce sens une année charnière.
Nous avons adopté le Schéma Régional Climat Air Energie afin qu’il soit plus ambitieux et atteigne le facteur 4 en 2050. Il se coordonne parfaitement avec notre plan 100 000 logements qui permettra la lutte contre la précarité énergétique. Pour rappel les logements sont générateurs du quart des gaz à effets de serre de notre région.
Le Schéma régional de cohérence écologique – TVB est quand à lui mis en consultation. Et aujourd’hui, les volets climat et biodiversité adossés au SRADDT vont pouvoir être déclinés concrètement.
En voici 1 exemple
Avec une DRA « maitrise de la périurbanisation », un SRCAE adopté qui limite l’étalement urbain à 500 ha/an sur toute la région, nous avons intégré dès 2012 cette volonté dans les nouveaux avis de SCOT.
Le SCOT du Pays du Cambrésis fut en ce sens un cas d’école. Suite à notre avis défavorable en CP sur les objectifs d’artificialisation maximale fixés par ce projet de SCOT.
Nous avons accompagné le territoire dans l’approfondissement de sa réflexion et proposé plusieurs pistes de travail Ce dialogue a payé et le Pays du Cambrésis a révisé son projet de SCOT :
Cela peut paraître peu, mais c’est la première fois que la Région est allée aussi loin pour faire bouger les curseurs et ça a marché
Un point d’attention particulire mérite d’être accordé aux parcs naturels qui ont vocation à constituer pour l’ensemble de la région de vraies références. Ce qui n’est pas simple. Après le renouvellement des chartes des Parcs naturels de Scarpe Escaut et de l’Avesnois, tous nos regards se tournent vers les Caps et Marais d’Opale en suspension de label. Il est impératif que la prise de conscience des territoires de SCOT évolue aussi dans ce territoire en matière de réduction du taux artificialisation à 12 ans. La Pédagogie, la démonstration du faire mieux autrement est essentiel et les actions menées par ENRx à travers les programmes VUQ ou Vers un Urbanisme de Qualité, RENOUER ou Renouvellement urbain et écologique des espaces ruraux vont en ce sens. 2013 sera une année cruciale pour le parc Caps et Marais d’Opale et je sais que la Région fera tout pour soutenir l’avenir de ce PNR.
Nous sommes fiers de plans de grandes envergures qui ont été lancés, comme le plan Forêt régional.
Il changera l’image, l’attractivité de notre territoire en augmentant sa robustesse. Les élus locaux, acteurs du foncier, de l’agriculture y adhèrent de plus en plus. Ce projet est une transition vers le modèle que nous voulons atteindre et remet les services rendus gratuits par la nature sur le devant de la scène (épuration de l’eau, de l’air, lutte contre l’érosion, biodiversité…) au dépend des intérêts et pression de court terme : étalement urbain, agriculture intensive… Cela génère des plus values importantes : avec par exemple les 28 000 emplois de la filière bois qui pourraient doubler d’ici 2040… Et l’humain, me direz-vous ? Il était au rendez vous du 1er festival de l’arbre. Un engouement exceptionnel des territoires et des acteurs confirmant l’histoire d’amour des hommes et des femmes pour les arbres; et cette immense attente des habitants du NPdC pour avoir davantage de nature, eux qui subissent parfois trop l’abondance du béton.
Alors que la transition doit se mettre en marche, alors que le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité se mesurent jour après jour dans notre région, alors que notre territoire est fractionné en plus de 15 000 morceaux, et qu’il est le plus couvert en voies rapides après l’île de France, le vieux concept route/croissance fonctionne malheureusement encore très bien.
Que ce soit pour le contournement de Bauvin/Provin ou le contournement Nord de Valenciennes, ces investissements ont les mêmes points communs : faire gagner quelques minutes aux automobilistes pour un investissement public démesuré (1 an de budget route du département 59 pour le contournement nord de valenciennes (125 M€)) et traversent toujours les mêmes zones humides (Marais de l’Epaix, corridor de la Deûle). Quand prendrons nous définitivement conscience que les zones humides sont les écosystèmes qui nous sont indispensables et que les aléas climatiques renforcent encore davantage leur intérêt ?
Quant à l’échangeur de Templemars, vous savez ce que nous en pensons : c’est une adduction sur un tuyau saturé, une ineptie (même soutenu par Frédéric Cuvillier)…
Nous rappelons que l’environnement ne peut être sacrifié au nom d’un avantage immédiat, qu’il est un élément de réponse à la crise.
Notre Région, par expérience ne le sait que trop et c’est pour cela que nous maintenons cette cohérence entre « Aménagement du territoire » et « Environnement ». Le maintien du budget environnement en cette période est un très bon signal donné.
Nous apportons notre confiance à Emmanuel Cau pour poursuivre ces projets moteurs et essentiels à notre région.
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]]>Le récit de la Conférence d’Hyderabad sur la Biodiversité sur Storify.
Pourquoi Emmanuel Cau y participe ? Cliquez ici. –
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Embrayer pour avancer vers un nouveau modèle de développement plus durable
et plus solidaire
Les deuxièmes assises de la Transformation Ecologique et Sociale ont réuni 400 participants, vendredi 5 octobre 2012 au Conseil régional Nord – Pas de Calais.
Objectif : faire le point sur l’évolution du projet engagé au début du mandat 2010. La Transformation Ecologique et sociale s’appuie sur 9 opérations de développement.
Des experts internationaux sont venus exposer leurs points de vue sur cette démarche : Rob Hopkins, initiateur du mouvement Villes en Transition en Grande-Bretagne,
Adi Gross, Directeur de l’agence de l’énergie du Vorarlberg en Autriche,
Allan Seatter, DGA Environnement à la Commission européenne,
Eloi Laurent, Science Po.
Pour mieux comprendre la TESR il est nécessaire d’expliquer la notion de bien commun : ils sont utiles à tous et de différentes natures :
– biens communs environnementaux : climat, biodiversité, énergie…
– biens communs sociaux : santé, la formation, l’égalité femme / homme…
Jean-François Caron, Président du Groupe « Europe Ecologie – Les Verts » Président de la Commission « Transformation Ecologique et Sociale du Nord-Pas de Calais » nous explique ce qui change la donne quand on prend les choses par le biais des biens communs :
« Il est nécessaire de re-questionner les finalités d’engagement de l’action publique. Dépenser de l’argent afin de produire des choses globalement utiles à la société. Cela peut être des biens communs environnementaux ou sociaux qui seront également porteurs d’activités et d’emploi.
C’est le développement économique qui se remet au service de la société. Si l’on prend l’exemple de l’opération 100 000 logements (réhabilitation thermique de 100 000 logements en Nord – Pas de Calais) on obtient à la fois des biens communs environnementaux préservés : moins d’énergie consommée, moins de rejets dans l’atmosphère d’un côté et de l’autre, des biens communs sociaux puisqu’on diminue les charges des ménages. C’est une façon de lutter contre la pauvreté et la précarité et en plus, c’est créateur d’emplois. »
Est-ce que la Transformation écologique et sociale peut aboutir à un consensus politique ?
« Les différences idéologiques demeurent. Les groupes politiques ont des valeurs différentes. Mais il y a un désir de quasiment toutes les couleurs politiques de questionner et de faire évoluer le modèle de développement qui nous anime et également une interrogation sur tous les bancs politiques : on sait très bien que la situation actuelle ne peut pas durer et donc il faut réagir.
Que le consensus aille jusqu’au bout par rapport aux arbitrages à rendre, ce n’est pas certain, mais en tous cas il y a une volonté d’avancer collectivement pour revenir à un peu de bon sens, de sens tout simplement dans le développement. »
A quoi rêve Jean-François Caron ?
« Mon rêve c’est qu’on puisse montrer, à une échelle non négligeable, celle d’une région de 4 millions d’habitants, qu’on peut inverser des dynamiques en matière économique c’est-à-dire recréer de l’emploi et de l’activité en se remettant au service des grands enjeux de la région. Si la région avance, les conditions de vie de chacun s’améliorent et l’on crée du développement et de l’emploi.
Réaliser cela à l’échelle de la région, c’est introduire l’idée que dans les années qui viennent un développement plus vertueux est possible et qu’un nouveau modèle de développement plus écologique et plus social est possible. Le monde n’aura pas changé, mais à notre niveau avec notre responsabilité d’élus on aura montré qu’il y avait des possibles. Ce nouveau modèle pourra alors évoluer à différentes échelles et s’amplifier… »
« La TESR, c’est quoi dis ? »
Pas facile d’expliquer aux non experts la TESR, alors Myriam Cau, Vice-Présidente chargée du développement durable, de la démocratie participative et de l’évaluation s’est livrée à un exercice différent de l’interview : elle explique à sa fille, collégienne ce qu’est la transformation écologique et sociale.
« Tu vois, la transformation écologique et sociale, s’applique au territoire où l’on vit, dans notre cas, une ville : Roubaix, située dans le Nord – Pas de Calais. Actuellement nous sommes face à de grands changements qui vont durablement et obligatoirement changer nos modes de vie et nos capacités de vivre ensemble. Il est donc très important de préparer ce futur car ce qui va nous arriver est inquiétant : le changement climatique, la fin du pétrole à bon marché, qui fait peut-être que demain nous ne pourrons plus utiliser notre voiture car nous n’aurons plus assez d’argent pour payer l’essence devenue trop chère. Notre environnement va changer également : moins d’oiseaux, moins d’espèces animales et végétales… Cela engendrera beaucoup de difficultés dans notre vie quotidienne, parce que par exemple les abeilles polénisent et nous avons besoin d’elles pour notre alimentation…
Devant tous ces grands risques, il faut qu’on se prépare tous ensemble dès aujourd’hui et c’est pour cela qu’en région Nord – Pas de Calais, beaucoup de gens qui sont des élus politiques, des associatifs, ou de simples citoyens, tes voisins, ta famille… Des personnes qui sont aussi des acteurs économiques réfléchissent à notre avenir.
Nous essayons de trouver des solutions pour nous adapter et anticiper ce qui va arriver. Ainsi, demain, nous pourrons dire avec fierté à nos enfants : « voilà, bien sûr la situation a changé, le climat a changé, mais nous sommes toujours là, nous vivons toujours bien, nous avons plus de bien-être, peut-être possédons-nous moins de choses matérielles, mais nous savons toujours, et peut-être de façon plus égalitaire répondre à nos besoins essentiels, pour communiquer entre nous, avoir une éducation, accéder à la connaissance, à la culture, nous soigner, être capables de vivre ensemble dans des villes où il fait bon vivre.
Peut-être avons-nous moins de choses et moins de biens mais peut-être aujourd’hui nous sommes plus heureux parce que dans les années 2010 à 2020, nous avons su préparer la transition écologique et sociale. »
Comment travailler dans la transversalité ? Dans sa délégation « développement durable, démocratie participative et évaluation », Myriam Cau nous explique ce qui change :
« Les opérations de développement permettent de tester grandeur nature comment nous sommes capables de passer d’une idée théorique et pertinente à quelque chose de précis, de concret, d’opérationnel. Donc d’explorer toutes les voies, tous les moyens toutes les conditions de réussite qu’il faut réunir pour y arriver.
La transversalité, c’est être capable de parler avec toutes les parties prenantes, tous les gens concernés par un projet, y compris les citoyens. Avoir la capacité de tous se focaliser, non pas chacun vers ses responsabilités immédiates, ses prés carrés, mais bien vers un objectif commun partagé où chacun apportera sa contribution.
Toutes ces choses là sont importantes et dans ma fonction actuelle par le biais de ce que je fais en démocratie participative : associer les citoyens, travailler sur l’évaluation ou l’exploration prospective… j’estime que je peux contribuer à un objectif commun et partagé autour de la transformation écologique et sociale. »
Sandrine Rousseau Vice-présidente en charge de l’Enseignement supérieur, recherche, nous parle de l’opération de développement « diabète ».
Quel est l’intérêt de la co-animation par deux Vice Présidentes ?
« Les deux Vice Présidentes qui sont en responsabilité sont Cécile Bourdon (VP santé- PS) et moi-même (VP enseignement supérieur et recherche). L’intérêt de ce duo est de remonter le problème du diabète depuis les malades et la recherche, jusqu’aux comportements ou aux produits alimentaires qui peuvent provoquer ou aggraver les choses. Aujourd’hui la recherche avance et le traitement des malades est bien défini mais l’enjeu est de diminuer l’extraordinaire progression de cette maladie chronique. Sport, alimentation saine, limitation des additifs chimiques, accès aux produits frais à des prix abordables, développement de la prévention et du dépistage sont autant d’enjeux pour limiter la montée et la gravité du diabète. »
Quel est l’intérêt d’un travail transversal ?
« La recherche sur le génome toute seule ne peut expliquer la montée du diabète. Cette maladie est par exemple beaucoup plus fréquente parmi les personnes qui ont peu d’argent pour vivre que parmi les personnes riches. Par ailleurs, si la recherche médicale sur le traitement du diabète est assez avancée il existe des enjeux forts pour que les personnes suivent leur traitement, supportent la discipline que cela implique, continuent à consulter régulièrement…. Et puis il y a aussi tout l’aspect prévention. Bref un portage commun santé et recherche est absolument indispensable. Nous avons dans notre région les chercheurs parmi les plus avancés au monde sur le diabète, nous avons aussi la prévalence (c’est à dire la fréquence) du diabète la plus importante de France. Nous devons lier ces deux choses et faire un plan ambitieux de lutte contre cette maladie.
Et puis les pays du sud, on le sait moins, sont aussi très touchés par cette maladie. Les recherches en France doivent pouvoir bénéficier aux pays du sud et cela aussi c’est la philosophie de cette opération de développement ! »
Les actes des Assises seront en ligne dans quelques jours. Le lien vous sera communiqué ici même.
A lire également, le compte-rendu de Rob Hopkins, fondateur des Villes en Transition, présent tout au long de ces Assises.
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