Les eaux de Terre-Neuve et la mer Baltique sont au bord de l’extinction de tous leurs poissons et la mer Méditerranée pourrait être la suivante. On estime en effet que 90% des stockes de la Méditerranée sont surexploités, c’est à dire que l’on pêche plus de poissons qu’il n’en naît chaque année. L’Union Européenne reconnaît bien l’urgence de la situation mais les écologistes sont les seuls à voter en faveur de la sauvegarde de nos mers lorsqu’il s’agit de réglementer. C’est ce que montre par exemple l’analyse du dernier vote au Parlement Européen par l’association Bloom.
On ne peut donc pas se permettre de reporter à la prochaine élection d’avoir des députés écologistes. Il faut agir et vite!
Pour en savoir plus sur la surpêche, lisez le livre de Stéphan Beaucher et regardez cette vidéo:
]]>Il est absurde de croire que l’on peut faire pousser ce que l’on veut où l’on veut. L’agriculture comme l’agronomie, c’est savoir s’adapter aux réalités naturelles, aux ressources disponibles et trouver les espèces les mieux adaptées aux conditions locales. Faire pousser des hectares et des hectares de tournesols ou de maïs dans des régions pauvres en eau est une aberration. L’État et les collectivités ne devraient pas dépenser sans compter pour réparer les mauvais choix de certaines chambres d’agriculture, en construisant des barrages qui sont néfastes pour les espèces sauvages mais aussi pour les agriculteurs qui cultivent des espèces adaptées. Le cas du barrage de Sivens, où une poignée de céréaliers et d’élus a voulu imposer la construction d’un barrage d’irrigation malgré l’opposition de nombreux acteurs locaux, s’est terminé en drame avec la mort de Rémi Fraisse, tué par un gendarme. Il est hors de question de continuer ainsi. Il faut donc établir des institutions pour gérer l’eau de façon concertée et scientifique. Le réflexe ne doit plus être d’adapter le paysage à des choix agro-industriels mais de choisir les bonnes espèce pour les bons environnements.
Pour produire 1kg de viande de bœuf, il faut environ 12kg de céréales, si on ajoute à cela l’eau bue par l’animal et celle nécessaire à son entretien, on arrive à un bilan en eau de 15 500 litres d’eau par kilogramme de viande de bœuf. Soit 100 jours de consommation d’eau du robinet d’un Français moyen. Il n’y a pas assez d’eau sur Terre pour 7 milliards de personnes mangeant de la viande deux fois par jour. Il est donc impératif d’encourager la diminution de la consommation de viande, en offrant systématiquement des plats végétariens dans les cantines et la restauration collective. Mais aussi en taxant la viande en proportion des dommages qu’elle crée à l’environnement: pollueur=payeur. Il faut aussi gérer mieux les déchets agricoles. Les porcs de Bretagne produisent autant de déjections que les 60 millions de Français. Nous retraitons nos déchets mais ceux des animaux sont épandus librement, polluant les rivières, les sols et la mer. C’est la raison de la crise des algues vertes que la Bretagne connaît tous les ans depuis près de 50 ans.
Avoir une eau potable au robinet n’est pas une mince affaire car il faut bien évidemment que l’eau soit propre. L’utilisation d’engrais et de pesticides dans les champs situés au dessus des nappes phréatiques ou en amont des rivières où l’eau des villes est puisée implique qu’il faille nettoyer l’eau des ces produits chimique avant de l’offrir aux habitants. Ce nettoyage a un coût élevé, qui n’est pas payé par ceux qui ont pollué l’eau mais par les consommateurs. La ville de Munich, en Allemagne, a décidé en 1991 d’arrêter les frais de cette logique absurde et a donc décider d’accompagner les agriculteurs de la région pour qu’ils se convertissent à la bio. Résultat, les subventions coûtent moins chères que le nettoyage de l’eau ne coûtait auparavant, l’eau est plus propre, les revenus des agriculteurs sont plus élevés et leur nombre a augmenté. Tout le monde y gagne. La bio n’est donc pas un luxe de riches, c’est un projet économique pour les villes et leurs régions. C’est d’ailleurs pourquoi le Danemark s’est fixé comme objectif de devenir la première agriculture 100% bio d’Europe. Il est grand temps que la France affiche une telle ambition!
]]>La vie sans plastique, c’est possible! Il existe d’ailleurs des boutiques qui proposent des produits entièrement sans plastique. Par exemple Sinplastico, créée par une Française vivant en Espagne, Marion de la Porte. Mais il est également temps d’interdire progressivement les plastiques jetables. L’Union Européenne a commencé à restreindre la distribution des sacs plastiques. Grâce à un amendement des députés écologistes, la France va bannir les couverts en plastique à usage unique dès 2020. Il faut donc continuer sur cette voie et aller vers la limitation des bouteilles en plastique et le retour de la consigne pour le verre mais aussi pour les plastiques durs.
Mais pour lutter contre les bouteilles d’eau en plastique, il faut aussi garantir une eau du robinet qui soit de qualité et à un prix raisonnable, ainsi que des fontaines dans les rues. Cela passe par une re-municipalisation des régies de l’eau. Les exemples de Paris ou Grenoble où des élus écologistes ont obtenu le retour de la gestion de l’eau sous le contrôle de la mairie plutôt que celui d’un grand groupe privé, montrent bien que la garantie d’une eau de qualité pour tous, passe par une gestion publique et transparente. C’est logique, car une entreprise privée dont le contrat dure 10 ans ne s’occupera jamais aussi bien des canalisations, dont la durée de vie est d’environ 75 ans, qu’une gestion citoyenne qui se soucie plus du long terme. C’est également le souhait de près de 1 900 000 Européen-ne-s qui ont signé l’Initiative Citoyenne Européenne Right2Water forçant la Commission Européenne à s’emparer du sujet.
Pour la biodiversité, pour notre santé, pour notre porte-monnaie, il est grand-temps que nos politiques s’occupent plus des problèmes de l’eau liés au plastique. Y compris à l’Assemblée Nationale.
]]>L’accord de Paris rédigé lors de la COP21 prévoit que les pays tâchent de maintenir le réchauffement climatique à 2°C au dessus des niveau pré-industriels. Si cela est souvent présenté comme très ambitieux, cela signifie tout de même que la communauté internationale s’est fixé un objectif qui inclus la disparition de plusieurs pays insulaires du fait de la montée des eaux mais aussi que de très nombreux pays vont connaître de très graves problèmes d’eau dans le futur. Parmi les pays les plus exposés au monde en terme d’accès à l’eau, on retrouve tous les pays de notre circonscription: Israël, Palestine, Turquie, Chypre, Malte et dans une moindre mesure Grèce et Italie. Nous vivons dans la région du monde qui va connaître les plus graves problèmes d’eaux dans les années et décennies à venir.
Lutter de toutes nos forces contre le dérèglement climatique devrait donc être la mission le plus importante de la prochaine députée des Français-es d’Europe du Sud car il en va de notre capacité à pouvoir continuer à vivre dans nos pays d’accueil.