Damien Girard http://damiengirard.aveclecologie.fr L'écologie en tête Fri, 09 Jun 2017 20:16:41 +0000 fr-FR hourly 1 http://damiengirard.aveclecologie.fr/files/2017/01/cropped-favicon-legislatives-2017-32x32.png Damien Girard http://damiengirard.aveclecologie.fr 32 32 Cadre programmatique http://damiengirard.aveclecologie.fr/cadre-programmatique/ Fri, 09 Jun 2017 09:50:46 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=262 Lire la suite]]> Notre campagne pour ces élections législatives sur la 5ème circonscription du Morbihan s’inscrit, bien entendu dans le cadre général défini à l’automne dernier par le Conseil Fédéral d’Europe Écologie Les Verts.

Ce document intitulé «Vers une société du bien vivre» est accessible sur le site d’EELV.

Mais, de diverses manières, nous avons souhaité mettre la lumière sur quelques thèmes particuliers. Cela a donné plusieurs des articles que vous trouverez dans la rubrique «Carnet de campagne» ainsi que tous les articles qui figurent sous la rubrique «Programme».

Mais, bien sûr, si vous souhaitez approfondir ou discuter une question, n’hésitez pas à me faire signe, par exemple en m’écrivant à damien.girard2017@paysdelorient.info

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Rencontre avec Multiprises http://damiengirard.aveclecologie.fr/rencontre-avec-multiprises/ Fri, 09 Jun 2017 08:42:32 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=530 Lire la suite]]> Nous avons rencontré hier le collectif d’artistes MULTIPRISES à la galerie du Faouedic, alors qu’ils mettaient la  main à leur dernière œuvre « KARST, la dimension cassée » dont le vernissage a lieu ce soir à 18h et qui restera au Faouëdic jusqu’au 23 juillet.

MULTIPRISES a été crée il y a quelques années par plusieurs artistes terminant leur cursus à l’Ecole des Beaux Arts de Lorient. Ces artistes voulaient travailler ensemble, soit en faisant œuvre commune, soit en faisant répondre et se questionner leurs œuvres individuelles.

Le nom MULTIPRISES est représentatif de cette volonté. On se « plugge » ou pas sur le collectif tout en gardant son « alimentation » propre. Une œuvre, une exposition, une performance est « MULTIPRISES » si elle est réalisée par plusieurs artistes du collectif. Si l’artiste est seul, alors c’est une création individuelle.

Le collectif a réalisé plus d’une dizaine d’évènements remarqués sur le pays de Lorient et dans le Finistère (Art dans les chapelles, Ateliers Ouvets, Abbaye Saint Maurice…)

La réputation de MULTIPRISES et le nombre d’évènements augmentant,  le collectif s’est doté d’une association qui sert d’outil de production et permet de rémunérer les artistes. Un emploi aidé a été crée il y a un an. Parmi les ambitions de l’association : aider le collectif à évoluer et  permettre à chacun de ses membres de vivre et travailler sur le territoire.

Sacrée gageure dans une ville qui conçoit la création plus comme une suite de programmation d’artistes, que comme un processus de recherche et de développement destiné à faciliter la permanence des équipes sur le territoire et les échanges pérennes avec les habitants, plus comme un outil de communication qu’un aiguillon piquant et dérangeant au sein de la Cité…

MULTIPRISE a une démarche artistique singulière qui réunit ses différents artistes : faire des pas de côté, casser les frontières, comme par exemple être en dehors des lieux prévus pour les arts plastiques (l’exposition KARST est la première à être dans un de ces lieux mais déconstruit l’espace…allez voir), rencontrer et échanger simplement avec le public, notamment celui qui ne fréquente pas les lieux d’exposition,  sortir des a priori en créant un lien, en parlant, tout simplement, avec chaleur et bienveillance, même juste de technique ou de matières, de façon à placer un art contemporain exigeant mais disponible au cœur de la Cité…

L’exposition KARST, est  signée par huit artistes, ce qui en soit est rare et singulier. Ils ont confronté non sans difficulté leurs visions, leurs envies, leurs frustrations.  MULTIPRISES a complètement détourné, déformé l’espace de la galerie en faisant entrer plus de 30m3 de matériaux, créant des obliques, des passages, des virages et des reliefs… On ne reconnaît plus la galerie, on est plongé dans un univers spécifique, une grotte inconnue,  un espace à sonder… C’est une œuvre monumentale mais forcément éphémère, comme un spectacle vivant,  si on ne la voit pas là, on ne la reverra plus…
À ne pas rater donc…

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Rencontre avec Max Schaffer, directeur d’Optim’ism http://damiengirard.aveclecologie.fr/rencontre-avec-max-schaffer-directeur-doptimism/ Thu, 08 Jun 2017 21:38:57 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=526 Lire la suite]]> « Vous avez besoin de légumes, ils ont besoin de travail : ensemble cultivons la solidarité ! » Cet appel du Réseau Cocagne, Optim’ism le lance depuis 2004, lorsque l’association d’insertion, qui s’appelait Optim services, développe cette nouvelle activité de maraîchage bio. Aujourd’hui, fruits et légumes sont produits sur les jardins de la Croizetière à Riantec et de St-Urchaut à Pont-Scorff et vendus par abonnement sous forme de paniers hebdomadaires, livrés dans les points de dépôts ou à vélo à domicile.

Les salariés sont des personnes rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi, mais à Optim’ism, on ne parle pas d’insertion, ce serait encore une façon de les marginaliser, de les faire se sentir « au rabais ». Ici, les gens sont simplement en contrat et ont des perspectives d’évolution. En se formant sur différents postes (13 postes possibles), ils peuvent faire valider leurs compétences avec un encadrant. 2 ou 3 postes validés permettent d’augmenter le temps de travail et donc le salaire. Une façon de valoriser les parcours et l’investissement.

60 personnes sont actuellement salariées d’Optim’ism. Au delà du maraîchage bio, l’association a aussi développé une activité d’entretien paysagiste et propose de l’écopaturage avec ses 11 chèvres des fossés et ses 7 moutons d’Ouessant qui assurent le nettoyage des friches des zones industrielles ou la lutte contre les plantes invasives. Autre activité animale : l’introduction de la traction asine sur l’exploitation de Pont-Scorff va permettre d’améliorer la qualité du sol et la productivité.

Dans les projets en cours de réflexions :

  • Création d’un incubateur de microfermes. Le principe : pendant 2 ans, une petite équipe a pour mission de rendre viable un « jardin de cocagne » d’un hectare proche d’une zone urbaine, ensuite la ferme est transmise à 2 salariés.
  • Autre réflexion en cours, intégrer encore plus les salariés dans la vie de l’association, dans le respect du projet récemment réécrit : prendre la nature comme exemple et comme ressource, donner à l’individu la capacité d’agir en révélant ses compétences et en restaurant la confiance afin de créer au niveau collectif plus de richesse et de diversité. Un projet plein d’optimisme qui mérite du soutien !

Élu, je serai particulièrement vigilant à ce que les structures qui œuvrent sur l’ensemble des parcours d’insertion soient écoutées, que leurs initiatives soient accompagnées fortement. L’éloignement durable de l’emploi fragilise les personnes qui subissent cette situation, il est vital pour tous de ne pas laisser à la marge des pans entiers de notre société.

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Rencontre association Asperansa Morbihan http://damiengirard.aveclecologie.fr/rencontre-association-asperansa-morbihan/ Thu, 08 Jun 2017 21:35:43 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=524 Lire la suite]]> L’association Asperansa Morbihan est une association de parents de personnes avec autisme et de personnes autistes.
Elle compte 52 adhérents en 2017.

Les personnes porteuses d’autisme représentent 1 % de la population française. Les cas semblent être en augmentation ces dernières années principalement du fait que les diagnostics sont posés plus facilement grâce à une meilleure connaissance du sujet par les professionnels de santé même si des efforts restent à faire pour l’information et la formation du personnel soignant.
Ce constat d’augmentation de l’autisme dans la population entraîne des rumeurs de sur-diagnostic dans certains pays comme aux États-Unis.

L’intérêt principal de l’obtention du diagnostic est de permettre aux familles et aux personnes concernées d’avoir des réponses précises sur des comportements observés, souvent déroutants et angoissants.

Obtenir le statut d’adulte handicapé et par la suite l’allocation adulte handicapé, AAH, nécessite de faire des démarches :
Il faut remplir un dossier de demande auprès de la MDA en joignant un certificat médical et en expliquant son projet de vie, ces démarches sont parfois compliquées à faire pour des personnes autistes. Le montant de l’AAH est fixé à 808 euros, somme qui est sous le seuil de pauvreté.
L’aide compensatrice au handicap (APCH) n’est pratiquement jamais obtenue par les autistes, car leur handicap n’est pas considéré comme suffisamment invalidant dans les critères d’obtention.
Avoir un diagnostic et suivre un traitement est un frein pour l’obtention d’une assurance et d’autres besoins courants. Il serait dans ce domaine impératif de changer la loi et de la faire respecter.

Certaines personnes concernées par l’autisme ne peuvent pas rester dans leur famille. Les placements se font alors en hôpital psychiatrique pour la majorité, ou en institut pour certains.
La scolarité est tout aussi compliquée car certaines écoles sont réfractaires à l’accueil des enfants handicapés, justifiant leur refus par le fait qu’elles ne sont pas adaptées à leurs besoins. Des solutions d’adaptation sont pourtant connues et l’inclusion fonctionne très bien dans d’autres pays. Certaines structures spécialisées et adaptées prodiguent de nombreuses solutions et ne sont pas dans le « gardiennage », mais il est souvent constaté une absence de progrès dans les IME.

La solution peut venir de la Suède, qui est un pays modèle dans l’accompagnement et l’intégration des handicapés dans la société notamment grâce à une forte mobilisation associative qui a permis très tôt de mener une véritable politique d’inclusion. Des parcours adaptés sont rendus possibles grâce à des diagnostics précis posés, dont les bases sont l’adaptation au handicap, et donc à la personne concernée, et à la bienveillance.

Un changement radical de politique face à l’autisme devrait ainsi être mis en place :

  • La prise en charge devrait se faire d’un point de vue neurologique et non uniquement psychiatrique comme c’est le cas en France, notamment dans les traitements médicamenteux, car il y a là une négation de la différence et une stigmatisation de la personne concernée. Un diagnostic de maladie psychique étant plus stigmatisant qu’un diagnostic de trouble neuro-développemental (ce qu’est l’autisme).
  • L’intégration des autistes dans la société par la seule inclusion par le travail est inique, car il existe bien d’autres possibilités. Adaptables à chacun.
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Association Blé Noir : Monnaie Locale Complémentaire citoyenne/habitant.e. du Pays de Lorient http://damiengirard.aveclecologie.fr/association-ble-noir-monnaie-locale-complementaire-citoyennehabitant-e-du-pays-de-lorient/ Thu, 08 Jun 2017 13:47:33 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=522 Lire la suite]]> L’association Blé noir s’est constituée dans le but de créer une monnaie locale complémentaire sur l’ensemble des 30 communes du Pays de Lorient.

Le segal est le nom de la monnaie qui a été choisi à l’aide d’une consultation populaire (notamment Ouest France / Télégramme) suivie d’un choix fait par les adhérents de l’association. Segal signifie seigle en breton. « s’gal » désigne également un petit sou, une petite pièce.

L’association blé noir a décidé de promouvoir et mettre en place une monnaie papier : parce que l’acte de donner un billet permet entre autre de bien conscientiser l’acte d’achat. L’association se donne pour ambition de lancer la monnaie à l’automne 2017, pour cela un crowdfunding sera lancé pour éditer les billets, budget estimé environ 33 000 €.

Une monnaie locale permet de favoriser et dynamiser l’économie et l’emploi sur un territoire,  faciliter les échanges localement, se réapproprier l’outil monétaire. C’est un outil anti-spéculatif. C’est bien la multiplication des modes économiques différents – SEL, échange de savoir, MLC… qui rend plus résilient les territoires plus résistant au système économique et financier actuel.

Le segal s’est doté d’une charte reprise de la charte nationale.
Pour le moment il n’a pas été fait appel aux institutionnels, ils seront contactés notamment afin de mettre en place des paiements possibles de médiathèque, piscine, cantine scolaire et autres services dépendant des collectivités.
Plusieurs comptoirs de change seront mis en place pour passer d’une monnaie à l’autre : lieux avec des permanences : éventuellement des commerçants, sur les marchés.

Les commerçants acceptant la monnaie locale auront bientôt un macaron : indiquant ici bientôt vous pourrez payer en segal… avant d’avoir : ici vous pouvez payer en segal, une fois la monnaie lancée. Un catalogue répertoriant les partenaires utilisant le segal sera également édité.

Élu, je serai particulièrement attentif et faciliterai la mise en place de ces systèmes alternatifs à l’euro qui permettent d’autres types d’échanges y compris non monétaires, qui permettent de développer les territoires, les compétences et qui reposent les questions de nos modes de consommation.

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Rencontre avec Jean Luc Danet (BEC) http://damiengirard.aveclecologie.fr/rencontre-avec-jean-luc-danet-bec/ Thu, 08 Jun 2017 08:20:33 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=519 Lire la suite]]> Rencontre avec Jean Luc Danet, président de Bretagne Énergies Citoyennes

Jean Luc se présente comme militant écolo associatif pro énergies renouvelables. Il pense que l’investissement citoyen représente un formidable outil pour développer les Énergies Renouvelables (EnR) tout en permettant de réaliser de la pédagogie sur la question énergétique.

Et c’est un enjeu important car si on veut agir sur l’ensemble des leviers pour, par exemple, arriver au scénario négawatt (https://negawatt.org/scenario) il y a tout un travail d’éducation à réaliser. D’ailleurs les appels d’offres de la ville de Lorient comportent un volet sensibilisation, éducation autour de la question de l’énergie et des EnR.

  • Les réalisations que Bretagne Énergies Citoyennes a permises :
    Le Toit solaire Mellac en 2009 : 100 000 € d’investissement à l’époque et une petite centaine d’investisseurs.
    En 2016 la ville de Lorient a lancé un appel d’offres pour installer des panneaux photovoltaïques sur la mairie de Lorient et autoconsommer la production. Ce montage est tout à fait particulier, puisque  OnCIMè (la SAS créée par BEC) a acheté les panneaux et les loue à la ville de Lorient. La ville fait en contrepartie une économie d’électricité. Par ailleurs, elle n’a pas à supporter l’investissement (et grever d’autant ce budget sensible pour les collectivités) puisque l’investissement est porté par OnCIMè. La somme collectée  pour ce projet a été de  38 750 € regroupant 66 investisseurs.

La ville de Lorient vient de lancer un nouvel appel d’offres pour un projet un peu plus réduit sur le CFA municipal,  OnCIMè répondra à celui-ci.

La gouvernance d’OnCIMè est démocratique et collaborative, une personne une voix, peu importe la somme investie. Un conseil  de gestion assure la gestion courante mais pour chaque décision d’importance une AG statutaire ou spécifique est convoquée. Cela  permet à l’ensemble des investisseurs de comprendre le fonctionnement de l’entreprise, pédagogie toujours !

D’autres projets pourraient émerger dans les mois qui viennent : c’est le cas avec la ville de Lanester et avec la Biocoop de Keryado.

Le modèle mis en place par Bretagne Énergies Citoyennes intéresse puisque désormais les sollicitations  médias se multiplient pour parler des projets de l’association et de sa SAS. Par ailleurs BEC est souvent sollicitée par des structures ou individus qui souhaitent monter des projets assez proches, les membres de l’association n’hésitent pas alors à aller témoigner pour essaimer sur d’autres territoires.

Le constat est que énormément est à faire, que l’épargne existe chez une partie de la population, on pourrait donc démultiplier ce type de projets. Bretagne Énergies  Citoyennes  y songe mais pour cela il faudrait idéalement créer un poste à temps partiel ou temps partagé pour assurer la partie administrative dont l’association a besoin.
Par ailleurs Bretagne Énergies Citoyennes compte bien sur le cadre du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) en cours de lancement à l’échelle de l’Agglomération pour faire entendre sa voix et ses spécificités afin de permettre un développement accéléré de l’investissement citoyen.

Parce qu’après le développement du consom’acteur il est temps de développer l’Epagn’Acteur qui sait à quoi sert son argent, plutôt que de le positionner sur des livrets pour lesquels il est difficile voire impossible de savoir à quoi sert celui-ci.

Je suis un très grand fervent de l’investissement citoyen dans les Énergies Renouvelables ça a toujours été pour moi un levier important pour permettre une meilleure compréhension des enjeux et gagner la bataille culturelle sur le sujet dans le pays de plus nucléarisé du monde. J’ai en 2009 été l’un des trois cofondateurs de Bretagne Énergies Citoyennes. Depuis 2010 l’association a été prise en main par de nouveaux administrateurs et c’est avec plaisir que je vois les multiples réalisations et réussites de BEC. Élu, je serai très attentif à ce que les lois de transitions énergétiques soient ambitieuses afin de massifier le développement des Énergies Renouvelables. Je serai également très attentif à ce que les systèmes d’investissement citoyens soient favorisés afin que ce développement bénéficie au plus grand nombre et puisse permettre de travailler sur les 3 grands piliers prônés par Négawatt : Sobriété, Efficacité et Développement des EnR.

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Rencontre avec Christophe Baley (IRDL) http://damiengirard.aveclecologie.fr/rencontre-avec-christophe-baley-irdl/ Thu, 08 Jun 2017 08:07:16 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=516 Lire la suite]]> Rencontre avec Christophe Baley, chercheur à l’Institut de Recherche Dupuy de Lôme (IRDL)

Inventer les matériaux de demain, penser leur production en mode écologique, favoriser l’utilisation de ressources renouvelables bio-sourcées… C’est l’un des défis de l’Institut de Recherche Dupuy de Lôme (IRDL) qui dépend entre autres de l’UBS.

Ce regroupement de deux laboratoires bretons issus de Brest, Lorient, Pontivy et Vannes, se dédie à l’ingénierie des matériaux et des systèmes industriels de l’automobile, l’énergie, l’aéronautique, la santé, et plus particulièrement dans des domaines liés à la mer, telles que la construction navale et offshore, les énergies marines.

Christophe Baley y est chercheur. Sa spécialité : le renforcement des matériaux composites par des fibres végétales. Le potentiel de ces nouveaux matériaux en terme de gain mécanique et environnemental est indéniable et la demande industrielle est là. C’est un besoin stratégique.

Pourtant si ses agro-éco-matériaux sont reconnus au niveau national et même international, leur développement local est à la traîne. Les fibres chanvre par exemple, sont produites principalement dans l’est de la France (dans l’Ain) et les fibres de lin dans le nord ouest (Normandie et dans le nord). Là-bas, la collaboration entre paysans et agronomes se passe bien, en revanche difficile ici de faire bouger le monde des exploitants agricoles souvent coincés par leur système de production. Dommage, le territoire aurait beaucoup à y gagner et pas seulement en terme d’image, des centaines d’emplois sont à la clef !

Élu député, je sensibiliserai les élus locaux et les différents acteurs aux ressources du territoire autant intellectuelles, recherches, que producteurs possibles, ce type de dossier n’avance aussi que par des chantiers démonstratifs, il faudra convaincre des collectivités locales d’utiliser ce type de matériaux dans des bâtiments notamment…

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Gratiferia et cetera http://damiengirard.aveclecologie.fr/gratiferia-et-cetera/ Wed, 07 Jun 2017 14:53:49 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=511 Lire la suite]]> Rencontre avec Anne, Corinne et Nadette membres très actives de Gratiféria…

Le Collectif Autres Horizons est né d’une initiative : l’organisation par l’association ATAFAI d’un dîner-spectacle africain au profit de l’association Liorzhoù (jardin partagé rue Madeleine des Roseaux). Cette soirée fut une réussite non pas sur le plan financier mais sur le plan humain avec la participation de nombreux bénévoles. En effet , tout le monde vient d’horizons divers mais l’envie est commune : s’entraider entre associations, créer de la convivialité, sortir du consumérisme idiot… Le 26 novembre 2013 ce collectif d’associations voit le jour d’après l’idée de Gérard Wognin  avec l’aide d’ Yvonne Guého, Fano Perrin et de Nadette Lenoir.

Du Collectif Autres Horizons naît les Incroyables Comestibles sur Lorient qui vivront leur vie en dehors par la suite, via notamment l’engagement de Damien Girard…

Autres Horizons mettra en œuvre les Gratiférias (marchés 100 % gratuit) au rythme de 1 par trimestre (dernier weekend en fin de trimestre). Seize ont été organisées jusqu’à présent avec en plus du marché gratuit des animations diverses (concert d’artistes locaux, théâtre d’improvisation, slam, jeux pour enfants…). Le public est chaque fois au rendez-vous,  le moment de cette journée basée sur la GRATUITE est désormais attendu. Depuis 2014 la municipalité soutien l’événement : fourniture d’électricité,  de tables/bancs et annonce dans agenda du Lorient Mag et Les Nouvelles…

Désormais d’autres villes sont intéressées : Riantec / Locmiquelic. Pourquoi pas aller essaimer pour Autres Horizons ? mais il faudra donc des porteurs locaux pour ne pas aller s’épuiser en multipliant les initiatives.

Autres  Horizons a de nouveaux projets avec le souhait de monter des boîtes à livres et/ou des boîtes  à dons : le principe est simple, la boîte est un lieu où l’on peut venir ou chercher un objet ou un livre. Pour que le dossier avance, il faut désormais un soutien de la Mairie.

Durant 3 ans,  Autres Horizons a porté le projet de « Produits suspendus » : le principe étant que des clients achetaient en avance un café, une baguette… le commerçant le listait sur un tableau et une personne sans moyen pouvait alors en bénéficier. Les commerçants ont arrêté principalement par manque de personnes venant chercher les produits déjà payés.

Autre projet de taille en gestation : l’Accorderie :

Qu’est-ce qu’une Accorderie : c’est une initiative qui a été développé d’abord au Québec et qui vise à lutter contre la pauvreté et l’exclusion en développant par l’échange de services et la coopération, les conditions d’une amélioration de la qualité de vie de ses membres, les accordeurs

Une Accorderie œuvre dans le monde de l’économie sociale et solidaire, en proposant un système économique alternatif reposant sur la création d’une nouvelle forme de richesse. L’idée est de mutualiser  un échange de service et de compétence, c’est une sorte de banque d’heures. Le temps étant la seule monnaie d’échange, le système repose sur un rapport égalitaire puisqu’une heure donnée = une heure reçue.

A cette date 26 Accorderies existent en France et aucune en Bretagne.

Anne et Corinne portent ce projet au sein du Collectif Autres Horizons : l’association a déjà été créée  : Kengred Bro An Oriant

L’association souhaite ouvrir son activité pour fin 2017. Actuellement le budget est en cours de finalisation afin d’être présenté au réseau des Accorderies qui ne le validera que si celui-ci est viable pour les deux premières années. L’association aura besoin un local fixe, d’un lieu de rencontre pour les accordeurs. Il est également prévu des permanences dans les centres sociaux, dans les communes de l’agglo notamment outre-rade afin de faire connaître l’initiative et aller à la rencontre des potentiels futurs accordeurs.

Élu, je continuerai à suivre, encourager, favoriser et participer à ces initiatives qui sont extrêmement utiles aux plus modestes, qui créent du lien social et qui interrogent nos modes de consommation.

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Merci à mon super comité de soutien http://damiengirard.aveclecologie.fr/merci-a-mon-super-comite-de-soutien/ Tue, 06 Jun 2017 19:07:02 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=501 Lire la suite]]> Climat, santé, biodiversité, justice sociale, culture, économie, emploi, énergie…

Aujourd’hui plus que jamais il est urgent que l’écologie irrigue nos politiques publiques, nos choix économique, comme nos pratiques quotidiennes.

En ce sens Nicolas Hulot, Ministre d’État apparaît comme une promesse pour notre pays. Esseulé dans ce gouvernement, donnons-lui plus de capacité à agir grâce à des députés écologistes à l’Assemblée Nationale.

Damien Girard, que nous connaissons bien, représente cette écologie des solutions et des solidarités. Nous lui apportons notre plein soutien.

Les 11 et 18 juin et au-delà, faisons entendre la voix de l’écologie.

Les premiers signataires du comité de soutien :

  • Jean-Claude Pierre, Fondateur de nombreuses associations de protection de l’environnement et du Développement Durable
  • Eva Joly, Députée Européenne
  • Dominique Voynet, Ancienne ministre
  • Joel Labbé, Sénateur du Morbihan
  • Simone de Bollardière, Écologiste et militante de la paix
  • Edouard Bouin, Médiateur scientifique
  • René Louail, Ancien président du groupe des élus régionaux EELV de Bretagne
  • Mickael Corroler, Directeur Les 7 Epis Biocoop
  • Pierre Avril, Chef d’entreprise
  • Anne Pascale Le Guellec, Responsable ressources humaines
  • Philippe Le Stratt, Adjoint de Lanester
  • Thierry Catrou, Ancien président du Conseil de Développement du Pays de Lorient
  • Amélie Le Moulinier, Commerçante de Lorient
  • Paul Cornic, Conseiller municipal de Lorient
  • Marianne Billard, Animatrice réseaux énergies citoyennes
  • Thierry Le Floch, Conseiller municipal de Ploemeur, Ancien président de Tarz Heol
  • Christophe Baley, Professeur, Chercheur de l’université Bretagne Sud
  • Bruno Corpet, Ancien conseiller municipal de Larmor Plage
  • Philippe Ladame, Porte Parole du Groupe EELV Pays de Lorient

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Rencontres groisillonnes http://damiengirard.aveclecologie.fr/rencontres-groisillonnes/ Mon, 05 Jun 2017 10:55:38 +0000 http://damiengirard.aveclecologie.fr/?p=499 Lire la suite]]> Samedi 3 Juin nous sommes allés à Groix pour faire campagne, l’occasion de faire des rencontres de qualité sur le marché du Bourg.
Extraits :

Un jeune pêcheur qui revisite le métier

Groix, son port de pêche et ses conserveries… La carte postale a vécu même si elle attire encore nombre de touristes, devenus les premiers pourvoyeurs d’emplois de l’île. Et pourtant, depuis le déclin de la flotte groisillonne, pas un décideur qui ne prétende vouloir « favoriser une pêche durable », respectueuse de la ressource et des métiers. Sur l’île, on peut se demander qui bénéficie de cette aide. Nous avons rencontré un jeune pêcheur qui s’est lancé dans l’aventure récemment, il a une réelle conscience des enjeux écologiques de sa filière. Il a adapté son mode de pêche pour pouvoir sortir une fois par jour afin d’avoir du temps pour pouvoir construire sa maison lui-même. Il pêche avec de la grande maille, ne prenant que du gros poisson afin que la ressource soit préservée. Pourtant, il n’a bénéficié d’aucune aide, aucune subvention quand les gros chalutiers de 16 millions d’euros peuvent récupérer, eux, jusqu’à la moitié de leur investissement. Il faut un sacré courage pour s’installer ! Mais peut-on imaginer la vie locale, le marché, les restaurants et même le tourisme s’il n’y a plus de pêcheurs à Groix ?

Élu, je serais particulièrement attentif à ce que la France favorise la pêche durable, celle qui préserve la ressource ainsi que la pêche artisanale de qualité notamment pour les approvisionnements locaux. On voit à Groix tout particulièrement l’intérêt de conserver cette pêche et ne pas favoriser que les gros armements.

Groix, un refuge pour l’abeille noire, mais pour combien de temps ?

Il lui a fallu des millénaires d’évolution pour s’adapter parfaitement à son milieu du Sud de la France à la Scandinavie, du Finistère à l’Oural. L’abeille noire était jusqu’au siècle dernier, la seule abeille présente sur notre territoire. Rustique, elle supporte les rigueurs de l’hiver ; velue, elle est une excellente pollinisatrice, robuste, la bretonne est même capable de voler par brume et par vent ! Mais, hélas pour elle (et pour nous!), la recherche de meilleurs rendements a amené les apiculteurs à réaliser des croisements avec d’autres variétés d’abeilles, plus productives mais nettement mois adaptées au territoire et au climat. C’est ainsi que l’abeille noire est en train de disparaître, et son patrimoine génétique avec. Aujourd’hui, partout dans le monde, la mortalité des abeilles est très préoccupante et avec elle, faute de pollinisation, une grande partie de la production de notre alimentation. Alors bien sûr les néonicotinoïdes et autres pesticides sont probablement responsables d’une grande partie de leurs disparitions, mais une adaptation plus faible au climat et aux écosystèmes peuvent faire partie des explications.

Ici, notre chance, c’est Groix qui, par sa situation géographique, abrite encore des colonies 100% pures mais dont il faut vite organiser la protection. C’est l’engagement de l’ASAN-GX (association de sauvegarde de l’abeille noire de Groix). Études scientifiques, réintroduction sur une frange littorale du continent pour créer une zone tampon, proposition de mesures qui permettraient une protection juridiquement effective… voici ce que l’association souhaite mettre en œuvre pour préserver l’avenir de l’abeille noire, sans que ni la Région, ni l’Agglomération ne daigne s’en soucier : zéro euro de subventions, aucun accompagnement !

Élu, je serais particulièrement attentif à la protection de la biodiversité, elle est essentielle pour les grands équilibres dont nous dépendons également. Si d’aventure je n’étais pas élu, je m’engage à trouver des relais divers, des financements afin de pouvoir mettre en œuvre un plan d’action permettant la protection de ces colonies groisillonnes.

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