Marie-Pierre DIGARD » Actualités http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr Candidate EELV aux élections légilsatives sur la 5ème circonscription de l'Essonne Wed, 11 Jul 2012 14:04:13 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.4.2 Retour sur notre réunion concernant le métro http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/retour-sur-notre-reunion-concernant-le-metro/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/retour-sur-notre-reunion-concernant-le-metro/#comments Thu, 07 Jun 2012 09:14:52 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2420 Voici le compte rendu effectué par Michel Meunier pour monsaclay.fr de notre réunion publique avec Pierre Serne, vice-président du Conseil régional en charge des transports,  sur le projet de métro du Plateau de Saclay :

 

Agriculture, métro, et cohabitation

Ce mardi 5 juin, une réunion publique s’est tenue à la mairie de Saclay, sous la présidence de Marie-Pierre Digard, candidate « Europe Ecologie – Les Verts » dans notre circonscription, avec pour objet initial un sujet qui mobilise fortement les habitants du Plateau de Saclay : « Agriculture et métro, la cohabitation est elle possible ? ».

 Le volet « Agriculture » du débat n’a pu être développé en raison de l’absence pour force majeure de François Lerique (ancien président de l’AMAP « les jardins de Cérès »), mais cette problématique était déjà bien connue de par l’unanimité des prises de position de tous bords, bien relayées par les médias locaux.

Par contre le volet « Métro » a fait l’objet d’une intervention détaillée de Pierre Serne, (vice président du Conseil Régional en charge des transports).

Entendons-le : depuis le protocole d’accord entre l’Etat et la Région Ile de France, la fusion entre leurs deux projets concurrents pour créer le « Grand Paris Express », (circuit ovale barré ceinturant la capitale), est d’une utilité incontestable.

Même si certains tronçons auraient pu être traités de façon moins coûteuse, les lignes bleues et rouge desservent des bassins d’habitation et d’emploi très denses. Mais il lui apparaît que la ligne verte du Plateau est déconnectée des urgences et préoccupations des franciliens.

Les relations ne sont pas simples entre la « Société du Grand Paris » (SGP, établissement public étatique chargé de la réalisation du réseau) et le « Syndicat des Transports d’Ile de France » (STIF, établissement public administratif chargé de l’exploitation). Le STIF est l’émanation des collectivités territoriales depuis la loi de décentralisation de juillet 2005, mais La SGP, créée par la loi Grand Paris de juin 2010, a redonné à l’Etat un pouvoir régional. Expression d’un conflit politique qui n’a fait que freiner la Région dans son effort d’amélioration des transports.

Les financements relatifs aux missions sont de sources différentes, voire interpénétrées (cf protocole d’accord Etat/Région précité). En résumé, la SGP est dotée d’effectifs généreux (presque le double des 160 agents du STIF) qui effectuent le lobbying auprès des élus. Qui ne veut pas inaugurer sa station de métro ? Où il veut, et tant pis si la connexion aux autres transports radiaux est plus problématique, elle est à la charge du STIF ! La SGP n’en est qu’à la préfiguration du réseau, et accumule à ce jour le produit des taxes dédiées, pendant que le STIF peine à entretenir l’existant. En particulier les RER B et C qui concernent la région de l’OIN, et surtout la ligne A, qui est la plus chargée d’Europe (1,2 millions de voyageurs par jour).

 

Alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,5 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Il pourrait remplacer ce métro du Plateau par un bus BHNS (Bus à Haute Densité de Service), 20 fois moins cher, et tout à fait adapté au flux. Et aussi créer des liaisons modernes entre le Plateau et les vallées desservies par les RER.

Ou alors c’est que masquée, l’urbanisation massive guette. Le Schéma de Développement Territorial (SDT) de l’Etablissement Public Paris Saclay (EPPS, autre création étatique de la loi Grand Paris) ne prévoit il pas (page 75) jusqu’à globalement 8.000 logements par an sur les 49 communes de l’OIN (Opération d’Intérêt National), soit le doublement en 30 ans de la population de cette région ?

Marie-Pierre Digard remet également en cause l’ampleur et la centralisation de l’opération Campus. Les seuls emplois crées seront le fait d’entreprises « start up » du « cluster », mais combien sur l’ensemble ? Car tous les autres, à volume constant en Ile de France, seront des emplois déplacés, avec leurs tracas de déplacement, de logement, ou de précarité.

C’est vrai que le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur (ENSTA, Mines, Centrale, ENS Cachan …) peut sembler séduisant et les responsables d’établissement acteurs de la Fondation de Coopération Scientifique ont signé pour rejoindre Polytechnique et Supélec. Qu’en pensent la majorité de leurs enseignants, employés, et élèves ? La mutualisation d’équipements lourds de recherche est bien sûr souhaitable, mais Agro Paris Tech Grignon a-t-elle besoin du diffuseur neutronique Soleil au point de laisser ses champs expérimentaux à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ? A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés ne soit visée pour financer en partie le jeu de taquin …

A notre époque, la communication entre scientifiques n’a pas besoin d’une cafetaria commune pour se réunir. La synergie est plus fonction d’une souplesse des gouvernances que de la proximité géographique. Le précédent gouvernement s’y est d’ailleurs frotté avec Polytechnique.

Un millier de participants aurait manifesté le samedi 12 mai à l’initiative du collectif « Enterrez le Métro ». Avec en tête, les candidats UMP et PS.

Mais pas EELV, Pierre Serne nous dit pourquoi :

Pour lui, la meilleure façon de supprimer les nuisances, ce n’est pas d’accepter le métro et de l’enfouir, mais c’est le projet lui-même qu’il faut « enterrer ».

En croyant que l’essentiel était déjà joué, une bonne partie des manifestants s’est fait enrôler insidieusement derrière la bannière des héritiers des grands projets spectaculaires (les abattoirs de la Villette, le France, le Concorde), dont les slogans (« Silicon Valley », « visibilité mondiale », « développement », « croissance ») frappent les esprits et les vanités.

Pour EE-LV, l’OIN n’est pas une invention du dernier Président, elle a été décrétée avant lui par Dominique de Villepin, car elle traîne dans les rêves des technocrates depuis 40 ans. Cet état d’esprit d’un autre âge subsiste dans les partis dits « de gouvernement », qui ne se posent plus la question de refaire la donne, vu « l’énergie déjà dépensée ». Et qui sait si ceux qui en ont été frustrés ne sont pas tentés par la gouvernance d’un « grand machin », l’EPPS ou la SGP ?

A l’instar de nombreuses associations environnementales, et des cahiers d’acteurs de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), les « Verts » du Plateau ont affirmé leurs positions : vraiment contre le gaspillage des deniers publics, absolument contre la ligne de métro pernicieuse, et judicieusement pour la qualité de vie des citoyens. De quelque couleur que soient les couleuvres, Marie-Pierre Digard et Fabienne Elbaz les lèvent, elles ne les avaleront pas. Elles sont armées pour pouvoir défendre ces positions à l’Assemblée Nationale.

Photos Claude Gallas

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Urgence pour l’hôpital d’Orsay ! http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/urgence-pour-lhopital-dorsay/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/urgence-pour-lhopital-dorsay/#comments Wed, 06 Jun 2012 13:36:48 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2412 Afin de défendre le service public hospitalier et conserver à Orsay un service de réanimation, je vous invite à signer la pétition mise en ligne sur le site de la mairie d’Orsay.

Vous trouverez ci-dessous la motion du conseil de surveillance de l’hôpital que j’ai votée le 10 avril dernier et qui demande aux autorités sanitaires franciliennes le maintien du service de réanimation.

motioncho

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Sur le plateau de Saclay, les derniers paysans de Paris http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/sur-le-plateau-de-saclay-les-derniers-paysans-de-paris/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/sur-le-plateau-de-saclay-les-derniers-paysans-de-paris/#comments Wed, 06 Jun 2012 08:39:13 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2352 Le Monde.fr

 

Champ d'orge à côté de Vauhallan, sur le plateau de Saclay.

Le vent souffle sur le plateau de Saclay et dessine des vagues qui filent dans les champs d’orge. Nadine Vilain avance sur le chemin agricole bordé de coquelicots, montrant ce qu’il restera bientôt de son exploitation : sur les 40 hectares, seule une parcelle de 13 hectares devrait être épargnée des constructions. Juste à côté passe la N118 - route nationale qui coupe en deux le plateau et rejoint Paris à une quinzaine de kilomètres. Derrière, les bâtiments de Supélec et d’autres grandes écoles ont déjà poussé en lisière des champs, prémices du projet de cluster scientifique et technologique qui doit s’installer sur les terres du plateau francilien, dans le cadre du Grand Paris.

>> Lire le cadrage : « Quel avenir pour le projet de ‘Silicon valley’ à la française ? »

Ce n’est pas pour elle que Nadine Vilain s’inquiète, mais pour sa fille, Elodie. Et c’est par son époux, qui exploitait en fermage des terres du Plateau, que commence son récit : « Il est décédé en 1999 d’un cancer du cœur. Mes deux filles étant mineures, un juge des tutelles m’a conseillé de ne pas laisser tomber l’exploitation, au cas où l’une d’entre elles souhaiterait reprendre l’activité. » Ce fut le cas : après son bac et quelques réorientations, la cadette se sent une vocation d’agricultrice, spécialité maraîchage bio et équitation. « Avec le cancer de mon mari, à 45 ans, on s’est posé des questions… Elle ne veut pas toucher aux produits chimiques », dit sa mère.

Un dernier diplôme à remporter et Elodie Vilain sera fin prête pour s’implanter, dès cet été, sur l’exploitation paternelle, avec un projet de ferme pédagogique et de vente directe de fruits et légumes bio sous le bras. Elle a déjà racheté le hangar contenant charrue, herse, semeuse et autres matériels onéreux. Mais voilà, « arrive sur ça le projet du Grand Paris », lâche Nadine Vilain. Et la possible amputation de plus de deux tiers des terres de l’exploitation. « Ça remet complètement en question mon installation », s’inquiète Elodie.

 

Au loin, le hangar d'Elodie Vilain, derrière des champs destinés à passer sous les constructions du cluster.


UN AVENIR EN SUSPENS

Une dizaine d’agriculteurs exploitent les terres du plateau de Saclay. Comme Elodie Vilain, cinq exploitations au total doivent êtretouchées par le projet de cluster, selon l’association Terre et Cité. Deux, selon l’Etablissement public Paris-Saclay (EPPS) pilotant ce vaste chantier – qui doit voir sortir de terre un campus universitaire, des écoles et entreprises du secteur scientifique et technologique, des milliers de logements et un métro.

Il y a Emmanuel Laureau et sa ferme de la Martinière, construite au XIXe siècle et exploitée par sa famille depuis plusieurs générations, qui pourrait perdre près d’un tiers de ses 220 hectares - ce qui menacerait, selon l’agriculteur, la viabilité et l’avenir de son exploitation. Il y a Emmanuel Vandame, dont un champ doit être traversé par le futur métro aérien et dont une partie des terres est menacée par le transfert d’un golf. D’après Dorian Spaak, de l’association Terre et Cité, il y a aussi la famille Trubuil, et les terres expérimentales de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique).

Pour Antoine du Souich, directeur développement durable à l’EPPS, tout va rentrer dans l’ordre, notamment en redistribuant les terres des agriculteurs qui partent à la retraite sans repreneurs. « Les voyants sont au vert », assure-t-il. Dans le cas d’Elodie Vilain, en cas d’échec d’un accord à l’amiable, « l’EPPS pourrait acquérir ces terrains par voie d’expropriation », annonce le fonctionnaire. Tout en s’engageant à trouver une solution pour permettre son installation, et plus généralement, « à encourager les échanges entre la ville et l’agriculture« .

Mais ce qui pèse le plus sur les agriculteurs franciliens, c’est le manque de visibilité, et donc de confiance, concernant l’avenir de leurs terres, sans cesse menacées par l’avancée de l’urbanisation. « Il y a trois ans, j’ai acheté une moissonneuse-batteuse. Puis j’ai perdu 30 hectares. Ça va donc être plus long de rentabiliser l’engin… Comment investir correctement si on n’a pas de vision claire, à long terme, de notre entreprise ? » interroge Emmanuel Vandamme. « S’ils veulent prendre ces champs, qu’ils les prennent, mais pas à petit feu comme ça ! » proteste-t-il.

UN ÎLOT AGRICOLE SANCTUARISÉ

« Chez les agriculteurs du plateau, l’idée plane que la disparition totale des terres est déjà programmée », note Bernard Saugier, ex-président de l’Académie de l’agriculture et membre de Terre et Cité. Selon un rapport de l’EPPS (document PDF), 977 hectares de terres agricoles, soit un quart des surfaces cultivées du plateau, ont été perdues depuis 1982. Une urbanisation en mitage, sans vision d’ensemble, au coup par coup.

Pourtant, les terres du plateau de Saclay sont considérées comme les plus fertiles de France et parmi les plus fertiles d’Europe. Les rendements de blé moyens oscillent entre 85 et 90 quintaux par hectare sur le plateau, pour 74 qx/ha en France et 56 qx/ha en Europe. « On fait pousser de l’orge d’hiver, du blé, parfois du maïs et du colza… Tout cela sans jamais irriguer », assure Nadine Vilain. « Ce sont des terres limoneuses, avec en souterrain une épaisse couche d’argile qui retient l’eau, explique Dorian Spaak. Historiquement, le plateau était un marécage, avant d’être drainé par Louis XIV pour alimenter le jardin du château de Versailles. C’est grâce à ces conditions naturelles et à cette intervention humaine qu’il est devenu un territoire agricole très fertile. » Aujourd’hui encore, rigoles et étangs forment le système vasculaire du plateau.

La majeure partie de ces terres agricoles sont toutefois sanctuarisées par la loi relative au Grand Paris de juin 2010 : 2 300 hectares sont inscrits dans une zone de protection « intouchable », pour 340 hectares destinés à être aménagés. « Ce sont des années de mobilisation pour en arriver à cette carte », note Jean-Francis Rimbert, élu local Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et vice-président de la communauté d’agglomération du plateau de Saclay (CAPS). Au-delà de ce compromis, les points de friction portent désormais sur le tracé précis de cette zone – qui sera déterminé par décret, après enquête publique, d’ici à l’automne prochain, selon l’EPPS.

 

Projet de zone de protection naturelle, agricole et forestière, au 7 décembre 2011. En vert clair, les zones agricoles, en vert foncé les zones naturelles.

« RURBAINS » ET AGRICULTURE PÉRIURBAINE

Derrière la question du nombre d’hectares à conserver, se pose aussi celle du type d’agriculture le mieux adapté à cette situation périurbaine, en pleine région parisienne. Pour l’instant, la cohabitation entre exploitants et citadins n’est pas toujours aisée : champs piétinés, pris pour des terrains de quad ou une décharge, routes inadaptées aux engins agricoles et, côté habitants, nuisances, quand il faut moissonner de nuit par exemple. « Les gens veulent la campagne, mais pas ses inconvénients », sourit Emmanuel Laureau.

L’idée de rapprocher, donc, agriculteurs périurbains et citadins en quête de ruralité est dans tous les esprits. Loin de s’appuyer sur le marché francilien, l’agriculture saclaysienne est encore dominée par de vastes exploitations céréalières dont la production est en partie destinée à l’exportation. Mais les choses bougent. « On a tous fait des efforts pour se repositionner par rapport à la demande », estime Nadine Vilain. Alors que son mari vendait ses fruits et légumes à la sortie de la gare du RER B Lozère, sa fille a aussi prévu de se lancer dans le maraîchage et la vente directe.

Pionnière dans le domaine, la Ferme de Viltain propose de venir cueillir directement ses fruits, légumes et fleurs dans son jardin potager. Charles Monville élève des poulets bio. Une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), les Jardins de Cérès, s’est installée. Et les Jardins de Cocagne, une association qui fait de la réinsertion sociale et professionnelle par le maraîchage, s’installent cet été dans une ferme anciennement tenue par les bonnes sœurs de l’abbaye de Vauhallan.

Quant à

 

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Quid du projet de « Silicon Valley » à la française sur le plateau de Saclay ? http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/quid-du-projet-de-silicon-valley-a-la-francaise-sur-le-plateau-de-saclay/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/quid-du-projet-de-silicon-valley-a-la-francaise-sur-le-plateau-de-saclay/#comments Wed, 06 Jun 2012 08:35:37 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2348 Le Monde 28 mai 2012 – Angela Bolis

Vue aérienne du plateau de Saclay.

Cinq mille hectares, dont 3 100 de terres agricoles, des universités qui concentrent 13 % des effectifs de la recherche française, le tout à moins de 20 kilomètres de Paris… C’est sur le terreau du plateau de Saclay – où cohabitent les vocations agricole et scientifique – que l’Etat a projeté son ambition de « faire émerger un écosystème de l’innovation de rayonnement mondial », selon le projet Schéma de développement territorial de Paris-Saclay (document PDF) adopté le 13 janvier 2012. Un cluster qui rivaliserait avec Oxford ou Cambridge.

« Depuis Louis XIV [qui alimentait les jardins du château de Versailles avec l'eau du plateau], l’Etat considère le plateau de Saclay comme son domaine royal », sourit Jean-Francis Rimbert, vice-président EELV de la CAPS (communauté d’agglomération du plateau de Saclay). Le chantier - inclus dans le projet de Grand Paris voulu par Nicolas Sarkozy - est en effet piloté par l’Etat, à travers l’Etablissement public Paris-Saclay (EPPS), et la déclaration de la zone en OIN (Opération d’intérêt national) en 2009.

Mais, avec le changement de gouvernement, la ligne du projet pourrait être revue : après Christian Blanc et Maurice Leroy, c’est désormais Cécile Duflot, ministre de l’égalité des territoires et du logement et (bientôt) ex-secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui est en charge du dossier. Proposera-t-elle une autre vision de l’aménagement de ce territoire francilien ? Sur place, en tout cas, les élus EELV ont multiplié les réserves envers le projet. Inventaire des points de friction.

  • Le cluster

 

 

 

Emplacements prévus au sein du quartier Polytechnique - Campus Paris-Saclay.

 


 

« Ce sera la première université de France« , annonce Pierre Veltz, président de l’EPPS. Prévue pour 2014, elle doit rassembler plus de 12 000 chercheurs et 30 000 étudiants. Y seraient incluses les deux universités d’Orsay et de Versailles, mais aussi des grandes écoles et des entreprises de haute technologie. Le terrain est loin d’être vierge : s’y trouvent déjà le CEA (Commissariat à l’énergie atomique), un centre de recherche Danone, Thales, ou encore Polytechnique, Supélec…

Mais, selon Pierre Veltz, « ça manque de synergie ». Vingt-trois établissements sont partenaires du projet : entre autres, AgroParisTech, HEC, l’Ecole des Mines, l’ENS Cachan ou encore le CNRS, l’INRA, et Central ou l’entreprise Horiba, dont les bâtiments sortent déjà de terre. Cette « zone campus », au sud du plateau, générerait 20 000 emplois sur quinze ans, selon l’EPPS.

Ce cluster, au cœur du projet d’aménagement du plateau, est loin de faire l’unanimité. Du côté de l’association Terre et Cité – dont le président, Thomas Joly, parle de « supermarché scientifique » -, comme chez les élus locaux du parti de Cécile Duflot, on critique un projet « en retard sur son temps ». Pour Marie-Pierre Digard, vice-présidente de la CAPS et candidate EELV aux législatives, nul besoin d’une proximité géographique pour améliorer la production scientifique. « En fait, c’est une opération immobilière, pour des établissements qui se situent au centre de Paris, comme AgroParisTech, et qui déménagent sur les terres agricoles du plateau », dénonce-t-elle.

 

 

En vert, les zones agricoles ; en vert foncé, les zones naturelles et forestières ; en rouge, le tracé prévu du futur métro Grand Paris Express.

 

 

Face à un territoire « en déficit de transports publics », où priment les déplacements en voiture, l’EPPS défend l’installation d’un métro qui traverserait le plateau, de Versailles à Orly en passant par Palaiseau. Un schéma d’ensemble du Grand Paris Express a été décrété en août dernier tandis que la mise en service des premiers tronçons est prévue pour 2018.

Le projet cristallise les oppositions, tout d’abord sur la question d’un métro aérien - préféré par l’EPPS - ou enterré. Les habitants craignent des nuisances et de voir le paysage champêtre du plateau défiguré. Quant aux agriculteurs, ils ne voient pas d’un bon œil des pylônes plantés dans leurs champs.

Les élus locaux EELV vont plus loin, remettant en question la pertinence même d’installer un métro « au milieu des champs« , avec le risque que cette ligne induise davantage d’urbanisation que prévu. Pour Jean-Francis Rimbert, il faut d’abord renforcer les réseaux de bus en site propre et privilégier un mode de transport plus léger, au lieu de « sortir 2,5 milliards d’euros pour une ligne qui sera la moins fréquentée d’Ile-de-France, avec 5 000 voyageurs par heure prévus ».

  • L’aménagement

« Il faut rompre avec un modèle d’aménagement très extensif, des écoles sur des grands domaines, des golfs, des lotissements dévoreurs d’espace… Le mot-clé, c’est la compacité », annonce Pierre Veltz. Ecoles, entreprises et transport vont en tout cas de pair avec la constructions de logements. L’EPPS en prévoit autour de 16 000 sur la zone campus, dont plus de la moitié prévus pour les étudiants. Et imagine des quartiers « mixtes », avec habitants permanents et commerces, disposés au sein même du campus, en petits pôles urbains d’environ 2 000 habitants.

Alors que d’aucuns craignent l’urbanisation du plateau et la perte de son identité rurale, le président de l’EPPS laisse entendre qu’à l’avenir « un peu plus encore de logements, ce ne serait pas plus mal« , avançant le déficit et les prix des logements en Ile-de-France. Du côté d’EELV en tout cas, on a voté une motion (PDF) de la CAPS en mai 2011, retenant l’objectif de 3 000 logements familiaux sur la frange sud et de 3 000 logements étudiants.

  • Les terres agricoles

« Sur le fond, on se serait bien passés d’un vaste programme d’aménagement du territoire qui ampute des terres agricoles qui sont les meilleures de France », tranche Thomas Joly, président de l’association Terre et Cité.

L’urbanisation du plateau de Saclay se fait en effet au détriment de terres agricoles, dont 2 300 hectares sont toutefois sanctuarisés par la loi.

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Écologie Hebdo n°2 : ne manquez pas les dernières nouvelles de l‘écologie ! http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/ecologie-hebdo-n2-ne-manquez-pas-les-dernieres-nouvelles-de-lecologie/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/ecologie-hebdo-n2-ne-manquez-pas-les-dernieres-nouvelles-de-lecologie/#comments Tue, 05 Jun 2012 21:08:21 +0000 Robot http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2404 eh2

Deux semaines avant le Sommet de la Terre à Rio, et à quelques jours des élections législatives, vous êtes nombreux à vous demander quelles sont les dernières nouvelles de l’écologie. Ce deuxième numéro du journal Écologie Hebdo est un moyen simple et rapide pour répondre à vos questions !

Huit pages d’actualité et de dossiers : élections législatives, pouvoir d’achat, logement, Rio+20, nucléaire, culture, interviews exclusives, bons plans…

Profitez-en : Écologie Hebdo est disponible en ligne gratuitement !

Bonne lecture !

 

Télécharger Écologie Hebdo n°2

 

Écologie Hebdo n°2

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Nos réponses à l’interview du blog « Monsaclay.fr » http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/nos-reponses-a-linterview-du-blog-monsaclay-fr/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/nos-reponses-a-linterview-du-blog-monsaclay-fr/#comments Tue, 05 Jun 2012 13:03:56 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2327 Marie-Pierre Digard, candidate EELV, 5ème circonscription 

Pourquoi vous présentez-vous ?

Notre pays a besoin de changements profonds pour surmonter les crises sociales, économiques et environnementales auxquelles nous sommes confrontés. Engagée dans de nombreuses associations, première adjointe au Maire d’Orsay en charge de la démocratie participative et du développement durable, vice-présidente de la CAPS, je souhaite agir à l’Assemblée Nationale pour apporter des solutions efficaces et réalistes. Mon action politique et militante se veut au service de l’intérêt général pour faire face aux problèmes d’emploi, de logement, de sauvegarde de l’environnement, du dérèglement climatique.

Quel territoire couvre votre circonscription ?

Je me présente sur la 5ème circonscription qui concerne les communes de Bièvres, Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Les Ulis, Orsay, Saclay, Saint-Aubin, Vauhallan, Verrières-le-Buisson et Villiers-le-Bâcle. C’est une circonscription que je connais bien car je l’arpente depuis plus de 20 ans ; j’ai eu à la défendre et à porter de nombreux dossiers lors de mes deux mandats de conseillère régionale entre 1998 et 2010. C’est une grande et belle circonscription, qui résume bien les enjeux de notre temps : préservation des espaces agricoles et naturels, développement économique, accès aux services publics, transports, logements…

Quels seraient vos projets prioritaires si vous étiez élue ?

Elue députée, je le serai à plein temps et ne cumulerai pas avec d’autres mandats.

Elue députée, je m’appuierai sur mon expérience d’ancienne présidente de l’Agence Régionale de l’Energie, pour réaliser à l’échelle nationale la transition énergétique qui est indispensable et qui sera créatrice d’emplois durables, locaux et non délocalisables: économies d’énergie, isolation des logements, recours massif aux énergies renouvelables.

Elue députée, je continuerai mon combat déjà très ancien pour préserver et mettre en valeur les espaces agricoles et naturels de notre territoire. Lorsque certains se targuent aujourd’hui de les défendre, je me permets de leur rappeler leur opposition lors du vote du schéma directeur de la région (SDRIF) en 2008 ! Car, la droite, certains ont la mémoire courte, s’est opposée au SDRIF qui prévoit la préservation de 2.300 hectares sur le plateau de Saclay. C’est grâce à mon action, à l’action des élu/es écologistes à la Région, à la CAPS, que nous avons obtenu de haute lutte la reconnaissance de la nécessaire préservation de ces hectares.

Qui sont vos adversaires ?

Il y a 17 candidat/es en lice le 10 juin. Chacun/e porte des priorités différentes. Les miennes ne sont certainement pas de stigmatiser telles ou telles catégories de la population en raison de leurs origines, de leurs cultures, de leurs religions ou de leurs modes de vie.

Mes valeurs sont la solidarité, la justice, la démocratie.

L’environnement est une préoccupation des habitants du plateau de Saclay ?

Oui,  et cette préoccupation est largement partagée dans notre pays ! Notre territoire doit être exemplaire et ses habitants l’ont bien compris lorsqu’ils soutiennent l’agriculture de proximité ou lorsqu’ils s’engagent aux côtés des associations pour préserver le cadre de vie.

Contrairement à ce qu’affirmait dans vos colonnes un autre candidat, les militants et sympathisants Europe-Ecologie les Verts ne se sentent aucune affinité avec le parti de l’ancien président de la République qui proclamait “l’environnement, ça  commence à bien faire”. Nous étions dans l’opposition jusqu’au 6 mai dernier. Notamment parce que la droite a mis à mal l’environnement durant 10 ans : baisse des crédits dédiés à l’environnement, aux économies d’énergie, poursuite du tout bagnole, du tout nucléaire, soutien aux OGM etc… Le Grenelle de l’Environnement a mis en lumière nombre de problèmes, mais le gouvernement sortant n’en a rien fait de sérieux. Il est temps d’agir vraiment !

Etes-vous pour le métro aérien ?

De longue date, EELV a dit son opposition à un mode de transport démesuré sur notre territoire. Ni aérien, ni souterrain, donc ! Les raisons de ce refus sont simples : il faudra densifier à outrance le plateau pour que le métro soit rentable. Je soutiens l’idée qu’il faut d’abord améliorer l’existant (RER, bus) avant de se lancer dans des dépenses qui aujourd’hui ne sont pas financées. Renforcons les liaisons plateau-vallées,terminons au plus vite le TSCP sur le plateau, mettons en oeuvre celui entre Massy et les Ulis avant de creuser ou d’ériger des pylônes pour un métro qui au mieux ne transporterait que 5.000 personnes en heure de pointe ! Et pourquoi ne pas envisager un tramway ou un T-Zen, en remplacement du TCSP ? C’est une infrastructure de surface, moins coûteuse financièrement et pour l’environnement, et qui pourrait être mise en service en moins de 10 ans !

Que pensez-vous du démantèlement du réacteur Ulysse ?

Je suis pour ce démantèlement évidemment ! Mais aujourd’hui, je ne pense pas que toutes les précautions soient prises pour qu’il soit effectué dans les meilleures conditions de sécurité pour les employés et les habitants. Il faut absolument que le nouveau gouvernement exige du CEA de revoir les procédures et surtout ne pas faire appel à la sous-traitance pour des opérations dangereuses et qui demandent un véritable savoir-faire.

Pour vous quelle est la place de l’agriculture sur le plateau de Saclay ?

Elle est centrale ! Je suis secrétaire générale de l’association Terre et Cité et connaît bien les acteurs agricoles de notre territoire. Je suis de longue date investie, sur le terrain, comme dans les institutions, pour mettre en valeur cette richesse extraordinaire dont nous disposons.

Nous avons la chance d’avoir des agriculteurs attachés à leur territoire et qui s’investissent pleinement pour défendre le territoire. C’est l’identité de notre Plateau et les habitants ont prouvé à maintes reprise qu’ils pouvaient se mobiliser pour la préserver.

Quelle est votre opinion sur la situation des Roms en général ?

Louis XIV les envoyait aux galères, le régime de Vichy les parquait dans des camps d’internement, des dizaines de milliers de Roms furent massacrés durant la seconde guerre mondiale. Il est sans doute utile de rajouter qu’environ 500.000 personnes en France sont aujourd’hui classées dans la catégorie « gens du voyage ». La plupart de ces personnes détiennent depuis longtemps la nationalité française et pourtant, ils ne sont pas considérés comme le reste de la population puisqu’ils sont dans l’obligation de posséder un livret de circulation à faire viser régulièrement par la police. Arrêtons la stigmatisation !

Je souhaite que la loi soit aussi appliquée sur notre territoire, et que nous trouvions, en concertation avec l’ensemble des acteurs, une solution durable pour accueillir dignement les gens du voyage.

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Agriculture et métro, la cohabitation est elle possible ? Venez en débattre avec nous ! http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/agriculture-et-metro-la-cohabitation-est-elle-possible-venez-en-debattre-avec-nous/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/agriculture-et-metro-la-cohabitation-est-elle-possible-venez-en-debattre-avec-nous/#comments Mon, 04 Jun 2012 16:30:47 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2386 Mardi 5 juin, 20 heures en Mairie de Saclay

Débat sur l’aménagement du plateau de Saclay avec François Lerique, Amap de Ceres, et Pierre Serne, vice-président du Conseil régional en charge des transports.

Nous vous attendons nombreux pour vous présenter les propositions d’EELV et en débattre avec vous !

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Alimentation, emploi, énergie, nature, santé : découvrez les propositions écologistes http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/alimentation-emploi-energie-nature-sante-decouvrez-les-propositions-ecologistes/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/alimentation-emploi-energie-nature-sante-decouvrez-les-propositions-ecologistes/#comments Sat, 02 Jun 2012 20:33:38 +0000 Robot http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2382 À l’occasion des élections législatives des 10 et 17 juin 2012, Europe Écologie Les Verts met en avant ses propositions et son projet « Vivre mieux » à travers 5 tracts autour de thèmes phares : l’alimentation, l’emploi, l’énergie, la nature et la santé. N’hésitez pas à télécharger ces tracts ci-dessous, et à les distribuer/diffuser autour de vous, pour soutenir la campagne pendant les quelques jours qui nous séparent du premier tour !


Les tracts thématiques

Alimentation
Emploi
Énergie
Nature
Santé
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Liberté, égalité, parité http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/liberte-egalite-parite/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/liberte-egalite-parite/#comments Thu, 31 May 2012 18:42:02 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2375  

A l’initiative d’Osez le féminisme ! et du Réseau féministe Ruptures, plus de deux cents militant-e-s, élu-e-s et candidate-e-s se mobilisent, à deux semaines du premier tour des législatives, pour un solide renforcement des lois sur la parité: la France est au 69e rang mondial pour sa proportion de femmes parlementaires.


 

 

Nous ne devrions pas avoir à écrire ni à signer ce texte. Les femmes n’ont-elles pas les mêmes droits civiques –celui de voter et d’être éligible– que les hommes depuis soixante-huit ans déjà ? Des lois dites de parité n’ont-elles pas été votées dès 1999, première mondiale érigeant en principe le fait de favoriser l’égal accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives ? Et ne vient-on pas de nommer le premier gouvernement paritaire de la Ve République? Alors comment se fait-il que le pouvoir soit en fait toujours aussi viril ?

L’exclusion des femmes demeure une réalité dans les instances de pouvoir: l’Assemblée nationale élue en 2007, lors des dernières législatives, était à 81,5% masculine. Depuis 1988, sur les 577 circonscriptions, 413 n’ont envoyé aucune femme à l’Assemblée (regarder la carte). Cette année, l’UMP n’a investi que 25% de femmes candidates aux législatives. Le classement de notre pays concernant la proportion de femmes parlementaires empire avec les années : la France est aujourd’hui à la 69e place au niveau mondial.

Cette exception française et cette résistance de l’Assemblée Nationale, institution pourtant emblématique de la démocratie représentative, incarne le fait qu’au-delà des équations individuelles, l’inertie d’un ordre sexué perdure. Celui-ci puise ses racines dans notre histoire, y compris démocratique : la citoyenneté à la française, pensée par les Lumières, fait encore de l’ombre aux femmes qui ont été exclues d’un universalisme en réalité masculin. Leur sexe faisant d’elles des êtres d’instinct plus que de raison, elles ont été exclues de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, du suffrage universel, du Code civil… Il nous reste encore à mener un travail de désacralisation de ces principes, entamé par les mouvements féministes pro-parité des années 90.

En conséquence, le monde politique se caractérise encore aujourd’hui par un sexisme ordinaire, parfois inconscient. L’inclusion des femmes, telle que nous venons de le voir au sein du gouvernement, n’est ainsi pas contradictoire avec la persistance de leur exclusion du pouvoir. Elle s’exprime par la désignation de candidates dans des circonscriptions  « difficiles », voire « ingagnables », par les délégations qui leur sont confiées mais aussi par le fait qu’elles sont plus souvent choisies pour leur cumul de différence (sexe, origine réelle ou supposée, âge, affiliation associative, etc.). Nous appelons à la vigilance pour que les usages de la parité ne conduisent pas à une révolution conservatrice assignant les femmes à leur(s) différence(s), mais à une déconstruction de l’ensemble des inégalités.

Enfin, cette mandature se clôt sur des tentatives de remise en cause de la parité. En atteste la réforme territoriale, qui, en remplaçant les conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux élus au suffrage uninominal, le mode de scrutin le plus défavorable à la parité, aura pour conséquence de faire reculer de manière spectaculaire les progrès accomplis depuis 2000 au niveau des collectivités locales.

Renaît, avec le renouvellement de l’Assemblée nationale, l’espoir de voir la parité progresser de nouveau. Nous, militant-e-s féministes, nous, candidat-e-s aux législatives, nous, universitaires, nous voulons participer à l’ouverture d’une nouvelle ère de la parité. Pour y parvenir, nous défendons un renforcement des lois dites sur la parité. Afin que la sanction financière ne soit pas qu’incitative mais aussi contraignante, nous soutenons une suppression pure et simple de toutes les aides publiques aux partis qui ne respectent pas la parité des candidatures aux législatives. Afin de lutter contre la professionnalisation et la confiscation de la vie politique, nous défendons une limitation du cumul des mandats simultanément et dans le temps. Nous nous mobiliserons enfin pour que la Constitution « garantisse » et non plus seulement « favorise » l’égalité, changement sémantique préalable à des mesures plus ambitieuses encore.

La question du partage du pouvoir ultime, le pouvoir politique, est centrale. Remettre en cause le monopole du pouvoir par la moitié masculine de la population n’est ni anecdotique, ni l’apanage d’une élite, ni un luxe outrancier en période de crise. C’est questionner le sens de notre démocratie, la place qu’occupe chacun-e d’entre nous et la manière dont nous voulons vivre et décider ensemble. Toutes et tous ensemble.

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Samedi 26 mai à Orsay : OIN, urbanisation Sud du Plateau, Grand Paris et l’environnement dans tout ça ? http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/oin-urbanisation-sud-du-plateau-grand-paris-et-lenvironnement-dans-tout-ca/ http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/oin-urbanisation-sud-du-plateau-grand-paris-et-lenvironnement-dans-tout-ca/#comments Tue, 22 May 2012 10:00:24 +0000 mariepierredigard http://mariepierredigard.eelv-legislatives.fr/?p=2316 Rendez-vous samedi 26 mai avec Hélène Gassin, vice-présidente du Conseil Régional en charge de l’environnement pour un café débat !

Au Gramophone, 27 Boulevard Dubreuil 91400 Orsay, à partir de 15 h.

Un territoire à préserver et à valoriser !

A proximité de Paris, notre territoire, dernier poumon du Sud de l’Ile-de-France, offre la possibilité d’une coexistence intelligente entre agriculture, entreprises, établissements d’enseignement et de recherche, logements, services de proximité, espaces boisés.
Notre territoire peut devenir un modèle de développement durable.
Europe-Ecologie Les Verts vous présente ses propositions pour un futur soutenable : réduire notre empreinte écologique, protéger les biens communs, répondre aux besoins humains fondamentaux.
Au coeur de notre projet : nature, eau, agriculture, alimentation, santé, logement.

téléchargez le tract d’invitation :

A5-Orsay_Mise en page 1

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