Parc du château à Beaupréau. Visite du jardin collectif mis en place par l’association « Echappée Verte ».

Nous avons rencontré ce jeudi des membres de l’association « Echappée Verte » à Beaupréau, une association d’échanges de savoirs et compétences qui milite aussi pour une agriculture respectueuse de l’environnement, pour l’indépendance du monde agricole à l’égard des grandes firmes internationales, pour la préservation de la biodiversité, pour le développement d’une économie relocalisée…

 

Nous avons été interpellés notamment sur la loi COV, une loi qui empêche les agriculteurs de ressemer librement et gratuitement leurs propres récoltes.

Cette loi impose une contrainte économique supplémentaire pour les agriculteurs et un renforcement du pouvoir des industries semencières sur la génétique végétale, patrimoine commun et inaliénable.

 

L’occasion de rappeler quelques propositions figurant dans notre programme :

 

Préserver l’indépendance des agriculteurs

-          Opposition aux OGM. Il faut encourager la recherche publique pour ne pas fermer la porte à la connaissance, mais les OGM actuels n’ont en rien prouvé leur intérêt au regard des enjeux auxquels nous sommes confrontés.

-          Remise en cause de la loi sur les C.O.V.. Il faut permettre aux agriculteurs d’utiliser leurs semences de ferme sans paiement de royalties aux semenciers.

 

Protéger les terres agricoles

-          Mise en place d’une nouvelle loi foncière pour redonner aux Elus le pouvoir sur la gestion des terres agricoles (70 000 hectares de terres agricoles disparaissent chaque année). Cette loi organisera les complémentarités entre Safer et EPF (Etablissements publics Foncier), avec régionalisation des compétences et priorité – avec conventionnement financier- à l’installation.

-          Création de ceintures vertes agricoles autour des villes.

 

Engager un plan national de relocalisation

-          Lancer un plan national de relocalisation des agricultures notamment au travers de contrats collectifs territoriaux avec le soutien de la restauration collective (écoles….) et la structuration de filières de proximité; ce plan doit s’inscrire dans la troisième phase de la politique de décentralisation.