Paris-Orléans-Clermont-Lyon
Le projet de Ligne à grande vitesse appelé POCL a pour objectif de dédoubler la ligne Paris- Lyon (LN1) saturée depuis 1993 avec une situation intenable depuis l’entrée des TGV Est. La construction de la LGV dans notre département détruira l’espace naturel, forêts, terres agricoles, ressource en eau et biodiversité. Les élus du Cher, sauf les écologistes, ont vendu le projet à leurs électeurs potentiels en arguant des retombées économiques pour notre département sans leur préciser que le financement serait en majorité payé par leurs impôts et que cette ligne ne serait pas créatrice d’emplois ni de richesses pour les classes populaires.
Si le concept de LGV – TGV lancé en France en 1981 est une innovation technologique indéniable il est important de préciser que la LGV n’a pas vocation d’irriguer un département.
En ce qui concerne le département du Cher, le projet POCL c’est la mort de la ligne classique donc des transports de proximité, car l’argent investi pour la LGV (14 milliards d’euros) plombera immanquablement le budget prévu pour l’entretien de la ligne classique et du matériel.
Le concept LGV du POCL c’est la vitesse à n’importe quel prix pour le transport des touristes et des hommes d’affaires de toute l’Europe sur un axe Nord-Sud à une vitesse entre 300 et 350 km/h. Le « tout TGV » sert uniquement les intérêts de groupes financiers privés et la spéculation immobilière et aura un effet dévastateur sur notre environnement et sur le volet social.
Je rappelle que le territoire français est sillonné d’un réseau de lignes ferroviaires classiques très dense qui peut être modernisé afin d’utiliser le potentiel existant.
Notre département du Cher a besoin de transports en commun multimodaux avec comme socle le ferroviaire afin que les habitants puissent combiner différents moyens de transports pour se déplacer aisément et en toute sécurité.
Plusieurs solutions doivent être proposées aux usagers afin qu’ils puissent en toute liberté choisir la solution adaptée :
Cela suppose une politique de transports publics cohérente et multimodale dans le département du Cher adaptée aux besoins des usagers, avec fréquence, confort, régularité, afin que tout voyage commencé en transport public puisse être achevé en transport public et non comme c’est le cas aujourd’hui, en voiture particulière, en taxi privé ou à pied. Cette cohésion ne pourra être réussie que grâce à un transport public ferroviaire qui revienne au fondement de la notion de service public qui doit échapper à la logique du marché et à la recherche du profit.
Ces solutions offrent trois avantages aux usagers :
Avant le 11 décembre 2011 la situation n’était déjà pas brillante, avec suppression d’arrêts dans les petites gares, diminution des heures d’ouverture des gares, fermetures de gares, de trains, de correspondance ; à partir du 11 décembre 2011 la situation s’est dégradée et les usagers se sentent méprisés, oubliés, sacrifiés. Nombreux sont ceux qui se trouvent aujourd’hui dans l’obligation d’utiliser leur voiture sur de longues distances pour aller travailler ou se rendre à un rendez-vous médical. Exemple : Bourges-Tours, Saint-Amand-Bourges.
Le projet POCL exclut, le volet environnemental et social donc il est voué à l’échec car une société ne peut se développer harmonieusement sur le long terme sans la reconnaissance de ces deux maillons essentiels.
Jorge Roig-Législatives 2012- Circonscription 1803 – jorgeroig.eelv-legislatives.fr
Juin 2012
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Ce guide a pour vocation de donner des pistes à tous ceux qui souhaitent agir pour la construction d’une société dans laquelle toutes les ressources naturelles sont préservées, l’Homme protégé, l’économie au service des populations, l’éducation pensée pour faire de l’enfant un individu responsable et solidaire.
1. REPENSER LA VILLE EN ECO-QUARTIERS
1. REPENSER LA VILLE EN ECO-QUARTIERS
a) Logements
Les logements sociaux ou privés dans l’éco-quartier :
L’esprit des éco-quartiers, c’est faire revivre les patrimoines culturels, la notion d’identité locale et régionale, encourager une nouvelle culture de la durabilité.
Ce sont des pistes cyclables, des rues piétonnes et des parkings souterrains grâce auxquels les véhicules des particuliers notamment les 4X4 n’encombreront plus les trottoirs. C’est aussi l’utilisation raisonnable de l’éclairage public.
Selon la Commission européenne une politique d’économie d’énergie occasionnerait une économie de mille euros par ménage et par an.
b) La gestion des déchets
La gestion rationnelle des déchets dans les éco-quartiers, c’est :
c) Espaces adaptés à la création d’emplois
L’éco-quartier, facilite l’installation des artisans, des artistes, des petites entreprises, des commerces, en mettant à leur disposition des emplacements adaptés avec comme pour les logements les mêmes critères à haute qualité environnementale.
d) Mixité sociale et solidarité intergénérationnelle
L’éco-quartier favorise la mixité sociale en déterminant le « juste prix » d’un logement, afin que les classes populaires incitées à vivre à la périphérie des villes, en raison de la spéculation immobilière, puissent vivre à nouveau près des centres d’intérêt.
Il met tout en œuvre pour créer les conditions d’une solidarité intergénérationnelle, avec l’accompagnement des personnes atteintes d’un handicap, des enfants, des jeunes, des personnes âgées.
Pour les loisirs, des salles sont mises à disposition ainsi qu’un studio d’enregistrement pour les groupes de musique.
e) Consommer mieux
Dans l’éco-quartier, les commerces sont de petite taille et approvisionnés en produits locaux certifiés sans produits chimiques tels que lait, fromage, viande, volaille, œufs, fruits et légumes, pain.
f) Le service public de proximité
Ce nouveau type de quartier intègre les exigences de service public de proximité avec crèche, école, poste, transport collectif bien relié aux centres d’intérêts culturels, sportifs ainsi qu’à la gare ferroviaire.
Dans le domaine de la santé et pour éviter d’encombrer l’hôpital, une antenne médicale en capacité de traiter les petits accidents de la vie sera ouverte 7jours sur 7, jour et nuit. Quant à la médecine générale, elle sera pratiquée par des médecins salariés formés à une médecine préventive et de conseils.
g) Le contact avec la nature
L’éco-quartier est construit dans un parc arboré et fleuri avec des petits jardins, des nichoirs, des ruches. Ainsi, dès leur plus jeune âge, les enfants, intègrent qu’ils sont un être vivant parmi d’autres dans l’écosystème, découvrent la magie des saisons, le plaisir de faire pousser des plantes, d’entretenir un jardin, tout cela sous la houlette d’une équipe de personnes qualifiées et formées aux méthodes pédagogiques adaptées aux enfants.
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Diminuer l’étalement urbain responsable de la disparition de nombreuses terres agricoles au profit des promoteurs immobiliers et des grandes antennes commerciales.
Sous prétexte de « course au prix bas » une nouvelle organisation a été créée par un système ultra libéral qui a œuvré pour la construction de lotissements et de zones commerciales en périphérie des villes dans les terres agricoles, avec des effets désastreux au quotidien pour les salariés et retraités consommateurs.
Pour information :
a) La Terre nourricière
Il est essentiel pour la survie de notre modèle social de revenir au concept de la TERRE NOURRICIERE proche des consommateurs.
Il est urgent de soutenir les paysans qui veulent se libérer de l’emprise excessive des vendeurs de pesticides et qui refusent d’entrer dans la logique industrielle et productiviste, qui conduit l’agriculteur dans une course perpétuelle au rendement qui fragilise les plantes, massacre les insectes et met en péril la qualité de la ressource en eau.
Il nous faut recréer les conditions favorables pour que Les paysans puissent vendre aux citadins, par des réseaux de circuits courts, des produits sains à un prix leur permettant de vivre correctement de leur travail.
La transformation localement d’une partie de la production est également un complément de revenu pour le paysan et rentre dans un processus logique d’autonomie alimentaire pour le département du Cher.
b) Reconquérir la qualité de l’eau : un enjeu de santé publique
Il est primordial d’assurer la protection des captages, de réduire ou gérer de façon très raisonnée les apports azotés sur les cultures, d’interdire les pesticides sur les bassins versants, de modifier les pratiques agricoles en y développant une agriculture biologique.
Toutes ces mesures constituent la meilleure prévention pour reconquérir la ressource en eau.
La rareté de l’eau douce sur la planète est un fait avéré et personne ne songe à le nier. Le problème de la pollution de l’eau, des sols et de l’air n’est en revanche pas pris en compte comme il le devrait en dépit d’une situation très préoccupante notamment en Champagne Berrichonne.
Pour information :
a) Dans le domaine de la santé
Il faut donner à tous un égal accès aux soins avec :
b) Dans le domaine des transports
En 2012, un voyage en train devrait pouvoir s’effectuer dans de bonnes conditions de confort, régularité et sans rupture de correspondance. Actuellement l’usager est souvent obligé de terminer son voyage, commencé en train, en voiture.
Donner la possibilité aux habitants d’une ville ou d’un village de se passer d’une voiture en 2012, est un signe de modernité.
A ce propos, dans le Cher, l’image de modernité de nos transports collectifs a été terriblement écornée depuis plusieurs années avec un pic le 11 décembre 2011. Depuis ce jour, de nombreux trains et correspondances ont été supprimés définitivement ou pour cause de travaux.
Il est urgent d’utiliser le potentiel existant, d’entretenir et de moderniser les infrastructures ferroviaires et le matériel en remettant sur les rails les trains supprimés , en effectuant les travaux sans supprimer les trains comme c’était le cas les années précédentes.
De nombreux usagers se trouvent actuellement dans la situation absurde d’aller travailler en voiture sur de longues distances alors qu’ils habitent à côté d’une gare.
5. EDUCATION DES ENFANTS ET FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE POUR LES ADULTES
a) Pour les enfants de six à seize ans
Tous les enfants disposent d’une école totalement gratuite avec fournitures scolaires, deux collations et un repas cuisinés avec des produits locaux 100% BIO.
Ils bénéficient également d’un suivi médical gratuit assuré par un pédiatre allergologue pneumologue, un dentiste et un ophtalmologue.
L’enseignement est organisé dans des unités pédagogiques de vingt élèves maximum et de préférence seize, qui tient compte non seulement du rythme biologique des enfants, mais également du rythme professionnel des deux parents.
Un poste dédié au soutien scolaire, pour les élèves en difficultés, est assuré par des enseignants ayant reçu une formation complémentaire adaptée à ce type de mission, dans le cadre de la formation tout au long de la vie. Ces enseignants sont un appui pour l’équipe enseignante en place et une aide précieuse pour des enfants qui ont du mal à s’intégrer dans un groupe et à se concentrer.
Ce type d’enseignement doit pouvoir aider l’enfant :
b) Pour les adultes
Donner à chaque individu la possibilité d’accéder à la formation tout au long de la vie afin que chacun puisse évoluer professionnellement et pour certains sortir des multiples « petits boulots » et emplois précaires mal rémunérés.
La formation tout au long de la vie c’est un atout pour l’épanouissement individuel mais également un enjeu majeur pour la Société.
6. L’ECOLOGIE : UN ETAT D’ESPRIT
Toutes les politiques écologistes seront vaines si chaque individu ne se comporte pas en citoyen et en consommateur responsable. Trop souvent le consommateur tombe dans le piège des achats dictés davantage par des normes marchandes que par des choix individuels.
Il est essentiel d’avoir toujours à l’esprit que l’équilibre est très fragile, que toute action individuelle a des répercussions sur l’ensemble de la société et sur l’environnement.
Chaque être humain aspire au bien-être, mais encore faut-il qu’il soit conscient de la place qu’il occupe sur TERRE et de l’empreinte qu’il laisse aux générations futures.
Et pour ceux qui sont découragés face à l’étendue des dégâts sociétaux et environnementaux ce guide est aussi une manière de leur dire :
« Tout n’est pas perdu, nous avons des solutions pour agir, ne tombons pas dans le piège de la résignation, utilisons tous ensemble les solutions existantes et le potentiel humain et environnemental de notre département du Cher »
Jorge Roig
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Lu 10 fois
Il est accompagné d’Émilie Laval et tous deux comptent bien peser dans la balance électorale en apportant une bonne dose d’écologie dans un débat qui « en manque singulièrement », comme le note Jorge Roig.
Concilier à la fois l’urbain et le rural, en faisant revenir les citadins dans les villes et les ruraux dans les campagnes, le tout avec la promesse d’une énergie respectueuse de la santé et de l’environnement : voilà deux points majeurs du programme d’EELV sur la troisième circonscription.
Frank Simon
]]>JE REVENDIQUE UNE AGRICULTURE BIO, proche des consommateurs, sans pesticides, sans OGM, sans excès de nitrates, et une autonomie alimentaire de notre département. Je prendrai la défense des petits paysans qui préservent les paysages de bocages garants de la biodiversité face à des exploitants productivistes dédiés à l’exportation. Je m’attacherai à développer la transformation des produits agricoles sur place, la mise en place de circuits de distribution courts, la restauration collective Bio et locale. Cette synergie permettra de maintenir les producteurs dans une activité pérenne et de créer de nombreux emplois directs et indirects.
L’EAU POTABLE MENACEE. Je veillerai à ce que des lois soient votées et surtout appliquées afin que la sécurisation de l’alimentation en eau potable du département sur le plan quantitatif et qualitatif ne soit pas qu’un vain mot.
REUSSIR LA TRANSITION ENERGETIQUE EN SORTANT DU NUCLEAIRE c’est combattre la précarité énergétique des personnes en difficulté, rompre avec une méthode mortifère, onéreuse et archaïque.
LE DEVELOPPEMENT DES TRANSPORTS COLLECTIFS DE PROXIMITE, c’est donner le choix à ceux qui le veulent de se déplacer sans voiture quelque soit le lieu, l’heure et le pouvoir d’achat.
Jorge Roig
]]>Greenpeace a aujourd’hui encore une fois fait la preuve que la sûreté des centrales françaises est largement insuffisante en menant une action sur la centrale du Bugey (limite Ain – Isère).
Immédiatement, EDF a mis en place une campagne de désinformation pour minimiser l’impact de cette action. EDF oublie évidemment de dire que le militant a déposé un fumigène sur un réservoir de stockage provisoire d’effluents très radioactifs pour signifier qu’un simple explosif aurait pu perpétrer des dommages aux conséquences très graves.
Plus généralement, cette action montre qu’un groupe d’individus organisés et mal intentionnés peut commettre un attentat aux conséquences terribles.
Greenpeace rappelle que la centrale du Bugey est l’une des plus vulnérables de France à une attaque aérienne. Rappelons qu’une explosion avec fuite radioactive sur cette centrale aurait pour conséquence l’évacuation définitive d’un territoire plus large que la région Rhône-Alpes et comprenant des villes aussi importantes que Lyon, Grenoble ou encore Genève…
Suite aux derniers exercices de sécurité « post Fukushima », les élus écologistes membres des Commission Locales d’Information auprès des centrales nucléaires avaient alerté l’Autorité de Sureté Nucléaire sur la quasi absence de prise en compte du facteur humain dans les simulations d’accidents (voir communiqué du 9/03/2012).
À ce jour, l’ASN n’a toujours pas répondu à notre courrier.
Au Japon, les questions de sûreté sont venues tragiquement sur le devant de la scène. Malgré la désinformation et la censure dont même le directeur d’AREVA s’inquiète, on sait aujourd’hui que ce pays devra accepter des conséquences irréversibles pour sa population en raison de l’exposition radioactive très élevée qu’elle subit à grande échelle
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La sûreté nucléaire est l’enjeu le plus important des décennies à venir : il est plus qu’un enjeu économique ou social ; un véritable enjeu de civilisation.
Le nucléaire fait débat, et Europe Ecologie Les Verts revendique une sortie programmée du nucléaire. Mais la sûreté des installations ne doit pas faire débat : il est impératif que le prochain gouvernement refonde sur des bases sérieuses les protocoles de sûreté des installations nucléaires françaises.
Olivier Bertrand, conseiller général de l’Isère, coordinateur des élus EELV membres des CLI auprès des centrales nucléaires françaises
Catherine Brette et Claude Cassé, élus EELV et membres de la CLI du Bugey
Haïdar EL ALI, qui compte parmi les écologistes les plus influents de la planète, vient d’accepter le poste de Ministre de l’Ecologie et de la Protection de la nature au sein du nouveau gouvernement de la République du Sénégal. Cette nomination intervient dans un pays qui vient d’insuffler un espoir démocratique qui fait événement en Afrique et dans le monde.
Haïdar EL ALI est un écologiste de terrain. Responsable de l’Océanium de Dakar, il a su associer les pêcheurs et les paysans sénégalais dans la lutte pour la préservation et la restauration des écosystèmes, condition du maintien durable de leur activité. De même, il a été parmi les premiers acteurs de la préservation de la mangrove, entraînant la replantation de 30 000 millions d’arbres.
Elu « Homme de l’année 2002″ au Sénégal, Haïdar EL ALI est reconnu pour sa détermination, sa sincérité et sa lutte contre toutes les corruptions. Il a d’ailleurs échappé à plusieurs tentatives d’assassinat.
Il y a quelques jours à peine, Haïdar EL ALI accueillait à Dakar, pour la première fois sur le continent africain, le congrès des Verts mondiaux. Cécile DUFLOT, secrétaire nationale d’EELV, Jean-Philippe MAGNEN, délégué à l’international, ont pu échanger avec lui sur les enjeux majeurs du développement économique durable et la création d’emplois verts, le changement climatique et l’énergie.
EELV apporte tout son soutien à Haïdar EL ALI, dans les politiques environnementales à mener d’urgence au Sénégal. Elles permettront d’agir sur le quotidien des Sénégalais et donneront en même temps un signe fort pour l’écologie, avec des répercussions positives à l’échelle internationale : lutte contre le pillage des ressources naturelles et leur gâchis, préservation des ressources halieutiques contre la surpêche… EELV sera présent aux côtés d’Haïdar EL ALI notamment lorsqu’en 2013 l’Europe réformera sa politique commune de la pêche.
À l’heure où la séquence présidentielle française subit la tentation d’escamoter l’urgence écologique, la nomination d’Haïdar EL ALI est une excellente nouvelle pour tous les promoteurs d’un monde durable, pour tous les défenseurs de la démocratie et de l’environnement.
Europe Ecologie Les Verts
]]>La branche britannique de Total a annoncé avoir cessé la production de pétrole et de gaz sur sa plate-forme d’Elgin-Franklin en mer du Nord et mis en place une zone d’exclusion maritime de deux milles, suite à une fuite de gaz survenue dimanche. Alors que la plateforme dispose d’une capacité de production quotidienne de 280.000 barils équivalent pétrole, 175.000 barils de condensats et 15,5 millions de mètres cubes de gaz, plus de 20 tonnes de gaz se seraient déjà échappées en mer. Bien que jugé à ce stade « minime » quant à son impact sur l’environnement, ce nouvel accident conforte la position des écologistes à vouloir faire adopter un cadre réglementaire européen plus sévère pour ces activités à haut risque.
Pour Sandrine Bélier, eurodéputée membre de la commission environnement :
«Combien d’alertes ou de catastrophes faudra-t-il encore pour que la gestion des plateformes pétrolières soit enfin prise au sérieux ? Au total, 23 tonnes de gaz se seraient déjà échappées de la plate-forme en 48 heures. Avec ses 500 plateformes, la Mer du Nord est aujourd’hui l’une des zones les plus exposées en Europe à la pollution des grandes industries d’extraction et d’exploration pétrolière et gazière. En octobre 2011, le Parlement européen avait adopté un rapport appelant au renforcement des règles plus strictes en matière de sécurité des plateformes pétrolières et gazières. Ce nouvel incident démontre une nouvelle fois l’urgence qu’il y a agir en ce domaine et la nécessité d’un moratoire sur toute nouvelle exploitation en pleine mer ».
L’eurodéputée poursuit : « Alors que les forages s’étendent chaque jour plus loin des côtes et atteignent des profondeurs abyssales – entraînant une augmentation des risques en matière de gestion et de surveillance des installations – , le Sommet de Rio en juin prochain sera aussi l’occasion pour l’UE et la communauté internationale de prendre les mesures adéquates de protection des milieux marins et océans de plus en plus menacés ».
Pour José Bové, eurodéputé :
«En France, le permis Rhône-Maritime au large de la Méditerranée arrive bientôt à échéance. Il est urgent de ne pas le reconduire, pour protéger la Méditerranée et sa biodiversité privilégiée de ces risques largement avérés. A l’appel du Collectif « le Var dit non au gaz de schiste », une journée de mobilisation est organisée le dimanche 8 avril contre le renouvellement du permis. Un rassemblement terrestre aura lieu à la Seyne-sur-Mer et une flottille maritime s’organisera au large du Fort de Brégançon. Soyons nombreux pour lancer l’alerte.»
Pour Michèle RIVASI, porte-parole d’Eva Joly :
« Cette catastrophe n’est pas une surprise. Nous avons découvert avec la catastrophe de Deepwater Horizon que les ingénieurs jouaient aux apprentis sorciers pour tenter de maîtriser des conditions d’extraction extrêmes. Les pressions en eaux profondes sont telles que toute maîtrise de l’accident dans un délai raisonnable est impossible: il aura ainsi fallu trois mois pour endiguer une catastrophe qui relâchait 53 000 barils de pétrole par jour. Aujourd’hui, Total nous annonce que la maîtrise de cette fuite pourrait prendre six mois. Une catastrophe de plus qui renforce les écologistes dans leur opposition au renouvellement du permis d’exploration Rhône Méditerranée, situé à proximité des côtes marseillaises: un tel accident en mer fermée signifierait la pollution de réserves naturelles et la suppression de dizaines de milliers d’emplois dans le tourisme. »
Cette catastrophe de trop n’est sûrement pas la dernière: « Si nous n’engageons pas une transition énergétique rapidement, si nous n’apprenons pas à sortir des énergies fossiles progressivement, nous subirons de plus en plus de catastrophes similaires. Jusqu’ici, nous avions un pétrole abondant, de bonne qualité et donc peu cher. Aujourd’hui ce n’est pas seulement le déséquilibre entre l’offre et la demande qui conditionne les prix, mais aussi et surtout les conditions d’extraction. Sables bitumineux, gaz et huiles de schiste, forages en eaux profondes sont les dernières idées trouvées par les compagnies pétrolières pour maintenir notre addiction aux énergies fossiles. Les risques sont accrus, les technologies mal maîtrisées et les prix ne reflètent pas les impacts environnementaux dévastateurs de celles-ci. »
Et Michèle RIVASI de conclure: « Nous sommes aujourd’hui face à un enjeu historique: nous devons amorcer la troisième révolution industrielle pour éviter une crise énergétique, et ni l’UMP ni le PS ne semblent le comprendre. La fuite en avant continue, et comme toujours ce sont les précaires qui paient le prix fort. Le prix de l’essence, du gaz et du fioul vont augmenter, c’est pourquoi il faut investir pour garantir l’accès aux technologies les plus économes en énergie, afin d’alléger les factures des ménages. Il faut aussi investir dans les nouvelles sources d’énergie et revoir notre urbanisme et nos modes déplacement, en garantissant un service public de transports efficace pour tous: c’est ce que propose Eva Joly« .
]]>Le 6e Forum mondial de l’eau (FME) se tient à Marseille du 12 au 17 mars. En parallèle, le Forum alternatif mondial de l’eau (FAME) s’ouvre ce mercredi 14 mars, pour construire une alternative concrète au FME.
88% des maladies dans le monde ont pour origine une consommation d’eau non potable, une mauvaise hygiène ou des installation sanitaires inadéquates. 2 millions de tonnes de déchets sont déversés chaque jour dans les cours d’eau ! Dans les pays développés, 70% des eaux usagées d’origine industrielle sont déversées sans traitement dans la nature. Approprié par les firmes multinationales du secteur, cause de conflits entre états, victime de pollution du cœur des océans à sa sortie à notre robinet, l’« or bleu » (et sa gestion) est un enjeu majeur du 21e siècle.
L’eau, bien commun par excellence, doit absolument être protégée des pollutions et des prédations mercantiles.
C’est pourquoi à l’occasion du Forum mondial de l’eau, Europe Écologie Les Verts rappelle ses propositions en matière d’eau:
- La reconnaissance de l’eau comme patrimoine commun de l’humanité et une garantie universelle d’un accès à l’eau potable
- Le soutien de projets d’assainissement, de production et de distribution d’eau dans les pays démunis par un partenariat « public-public »
- La condamnation du détournement de la notion de « solidarité » comme prétexte à une privatisation des marchés de l’eau au profit de certaines entreprises françaises
- La suppression de l’Accord général sur le commerce et les services (AGCS) qui a fait entrer l’eau dans le domaine marchand
- La création d’une autorité mondiale de l’eau (AME) intégrée aux Nations Unies et indépendante, à la place de l’actuel Conseil mondial de l’eau, mis en place par Véolia et la Lyonnaise des eaux.
Europe Écologie Les Verts participera au Forum alternatif mondial de l’eau pour défendre l’eau en tant que bien commun de l’humanité et dénoncer les tentatives de prévarication des grandes firmes du secteur, dont la vitrine est le FME. Eva Joly sera présente au FAME à Marseille ce vendredi 16 mars 2012.
Pour Europe Écologie Les Verts, l’eau est un bien précieux de l’humanité, elle est à la source de toute vie sur terre et conditionne son avenir. A l’instar de l’air, elle ne peut et ne doit pas être considérée comme une marchandise. Il est indispensable que les participants du FME l’entendent et le comprennent.
Pascal DURAND,
Porte-parole
Europe Écologie Les Verts
Les élus Europe Ecologie les Verts membres de commissions locales d’information (CLI) des installations nucléaires françaises dénoncent les silences des autorités japonaises sur le déroulé de la catastrophe de Fukushima et ses conséquences. Pour autant, les informations déjà vérifiées suffisent à dresser un bilan environnemental et sanitaire dramatique pour les populations. En France, ce bilan constitue un argument supplémentaire pour engager immédiatement une transition énergétique permettant la sortie du nucléaire, mais aussi un renforcement majeur de la sécurité des installations existantes dont l’arrêt et le démantèlement se dérouleront sur plusieurs décennies.
Que s’est-il vraiment passé à Fukushima ?
Aujourd’hui, non seulement les réacteurs ne sont toujours pas sous contrôle et continuent à dégager des composants fortement radioactifs, mais il apparaît que la population a été gravement désinformée. Plus de 500 000 personnes vivent dans des zones fortement contaminées. La ville de Fukushima située à 60 kilomètres de la centrale n’a pas été évacuée. Pourtant les doses de radioactivité que reçoivent les habitants sont telles que les conséquences sur leur santé sont certaines. Quelques jours après l’accident, une première estimation pour la seule zone de Fukushima calculait déjà un risque de plus de 400 000 cancers supplémentaires.
Plus grave, plusieurs scientifiques reconnus apportent des éléments qui pourraient remettre en cause certaines explications données par les autorités japonaises et reprises par leurs homologues américains et français :
- Des retombées d’uranium et de plutonium 238 ont été mesurées à des distances de 45 kilomètres des réacteurs de Fukushima ; a priori ces retombées ne peuvent résulter que d’une réaction de « criticité instantanée », désintégration radioactive et explosion d’assemblages d’un cœur de réacteur et/ou de combustibles stockés en piscine.
- La piscine de stockage du combustible située dans le réacteur n°4, qui contenait un cœur de MOX récemment déchargé et 200 tonnes de combustible nucléaire, n’aurait pas été le siège d’une « explosion d’hydrogène », mais d’un incendie avec excursion nucléaire.
Ces informations ont été développées, témoignages et documents à l’appui, dans le documentaire « Enquête sur une super-catastrophe nucléaire » (NDR/Arte) diffusé le mardi 6 mars 2012.
Les scientifiques interviewés prennent cette hypothèse d’explosions résultant de réactions de criticité comme probable. Elle entrainerait des conséquences beaucoup plus graves que celles déjà constatées.
Aujourd’hui, c’est une part très importante du territoire japonais qui est contaminé en « tache de léopard », notamment parce que les particules de type Cesium 134 et 137 sont très volatiles. Les premières séries de mesures validées scientifiquement tendent à confirmer cette pollution radioactive très étendue. Des mesures indépendantes ont montré que des légumes issus de champs cultivés à plusieurs centaines de kilomètres de la centrale sont contaminés. Chaque jour, les 35 millions d’habitants de l’agglomération de Tokyo doivent consommer des aliments potentiellement contaminés et non contrôlés, sauf à exclure tous produits japonais…
L’IRSN, dans le rapport de M. Thierry CHARLES (CEA-IRSN) du 28 février 2012 avance avec précaution, (sans citer les sources qui ne sont en fait que celles de TEPCO), que les piscines des réacteurs n°3 et n°4 seraient en « état a priori correct (ruptures de gaines ?) ». L’interrogation de l’IRSN est bien la preuve de son incertitude sur l’état de ces piscines. De même, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) n’a pas apporté de preuve qu’il n’y ait eu que des « explosions d’hydrogène ».
Le documentaire d’Arte est resté sans aucun commentaire de la part de l’ASN, de l’IRSN, et bien sûr d’AREVA fournisseur du MOX de Fukushima. Si elles se vérifient, ces informations changeraient la nature de l’accident de Fukushima. Les faits avancés sont suffisamment graves pour qu’ils exigent des explications sur l’état des connaissances de l’ASN sur les scénarios des explosions de Fukushima et les retombées de plutonium.
Raymond Avrillier, militant écologiste spécialiste du nucléaire, avait déjà demandé à l’ASN début avril 2011 de fournir les informations sur les scénarios de criticité instantanée, en particulier des réacteurs 3 et piscine 4, sans réponse à ce jour.
Les élus écologistes membres des Commissions locales d’Information (CLI) auprès des installations nucléaires françaises demandent à l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) de faire rapidement la lumière sur ces scénarios en lien avec les autorités japonaises. S’ils se confirmaient, ce serait une grave mise en cause des autorités japonaises mais aussi d’AREVA, très présent à Fukushima.
Ainsi, la catastrophe de Fukushima commence à apparaitre comme une « super-catastrophe » d’une technologie et d’un système dont la réalité et les conséquences dramatiques continuent à être cachées par le lobby nucléaire. La gestion de la catastrophe s’est clairement révélée défaillante. Et aujourd’hui, le vaste plan de décontamination des sols annoncé par le gouvernement japonais apparaît jour après jour comme une mascarade : il faudrait des dizaines d’années pour dépolluer les 30 millions de m3 de terre et de matériaux contaminés sans solution pérenne de traitement et de stockage.
En France, tirons toutes les conséquences de la catastrophe de Fukushima
Nous demandons une nouvelle approche des questions relevant de la sureté nucléaire des installations françaises. Dès à présent, deux points doivent-être totalement revus :
- Il n’est plus possible de limiter les plans d’intervention et les exercices de sureté aux seuls périmètres des Plans Particuliers d’Intervention (PPI) de quelques kilomètres autour des centrales. Après la catastrophe de Tchernobyl, celle de Fukushima vient nous rappeler que la dispersion d’éléments radioactifs n’a pas de frontière. Il est aujourd’hui urgent d’élargir les périmètres des PPI et de travailler sur des scénarios incluant l’éventualité d’évacuation complète des plus grandes agglomérations françaises comme celle de Lyon (à 30 kilomètres de la centrale du Bugey) ou de Bordeaux (à 40 kilomètres de la centrale du Blayais).
- Il n’est plus possible de travailler sur des scénarios seulement techniques liés principalement aux risques naturels : il faut intégrer le facteur humain. Dans les scénarios d’accidents majeurs étudiés par l’ASN, ce facteur humain n’est pas suffisamment pris en compte ni dans les causes possibles (défaillance humaine, risque terroriste, …) ni dans la gestion de crise (c’est-à-dire dans les capacités d’intervention en environnement très dégradé). Les simulations et exercices de sécurité sont totalement insuffisants. Pour se rapprocher d’une situation réelle d’accident, ils doivent changer de nature et d’ampleur : les intervenants extérieurs comme les pompiers ou la gendarmerie ne doivent, par exemple, pas être systématiquement prévenus, …
A Fukushima, nous savons déjà que les centaines d’intervenants au moment de l’accident ainsi que les 3 000 liquidateurs actuels ont été, et sont encore, exposés à de très fortes radiations, avec des conséquences certaines sur leur santé. Qui en France sera prêt à ce sacrifice en cas d’accident nucléaire ? Après les catastrophes de Tchernobyl, Three Mile Island et Fukushima, la transition énergétique, la sortie progressive du nucléaire et la sécurisation des installations jusqu’à leur démantèlement définitif, deviennent un impératif de civilisation.
Les élus Europe Ecologie les Verts membres de CLI auprès des installations nucléaires françaises.
]]>Ce mercredi 29 février, à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), une journée européenne de mobilisation des salariés contre l’austérité a lieu.
Europe Écologie Les Verts salue cette initiative collective européenne qui démontre que la solidarité peut dépasser les seules frontières nationales et qu’il existe une véritable necessité de syndicats forts et représentatifs.
Dans une situation économique et sociale extrêmement difficile, à laquelle les dirigeants européens ne répondent que par des successions de plans d’austérité – gel voire baisse des salaires, coupes drastiques dans les budgets sociaux, diminution des emplois dans la fonction publique selon une logique purement comptable, etc. – les salariés européens se mobilisent pour réclamer une autre politique.
A la veille du sommet de l’Union Européenne des 1er et 2 mars à Bruxelles, la majorité des syndicats rejette le nouveau traité budgétaire l’accusant d’institutionnaliser l’austérité.
En France, après la réforme des retraites de 2010 suivie de deux plans d’austérité en 2011, le président-candidat Nicolas Sarkozy annonce de nouvelles mesures qui vont venir frapper les salariés et les plus précaires: l’augmentation de la TVA qui va fragiliser d’avantage les bas salaires, la stigmatisation des chômeurs en voulant les culpabiliser par le biais d’un référendum ou encore l’instauration d’accords « compétitivité-emploi » qui risquent de fragiliser encore d’avantage la situation des salariés.
Pour EELV, Il est foncièrement injuste de faire payer principalement aux salariés les conséquences d’une crise économique et financière dont ils sont les premières victimes et dont ils ne sont nullement responsables.
Face à cette politique d’austérité qui, à partir du « laboratoire » grec, tend à se propager partout en Europe, Europe Écologie Les Verts expriment sa solidarité avec l’ensemble des salariés et travailleurs français et européens et appelle à manifester partout aux cotés des syndicats. Une autre politique en Europe est non seulement possible, elle est nécessaire !
EELV appelle à la signature d’un autre Traité européen, qui dépasse les seules logiques comptables pour instaurer un véritable principe de solidarité partout en Europe.
EELV demande au gouvernement français et à l’Union européenne de faire enfin preuve d’imagination et de prospective pour mettre l’économie et la finance au service de l’humain et des territoires et non d’institutionnaliser l’inverse.
Le développement des énergies renouvelables, la réhabilitation des logements pour lutter contre la précarité énergétique, la relocalisation des activités pour des emplois durables et de qualité, la création de filières de démantèlement nucléaire ou de nouvelles industries consacrées à la lutte contre le réchauffement climatique, l’agriculture biologique, etc. Il y a tant de secteurs d’avenir qui nécessitent d’urgence des investissements, pour que les salariés d’aujourd’hui trouvent de nouveaux débouchés et que notre futur à toutes et tous ne soit pas hypothéqué par des activités néfastes aux êtres humains et à leur environnement.
Le futur se construit aujourd’hui dans la souffrance et la précarité. Décidément, les gouvernants européens actuels ne se montrent vraiment pas à la hauteur des enjeux de notre temps.
Pascal DURAND
Porte-Parole
EELV