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Extraits
« Quand le prix des combustibles est remonté, dans les années 2000, on a repris conscience du fait que l’énergie fossile était épuisable, outre qu’en brûlant elle produit énormément de gaz à effet de serre. Certains ont voulu relancer le nucléaire, un peu discrédité depuis Tchernobyl. Aussitôt il y a eu Fukushima comme piqûre de rappel… ce qui a rouvert le débat sur les agro-carburants. Le problème, c’est qu’ils sont aujourd’hui produits, soit à partir de blé et de maïs pour l’éthanol (équivalent de l’essence), soit à partir de l’arbre à palme pour le diester (équivalent du gasoil, mais végétal). Or l’éthanol n’est pas révolutionnaire, on parle de 10 à 20% d’économie sur l’effet de serre, et il consomme énormément d’espaces agricoles. Et le diester est à l’origine d’une formidable déforestation. C’est catastrophique, criminel même, il faut arrêter ça. Alors qu’on avait déjà du mal, à l’époque de Rio, à nourrir 5 milliards d’individus, vingt ans plus tard, la question alimentaire est devenue la crise écologique numéro un : famines au sud, malbouffe au nord ! »
Lire l’article d’Alain Lipietz : « La question alimentaire est devenue la crise écologique numéro un »…
Alain Lipietz dénonce le projet d’agrocarburant Envirocat et l’implantation de la cimenterie Holcim à La Rochelle. « En tant qu’économiste, je me bats pour que le ciment revienne en France. Mais pas ici. On ne peut pas faire n’importe quoi…ici, à La Rochelle ».
Aprés avoir vu les cuves d’hydrocarbures Picoty, si proches des habitations, il nous confiait « jamais je n’ai vu cela !… »
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Cette autoroute doit relier Fontenay-le-Comte à Rochefort, en passant par le marais poitevin et le marais de Rochefort.
Tony Demeurant , candidat aux législatives Sud-Vendée, et Sandrine Bélier, députée européenne, ont pris la parole pour dénoncer ce projet absurde, qui coûterait 890 millions d’euros (soit 14 millions d’€ le km) et aurait des conséquences irréversibles sur deux zones humides protégées.
Europe Ecologie Les Verts propose de consacrer ces sommes colossales à rénover et à développer les transports ferroviaires, qui permettraient de réfléchir en termes de déplacements interrégionaux et de droit à la mobilité en milieu rural, d’aménagement du territoire et de développement économique.
Les candidats d’EELV aux législatives des circonscriptions de la Rochelle et Rochefort étaient également présents, avec une délégation de militants de Poitou-Charentes.
Photos : © Pascale Martineau
]]>A ce jour la répression en Syrie, d’après les décomptes de l’ONU, a engendré près de 10 000 morts, des dizaines de milliers de déplacés en Syrie et plus de 200 000 réfugiés à l’étranger. Il ne s’agit pas d’un désastre humanitaire mais bel et bien d’un crime contre l’humanité pour lequel la responsabilité du régime de Bachar El Assad est écrasante.
Ce 17 avril 2012 est commémoré le 66e anniversaire de l’indépendance syrienne. C’est la date qui a été choisie pour lancer l’opération « Vague blanche pour une Syrie libre » avec le soutien de la Fédération Internationale des droits de l’homme, de la Ligue des Droits de l’homme, de l’Ordre des avocats de Paris, de nombreuses collectivités territoriales, de la plupart des syndicats et de l’ensemble des associations de solidarité avec le peuple syrien.
Il s’agit pour chaque personne voulant s’impliquer de porter sur soi, ou de brandir à sa fenêtre, devant sa mairie ou sur son lieu de travail, un tissu blanc portant le mot « Stop » (à la barbarie en Syrie) et en fasse une image. Chaque témoignage doit venir grossir une vague de protestation planétaire.
Le lancement national de cette opération sera effectué depuis l’esplanade des Droits de l’Homme au Trocadéro à Paris ce mardi 17 avril à partir de 19h.
Europe Écologie les Verts et sa candidate à l’élection présidentielle, Eva Joly, soutiennent pleinement cette opération et appellent l’ensemble de la communauté internationale à accentuer la pression et à tout mettre en oeuvre pour que le régime de Bachar El Assad soit défait et que cessent enfin ces massacres insoutenables.
EELV sera représenté sur l’esplanade du Trocadéro par son porte-parole, Pascal DURAND, et appelle toutes les citoyennes et citoyens à participer à l’opération Vague Blanche.
Pascal DURAND,
Porte-parole
De gauche à droite : Marie-Paule Jammet, Patrick Angibaud, Dominique Gensac
]]>Ce fut l’occasion pour les candidats aux législatives du Poitou Charentes de la rencontrer et d’exposer les problématiques liées à notre territoire.
Patrick Angibaud a participé à ces discussions.
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« A 831 : de l’enlisement à la précipitation et à la confusion. » Sous ce titre, 16 associations de protection de la nature et de défense des usagers de transports, plus trois partis politiques (EELV, Front de gauche et PC), publient un communiqué pour dénoncer « le goudronnage des marais de Rochefort et du Marais poitevin ».
Le projet d’autoroute Rochefort-Fontenay-le-Comte « a été mis à l’étude en 1997 dans un contexte bien différent de celui d’aujourd’hui », rappellent les signataires. « Les prévisions de trafic et les études de rentabilité sont désormais caduques. Le protocole de financement associant l’État et les deux départements de Vendée et de Charente-Maritime est censé résoudre l’épineuse question de l’indemnisation (à hauteur de 50 % du coût total) du manque à gagner du futur concessionnaire. » L’usager sera ainsi amené à payer trois fois : par le péage mais aussi par ses impôts nationaux et locaux. « Et ce, alors que le prix des carburants ne cesse de flamber ! »
Pour les militants associatifs, la « précipitation et la confusion » dont font preuve à leurs yeux les pouvoirs publics n’ont d’égal que le « gâchis » financier qui s’annonce. C’est aussi un nouveau recul du Grenelle de l’environnement qui, en 2007, avait conclu à une réorientation de la politique des transports pour en finir avec le tout-routier.
Ils soulignent que l’appel d’offres « a été lancé sur la base des documents techniques de l’avant-projet sommaire de 2002, c’est-à-dire sans tenir compte de l’étude complémentaire réalisée en 2010 pour mieux intégrer l’ouvrage à un environnement particulièrement fragile.
Et de conclure : « Face à ces réalités, associations, syndicats, organisations politiques s’organisent en collectif pour empêcher ce gâchis programmé, soutenir des solutions alternatives et défendre un aménagement équilibré du territoire, répondant aux besoins réels des citoyens. »
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