Communiqué de presse unitaire du 11 avril 2018
Suspension immédiate de l’évacuation de la ZAD
Facs, ZAD, migrants : Stop à la répression policière !
Rassemblement Place Bouchard vendredi 13 avril à 18h
Au troisième jour de l’intervention militaire sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une évidence s’impose : ce n’est pas seulement évacuer la ZAD que veut le gouvernement, mais c’est aussi briser celles et ceux qui, depuis des années, ont choisi de lier leurs vies au refus de la destruction du bocage et des zones humides de Notre-Dame-des-Landes, celles et ceux qui, pour le bien de tou-te-s, ouvrent le chemin des nombreux autres mondes possibles.
Alors que la préfecture de Loire-Atlantique prétendait chercher une solution apaisée, c’est la violence de l’Etat qui se manifeste actuellement. En détruisant par la force des dizaines de lieux de vie et de nombreuses parcelles cultivées, en blessant des dizaines de personnes qui s’opposent à cette politique de la terre brûlée, le gouvernement renie ses propres engagements antérieurs de modération et de dialogue. Il refuse ainsi une sortie pacifique du conflit, comme ce fut pourtant le cas au Larzac dans les années 1980.
Zadistes, étudiants, migrants subissent de plein fouet la violence policière. Le gouvernement fait clairement le choix de la répression. Faut-il y voir un avertissement de sa part à toutes celles et ceux qui participent aux mouvements sociaux ?
Face à cette attitude irresponsable qui nourrit l’escalade de la violence, et avant que l’irréparable ne se produise, nous appelons à l’arrêt immédiat des opérations policières sur la ZAD.
Nous apportons tout notre soutien à celles et ceux qui tentent de s’opposer à ces destructions insupportables. La ZAD vivra !
Premiers signataires : Alternatiba-Caen, EÉLV-Calvados, Ensemble !14-61, France Insoumise GA de Ifs-Hérouville-Colombelles/Giberville/Mondeville-Bocage virois, NPA, Racailles-média des luttes et des alternatives, Union locale-CGT d’Hérouville, Union syndicale Solidaires 14