Grands Projets Inutiles – Europe Ecologie Les Verts Aquitaine https://aquitaine.eelv.fr Le site d'Europe Ecologie Les Verts Aquitaine Tue, 24 Apr 2018 09:51:43 +0200 fr-FR hourly 1 Notre Dame Des Landes : une victoire historique https://aquitaine.eelv.fr/2018/01/17/notre-dame-des-landes-une-victoire-historique/ Wed, 17 Jan 2018 16:04:01 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=13360 Europe Écologie – Les Verts salue une décision que les écologistes attendaient depuis des décennies. Outre l’aspect dispendieux, la construction d’un nouvel aéroport aurait engendré des dégâts sociaux et environnementaux considérables et irréversibles. ...]]>

Europe Écologie – Les Verts salue une décision que les écologistes attendaient depuis des décennies. Outre l’aspect dispendieux, la construction d’un nouvel aéroport aurait engendré des dégâts sociaux et environnementaux considérables et irréversibles.

« Les écologistes forment le vœu que cette décision raisonnable et courageuse acte un précédent décisif : que le développement économique ne soit pas mené contre l’environnement ou le vivant ou encore contre l’assentiment de la population, comme c’est trop souvent le cas« , déplore Julien Bayou. Le vœu également que les alternatives soient systématiquement examinées. EuropaCity ou le CDG Express en Ile de France, Montagne d’Or en Guyane, Lyon Turin ou les projets “Center parcs” en Bourgogne ou en Isère… La liste est longue de ces projets inutiles et imposés qui gagneraient à un examen apaisé des alternatives.

Désormais, alors que les cars de forces de l’ordre se rendent vers la ZAD, Europe Écologie – Les Verts appelle au dialogue et à l’apaisement. Car la ZAD n’est pas seulement un enjeu écologique, un bocage inestimable à protéger, mais surtout le symbole d’un possible renouvellement de la politique, de notre modèle social, de nos modes de vie. Comme le rappelle Sandra Regol : “La ZAD, c’est avant tout une jeune génération qui vient apprendre à cultiver et faire vivre des terres qu’on voudrait bétonner. C’est un espace paysan, utopique, solidaire, qui crée les conditions d’une autre agriculture, fière et durable. Alors oui, le collectif et l’agriculture peuvent être les piliers du modèle de monde que l’on veut pour demain et forcément… ça dérange.«

En ce sens, les écologistes demandent une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres, afin qu’elles continuent à être prises en charge collectivement par celles et ceux qui s’étaient battus pour elles. Nous refusons toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y projeter leurs vies et leurs activités. Il est essentiel de préserver et faire vivre les patrimoines naturels et agricoles exceptionnels de cette zone, dans la logique de l’agriculture paysanne respectueuse de l’environnement.

Force est de constater que les faits donnent souvent raison aux écologistes et qu’ils sont à l’avant garde des politiques à même de sauver notre planète et de restaurer une justice sociale et économique mise à mal par des années guidées par la seule boussole du néo libéralisme. Preuve en sont les récentes victoires collectives des écologistes, politiques ou non, que ce soit sur la pêche électrique ou Notre Dame Des Landes. Ces victoires témoignent d’une volonté des citoyen-ne-es d’impulser un renouveau de nos modes de vie et de notre imaginaire politique.

Europe Écologie Les Verts soutient l’appel du mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la ZAD et appelle à converger dans le bocage le 10 février, au lendemain des 10 ans de la déclaration d’utilité publique du projet d’aéroport.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux

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Déviation de Beynac : lettre ouverte à Germinal Peiro, Président du Conseil Départemental de Dordogne https://aquitaine.eelv.fr/2018/01/16/deviation-de-beynac-lettre-ouverte-a-germinal-peiro-president-du-conseil-departemental-de-dordogne/ Tue, 16 Jan 2018 15:13:52 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=13353 A la fin de l’été le groupe écologiste à la Région Nouvellee-Aquitaine a saisi Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire sur la question de la déviation de Beynac (24) porté par le Conseil départemental de Dordogne. Alerté, le ministre a souhaité faire le point et mieux apprécier les enjeux, les avantages et les inconvénients du projet au regard des arguments avancés par les parties et a donc saisi le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). ...]]>

A la fin de l’été le groupe écologiste à la Région Nouvellee-Aquitaine a saisi Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire sur la question de la déviation de Beynac (24) porté par le Conseil départemental de Dordogne. Alerté, le ministre a souhaité faire le point et mieux apprécier les enjeux, les avantages et les inconvénients du projet au regard des arguments avancés par les parties et a donc saisi le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).

Le CGEDD conclut dans son rapport que « considérant le coût du projet, les possibilités importantes d’amélioration (contrôle des traversées piétonnes, sens unique…) des conditions de circulation sur la RD 703 et la rue de la Balme, la mission recommande de procéder à leur mise en place pour l’été 2018, de mettre en œuvre un dispositif de suivi partenarial des conditions de circulation dans la traversée de Beynac et de reporter à ses conclusions la décision de lancer ou non les travaux de la déviation. »

Malgré cela, le Président du Conseil départemental de Dordogne a decidé d’engager la construction d’une route d’un peu plus de 3 kilomètres au coeur de la vallée de la Dordogne, zone patrimoniale reconnue internationalement par l’Unesco puisqu’elle fait partie des rares Réserves mondiales de biosphère françaises.

Le coût global de ce projet de 3 kilomètres est estimé aujourd’hui à plus de 30 millions d’euros. Un montant dépassant les 10 millions d’euros le kilomètre ; à titre de comparaison, le coût moyen d’un kilomètre d’autoroute étant de 6,2 millions d’euros.

La coordination départementale  de Dordogne de Europe Ecologie Les Verts a décidé d’adresser au Président du Conseil Départemental une lettre ouverte. Elle vient à un moment de bascule, entre une période qui aurait pu être celle du débat et un avenir très incertain, à l’heure d’une dernière possibilité de sortie par le haut  entre les mains d’un seul décisionnaire.

La coordination départementale  de Dordogne de Europe Ecologie Les Verts

 

Monsieur le président du Conseil Départemental

Nous vous adressons cette lettre ouverte au sujet de la déviation de Beynac que vous voulez
imposer, espérant que l’homme de responsabilité est capable d’entendre des arguments étayés.
Même si Madame la Préfète venait à donner une autorisation de travaux dans les prochains
jours, nous vous demandons instamment de sursoir à ceux-ci jusqu’à la fin de la saison estivale.

En effet, il nous apparaît indispensable que notre département ne s’engage pas dans un projet
extrêmement coûteux (prix au km plus élevé que celui d’une autoroute) et aux conséquences
grandement néfastes quant à l’environnement et à l’activité touristique, sans vraie étude des
alternatives autour d’aménagements complémentaires de la traversée de BEYNAC préconisés par
le CGEDD.

Sur la question écologique, outre qu’il s’agit d’un projet routier qui entraînera un accroissement
du trafic et de la vitesse et donc des pollutions, ce projet portera atteinte à un écosystème
extraordinaire reconnu par le label Réserve Mondial de Biosphère octroyé par l’Unesco : la rivière
Dordogne est l’un des seuls 14 sites reconnus de cette façon par l’Unesco en France et c’est aussi
le plus grand d’Europe.

L’activité touristique de la Dordogne, 1er secteur économique du département, repose quant à
elle sur son patrimoine historique et naturel, la beauté de ses paysages, réputés
internationalement. Le classement de Beynac en Site Inscrit à l’inventaire du patrimoine participe
de cette image de marque.

Vous reconnaîtrez avec nous que ce projet de déviation portera atteinte à ce patrimoine
exceptionnel, et nuira à l’image Nature de la Dordogne et donc à l’activité touristique. Comment
attirer des touristes pour admirer depuis le donjon de Beynac une bruyante rocade, se réjouir de
la vue d’un pont en béton depuis un kayak sur la Dordogne, ou encore prendre plaisir à circuler à
vélo sur l’aménagement cyclable le plus cher de France (plus d’un million d’euros le km de piste
cyclable) en étant doublé par des voitures ou des camions roulant à 90km/h ?
Mais au final, la véritable problématique est bien celle de l’utilité de ce projet : ne peut-on pas
accepter de ralentir un peu lors de la traversée de village pendant la période estivale comme
dans la plupart des villages touristiques ? N’existe-t-il pas d’autres priorités pour un
développement local harmonieux ?

Alors nous espérons que vous saurez saisir les conclusions du rapport du CGEDD, et que vous
accepterez au final de sortir par le haut de cette situation en renonçant à ce projet, en choisissant
d’engager la Dordogne dans une voie de développement que veulent les habitant-e-s de la vallée
de la Dordogne comme l’a montré la dernière enquête d’utilité publique.

Ce sont les vœux que nous nous permettons de vous adresser à l’aube de cette nouvelle année
2018 que nous souhaitons apaisée.

La Coordination Départementale EELV Dordogne

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Notre-Dame des Landes : l’aéroport ou le climat https://aquitaine.eelv.fr/2017/12/13/notre-dame-des-landes-laeroport-ou-le-climat/ Wed, 13 Dec 2017 14:27:07 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=13280 Ce mercredi 13 décembre, l’équipe de médiation désignée par le Gouvernement pour étudier le dossier relatif au transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame des Landes remettra son rapport au Premier ministre. ...]]>

Ce mercredi 13 décembre, l’équipe de médiation désignée par le Gouvernement pour étudier le dossier relatif au transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame des Landes remettra son rapport au Premier ministre.

Ce rapport aborde les coûts et les conséquences d’un tel transfert, c’est à dire non seulement de la construction du nouvel aéroport, mais aussi de tous les aménagements qu’il implique, notamment routiers, ferrés, etc., et le devenir des infrastructures de l’aéroport actuel. Plus précisément, la construction d’un nouvel aéroport à Nantes coûterait deux fois le prix d’un aménagement de l’aéroport actuel pour le même nombre de vols et d’accueil de passager-es : une gabegie.

Au-delà des coûts financiers considérables, un aéroport à Notre-Dame des Landes aurait un coût environnemental et climatique insupportable. Les émissions d’un nouvel aéroport seraient très largement supérieures à celles de Nantes-Atlantique de près de 200 kilotonnes de CO2. En bétonnant le bocage, on ferait disparaître des terres agricoles, pourtant utiles dans la lutte contre le changement climatique, la rétention des eaux, la protection de la faune et de la flore. Pire encore, cette zone compte l’une des plus riches biodiversité en Europe en tant que zone humide jusqu’à présent préservée. La destruction de ce sanctuaire naturel ne saurait être compensée par aucune compensation évoquée par les partisans d’un nouvel aéroport et représenterait une perte irrémédiable pour l’humanité.

Alors que le Président de la République organise une nouvelle grand-messe sur le climat et en appelle à la responsabilité de tous les acteurs, il ne peut pas approuver ce projet climaticide, ni prétendre vouloir l’aménager. Si le climat est réellement une priorité, alors l’abandon du projet d’aéroport est la seule solution envisageable.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux

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Déviation de Beynac : un moratoire s’impose https://aquitaine.eelv.fr/2017/10/16/deviation-de-beynac-un-moratoire-simpose/ Mon, 16 Oct 2017 09:58:43 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=13135 COMMUNIQUE DE PRESSE 13 octobre 2017 Déviation de Beynac : un moratoire s'impose A la fin de l'été le groupe écologiste a saisi Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire sur la question de la déviation de Beynac (24) porté par le Conseil départemental de Dordogne. Alerté, le ministre a souhaité faire le point et mieux apprécier les enjeux, les avantages et les inconvénients du projet au regard des arguments avancés par les parties et a donc saisi le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). ...]]>
COMMUNIQUE DE PRESSE
13 octobre 2017

Déviation de Beynac : un moratoire s’impose

A la fin de l’été le groupe écologiste a saisi Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire sur la question de la déviation de Beynac (24) porté par le Conseil départemental de Dordogne. Alerté, le ministre a souhaité faire le point et mieux apprécier les enjeux, les avantages et les inconvénients du projet au regard des arguments avancés par les parties et a donc saisi le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).

Le CGEDD conclut dans son rapport que « considérant le coût du projet, les possibilités importantes d’amélioration (contrôle des traversées piétonnes, sens unique…) des conditions de circulation sur la RD 703 et la rue de la Balme, la mission recommande de procéder à leur mise en place pour l’été 2018, de mettre en œuvre un dispositif de suivi partenarial des conditions de circulation dans la traversée de Beynac et de reporter à ses conclusions la décision de lancer ou non les travaux de la déviation. »

A la lecture du rapport, il convient donc dès aujourd’hui de prononcer un moratoire sur le projet et de mettre en œuvre dès la prochaine saison estivale, les solutions proposées par le rapport du CGEDD : à savoir une meilleure piétonisation du village afin d’y fluidifier le trafic.

Celles-ci pourraient être complétées efficacement avec la mise en place de parkings relais, de location de vélos, d’espaces de stationnement dédiés aux camping-cars. Ces solutions peu onéreuses et faciles à mettre en place d’ici à quelques mois permettraient de valider ou non la nécessité d’imposer une déviation routière et de saigner le patrimoine naturel de la Vallée. A plus long terme, il convient également de réfléchir à la réouverture gare de Vézac afin de construire une vraie offre d’accès à l’un des plus beaux villages de France.

Dans leur saisine au ministre, les écologistes ont également demandé de revoir le niveau de protection de cette portion de la vallée Dordogne en la déclarant « site classé » au titre de la loi de 1930. Le site a actuellement le statut de « site inscrit », ce qui est un niveau de protection inférieur. Le rapport de la commission semble sur ce point très ouvert et nous sommes confiants en sa concrétisation rapide. Une telle classification ne pourrait que sanctuariser la vallée dans ses dimensions patrimoniales et naturelles.

Le CGEDD démontre dans ce rapport l’inutilité de ce projet. Nous rappelons aussi pour notre part que le coût global de ce projet de 3 kilomètres est estimé aujourd’hui à plus de 30 millions d’euros. Un montant dépassant les 10 millions d’euros le kilomètre ; à titre de comparaison, le coût moyen d’un kilomètre d’autoroute étant de 6,2 millions d’euros.

Martine Subil EELV Sarladais
Lionel Frel, Conseiller Régional EELV
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Terminus à Bordeaux pour les nouvelles voies LGV https://aquitaine.eelv.fr/2017/06/29/terminus-a-bordeaux-pour-les-nouvelles-voies-lgv/ Thu, 29 Jun 2017 14:07:14 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=12953 COMMUNIQUE DE PRESSE 29 juin 2017 Le groupe des élu-e-s écologistes à la Région accueille avec satisfaction la décision du Tribunal Administratif de Bordeaux qui, à la veille de l’inauguration de la LGV Bordeaux-Tours, prononce l’annulation de la DUP (Déclaration d’Utilité Publique) des aménagements ferroviaires Sud de Bordeaux, composante essentielle du projet GPSO vers Dax et Toulouse. ...]]>

COMMUNIQUE DE PRESSE
29 juin 2017

Le groupe des élu-e-s écologistes à la Région accueille avec satisfaction la décision du Tribunal Administratif de Bordeaux qui, à la veille de l’inauguration de la LGV Bordeaux-Tours, prononce l’annulation de la DUP (Déclaration d’Utilité Publique) des aménagements ferroviaires Sud de Bordeaux, composante essentielle du projet GPSO vers Dax et Toulouse.

Le tribunal a suivi les conclusions du rapporteur qui avait pointé la faiblesse des études socio-économiques et la question du financement.

Pour mémoire, les porteurs du projet, afin de brouiller les cartes sur le coût global du projet GPSO ont décidé de le morceler en 4 parties : Aménagement ferroviaire Sud Bordeaux, Aménagement ferroviaire Nord Toulouse, Lignes nouvelles Saint-Médard-d’Eyrans – Saint-Jory et Saint-Médard-d’Eyrans – Dax et Lignes nouvelles Dax – Hendaye.

Cette décision constitue un désaveu pour ceux qui persistent à vouloir prolonger la LGV au-delà de la métropole bordelaise.

Cette DUP étant l’une des pierres angulaires du projet de ligne LGV GPSO, il est par conséquent urgent de le geler dans sa globalité et de ne plus engager aucun financement.

Nous félicitons les requérants du recours administratif : l’Association LGVEA (Landes Graves Viticulture Environnement en Arruan) et la Communauté de Communes de Montesquieu qui obtiennent aujourd’hui une victoire importante avec des arguments qu’ont toujours portés les écologistes.

Les écologistes réaffirment la nécessité de modernisation et de rénovation des lignes existantes qui permettraient une circulation des TGV et une augmentation sensible de la vitesse sans pour autant s’engager dans de nouvelles infrastructures qui mettraient à mal aussi bien l’environnement que les finances publiques.

Les élu-es du groupe écologiste et citoyen au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

Source : Terminus à Bordeaux pour les nouvelles voies LGV

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Lyon-Turin : le tunnelier qui creuse la montagne… et les finances publiques https://aquitaine.eelv.fr/2016/07/20/lyon-turin-le-tunnelier-qui-creuse-la-montagne-et-les-finances-publiques/ Wed, 20 Jul 2016 13:43:31 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=12164 http://eelv.fr/?p=121937 ...]]>

Lyon-Turin : le tunnelier qui creuse la montagne… et les finances publiques

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Tous et toutes à NDDL les 9 et 10 juillet 2016 🗓 🗺 https://aquitaine.eelv.fr/2016/07/05/tous-et-toutes-a-nddl-les-9-et-10-juillet-2016/ Tue, 05 Jul 2016 15:00:31 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=12142 http://eelv.fr/?p=121492 ...]]>

Tous et toutes à NDDL les 9 et 10 juillet 2016

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6ème forum international contre les grands projets inutiles et imposés 🗓 🗺 https://aquitaine.eelv.fr/2016/07/04/6eme-forum-international-contre-les-grands-projets-inutiles-et-imposes/ Mon, 04 Jul 2016 14:46:49 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=12124 Le 6ème forum international contre les Grands Projets Inutiles et Imposés (gpii) se tiendra à Bayonne du 15 au 17 Juillet 2016, au 8 Avenue Capitaine Resplandy (salle de la société nautique). Il sera un lieu d’échanges sur les expériences militantes de différents mouvements associatifs représentés, permettant de renforcer nos liens et notre solidarité. ...]]>

Le 6ème forum international contre les Grands Projets Inutiles et Imposés (gpii) se tiendra à Bayonne du 15 au 17 Juillet 2016, au 8 Avenue Capitaine Resplandy (salle de la société nautique). Il sera un lieu d’échanges sur les expériences militantes de différents mouvements associatifs représentés, permettant de renforcer nos liens et notre solidarité.

Il intervient cette année dans un contexte marqué par l’après Cop21 et l’urgence d’enrayer le réchauffement climatique, le durcissement général du contexte social, et le recul d’un débat démocratique permettant la participation de tous les citoyens.

Alternant conférences, ateliers et débats, ce forum sera donc l’occasion de débattre de nos pratique, de nos actions et de renforcer la convergence de nos luttes pour contribuer à la nécessaire transition écologique et démocratique.

http://forum-gpii.com/fr/

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LGV : La Gironde balafrée https://aquitaine.eelv.fr/2016/07/04/lgv-la-gironde-balafree/ Mon, 04 Jul 2016 13:57:54 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=12110 La Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse sera mise en service en 2024. 2027 pour le tronçon Bordeaux-Dax. Le projet a été validé en septembre dernier, malgré un rapport très défavorable de la Commission d'enquête. L'opposition d’un grand nombre d’élus locaux et la lutte acharnée des associations, riverains et viticulteurs qui dure depuis près d'une décennie n’ont pas été entendus. ...]]>

La Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse sera mise en service en 2024. 2027 pour le tronçon Bordeaux-Dax. Le projet a été validé en septembre dernier, malgré un rapport très défavorable de la Commission d’enquête. L’opposition d’un grand nombre d’élus locaux et la lutte acharnée des associations, riverains et viticulteurs qui dure depuis près d’une décennie n’ont pas été entendus.

Odile habite à Saint Médard d’Eyrans. C’est une commune de Gironde somme toute banale. Demeures éparses et granges délabrées s’agglomèrent et se muent en lotissement ambants neufs à mesure que l’on s’approche du centre. Le vieux lavoir face à la mairie est révélateur. Lieu du passé, il est pourtant propre, comme neuf, animé par les passages et rencontres inopinées.

Au fond du jardin d’Odile passent des rails, et sur ces rails passent 80 trains tous les jours. « Avec la LGV ça sera 300 ! ». La voie ferrée se séparera en deux juste après le bourg : la ligne existante et la ligne nouvelle.

Notre Saint-Médardaise subira les travaux d’élargissement et de modernisation des voies, nécessaires pour accueillir tout ce tra c. Un train toutes les 5 minutes. Les nuisances sonores, les vibrations.

Depuis le début du projet, ses premières évocations, elle se tient au courant de son avancée.

« La municipalité informe les personnes touchées. Nous sommes quelques habitations à l’être. Je sais qu’il y a la coiffeuse, Mme Lopez je crois, et mon voisin M. Thomas. C’est le président de la LGVEA. »

Partout en Aquitaine les riverains se sont regroupés en associations : LGPE, LGVEA, TGVA … Ils défendent ce qui leur appartient, ce qu’ils ont construit. Leurs villages coupés en deux, le paysage défiguré, leurs maisons menacées.

Les expropriations sont nombreuses et sources d’inquiétudes, d’un sentiment de précarité. Les indemnisations font défaut : elles ne sont accordées qu’aux habitations situées à moins de 250 mètres de la voie. Terrains et bâtisses perdront alors toute leur valeur en voyant les rails s’implanter au coin de leur rue, sans aucune contrepartie. Les isolations phoniques sont remises en question, les études contestées : elles « coûtent un bras », « le son ne s’arrête pas ». Certains se réveilleront avec « une montagne de terre » devant chez eux. Finalement les résidents devront s’habituer à entendre un soudain vrombissement, celui qu’ils fuyaient en s’installant loin de la ville. Odile, elle, pourra espérer des murs antibruit derrière sa haie.

Nous quittons sa maison pour suivre une route qui longe la voie. Il faut bientôt se garer au lieu du futur embranchement, et mettre ses bottes pour s’écarter du goudron : le village est bordé par des forêts. Les pins emmêlés par les tempêtes et les chênes entassés y cachent sous leur ombre les rivières plates qui courent vers une Garonne que l’on devine tout près. Nous nous éloignons petit à petit des rails et de la route en nous enfonçant dans le bois en tentant de coller au plus près du tracé. La tâche est de plus en plus ardue. Des ronces barrent le passage, la boue est abondante et glissante. On entend encore parfois le bruit d’une locomotive. L’itinéraire coupe alors un cours d’eau, le Saucats.

copyright : Baptiste Rieu, baptiste.rieu@gmail.com

copyright : Baptiste Rieu, baptiste.rieu@gmail.com. Le Saucats.

Fragile, de faible profondeur, il abrite pourtant une vie foisonnante. De petits organismes, végétaux et animaux chétifs que l’on ne se risquerait pas à toucher, de peur de les abimer. Parfois une timide plage s’avance, à fleur d’eau.

La voie ferrée passera en travers des bois, ne se souciant pas de ce qu’elle recouvre. Les territoires animaux seront découpés, les écosystèmes et la continuité écologique ruinés. Les talus érigés remodèleront le paysage et le terrain, créant de nouvelles lisières exposées aux intempéries dont la région est coutumière. Ce sont des milliers d’hectares de forêts qui sont concernés, des dizaines de cours d’eau pollués par les chantiers et l’exploitation de la voie.

En traversant le Saucats pour continuer notre expédition, nous apercevons au loin un pont qui permet aux trains d’enjamber la rivière : son lit y est bétonné.

Nous laissons le bois derrière nous et émergeons sur une route perpendiculaire. Le paysage se dégage.

Sur le sol des Graves, zébré de vignes courant à perte de vue, des châteaux se font face. Méjean, Le Tuquet, Grand Bourdieu, Grand Bos, … Des années que les propriétaires se battent pour ne pas voir les trains déraciner leur vignoble. Les viticulteurs sont pour la plupart mutiques. « Écoutez, j’ai 80 ans, je suis fatigué. Ça fait 10 ans que je me bats je ne veux plus en parler ». Paul Ragon, le propriétaire du Château Le Tuquet ne baisse pas les bras, il laisse sa fille prendre le relais du combat. Elle le fait connaître dans la presse et la mère, Marie-Thérèse, sensibilise à l’histoire de la propriété et du vignoble, au « massacre » patrimonial et environnemental à venir.

copyright : Baptiste Rieu, baptiste.rieu@gmail.com

copyright : Baptiste Rieu, baptiste.rieu@gmail.com Le Château Méjean.

M. Garaud se fait aussi silencieux. Quand on aborde le sujet, il se braque, « Ça ne m’intéresse pas ! ». Il n’est pas issu d’une famille de viticulteurs. M. Garaud s’est fait tout seul, s’est lancé par passion dans l’aventure d’une vie : le Château Méjean. Tout bâtir de ses mains, se faire un nom, une renommée. Les rails se glisseront entre le portail massif, entrée de la propriété, et le château, au bout du chemin. Sur les vignes qui y poussent. M. Garaud s’est résigné. Il a arrêté tous les investissements depuis 2010 et a constitué le dossier chiffré des préjudices, en vue de son expropriation. Il a aussi acheté des terrains pour planter des vignes dans la commune voisine.

Des plants sur les lieux des travaux, ce sont des plants contaminés. Les terres sont détruites en profondeur. Ils ne peuvent plus être replantés, ni prétendre à des appellations ou reconnaissances d’agriculture biologique. Et des vignes nouvelles ne remplacent pas celles installées depuis des années, des décennies. « Un terroir existe mais ne se recrée pas » brandit la Fédération des Grands vins de Bordeaux. Malgré toutes les maigres compensations et terrains octroyés aux lésés. Il faut déjà commencer à préparer un après incertain.

Les trains fileront encore vers le sud, mais notre petit périple s’arrête ici. Plus on s’éloigne de Bordeaux, plus les villes se vident de leurs âmes. D’abord ce sont les administrations, alors les jeunes couples ne s’installent plus, les écoles ferment et les médecins s’en vont. Ces zones désertées n’attirent plus personne, loin de la métropole, sans réseau de transport en commun décent, le sentiment d’abandon grandit. Ils verront désormais passer devant eux un train qui ne s’arrête pas.

avec l’aimable auorisation de Baptiste Rieu, journaliste à « Terre.tv« ,
@BaptisteRieu , baptiste.rieu@gmail.com
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NDDL : Les écologistes appellent à faire gagner le « non » le 26 juin https://aquitaine.eelv.fr/2016/06/21/nddl-les-ecologistes-appellent-a-faire-gagner-le-non-le-26-juin/ Tue, 21 Jun 2016 10:11:35 +0000 http://aquitaine.eelv.fr/?p=12068 http://eelv.fr/?p=121185 ...]]>

NDDL : Les écologistes appellent à faire gagner le « non » le 26 juin

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