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La place Xavier Jouvin : un premier exemple de co-construction

Sur la rive droite de l’Isère, la place Xavier Jouvin vient d’être le premier témoin du renouveau démocratique grenoblois. La co-construction est en marche !

Désertée depuis son réaménagement en 2013, l’avenir de la place Xavier Jouvin préoccupait encore récemment ses riverains et usagers. Saisis par voie de pétition, Antoine Back, élu de secteur 2, et Lucille Lheureux, adjointe aux Espaces publics et à la Nature en ville, leur ont soumis plusieurs propositions destinées à rendre de nouveau attrayant cet espace délaissé. Les habitants se sont exprimés lors d’une votation sur les différents scénarios proposés. Retour en vidéo avec Antoine Back sur ce qui constitue l’un des premiers exemples grenoblois de co-construction.

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Grenoble libère la ville de la pub

On l’a dit, on le fait ! En ne reconduisant pas le contrat liant la Ville de Grenoble à JC-Decaux, le Rassemblement tient une nouvelle fois l’un de ses 120 engagements pris devant les Grenobloises et Grenoblois : libérer progressivement l’espace public de la publicité.

La pub : « un distributeur de bonheur » envahissant et intrusif

Depuis son explosion dans les années 1960, la publicité a envahi notre quotidien. A la télévision, sur internet ou au cœur de l’espace public, elle tend à monopoliser ce que d’aucuns qualifient de « temps de cerveau disponible » pour diffuser insidieusement son message déconnecté des réalités économiques et sociales d’aujourd’hui. Au point que les Français sont 73% à la trouver envahissante et 85% à la juger intrusive (enquête « Publicité et société » 2013). Bien loin de l’image de « marchande de bonheur » que Jacques Séguéla tente de vendre dans une interview pour Place Gre’net.

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Réduire la publicité en ville : on l’a dit, on le fait !

Dans ce contexte, libérer l’espace public de la publicité répond aux récentes évolutions historiques de la ville : de la nature plutôt que du bêton, le tramway plutôt que la voiture, des immeubles de hauteur limitée plutôt que de grandes tours… L’affichage publicitaire JCDecaux a été installé à Grenoble en 1976 alors que la ville était pensée comme un simple espace de consommation et de transit. Sa raison d’être est devenue plus qu’infondée avec la renaissance du commerce de proximité, l’effervescence de la vie de quartier et l’omniprésence du piéton et du cycliste. C’est pourquoi le Rassemblement s’est engagé durant la campagne municipale à réduire la publicité en ville. Notre engagement n°15 deviendra bientôt une réalité. Il permettra de valoriser l’identité de Grenoble, garantira une réelle « liberté de réception », protègera les enfants du matraquage des grandes marques et libèrera le tissu économique local de la pression publicitaire des grands groupes.

Quelles étapes pour la disparition du mobilier publicitaire JCDecaux à Grenoble ?

Le contrat actuel liant la Ville de Grenoble à JCDecaux arrivera à son terme au 31 décembre 2014. Il ne sera donc pas reconduit et aucun nouvel appel d’offre ne sera lancé pour l’affichage publicitaire. Les premiers panneaux seront démontés à partir du 1er janvier 2015. Alors que ces 326 espaces (sucettes, 4×3 et colonnes Morris) auront totalement disparus de l’espace public dès le mois de mai, une cinquantaine d’arbres prendront leur place. Quid des arrêts de bus et de tram ? Le contrat entre JCDecaux et le SMTC courant jusqu’en 2019, ces derniers resteront, pour le moment, en place. Affaire à suivre, donc, au niveau de la Métropole.

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Quel coût pour les Grenoblois ?

Si la redevance perçue par la Ville dans le cadre du contrat 2004-2014 était de 600 000 € par an, en cas de nouveau contrat elle se serait seulement située dans une fourchette allant de 100 000 à 150 000 € par an. Raison de cet écart : l’affichage publicitaire est, depuis 2004, concurrencé par la publicité sur internet ; sa valeur marchande a ainsi chuté ces dix dernières années. Cette décision relativement peu coûteuse sera notamment financée par la baisse de 25% des indemnités des élus votée lors du conseil municipal du 14 avril 2014 et par les économies de protocole déjà réalisées (baisse drastique du nombre de voitures de fonction pour le maire et les élus, réduction des frais de réception et de communication…).

Quel avenir pour l’affichage informatif municipal ?

La réduction de la publicité en ville se doublait d’un autre engagement du Rassemblement : la mise en place d’un affichage « alternatif » destiné à la communication municipale et de panneaux d’expression libre plus nombreux. Ces derniers verront le jour à l’horizon de juillet 2015. Ils permettront de réguler la concurrence sévissant actuellement entre toutes les formes d’expression en distinguant trois types d’affichage : le culturel « commercial » (spectacles payants, concerts…), l’associatif culturel et local et celui d’opinion citoyenne, politique et syndicale. Comme sur l’ensemble des politiques portant sur le quotidien des habitants, la méthode utilisée sera la concertation, et le dialogue permanent : les lieux d’implantation de ces nouveaux mobiliers seront choisis en lien avec tous les acteurs concernés : habitants, associations et acteurs culturels notamment.

Portée par Lucille Lheureux, adjointe aux Espaces publics et à la Nature en Ville, cette volonté politique aujourd’hui concrétisée par les actes est une première pour une grande ville européenne.

CC By Ghislain Mary

Eclairage public : des changements importants au bénéfice de tous les Grenoblois

Lors de la réunion de la commission « Ville Durable » de ce jeudi 9 octobre, le nom du candidat retenu pour le marché public « Création Réalisation Exploitation Maintenance » (CREM) de l’éclairage public de la ville de Grenoble a été dévoilé.

Il s’agit du groupement CITEOS, retenu lors de la Commission d’Appel d’Offre du mercredi 8 octobre 2014 à l’issue d’une procédure dite de « dialogue compétitif » initiée en 2012. Une délibération sera présentée au conseil municipal du 20 octobre. Le marché sera ensuite signé à l’expiration de tous les délais de recours légaux.

Ce marché, d’une durée de 8 ans, s’inscrit dans le cadre du « Plan Lumière » de la Ville qui fixe l’objectif de diviser au moins par deux la consommation d’énergie dédiée à l’éclairage public sur la commune de Grenoble à l’horizon 2022 (11,4 GWh en 2013, soit un coût actuel pour les Grenoblois de près de 1,5 millions d’€).

Retrouvez le communiqué de presse des élus du groupe RCGE en cliquant ICI.

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Végétalisation de l’espace public : l’expérimentation se fera avec les Grenoblois

C’était notre engagement n°41 lors de la campagne municipale : végétaliser la ville pour y améliorer la qualité de vie et développer la biodiversité. Sous l’impulsion de Lucille Lheureux, adjointe aux Espaces publics et à la Nature en ville, cet engagement deviendra bientôt une réalité.

La délibération présentée lors du conseil municipal du 27 octobre donnera aux Grenoblois la possibilité de réaliser et d’entretenir des plantations sur la voie publique (en pied de bâtiment, en limite de propriété ou en pied d’arbre…). Enveloppe allouée pour la première année : 150 000 € en investissement (travaux de fosses, jardinières…).

Dans le cadre de cette expérimentation, les initiatives des Grenoblois seront soutenues et encadrées par les services de la Ville. Un guide sera diffusé afin de les accompagner dans la réalisation de leur projet. Il expliquera notamment les démarches à suivre pour pouvoir participer à cette végétalisation de l’espace urbain. Les demandes seront instruites selon la méthode suivante :

  • le demandeur s’adresse à son antenne de secteur pour s’informer et faire sa demande ;
  • les services techniques étudient la faisabilité de la demande (au regard des règles d’accessibilité, des réseaux…) ;
  • lorsque la demande est acceptée, le riverain signe la charte d’entretien des espaces verts indispensable pour assurer la pérennité du fleurissement et identifier les responsabilités de chacun ;
  • la Ville effectue ensuite (à sa charge) les travaux de fosse et fournit les éléments de base permettant l’entretien des plantations ;
  • la Ville délivre enfin une autorisation temporaire d’occupation du domaine public sous réserve de respect de la charte d’entretien et du guide de végétalisation.

Les résultats de cette démarche expérimentale seront présentés dans deux ans. Ils permettront d’adapter si nécessaire le projet pour l’améliorer. Leur évaluation se basera sur trois indicateurs : le nombre d’espaces créés (par secteur et par an), le type d’espaces modifiés (existants ou créés après travaux) et le mode d’organisation du jardinage (individuel ou collectif).

Creative Commons - By Grégoire Lannoy

Grenoble change !

Chaque jour, nous tâchons de construire le Grenoble du 21e siècle. Une ville durable, solidaire, émancipatrice. Pas celle des projets pharaoniques, parfois inutiles et souvent imposés aux habitants.

Grenoble qui change, c’est Grenoble qui se révèle. C’est Grenoble qui tire le meilleur parti de ses nombreux talents. Le 31 mars dernier, vous avez choisi de faire de Grenoble une ville pour tous. Une ville où il fait bon vivre, respectueuse de son environnement, solidaire avec ceux qui affrontent les difficultés du quotidien.

Assises citoyennes pour mettre en place les Conseils Citoyens Indépendants, budgets participatifs, retransmission des conseils municipaux, formation populaire à la construction d’un budget municipal, assises de la culture, concertation sur le périscolaire… La mairie s’ouvre enfin aux habitants pour co-construire ensemble la ville de demain.

Comme nous le craignions, le gouvernement poursuit sa politique récessionniste et diminue fortement les moyens alloués aux collectivités territoriales. En 2015, la baisse des dotations de l’Etat à la ville de Grenoble représenterait au moins 7 millions d’euros par an, soit l’équivalent d’une école ! C’est inacceptable.

La loi prévoit le passage en métropole dès le 1er janvier 2015, une intercommunalité aux compétences élargies. Nous avons déjà exprimé nos réserves, sur le fond et la méthode choisie. Cependant, nous sommes dans une démarche constructive afin de renforcer les solidarités entre territoires et la démocratie à la Métro. Logement, transport, vie économique locale ou partage des grands équipements, il y a du sens à agir à l’échelle de l’agglo.

Nous, élus du Rassemblement Citoyen, de la Gauche et des Ecologistes, avec tous les Grenoblois qui participent au dynamisme de leurs quartiers, leurs écoles, leurs associations, travaillons au quotidien pour mobiliser l’intelligence collective et libérer les énergies.

Avec vous, depuis 6 mois, Grenoble change ! Ce n’est que le début !

Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des réalisations symboliques ayant marqué nos six premiers mois d’action au service de Grenoble et des Grenoblois.

Nouvelle majorité, nouvelles pratiques

1,75M€ d’argent public économisé sur 6 ans grâce à la baisse des indemnités des élus.

1 : le nombre de mandats exécutifs détenus par le Maire de Grenoble et les adjoints.

6 : le nombre de voitures mises à la disposition des élus (contre 21 sous l’ancienne majorité). Économie réalisée : 45 000€ pour 2014.

Gre.mag : le nom du nouveau journal de la ville tourné vers l’info aux habitants et le débat (et non plus la vitrine d’une majorité).

Une ville à la démocratie renouvelée

: le nombre de projets d’urbanisme en cours de co-construction avec les habitants (Esplanade, Flaubert, Jean Macé, Place Sainte-Ursulle, Place Marval).

+ de 200 citoyens présents pour le lancement de la réflexion sur les futurs Conseils citoyens indépendants. A VENIR : les budgets participatifs.

150 participants à la formation citoyenne sur le budget municipal.

5950 vues pour la première diffusion en ligne du Conseil municipal.

20 octobre 2014 : présentation d’une délibération cadre en Conseil municipal pour l’ouverture des données de la ville Grenoble. A VENIR : mise en place du portail Open Data pour l’ouverture des données publiques.

Par 20 voix contre 6 la ville de Grenoble prend pour 2 ans la présidence du Conseil Français de la Citoyenneté de Résidence (CoFraCiR) et y défendra le droit de vote pour les étrangers aux élections locales.

Un nouveau projet d’urbanisme

0 gratte-ciel à Grenoble : nouveau projet préservant la grande Esplanade.

33 mètres : la hauteur maximale fixée pour les nouvelles constructions.

20% d’effort supplémentaire sur les performances énergétiques des constructions neuves (par rapport à la RT2012).

40% : la part du logement locatif public (ou social) neuf dans le périmètre des opérations Presqu’Île, Flaubert et Esplanade.

VÉGÉTALISATION du parvis de la gare pour en finir avec le 100% minéral.

Une ville plus verte

37 % : la part de bio et/ou local dans les assiettes des cantines (contre 23% à notre arrivée) ! Les 100% restent l’objectif  pour la mi-mandat !

1173 nouveaux arceaux à vélos installés d’ici la fin de l’année dans l’agglo (dont 656 sur Grenoble).

2 cavaliers pour l’expérimentation de la brigade équestre dans les parcs Mistral et Bachelard durant 3 mois de l’été.

5000 MétroVélos circulent désormais sur les routes de l’agglo (soit 2 fois plus de MétroVélos par habitant sur l’agglo que de Vélib’ par Parisien).

10 nouveaux arrêts de tram depuis l’inauguration de la ligne E et la prolongation de la ligne B jusqu’à la Presqu’île.

Une ville sportive, culturelle et festive

17 concerts pour le retour du festival Rocktambule à l’Esplanade.

+ de 2000 Grenoblois réunis dans le parc Paul Mistral pour le premier pique-nique citoyen du 14 juillet pour 22000€ d’économies par rapport à la traditionnelle garden party.

10 000 Grenoblois au Jardin de Ville pour la dernière soirée entièrement gratuite du Cabaret Frappé 2014.

FCG+GF38 : 2 clubs se partagent désormais le SDA, soit une économie de 500 000€ par an pour la Métro. Avec une belle entame de saison, le FCG réunit en moyenne 12 500 spectateurs par match..

1ère fois : le 29 juin 2014, Grenoble participe pour la première fois à la Fête de la Montagne avec de nombreuses animations sur la Bastille.

Sinsemilia pour la première fois  au Palais des Sports en 2015 ! Une programmation permise par le passage de la salle en régie directe !

2015 : 1ère édition de la Journée des Tuiles co-construite avec les habitants.

Une ville qui accompagne et qui protège

11 classes ouvertes à la rentrée 2014 et grand programme de petits travaux pour l’entretien des écoles.

Concertation avec les parents et les acteurs socio-éducatifs pour améliorer le périscolaire. Objectif pour la rentrée 2015 : sortir d’une logique de catalogue et construire un véritable parcours éducatif.

2018 : l’année d’ouverture d’une nouvelle école sur la Presqu’île.

Episol : le nom de l’épicerie solidaire (portée par plusieurs associations avec l’aide du CCAS) qui ouvrira en janvier 2015.

1,2 M€ pour les travaux d’agrandissement de l’espace de restauration et l’installation d’une cuisine à la maison de retraite Lucie Pellat.

0 : le nombre d’armes à feu équipant les agents de la Police municipale. Les 50 armes commandées sous la précédente mandature seront prochainement revendues à une société spécialisée. A VENIR : réorientation de la volonté publique vers plus de présence humaine.