Groupe élu/es au Conseil régional d'Aquitaine » Culture – Education – Jeunesse – Solidarités http://elus-aquitaine.eelv.fr Un site utilisant Réseau Europe Ecologie Les Verts Thu, 07 Jan 2016 14:28:50 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.3.2 Création du GIP Office public de la Langue occitane – ofci public de la lenga occitana http://elus-aquitaine.eelv.fr/creation-du-gip-office-public-de-la-langue-occitane-ofci-public-de-la-lenga-occitana/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/creation-du-gip-office-public-de-la-langue-occitane-ofci-public-de-la-lenga-occitana/#comments Mon, 06 Jul 2015 14:46:02 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=6353 Par David Grosclaude

Je ferai court concernant les raisons de la création de cet Ofici Public de la Lenga Occitana.

Nous en avons déjà parlé il y a un an.

Il s’agissait au départ entre la Région Aquitain et la Région Midi-Pyrénées de créer un organisme capable de définir une politique publique en faveur de la langue occitane, en partenariat avec les acteurs associatifs et autres qui travaillent sur le terrain.

« Le Groupement a pour objectif d’assurer sur son aire géographique la sauvegarde et le développement de la langue occitane en travaillant à l’accroissement quantitatif et qualitatif du nombre de locuteurs de l’occitan, et à l’accroissement de l’usage de l’occitan, afin de développer le nombre de locuteurs actifs. »

 L’accroissement du nombre de locuteurs sera en particulier recherché au sein des jeunes générations.

L’objectif majeur est donc la transmission de la langue et faire en sorte que le nombre de locuteurs cesse de baisser, pour qu’ à moyen et long terme, ce nombre connaisse une croissance.

La priorité sera donc de se tourner vers les plus jeunes sans oublier que transmission signifie aussi dynamiser la relation entre les générations.

Nous avions choisi la forme d’un GIP.

Nous avions demandé la participation de l’État qui n’avait pas souhaité être dans le GIP

C’est ainsi que nous avions voté en juin 2014.

L’arrêté ministériel n’étant jamais paru depuis cette date, nous sommes revenus en négociation avec l’État qui depuis a décidé de participer au GIP.

C’est la raison pour laquelle il nous faut voter à nouveau parce que cela nous oblige modifier les termes de la convention constitutive.

Les modifications sont liées à l’arrivée de deux représentants de l’État dans le GIP :

  • Un du ministère de l’Éducation ( un recteur)
  • Un du ministère de la Culture ( un Drac)
  • Chaque région sera représentée par trois élus

Cela se concrétisera par une participation de l’État au financement du fonctionnement du GIP

qui sera proportionnel à sa présence dans le GIP .

Le montant des contributions des uns et des autres pour la constitution du GIP figure en annexe.

Nous avons reçu l’assurance de la part de l’État que la publication au J.O de la creation du GIP interviendra dans les semaines qui viennent afin de pouvoir installer l’Ofici Public de la Lenga Occitana dès la fin de l’été.

J’en profite pour vous remercier toutes et tous pour votre soutien.

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Grève de la faim de David Grosclaude http://elus-aquitaine.eelv.fr/greve-de-la-faim-de-david-grosclaude/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/greve-de-la-faim-de-david-grosclaude/#comments Wed, 27 May 2015 15:03:39 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=6209 Ci-dessous la lettre de David Grosclaude, qui entame ce jour une grève de la faim pour demander à l’État de respecter ses engagements et officialiser la création du Groupement d'Intérêt Public de l'Office Public de la Langue Occitane. ...]]>

Ci-dessous la lettre de David Grosclaude, qui entame ce jour une grève de la faim pour demander à l’État de respecter ses engagements et officialiser la création du Groupement d’Intérêt Public de l’Office Public de la Langue Occitane.

 

David Grosclaude

Conseiller régional d’Aquitaine

Délégué aux langues régionales

 

Le 27 mai 2015

Chères collègues

Chers collègues

J’ai décidé de m’installer aujourd’hui dans le hall de l’Hôtel de Région et d’y entamer une grève de la faim. Je suis indigné par le mépris dont fait preuve l’État qui n’a même pas daigné répondre à notre demande d’officialisation du GIP Office Public de la Langue Occitane. Notre assemblée a pourtant délibéré à l’unanimité sur ce sujet en juin 2014, en même temps que l’assemblée de Midi-Pyrénées. Cela fait bientôt un an, et nous n’avons même pas l’ombre d’une réponse malgré nos interventions nombreuses.

Je pense que cette attitude n’est pas acceptable ; on ne peut mépriser à ce point les décisions prises par deux régions. Cette absence de réponse est un spectacle affligeant dans un contexte où chacun d’entre nous sait à quel point la démocratie est fragile. Quand de plus en plus de nos concitoyens doutent de l’efficacité du travail de leurs représentants, on ne peut accepter que des projets votés par des élus soient bloquées sans justification.

C’est encourager tous ceux qui pensent que la politique consiste seulement à faire des promesses que l’on ne tient pas. Que diront-ils alors si les décisions votées ne sont pas mises en oeuvre ?

Je ne peux pas accepter non plus que des jours et des jours de travail, des heures et des heures de réunions avec les associations, avec des élus d’autres collectivités,des déplacements multiples et coûteux soient gaspillés parce que, dans un cabinet ministériel, des personnes jugent que le sujet ne mérite pas d’attention et se permettent de mettre ce dossier sous la pile en attendant, peut-être, que nous nous lassions.

Je me suis engagé personnellement sans compter tout au long de mon mandat. J’ai été soutenu sur ce projet par la Région, le président et les services. Je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour interpeler l’État que la forme d’action que j’entame.

Notre projet est parfaitement en adéquation avec la volonté de rationnaliser l’action des collectivités. Que deux régions, qui ont en commun une langue, s’associent pour travailler sur une politique linguistique apparait comme une évidence. La création d’un Groupement d’Intérêt Public pour l’occitan est un projet que nous avons élaboré en nous inspirant de ce qui se fait ailleurs en France et en Europe, mais aussi de ce qui se fait en Aquitaine avec le GIP Office Public de la Langue Basque dont on connait les résultats très positifs. Pour ces raisons je ne comprends pas l’attitude de l’État.

Ce dernier a refusé de participer au GIP-OPLO nous laissant le soin de travailler sans sa participation directe. Je le regrette et cela me parait une attitude incohérente ; c’est en effet comme s’il n’avait aucune responsabilité en matière de développement de l’occitan, première langue régionale de France. Mais, même si l’État ne veut pas participer et assumer ses responsabilités, il n’est pas normal qu’il nous empêche d’assumer celles qui sont les nôtres et que nous partageons avec nos voisins. Il lui suffit de publier un décret de création du GIP.

Je tenais à vous informer et vous remercier encore une fois de votre vote unanime qui prouve que cette question n’est pas un sujet de débats partisans.

Cordialement

David Grosclaude

 

 

Plus d’informations sur le blog de David Grosclaude sur ce lien.

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Amendement – Appel à projets « le numérique au service de l’économie collaborative » http://elus-aquitaine.eelv.fr/amendement-appel-a-projets-le-numerique-au-service-de-leconomie-collaborative/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/amendement-appel-a-projets-le-numerique-au-service-de-leconomie-collaborative/#comments Mon, 16 Mar 2015 15:05:25 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=6097 Amendement déposé par Aquitaine région citoyenne

Séance plénière du 16 Mars 2015

Exposés des motifs :

L’extension du rôle de l’anglais dans la communication à l’échelle mondiale ainsi que sa domination incontestée comme langue de référence dans de nombreux domaines sont des faits qui ont largement contribué à la prolifération des anglicismes dans la langue française. Il serait vain de croire que le développement de l’économie numérique porté exclusivement par un vocabulaire anglo-saxon serait totalement déconnecté d’un projet de société économique, politique, culturel, philosophique qui ne soit pas celui du modèle anglo-saxon.

Notre délibération soutient l’économie collaborative, la langue française est suffisamment riche pour désigner les réalités et concepts ici développés.

C’est pourquoi nous proposons les amendements suivants :

 

De remplacer  au texte du règlement de l’appel à projet :

– « crownfunding » par « financement participatif« 

– « start-up » par « jeunes pousses« 

–  « sharing economy » par « économie du partage« 

–  « couchsurfing » par  « service loge-trotteur »  (service d’hébergement temporaire de personne à personne.)

 

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Intervention relative aux Eco et Socio responsabilités des aides régionales http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-aux-eco-et-socio-responsabilites-des-aides-regionales/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-aux-eco-et-socio-responsabilites-des-aides-regionales/#comments Mon, 16 Mar 2015 12:04:47 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=6086 Par Bérénice Delpeyrat-Vincent – Intervention en séance plénière du 16 mars 2015

Chères collègues, chers collègues,

Les finances publiques (comme la commande publique) doivent être un levier, pour progresser ensemble dans les champs du développement soutenable. Et qui prennent bien en compte les trois piliers du développement durable. Quand trop souvent, et particulièrement en période de chômage élevé, la question de l’emploi risque le balayer les enjeux sociaux et environnementaux, et de passer à côté de la transition, de la transformation écologique.

Cette délibération devait être l’occasion d’une véritable montée en puissance. En utilisant les différents critères mis en œuvre dans nos différentes politiques, en les transférant le cas échéant à d’autres secteurs (par exemple les mesures de l’industrie agroalimentaire ou les projets de plus de 2 M€ doivent s’engager dans un processus ISO 26000 de responsabilité des entreprises, généralisation du questionnaire RSE de l’ESS à toutes les entreprises), nous aurions déjà un règlement de belle allure.

Nous pêchons par crainte, un peu de frilosité. L’année de la Cop 21, dans un temps où la question démocratique est à renouveler, dans les organisations et les entreprises aussi, c’est dommage.

Le changement culturel, c’est d’arrêter de parler de contraintes, mais bien d’opportunité et d’exigences. Libres alors à ceux qui ne souhaitent pas entrer dans ces exigences de se passer des financements régionaux.

Exigence d’autant plus essentielle que ces sujets prennent du temps, nécessitent de la pédagogie, de la mobilisation, de l’incitation bien sûr, mais aussi, à un moment, de la contrainte.

Que toutes les manifestations et toute communication s’inscrivent dans un cahier des charges développement durable est possible en Aquitaine, il y a beau temps, déjà que de nombreux acteurs le font (et bien souvent ceux qui n’ont pas les plus gros budgets). De même alors que la plupart des imprimeurs aquitains ont fait l’effort de s’inscrire dans des démarches de progrès au bénéfice de la santé de leurs salariés  et de l’environnement, nous devons assumer d’en faire une condition.

Que le recours à la clause d’insertion sur le montant de tous nos cofinancements s’impose, comme cela est le cas depuis décembre pour les politiques de la ville, je m’en réjouis. Un million d’euros d’investissement, ce sont plus de 800 heures d’insertion. Là aussi, les acteurs sont prêts à s’engager dans ce développement.

Nous aurions souhaité un véritable tremplin, nous franchirons la première marche.

La deuxième sera franchie lors de la commission permanente, où devront être présentées et précisées les mesures concrètes qui manquent encore ici, nous y serons particulièrement vigilants.

Il s’agira  pour la suite d’utiliser cette première démarche/marche et surtout ne pas la redescendre.

Je vous remercie.

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Intervention relative aux actions concrètes pour le développement de l’apprentissage en 2015 http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-aux-actions-concretes-pour-le-developpement-de-lapprentissage-en-2015/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-aux-actions-concretes-pour-le-developpement-de-lapprentissage-en-2015/#comments Mon, 16 Mar 2015 10:15:34 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=6071 Par Alice Leiciagueçahar – Intervention en séance plénière du 16 mars 2015

Chères collègues, chers collègues,

Nous voterons cette délibération, bien qu’elle nous semble insuffisante et pas toujours adaptée.

Promouvoir l’apprentissage n’a d’intérêt que si cela fait augmenter le nombre de jeunes ayant accès à la formation sans pour autant  faire baisser les effectifs dans les lycées professionnels qui remplissent également cette fonction, et apportent, .de plus, une formation théorique et un enseignement général plus importants. il ne s’agit surtout pas de faire croire aux jeunes que l’apprentissage c’est mieux, quand c’est juste différent. Les 2 formules doivent co-habiter afin d’offrir le choix aux jeunes.

L’apprentissage a toute sa place dans l’offre de formation, et le nombre de contrats augmentera si les entreprises acceptent de recruter des apprentis pour les former. On voit tous les ans des jeunes en recherche de contrat qui se retrouvent déscolarisés faute d’avoir trouvé l’entreprise qui les formera. Ceux-la ne retourneront pas au lycée pour différentes raisons, dégoût de l’école, envie ou nécessité d’un revenu, ou autre.

Le dispositif PREPA vient déjà en aide aux jeunes pour la recherche de l’employeur, et Nouvelle Chance par l’Alternance permettra sûrement d’éviter des ruptures de contrat en aidant les jeunes à mieux préparer leur projet professionnel.
Il n’en reste pas moins 2 écueils: les entreprises ne prennent pas le temps de la formation, et les tuteurs sont rarement formés à ce rôle. Ce pourrait être un domaine d’intervention de la Région.

Second écueil : le manque de contrats. Votre lettre aux entreprises, Président, a le mérite d’exister, mais ce n’est pas suffisant. La convention avec la CGPME sollicite toujours les petites entreprises, qui sont déjà les plus pourvoyeuses de contrats, et on ne touche pas tous les corps de métier.

Qu’en est-il des entreprises que nous soutenons ? Pourquoi ne pas conditionner nos aides à l’accueil d’apprentis accompagnés par des tuteurs formés ? Ces éléments apparaissent dans la délibération 7 sur les éco-socio conditionnalités en tant que priorité régionale pour l’emploi.

Pour nous, il s’agit d’une piste primordiale à approfondir.
Dans le même temps, l’ouverture des métiers de la fonction publique territoriale à l’apprentissage est intéressante à condition de respecter les mêmes règles.

Pour finir, la simplification administrative au sujet de la réglementation sur les travaux pénibles ou dangereux nous parait préjudiciable.

Pour conclure, nous devons proposer à nos jeunes une offre de formation diversifiée, sans favoriser une voie par rapport à une autre. Le développement de l’apprentissage n’aura d’intérêt que si les autres voies de formation se maintiennent.

Je vous remercie.

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La coopération décentralisée ce n’est pas le Club Med http://elus-aquitaine.eelv.fr/la-cooperation-decentralisee-ce-nest-pas-le-club-med/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/la-cooperation-decentralisee-ce-nest-pas-le-club-med/#comments Fri, 13 Feb 2015 14:25:31 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=5983 Par Marie Bové. Présidente de la commission coopération interrégionales, actions européennes et internationales

Bienvenue sur les routes de la coopération internationale : du Vietnam au Sénégal, les enjeux de l’économie locale sont au cœur de l’action sociale et écologique. Témoignage.

Vingt-deux heures de voyage, c’est le temps nécessaire pour atteindre la ville vietnamienne de Sapa depuis Paris. Située au Nord du pays dans une région montagneuse à proximité de la Chine, le paysage de carte postale est au rendez-vous : rizières en terrasse, végétation luxuriante, villages traditionnels Hmongs accrochés aux versants abrupts… Au pied du plus haut sommet du Vietnam, le Fan Si Pan et au Nord-ouest de Dien Bien Phu, les amoureux de la montagne et les nostalgiques de l’Indochine affluent.

De 400 000 visiteurs, les investisseurs attendent 2,5 millions de touristes dans les prochaines années, des Français notamment. La recette : une autoroute en direct d’Hanoï ouverte depuis peu, des minorités ethniques dociles pour le folklore, une infrastructure hôtelière d’envergure… et le plus grand téléphérique de l’Asie pour l’accès de 2000 touristes à l’heure au sommet du Fan Si Pan dans le parc national de Huang Lien.

Vietnam 2015 141Vietnam, chantier du téléphérique dans le parc de Huang Lien

Vous me direz : et alors ? Et alors, depuis 10 ans la région Aquitaine agit dans le cadre de la coopération décentralisée dans cette province de Lao Caï. Et alors ? Et alors, l’Aquitaine agit en faveur d’un schéma d’urbanisme adapté, de la francophonie, d’un soutien aux minorités, de l’agriculture locale… et de la valorisation du parc naturel de Huang Lien. Un parc naturel qui est aujourd’hui menacé par des infrastructures pharaoniques malgré les ressources extraordinaires en biodiversité végétale et animale.

C’est ainsi que dans une salle de réunion où nous gardions les manteaux, les écharpes et les gants, les arguments furent échangés sur les conditions du partenariat franco-vietnamien d’un point de vue économique, social et environnemental.

A qui profitent les bénéfices de ce tourisme de masse ? Aux minorités dans l’extrême pauvreté, à la nature, aux collectivités, aux investisseurs privés ? Peut-on faire ailleurs ce que l’on ne ferait pas chez nous ?

En concertation, le projet initial de baliser des sentiers de randonnée, aujourd’hui à l’ombre des pylônes du téléphérique, est abandonné. Et l’alternative retenue s’articulera autour d’un programme d’éducation à l’environnement (naturel et culturel) et d’un soutien aux minorités pour un éco-tourisme socialement équitable.

Du bio dans la savane

A sept de décalage horaire vers le soleil couchant, un autre paysage et une autre température de la misère : le Sénégal en savane sèche entre Bambey, Diourbel et Touba. Toujours en mission pour la région Aquitaine, me voilà sur le terrain d’un projet de maraîchage conduit par l’ONG Agrisud. Le Sahel peut nourrir le Sahel… c’est vrai à condition d’avoir des bras et de l’eau dans cette zone aride dévastée par la culture intensive de l’arachide. Les bras ce sont ceux des femmes, celles qui sont restées au village avec les enfants et les vieillards quand leurs hommes sont partis en ville pour glaner quelques CFA. L’eau c’est celle qui contient trop de fluor ou de sel, impropre à la consommation. Sans oublier les caprices des groupes électrogènes.

Que faire ? Imaginons des forages suffisamment profonds avec des pompes alimentées par l’énergie solaire. Problème : ce qui techniquement réalisable n’est pas forcément politiquement faisable. Dans un pays où la réforme territoriale 2014 (suppression des régions et création des départements), se fait sans payer les indemnités et sans clarifier le schéma institutionnel des compétences des collectivités… c’est la guerre des nerfs. Qui passe les marchés, à qui appartiennent les forages ? Qui gère la distribution de l’eau ?

Savane, Sénégal

Baobab dans la savane

Présidant la délégation française, j’invite tous les acteurs sénégalais concernés à se mettre autour de la table. Peine perdue, chacun défend son territoire… La présidente du département de Bambey défend que les forages sont sur son fief en brandissant un arrêté du gouverneur sur la dévolution des biens de l’ancienne région administrative.

La mayonnaise monte, le jour du lancement du projet hydraulique est maintenu. Les militants politiques sont au rendez-vous dans le village pour soutenir les femmes, le maire ou la présidente du département. Le protocole des prises de parole est modifié à la faveur des opposants à la commune. Le préfet garde le silence, les protestations et les coups partent dans un vacarme assourdissant. La délégation française est évacuée pour des raisons de sécurité. Tristesse, consternation… un sentiment d’échec.

Mais la vie continue, les semis paysans sont en terre. Les haies végétales abritant les insectes polinisateurs et repoussant les animaux sauvages sont plantées. Les fausses à compost et les bio-fertilisants sont prêts. Nous sommes en saison sèche, les pluies n’arrivent que dans quelques mois. Sans eau, tout crève. Et sans nourriture, le village se vide. La pression des femmes pour trouver une solution concertée est prégnante, les autorités ministérielles le savent.

En quarante-huit heures, le dialogue s’engage à Dakar avec le ministre du développement et des collectivités. Des excuses sont prononcées, la médiation peut commencer : la région Aquitaine maintient ses engagements pour la réalisation du programme hydraulique avec l’opérateur Eau vive, la partie sénégalaise s’engage à trouver une solution dans l’intérêt des usagers. Espoir.

maraichage, sénégal

Parcelle de maraîchage

De retour, je garde le souvenir de ces femmes témoignant combien l’agriculture bio est une agriculture économe en argent, généreuse en nourriture et bénéfique pour les fins de mois. Le bio ce n’est pas bobo pour tout le monde !

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Intervention relative au nouveau règlement d’intervention cadre sur le logement des étudiants et des jeunes en formation http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-au-nouveau-reglement-dintervention-cadre-sur-le-logement-des-etudiants-et-des-jeunes-en-formation/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-au-nouveau-reglement-dintervention-cadre-sur-le-logement-des-etudiants-et-des-jeunes-en-formation/#comments Mon, 15 Dec 2014 15:10:59 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=5884 Par Alice Leiciaguéçahar – Intervention en séance plénière du 15 décembre 2014.

Monsieur le Président, mes chèr/es collègues,

On ne peut que se féliciter de ce soutien régional qui contribue à augmenter chaque année l’offre de logements jeunes. En ce qui concerne les étudiants, regardons à quoi ressemble le budget annuel d’un jeune qui vient du Pays-Basque étudier à Bordeaux. Cet exemple doit pouvoir représenter d’autres départements.

Les familles doivent débourser, hors frais de scolarité, et hors budget culture ou loisirs, 550 €, soit ½ SMIC par mois.

Comme nous l’avons déjà proposé, il serait intéressant que nos politiques « jeunesse » ne s’intéressent pas seulement à l’offre de logements étudiants ; nous devons aussi travailler sur la demande puisque nous avons la compétence universitaire. Si nous continuons à accepter que des étudiants venant de toute l’Aquitaine, et bientôt de plus loin encore, rejoignent Bordeaux, du dimanche au vendredi, parce que l’organisation pédagogique universitaire concentre un grand nombre d’enseignements sur Bordeaux, en présentiel, dans des amphis bondés, nous allons continuer à courir derrière une demande qui va grandir de façon exponentielle.

Et pourtant le cours magistral pourrait tout à fait trouver une alternative dans des cours numérisés. Il n’est pas question de transformer l’enseignement universitaire en enseignement à distance mais de l’organiser différemment en profitant notamment des nouvelles technologies numériques. On pourrait alors imaginer que les étudiants ne viennent que deux journées par semaine sur Bordeaux avec des tarifs de transport préférentiels pour avoir des enseignements en petits groupes et interactifs.

Certains diront que les études, c’est aussi l’occasion de mettre de la distance avec les parents et de construire son autonomie. Mais cette autonomie commence à rimer un peu trop avec ségrégation sociale.

Et puis, en organisant dans chaque grande ville de nos départements, des lieux de tutorats décentralisés en lien avec les enseignements principaux qui resteraient mutualisés pour tout le territoire, la vie universitaire pourrait aussi davantage investir d’autres lieux que la Place de la Victoire.

Une initiative sur Pau où les cours d’amphis de médecine sont retransmis sur grand écran montre que c’est possible de faire « autrement ». Si le Conseil régional n’a pas la compétence « logement » il peut avoir, de par ses différentes compétences (enseignement supérieur, économie, formation) une vision transversale de l’habiter, et agir ainsi aussi sur la demande.

Je vous remercie.

 

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Compte-rendu de la mission à Madagascar de la délégation de la Région Aquitaine (26 octobre – 3 novembre 2014) http://elus-aquitaine.eelv.fr/compte-rendu-de-la-mission-a-madagascar-de-la-delegation-de-la-region-aquitaine-26-octobre-3-novembre-2014/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/compte-rendu-de-la-mission-a-madagascar-de-la-delegation-de-la-region-aquitaine-26-octobre-3-novembre-2014/#comments Mon, 17 Nov 2014 10:50:52 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=5761 La mission à Madagascar a été marquée par l'inauguration des ateliers du lycée professionnel d'Alarobia, un des lycées équipé par le matériel donné par la Région Aquitaine. ...]]>

La mission à Madagascar a été marquée par l’inauguration des ateliers du lycée professionnel d’Alarobia, un des lycées équipé par le matériel donné par la Région Aquitaine.

La manifestation, très officielle, s’est faite en présence du ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle et des représentants de l’Ambassade de France. Mais il y avait surtout plus de mille jeunes en formation et leurs professeurs.

L’accent a bien été mis par la délégation Aquitaine sur l’importance de cette dotation, symbolique de notre intérêt pour la formation des jeunes.

Les autorités malgaches ont bien compris l’importance de l’effort fait par l’Aquitaine et le ministre a bien fait passer le message en notant à chaque fois devant la presse, mais aussi devant les invités présents, qu’il s’agissait d’un cadeau exceptionnel pour les jeunes des lycées concernés.

Le ministre a même insisté, lors de son intervention devant la délégation de l’ARF, sur l’effort particulièrement important que représentait la dotation en matériel de l’Aquitaine. Quant à l’ambassade de France elle notait que cette dotation, évaluée à un million d’euros, représentait un part très substantielle de la coopération décentralisée de l’ensemble des collectivités françaises à Madagascar

Il faut noter que l’ambassade a fait savoir qu’elle souhaitait continuer à participer au travail de formation et de suivi des enseignants qui travaillent dans ces lycées.

Le partenariat avec le rectorat devrait donc pouvoir se poursuivre afin de former des enseignants sur ces matériels avec l’aide de l’ambassade. En tous cas les autorités malgaches sont demandeuses d’un suivi et nous ont exprimé clairement leur demande.

 

Visite de contact et mobilité

Une journée a été consacrée à la rencontre avec France Volontaire afin que nous soient présentées les possibilités de collaboration pour des projets de mobilité de jeunes aquitains ( apprentis, étudiants du domaine médico-social). Dans la délégation aquitaine il y avait le représentant régional de l’UNAFORIS, (Union Nationale des Associations de Recherche et d’intervention Sociale) la présidente du CEFIEC ( Comité d’Entente et de Formation Infirmières et Cadres) ainsi qu’Antoine Mathieu Directeur FSE mobilité au CRA.

France Volontaire nous a présenté ses activités et a organisé une table ronde avec une dizaine d’associations susceptibles d’accueillir des jeunes de notre région. Cela a permis des prises de contact qui se sont concrétisées par des visites sur le terrain auprès d’ associations qui agissent pour l’enfance ou dans le milieu carcéral, ainsi que la visite d’un hôpital. Le détail de ces rencontres fera l’objet d’un compte-rendu plus précis et plus technique de la part des services mais d’ores et déjà on peut dire que des projets de mobilité sont possibles et envisageables avec un bénéfice mutuel assuré, selon les premières impressions laissées par cette visite de contact.

Dans le domaine de la santé, Françoise Jeanson qui nous accompagnait, alimentera sans aucun doute très utilement nos réflexions sur la situation du pays grâce à son expérience et aux rencontres et visites qu’elle a faites.

 

Délégation ARF

Deux journées ont été consacrées à des rencontres ARF/ autorités malgaches. J.P Bachy ( Champagne-Ardennes) et René Souchon (Auvergne) étaient présents ainsi que des élus de Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Basse Normandie.

Ces deux journées ont permis de débattre des questions de coopération décentralisée dans le contexte politique actuel de Madagascar. La sortie de la période de crise commencée en 2009, semble en vue et les autorités malgaches assurent que la décentralisation est un objectif central de leur politique. Des élections sont prévues en 2015 pour élire des conseils régionaux, selon les propos du ministre de l’Intérieur. Ces élections se feront au suffrage indirect. Les grands électeurs seront les élus issues des élections municipales.

La question est de savoir si le volontarisme affiché sera à la hauteur des espérances. Un doute subsiste cependant si l’on en croit certains observateurs qui estiment que les dirigeants malgaches annoncent beaucoup mais tardent à agir.

Reste aussi la question de la transparence, qui n’est pas totale, et de la corruption.

Le premier ministre, que nous avons rencontré à l’ambassade de France, nous a assuré dans son discours que cette volonté décentralisatrice était partagée par tout le gouvernement.

J.P Bachy et René Souchon ont rencontré le président de la République et ont évoqué ce sujet avec lui.

Au cours des deux journées qui ont rassemblé la délégation de l’ARF, les représentants de l’ambassade et les autorités malgaches ( ministères et chefs de régions) chacun a évoqué un sujet lié à la coopération décentralisée.

De façon générale les communications avaient pour but de mettre en avant la légitimité de la coopération décentralisée, parfois critiquée par ceux qui estiment que les collectivités ( comme les régions par exemple) ont mieux à faire ou qu’elles sortent de leur rôle. Les divers partenaires présents ont unanimement estimé que cette coopération était utile, efficace parce que ciblée, et qu’elle avait un vrai effet de levier pour trouver des moyens financiers complémentaires.

Nous avons évoqué pour la Région Aquitaine la politique que nous menons en faveur de la mobilité des jeunes (Humaquitaine par exemple) et les efforts que nous faisons en faveur des jeunes qui veulent faire un stage ou un séjour à l’étranger. Madagascar est une destination qui peut être développée.

 

Bilan de la deuxième phase de la collaboration avec la Région Itasy

Nous avons ensuite passé deux journées en Itasy, accompagnés par le chef de région et ses collaborateurs.

Cela nous a permis de faire le point sur les progrès réalisés depuis 2011 dans les divers domaines où nous intervenons :

  • Renforcement des capacités opérationnelles, techniques et organisationnelles de la Région et aide au renforcement des capacités de quatre intercommunalités avec un partenaire qui est le CIDR.
  • Professionnalisation du monde paysan.

Concernant le premier sujet, la question de la décentralisation annoncée est centrale. Si nous avons été accueillis dans un hôtel de Région neuf mais modeste, il n’en reste pas moins que la capacité financière de la Région Itasy est très limitée. La question de la fiscalité est au centre des préoccupations. L’État promet de doter les régions de moyens. Pour l’heure les collectivités représentent en tout et pour tout 5% de la dépense publique. C’est plus que modeste. Il faut espérer que les moyens politiques promis aux régions s’accompagneront des ressources indispensables à leur action. C’est un débat qui nous agite aussi…

Sur le deuxième sujet, les progrès que nous avons constatés sur le terrain sont tout à fait intéressants et concrets, que ce soit sur le travail réalisé par Agrisud (riziculture, pépinières, formation de maitres-exploitants) ou par l’APDRA dans le domaine de la pisciculture.

Même constat pour ce qui est du CITE qui aide au développement de micro entreprises d’artisanat ou de fabrication de matériel agricole adapté aux besoins de très petits exploitants. La délégation a visité entre autres un village où s’est créée une activité de valorisation de la soie.

La visite du centre régional de formation professionnelle agricole et rural de Antanetimboahangy (bâtiment inauguré en 2011 par le président de la Région Aquitaine) nous a permis de constater que ce centre fonctionne dorénavant de façon très satisfaisante. Il est de plus en plus fréquenté et son développement futur est un des sujets que vont avoir à régler les autorités de la Région Itasy dès les prochains mois. Il s’agit d’en faire un centre de formation professionnelle initiale pour des jeunes venus des collèges et écoles des alentours. C’est un projet qui demande des investissements matériels ainsi que des formateurs. Il s’appuie sur le travail déjà réalisé grâce à la Région Aquitaine : le bâtiment inauguré en 2011 et l’aide au fonctionnement que nous fournissons chaque année.

 

Poursuivre le travail commencé

Nous pouvons proposer de signer un nouvel accord de coopération pour les années qui viennent. Après discussion avec les responsables de la Région Itasy il semble que le chef de Région souhaiterait attendre que les élections régionales malgaches aient eu lieu. Cependant l’incertitude du calendrier électoral malgache nous fait penser qu’il serait mieux de proposer ce nouvel accord dès la plénière de mars 2015, que l’assemblée régionale d’Itasy soit élue ou pas.

 

David Grosclaude

 

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Motion : soutien aux intermittents http://elus-aquitaine.eelv.fr/motion-soutien-aux-intermittents/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/motion-soutien-aux-intermittents/#comments Tue, 24 Jun 2014 09:16:27 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=5500 Lors de la séance, la motion ci-dessous a été discutée et débattue au sein de l’Assemblée plénière. Dans la même lignée que la position nationale EELV, le groupe a voté pour cette motion. A noter que les groupes UMP.NC/CPNT , Forces Aquitaine et PS/PRG & apparentés n’ont pas pris part au vote. Cette motion a été adoptée.

140623-MotionFDGAEIntermittents by yann_persillon

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Intervention relative à l’Équité et à la solidarité pour la restauration scolaire http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-a-lequite-et-a-la-solidarite-pour-la-restauration-scolaire/ http://elus-aquitaine.eelv.fr/intervention-relative-a-lequite-et-a-la-solidarite-pour-la-restauration-scolaire/#comments Mon, 23 Jun 2014 16:50:30 +0000 http://elus-aquitaine.eelv.fr/?p=5485 Par Bernard Péré – Intervention en séance plénière du 23 juin 2014

Monsieur le Président, mes chers collègues,

L’action entreprise dans ce domaine doit être poursuivie mais j’ai une question concernant le prix de revient moyen du repas en lycée qui est ici annoncé à près de huit euros. Que comprend t il exactement? La réponse étant qu’il intègre les frais de personnel en plus des ingrédients ce qui explique son montant relativement élevé. Le prix payé par les lycéens étant de 2,72€ et de 2,30€ pour les lycéens bénéficiant de bourse rentrée scolaire la différence est payée par le Conseil régional.

Ceci m’amène à demander une intensification de notre action en matière de réduction du gaspillage actuellement autour de 30%.

D’autre part une mission a été confiée à Arbio afin d’accompagner les établissements dans l’intégration de produits bio dans les repas ou la confection de repas totalement bio. Il faut aujourd’hui réaliser un bilan afin de réunir les conditions pour franchir un palier supplémentaire.  Il y a des marges de progression en particulier dans l’association de producteurs locaux à travers leurs organisations de développement en général soutenues par Bio d’Aquitaine.

Je vous remercie.

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