Une circonscription d’union

Une circonscription d’union

 

Sous la forme d’un fascicule de 41 pages, un militant du PS local m’a remis au marché de Sélestat les «  60 engagements pour la France » du candidat François Hollande. Je l’en ai remercié et lui ai précisé que j’avais envisagé un tractage en faveur d’Eva Joly le même jour, à la même heure et au même endroit. Mais la presse m’avait averti à temps que le Parti Socialiste prévoyait, lui, pour ce samedi 17 mars 2012, une vaste opération d’envergure nationale devant frapper par sa simultanéité, sa densité et l’étendue de la mobilisation. J’ai donc décidé de laisser toute la place à nos partenaires, afin de ne pas brouiller le message principal de l’élection d’avril et mai : la gauche unie au deuxième tour offrira une retraite anticipée (mais ô combien confortable !) au plus imparfait des présidents que la Vème République ait connus à ce jour.

 

Rentré chez moi, j’ai pris le temps, en guise d’apéritif, de lire attentivement la plaquette du favori des sondages. Et j’en ai conclu que vraiment, entre les propositions de Hollande et celles de Joly, il y a largement de quoi établir des passerelles. Certes le socialiste, et pour cause, ne peut pas être plus écolo que l’écologiste patentée, mais le discours social de Joly n’a pratiquement rien à envier à celui de Hollande. Ce qui nous rassemble est assez évident pour que l’idée de l’accord de législature ne puisse plus être considérée comme une erreur politique. Pour continuer d’affirmer le contraire, il ne devrait subsister que les médias inféodés aux puissances d’argent. Voilà des mois que ces auxiliaires dévoués, ces « chiens de garde » s’obstinent, parfois malgré eux, à faire le jeu, sur ce point comme sur tant d’autres, d’une droite aux abois qui, sentant proche sa fin de règne, abat les dernières cartes d’une stratégie fondée sur la marginalisation du mouvement écologiste.

J’appelle donc toutes les composantes de la gauche, PS en tête, à se rassembler autour de ma candidature. Elle vient d’être reconnue officiellement par François Lamy et Christophe Borgel, respectivement conseiller politique de Martine Aubry et secrétaire national PS aux élections (voir ci-contre).

 

Bien entendu, je comprends parfaitement que l’élection présidentielle doive rester pour le moment la préoccupation majeure des formations de gauche représentées dans cette compétition. Mais je leur demande d’admettre à leur tour que je puisse éprouver pour ma part la nécessité d’affirmer ma visibilité publique et même de l’amplifier progressivement. On acceptera aussi, j’en ai la conviction, que d’ores et déjà je puisse vouer une large partie de mon énergie à préparer très concrètement la dernière ligne droite d’une campagne qui, après le 6 mai, devra se contenter de quelques semaines seulement.

 

A toutes et à tous je souhaite une excellent entrée dans un printemps qui sera celui d’un changement profond, espéré par une large majorité de Français, mais aussi par des millions de femmes et d’hommes issues de l’immigration, que l’actuel régime, englué dans une compétition xénophobe avec l’extrême droite, considère sans vergogne comme une menace pour l’identité nationale.