Europe Écologie 2014 http://europe-ecologie.eu Donnons vie à l'Europe Fri, 23 May 2014 20:14:37 +0000 fr-FR hourly 1 VIDEO « Accusé Cohn Bendit, levez-vous » http://europe-ecologie.eu/video-accuse-cohn-bendit-levez-vous/ http://europe-ecologie.eu/video-accuse-cohn-bendit-levez-vous/#comments Fri, 23 May 2014 17:54:08 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1503 Pour le meeting final de la campagne européenne, et le dernier meeting politique de Dany Cohn-Bendit, les écologistes ont décidé d’organiser le procès de leur figure tutélaire. Avec humour, auto-dérision mais aussi avec la profondeur de leurs convictions européennes ils ont ainsi abordé les thèmes qui leurs sont chers :  la transition énergétique, la protection du vivant…

Mme le Juge
Le procès de Daniel Cohn Bendit par EuropeEcologie2014

En LSF:

le procès
Le procès de Daniel Cohn Bendit version langage… par EuropeEcologie2014

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Le Service Avant Vote des Européennes, c’est maintenant! http://europe-ecologie.eu/le-service-avant-vote-des-europeennes-cest-maintenant/ http://europe-ecologie.eu/le-service-avant-vote-des-europeennes-cest-maintenant/#comments Fri, 23 May 2014 16:06:10 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1493 SAV
Pour qui voter ? À quoi sert un député européen ? Comment pourriez-vous convaincre votre grand-mère de voter Europe Écologie ?

Aujourd’hui, vendredi, jusqu’à minuit, nos candidats aux européennes et des élu-e-s d’Europe Écologie Les Verts sont là pour répondre à toutes vos questions concernant les élections.

Composez le 01 45 23 2014 et posez vos questions directement à Karima Delli, Pascal Durand, Clarisse Heusquin, Yannick Jadot, Eva Joly, Mohamed Mechmache, Cécile Duflot…

Parce que les élections européennes, c’est un seul jour, un seul tour, votez Europe Écologie le 25 mai.

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L’Europe sociale : maintenant ! http://europe-ecologie.eu/leurope-sociale-maintenant%e2%80%89/ http://europe-ecologie.eu/leurope-sociale-maintenant%e2%80%89/#comments Fri, 23 May 2014 14:49:12 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1480  

icone_socialLe marché commun va mal. La coopération économique vertueuse s’est effacée devant la concurrence entre États membres. L’espoir d’un alignement sur les meilleurs standards s’est évanoui avec la course au dumping social. Il est urgent de briser ce cercle vicieux et de proposer un vrai modèle social européen.

Europe Écologie défend l’émergence d’une Europe de la justice sociale à travers une convergence des salaires, des conditions et du temps de travail et, à terme, de la couverture sociale.

La promesse de prospérité partagée suppose une coopération pour faire converger progressivement les salaires et les niveaux de vie. Alors que 21 des 28 pays européens ont un salaire minimum, l’écart entre eux varie de 1 à 12.

Europe Écologie propose l’adoption d’un salaire minimum européen basé, dans un premier temps, sur un ratio du pouvoir d’achat qui garantisse un niveau de vie décent.

Tous les cinq ans, ce ratio sera réévalué pour atteindre, à terme, le même niveau dans toute l’Union européenne.

De même, les salariés européens ne sont pas égaux face à l’assurance-chômage.

Europe Écologie soutient la création d’un fonds européen d’indemnisation chômage qui garantira à tous les salariés une indemnisation minimale.

Les États membres resteront bien sûr libres d’accorder un niveau plus élevé d’assurance-chômage à leurs citoyens.

Travailleurs détachés

En matière de dumping social, la directive sur les travailleurs détachés sème le trouble parmi les salariés de l’UE.

À l’origine, le principe du détachement est louable : une entreprise qui déplace un travailleur pour une période courte doit respecter le Code du travail et le salaire minimum du pays d’accueil, tout en payant les contributions sociales dans son pays d’origine. Or, un pays qui offre peu de prestations sociales (indemnités chômage, santé, etc.) demande peu de cotisations aux employeurs.

Tout entrepreneur est alors « incité » à embaucher des salariés issus de ces pays à la protection sociale « low cost ». Dans le bâtiment, où le coût de la main-d’œuvre représente 50 % des charges des employeurs, l’effet de cette directive s’est rapidement révélé désastreux.

Europe Écologie demande que les conditions soient durcies pour les entreprises européennes bénéficiant de cette directive.

Elle ne doit pas s’appliquer aux contrats précaires. Les salariés détachés doivent disposer de conditions d’accueil et d’hébergement dignes ;et leurs droits à la représentation syndicale doivent être garantis. Pour limiter les fraudes, déjà fréquentes, un contrôle étroit sera appliqué pour les entreprises faisant appel à ces travailleurs étrangers, directement ou par l’intermédiaire de sous-traitants.

Harmoniser et améliorer le droit du travail

Les normes sociales sont différentes à travers l’UE. L’harmonisation du droit du travail, et à travers lui des conditions de travail que nous désirons en Europe, est un enjeu de premier plan. La différence de droits entre les salariés européens constitue d’abord une inégalité de traitement. Selon le pays, un chauffeur routier peut aujourd’hui conduire 30 % de plus qu’un autre. Mais la fatigue, les risques encourus sont les mêmes pour tous.

L’Europe doit servir à améliorer les conditions de travail des salariés issus de pays aux cadres laxistes. L’alignement sur les standards sociaux les plus exigeants offrira à tous les salariés européens une dignité au travail et cassera les logiques de concurrence entre eux.

C’est ensemble, au niveau européen, que tous les travailleurs pourront faire avancer le droit du travail. La marge de progrès est importante, y compris dans les pays qui se croient les mieux-disants. Il est par exemple urgent de faire avancer le droit en matière de risques psycho-sociaux (surmenage, dépression, harcèlement…) et de non-discrimination. L’harmonisation ne passera pas par un compromis moyen qui ferait régresser les pays les plus avancés.

Europe Écologie demande l’instauration d’une clause de non-régression sociale.

Si l’Europe impose un standard minimum, les pays qui le dépassent déjà ne pourront pas revenir en arrière : l’objectif de l’Europe sociale est de progresser ensemble, pas de s’aligner sur le plus petit dénominateur commun.

Renforcer les contrôles

La fraude aux contributions sociales et les infractions au Code du travail pénalisent tous les salariés : manque de sécurité, heures supplémentaires non rémunérées, rythmes de travail indécents… La précarité accentue ces situations car les salariés n’ont pas les moyens de défendre leurs droits.

Europe Écologie propose de mettre en place un service européen de l’inspection du travail doté de moyens suffisants.

Les entreprises contrevenantes seront pénalisées, mais elles seront en outre placées sur une liste noire leur interdisant l’accès aux marchés publics européens.

Réduire les inégalités

L’Europe crée des richesses. Malgré la crise, des milliards d’euros sont générés chaque année par notre économie. Malheureusement, le partage de ces richesses est de plus en plus inégal. Une fois le capital (les actionnaires) rémunéré, il reste bien souvent trop peu pour investir dans l’avenir ou rémunérer dignement les salariés. Quant au partage du travail, il n’est pas plus équitable, et le nombre de chômeurs croît dans toute l’Union européenne.

Pour réduire ces inégalités et donner du sens à l’économie, Europe Écologie se bat pour une réforme majeure : la mise en place d’un revenu maximum.

Il n’est pas possible que, dans une même entreprise (privée ou publique), surtout en période de crise, l’écart entre les plus hauts et les plus bas salaires soit de 1 à 100. Pour casser cette dynamique, le salaire minimum ne suffit pas, il faut aussi un salaire maximum. Nous proposons de le fixer à 30 fois le revenu médian.

La grande pauvreté est un autre enjeu social très fort. À l’échelle des richesses produites aujourd’hui, elle est inadmissible. Comment peut-on accepter que dans nos sociétés d’abondance, autant d’enfants européens vivent sous le seuil de pauvreté ?

Europe Écologie propose la mise en place d’un revenu universel de base.

Dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme, cette dotation mensuelle sera versée à tous les adultes et tous les enfants pour les aider à répondre à des besoins essentiels : se loger, manger, se soigner, s’habiller. Fixée au moins au niveau du seuil de pauvreté, elle répond à une urgence sociale et offre à toutes et tous de nouvelles possibilités.

En effet, si vous avez un emploi, le revenu de base vous permettra, si vous le souhaitez, de réduire un peu votre temps de travail, sans perte conséquente de revenus, pour vous consacrer à l’accompagnement d’un proche (personnes âgées, personnes handicapées), au bénévolat dans une association, etc.

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Europe, zone de droits http://europe-ecologie.eu/europe-zone-de-droits/ http://europe-ecologie.eu/europe-zone-de-droits/#comments Fri, 23 May 2014 14:47:57 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1477 icone_droitsDirectives, décisions, règlements, recommandations et rapports, l’Europe est un univers normatif. Cette image d’une bureaucratie froide ne doit pas faire oublier l’importance de l’Europe comme zone d’extension des droits et des libertés publiques.

Les événements récents en Ukraine le rappellent : à ses frontières et parmi ses membres, l’Europe doit rester vigilante et intraitable sur les droits fondamentaux – liberté d’expression, de la presse, de réunion, d’association…

Viktor Orban a été rappelé à l’ordre pour avoir mis à mal les droits et libertés politiques en Hongrie. C’est un signal fort. L’Europe doit se doter d’un dispositif de veille réactif et contraignant. Les critères d’entrée dans l’UE, dits « critères de Copenhague », sont très stricts, mais comment garantir le maintien des droits dans les pays déjà intégrés ? Comment assurer un progrès ?

Europe Écologie souhaite que l’Agence européenne des droits fondamentaux puisse proposer des sanctions en cas de mise en danger de l’État de droit dans les États membres.

En matière de droits des femmes, le combat à mener reste immense. Dans la sphère privée, professionnelle ou familiale comme dans la sphère publique, 260 millions d’Européennes peinent à faire respecter leurs droits. Les conservateurs des quatre coins de l’Europe sont à pied d’œuvre pour faire reculer les droits acquis et empêcher toute nouvelle avancée.

Europe Écologie propose la création de la « clause de l’Européenne la plus favorisée ».

Le droit européen serait aligné sur le pays le plus en avance sur chaque domaine. Le champ est vaste : droit à l’avortement et accès libre et gratuit à la contraception, lutte contre toutes les formes de violence envers les femmes, conciliation de la vie professionnelle et familiale en harmonisant notamment la durée du congé maternité (20 semaines) et en introduisant un congé paternité de 2 semaines, égalité salariale, représentation dans les institutions, les médias, les entreprises…

L’adoption d’une Charte européenne des droits des femmes rendra ce dispositif contraignant.

Le combat pour l’égalité femme-homme nécessite une représentation plus équitable dans l’ensemble des instances dirigeantes politiques et économiques. L’autorégulation ne suffit pas. L’Europe doit adopter un minimum légal de 40 % de femmes au sein des instances dirigeantes des entreprises de plus de 500 salariés dans toute l’Union. Les institutions européennes doivent donner l’exemple. La prochaine Commission européenne devra respecter la parité intégrale stricte.

L’Europe doit avant tout défendre les droits des plus vulnérables de ses citoyens. La convention internationale des droits de l’enfant doit être scrupuleusement respectée.

50 millions de personnes handicapées en Europe ne sont pas traitées comme des citoyens à part entière. Il faut respecter leurs droits à l’éducation, à la mobilité, à l’accès aux soins, à la protection sociale, à la culture ou au logement, sans oublier l’emploi et la formation. Les normes européennes doivent être plus contraignantes pour que chacune et chacun trouve sa place.

L’Europe doit également se tourner vers celles et ceux qui, socialement, souffrent le plus des inégalités : précaires, sans-abri, sans-papiers, populations marginalisées… N’oublions pas que Nicolas Sarkozy avait été sommé de modifier sa politique vis-à-vis des Roms car elle « portait atteinte aux valeurs de l’UE ». L’UE ne doit pas hésiter à sanctionner les États réfractaires (trouver synonymes) pour que soit mis un terme à leur exclusion et à la discrimination permanente à l’égard des Roms.

Non aux discriminations ! Une protection juridique contre toute discrimination est essentielle : qu’elle soit basée sur le sexe, l’origine, l’appartenance supposée à une minorité ethnique ou culturelle, la religion, le handicap, la santé, l’âge, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Pourtant, depuis 2008, les états bloquent l’adoption d’une directive en ce sens, contre la volonté du Parlement européen.

Pour une Charte européenne des droits numériques

Internet bouleverse la notion de droit. Cet espace public inédit interroge les États, les citoyens. Il éveille aussi inquiétude et appétit marchand. Les outils juridiques doivent s’adapter pour défendre les droits et les libertés.

  • Libertés
    Il est urgent de préserver la vie privée des citoyens européens. La protection des données personnelles et le droit à l’oubli deviennent un enjeu technique autant que juridique. L’affaire Snowden a mis en évidence l’importance de donner un statut juridique aux lanceurs d’alerte. Ses révélations concernant les écoutes américaines sur les principaux leaders politiques européens interrogent fortement la capacité de garantir des droits fondamentaux à l’heure d’Internet et des réseaux mobiles.
  • Justice
    L’État de droit doit s’étendre à l’espace numérique. Une juridiction adaptée doit pouvoir intervenir, de manière homogène, sur le territoire européen. Dans différentes affaires (Copwatch, WikiLeaks), l’hébergeur a été mis en cause. Pourtant, il n’est en rien responsable du contenu des sites qu’il héberge.De la même manière, les réseaux sociaux augmentent régulièrement leur degré de censure « préventive » sur les images et propos mis en ligne par les internautes. Cette entrave potentielle à la liberté d’expression pose un problème de droit : qui peut juger ce qui est légal ou non selon le droit européen ? Assurément pas Twitter ou Facebook. C’est le rôle du juge et cette fonction doit être confortée.
  • Transparence
    L’Europe doit défendre la neutralité du Net qui garantit un traitement égalitaire de l’information, sans censure politique ou économique. Le rôle joué par le web lors des révolutions arabes a montré qu’il est l’outil démocratique par excellence. Le traitement de l’Internet dans les dictatures partout dans le monde laisse deviner le sort qui pourrait lui être réservé. L’Europe doit saisir avec Internet l’opportunité unique de progresser en termes de transparence, de droit et d’accès à l’information.

L’Europe, c’est nous !

Pour faire avancer la démocratie, il faut casser la logique de la question qui vient d’en haut, comme dans un référendum où on ne peut répondre que “oui” ou “non”. Voici 4 propositions concrètes pour un modèle basé sur l’échange et la participation directe des Européens.

Et si chacun-e de nous faisait l’Europe ? Un lien direct et régulier avec les institutions est possible si l’on développe des mécanismes qui facilitent les échanges. Les institutions doivent aussi être à l’écoute et respecter les messages qui leur sont envoyés. Les pétitions adressées par les citoyens aux parlementaires européens sont un outil efficace pour relayer les demandes de la société civile. La procédure d’enquête européenne sur Notre-Dame-des-Landes a par exemple été lancée suite au dépôt de pétitions auprès du Parlement européen.

1. Renforcer l’initiative citoyenne européenne (ICE)

L’ICE est un nouvel outil de démocratie participative, soutenu de longue date par les écologistes. Elle permet à 1 million de citoyens, issus d’au moins un quart des pays de l’Union, de demander à la Commission européenne qu’elle propose une nouvelle loi sur le thème de leur choix. La première ayant réuni assez de signatures est « L’eau est un droit humain », demandant qu’elle soit reconnue comme un bien commun et que son approvisionnement et son assainissement sorte de toute logique marchande.

Malgré ce succès, la Commission a récemment publié une réponse décenvante, en demi-teinte, dénoncée par les écologistes. Pour éviter que la volonté citoyenne ne soit ainsi sapée, nous proposons de transformer cet outil en véritable pouvoir d’initiative législative citoyen. Ainsi, la Commission aurait pour unique rôle de contrôler la légalité du texte, qui serait ensuite directement soumis au Parlement européen et au Conseil, comme toute proposition législative.

2. Des référents locaux de l’Union européenne

L’Europe influe sur les politiques nationales et locales. Pourtant, les institutions européennes manquent de proximité. « Bruxelles à deux pas de chez moi », c’est l’idée des référents locaux. Chaque ville de plus de 10 000 habitants désignerait un interlocuteur dédié aux questions européennes. Son rôle ? Vous renseigner, faire remonter vos inquiétudes, vous aider dans vos démarches vis-à-vis de l’Union européenne, notamment pour accéder aux fonds européens.

3. Un an d’Europe pour tous !

Pour de nombreux Européens, l’Europe rime avec frontières. Mais on pense souvent à celles qui sont tombées. Or, si passer la frontière pour un séjour touristique est devenu naturel, la mobilité professionnelle est bien plus difficile. La maîtrise des langues étrangères et l’opportunité de trouver un emploi suffisamment rémunéré dans un autre pays de l’Union limitent une mobilité effective et durable. Pour les Européens les moins qualifiés, travailler ailleurs veut souvent dire précarité et bas salaires.

Les écologistes défendent la mobilité européenne. ­
Elle constitue un pilier de l’espace européen, et donc de son identité. Pour conforter l’identité européenne, rien de mieux que de permettre à chacun-e de vivre dans un autre pays d’Europe.

Europe Écologie propose le financement d’un dispositif de mobilité qui accompagnerait administrativement et financièrement un an de mobilité pour les Européens de tous âges.

4. Une citoyenneté européenne de résidence

L’harmonisation de la citoyenneté européenne est un long débat. Droit du sol, droit du sang, les cultures de l’accès à la citoyenneté sont diverses et font débat.

Pour dépasser ces clivages, Europe Écologie propose une citoyenneté européenne de résidence.

Toute personne résidant depuis plus de 5 ans en situation régulière dans un des pays de l’Union européenne pourra bénéficier de la citoyenneté européenne : droit de vote et d’éligibilité aux élections européennes et municipales, liberté de circuler, d’étudier et de travailler dans toute l’Europe.

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Pas de génération sacrifiée http://europe-ecologie.eu/pas-de-generation-sacrifiee/ http://europe-ecologie.eu/pas-de-generation-sacrifiee/#comments Fri, 23 May 2014 14:47:55 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1476 icone_jeunesse

Ils sont des millions en Europe, ont entre 16 et 30 ans et sont les deux pieds dans la crise. C’est dans leurs rangs que la situation sociale difficile de l’Europe a fait le plus de dégâts. On leur a assuré qu’en travaillant dur à l’école, en faisant de bonnes études, ils s’en sortiraient. Mais la réalité est là : précarité, faibles salaires, manque de reconnaissance sociale, absence de perspectives… Et pour les décrocheurs, c’est pire encore.

Europe Écologie refuse le fatalisme.

L’Europe n’a pas le droit d’abandonner sa jeunesse.

La génération qui émerge aujourd’hui devra trouver les solutions à la crise, car ceux qui l’ont causée n’y parviennent pas.

Les héritiers des Trente Glorieuses refusent de sortir des cadres de la société de croissance infinie qu’ils ont connue.

Dans leur jeunesse, consommation rimait avec bonheur et plein emploi.

On agissait à court terme, sans jamais penser aux conséquences économiques, sociales et environnementales.

Avec les jeunes d’aujourd’hui, et pour les générations à venir, l’Europe doit agir.

Faire confiance, former, accompagner

La formation ne doit plus être vue comme linéaire. Mélanger les savoir-faire théoriques et pratiques permet d’innover et de s’adapter à un marché du travail en constante évolution. Pour penser le monde de demain, il faut étudier autrement et revaloriser les filières professionnelles. Le nombre de diplômés qui souhaitent reprendre des formations professionnelles est en augmentation : c’est un très bon signe. Il faut savoir entretenir l’envie d’apprendre, d’expérimenter et d’entreprendre.

Europe Écologie propose un compagnonnage européen, comme un Erasmus non-étudiant.

À l’image d’Erasmus, réservé aux étudiants universitaires, nous proposons de créer un programme permettant aux jeunes d’acquérir des savoir-faire dans un autre pays européen : mécanique, charpente, plomberie, travail du métal… C’est l’occasion de découvrir d’autres manières de travailler, d’apprendre une langue étrangère, de grandir en voyageant.

Aujourd’hui, l’école a le défaut de ne pas apprendre à rebondir, à inventer. Il n’y a pas de droit à l’échec. Comment imaginer que l’avenir d’un jeune puisse se jouer à 16 ans ? S’il sort définitivement de tout processus scolaire, il ne pourra pas faire face aux contraintes de la société. Il faut organiser des allers-retours, valoriser l’expérience professionnelle, les voyages, l’engagement associatif, le volontariat. Un système européen de validation d’acquis faciliterait l’embauche, à travers l’Europe, de jeunes aux parcours atypiques. C’est ce que les entreprises européennes demandent : des profils originaux, des compétences diversifiées, une grande capacité d’adaptation.

Revaloriser les stages

De plus en plus d’entreprises profitent des stages pour camoufler de l’emploi qualifié. Cela n’est pas acceptable. Ces « postes de stagiaires » sont à des kilomètres de l’esprit de partage et d’expérience qui doit définir cet accès au marché du travail. Et ils mettent stagiaires et jeunes chômeurs en concurrence.

L’Europe doit encadrer cette pratique : tout stagiaire doit être rémunéré à un niveau correspondant à ses qualifications, dès son premier jour de stage, et bénéficier d’une protection sociale équivalente à celle des salariés.

Soutenir la création d’entreprise

Trouver un financement bancaire avant 30 ans pour créer son entreprise est presque impossible. Selon les pays, les régions, des dispositifs d’aide émergent. Il est urgent d’harmoniser le soutien aux jeunes créateurs d’entreprise au niveau européen. Les PME de demain n’ont pas encore vu le jour ! Permettre des projets de création d’entreprise entre jeunes Européen-nes, c’est se donner une chance supplémentaire de trouver des solutions à la crise.

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Industries innovantes, la chance de l’Europe http://europe-ecologie.eu/industries-innovantes-la-chance-de-leurope/ http://europe-ecologie.eu/industries-innovantes-la-chance-de-leurope/#comments Fri, 23 May 2014 14:46:48 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1473

icone_industrieIl faut remettre l’industrie au cœur des objectifs européens. L’Europe doit sortir de l’illusion d’une économie uniquement basée sur les services qui laisse les « vieilles » industries quitter le continent les unes après les autres.

Objectif : 20 % d’emplois industriels en 2020

L’économie de demain se prépare à tous les échelons. Les crises successives des industries d’hier – sidérurgie, pétrochimie, textile – ne remettent pas en cause l’avenir industriel de l’Europe.

L’Europe dispose de l’un des outils productifs les plus performants au monde dans des secteurs innovants et durables, comme celui des transports en commun.
Il faut renforcer cette dynamique en inventant les usines du futur, économes en ressources, non polluantes et assurant de bonnes conditions de travail, et en valorisant les savoir‑faire des ouvriers européens.

Cette nouvelle industrie pourra voir le jour si le parc des machines-outils est modernisé – ce qui demandera des investissement massifs. Cela permettra de produire mieux, avec moins de ressources, et de proposer de nouveaux produits : tramways, bus propres, éoliennes, éco-matériaux, matériaux innovants à disposition des secteurs clés comme l’isolation des bâtiments ou l’automobile.

Des financements européens existent déjà, mais ils sont très mal utilisés. La Banque européenne d’investissement doit avant tout accompagner les PME et les TPE dans la transition écologique.

Ce sont ces petites structures, innovantes, mobilisées et ancrées dans les territoires qui doivent être soutenues dans leur développement.

Les multinationales sont, elles, suffisamment équipées pour accéder à des financements bon marché et tirer profit des subventions publiques et de l’optimisation fiscale.

Pour faciliter la transition de l’industrie à celle de demain, il faut adapter nos outils juridiques et sociaux.

De nombreux salariés sont confrontés à la fermeture de leur usine. Pour sortir du fatalisme, il faut innover. Transformer un site industriel prend du temps : modifier les bâtiments et dépolluer quand c’est nécessaire, changer les machines, réorganiser la production et les ressources humaines… tout en préservant le patrimoine immatériel qu’est la compétence des salariés.

À travers le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, l’Europe indemnise partiellement les travailleurs victimes de délocalisations, mais elle devrait surtout veiller à ce que la production reste sur son territoire.

C’est pourquoi Europe Écologie propose que l’Europe garantisse aux salariés un revenu de transition pendant le temps de conversion de leur entreprise.

 

Pas d’innovation technologique sans innovation sociale

Les problématiques industrielles ne sont pas assez pensées sur le long terme. Par manque d’anticipation, on sauve ce qu’on peut, on décale une fermeture de quelques mois… La gestion à court terme doit faire place à des stratégies industrielles misant sur des progrès techniques et sur l’innovation sociale.

Les innovations techniques n’émergent pas toutes seules. Il est urgent de doter la recherche fondamentale de moyens suffisants et de respecter l’objectif de 3 % du PIB consacrés à la recherche et développement que ­l’Europe s’était fixé. Dans ce domaine, la concurrence entre ­pays européens, membres d’un marché unique, n’a pas de sens.

L’Europe doit promouvoir ce qui se fait de mieux en termes d’innovation sociale, notamment en favorisant le système coopératif. La place des salariés dans les instances dirigeantes des grandes entreprises doit être renforcée. Partout sur les territoires, il est possible de faire émerger une économie sociale et solidaire de proximité, créatrice d’emploi.

Il faut soutenir l’investissement socialement responsable (ISR). Certes moins rentable immédiatement, il tient compte du long terme et de critères environnementaux, sociaux (écarts de revenus, conditions de travail, précarité…) et de gouvernance.

Europe Écologie propose de créer une agence européenne de notation sociale pour mettre en avant les bonnes pratiques et faciliter l’accès des entreprises responsables aux financements.

Le marché européen est le premier du monde. Il se doit donc de tirer la production mondiale vers le haut, socialement et écologiquement. L’Europe a commencé à imposer des critères sociaux et environnementaux à ses marchés publics. La commande publique représente un quart de l’économie européenne, c’est donc un outil essentiel de la transition écologique.

L’Europe se doit également de protéger les salariés et l’environnement ici et ailleurs, en conditionnant l’accès au marché européen à des minima sociaux et environnementaux reconnus dans le monde.

Europe Écologie demande d’interdire d’ici à cinq ans l’importation en Europe de biens venant de pays qui ne respectent pas la liberté syndicale et les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail.

Nous ne voulons pas d’une autre catastrophe comme celle du Rana Plaza au Bangladesh.

Europe Écologie propose également d’introduire une taxe carbone aux frontières de l’Europe pour mettre fin à la délocalisation de la pollution orchestrée par les entreprises européennes.

Oui à l’Europe des projets utiles

Les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII) sont une espèce redoutable, et malheureusement en pleine expansion. Ce sont ces projets d’infrastructure surdimensionnée et coûteuse, généralement largement financés par des fonds publics et qui nécessitent des travaux considérables, le plus souvent au mépris de l’environnement et des habitants du territoire concerné.

Banque européenne d’investissement, Mécanisme pour l’interconnexion en Europe, « project bonds »… Derrière ces organismes se cachent plusieurs dizaines de milliards d’euros d’investissement dans les transports, l’énergie et la communication.

Mais ceux-ci sont siphonnés par quelques GPII. Le train à grande vitesse Lyon-Turin coûterait ainsi plus de 26 milliards d’euros aux contribuables… 3 milliards de plus que l’enveloppe globale dédiée aux transports dans toute l’Europe pour les 7 prochaines années ! Quant au projet ITER, son budget a triplé pour atteindre 15 milliards d’euros, sans aucune garantie que la fusion nucléaire soit un jour une technologie viable.

Les luttes citoyennes et écologistes s’organisent aujourd’hui dans toute l’Europe contre ces projets dépassés : ici un aéroport, là un stade ou une autoroute. Ils incarnent un modèle politique dont les citoyens ne veulent plus, où les décisions sont prises en haut, sans réflexion sur l’impact des chantiers sur les territoires et où les intérêts privés priment sur ceux des habitants.

Europe Écologie réaffirme son opposition aux GPII tels que l’aéroport de Notre-Dame- des-Landes ou la ligne TGV Lyon-Turin.

Partout en Europe, luttons pour des investissements responsables, durables, qui tiennent compte des usagers et de leurs besoins d’aujourd’hui et de demain. Les fonds européens doivent être utilisés pour des projets utiles que les États rechignent à financer. Parfois, rénover quelques kilomètres de ligne améliorerait sensiblement une interconnexion. Investissons dans ces milliers de chaînons manquants qui permettraient par exemple aux travailleurs de prendre le train plutôt que la voiture pour des trajets quotidiens transfrontaliers.

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Changer le quotidien http://europe-ecologie.eu/changer-le-quotidien/ http://europe-ecologie.eu/changer-le-quotidien/#comments Fri, 23 May 2014 14:46:18 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1470 icone_quotidienLes lois européennes ont un impact au quotidien. Europe Écologie propose de concentrer l’action de l’UE pour améliorer la vie des habitants.

Le logement, préoccupation N° 1 en Europe

Pour que le droit au logement s’applique à tous les Européens, Europe Écologie propose la création d’un fonds européen du logement social et écologique.

Dans le même temps, il est nécessaire de mieux coordonner l’action des États en matière de lutte contre la précarité énergétique. Un travail de fond est également à mener pour proposer un hébergement d’urgence aux personnes sans-abri.

Égalité des territoires, encore un effort

L’Europe doit travailler à un rééquilibrage des territoires. La « cohésion territoriale » est essentielle. Personne en Europe ne doit se sentir à l’écart. Il s’agit de concentrer les aides européennes sur les régions en décrochage, en particulier les quartiers populaires de banlieue et les zones rurales isolées.

Les fonds existent : Fonds européen de développement économique et régional (FEDER), Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), Fonds social européen (FSE)… Il faut simplement rendre leur répartition plus équitable.

Modifier les critères d’attribution permettrait de les réorienter vers des modèles d’agriculture durable et de diversifier les activités économiques dans les campagnes. Pour les zones péri-urbaines, le développement de moyens de transport dans un maillage plus dense aidera à désenclaver certains quartiers. Enfin, la lutte contre la pauvreté doit rester une priorité pour limiter le découpage social des zones urbaines.

Service public, vers un modèle européen

Partout en Europe, les écologistes défendent la notion de service public. Non, tous les services ne sont pas destinés à être échangés sur un marché. Santé, éducation, transports en commun : offrons aux Européens des services du ­bien vivre au quotidien.

Consommer responsable

En matière de consommation, une évolution du cadre juridique est nécessaire et demandée par tous. Il faut avant tout responsabiliser les industriels, faire évoluer leur culture. Consommer responsable, c’est consommer durable. Mais le client n’a pas toujours le choix.

Il est urgent de s’attaquer à la pratique de l’obsolescence programmée. Ce principe, qui donne une durée de vie limitée aux appareils, est une aberration. Il faut en finir avec ces pièces créées pour casser dans l’année ou les deux ans, impossibles à remplacer et qui obligent à racheter le même appareil neuf.

Europe Écologie demande que l’Union européenne impose une garantie obligatoire de 5 ans pour les petits appareils et de 10 ans pour le gros électroménager.

Les pièces de rechanges devront être disponibles au minimum 10 ans.

Action de groupe

En cas d’abus, les consommateurs doivent pouvoir défendre leurs droits. Unis, les consommateurs européens pourront faire reculer les multinationales.

Europe Écologie propose la généralisation à toute l’Europe de dispositifs juridiques d’action de groupe.

Éco-conception

Pour tous les produits, l’éco-conception doit devenir la règle. L’Europe doit encadrer la production en privilégiant des matériaux recyclés et en interdisant ceux qui ne sont pas recyclables. Autre objectif pour protéger l’environnement : limiter le suremballage et l’utilisation massive de sacs plastiques. Imposons ces critères aux industriels pour éviter aux consommateurs de payer le retraitement des déchets.

Recyclage

Celui-ci est d’ailleurs très inégal selon les pays. Les pays européens doivent s’aligner sur les meilleures pratiques. L’Europe ne peut pas se contenter de fixer des objectifs. Le tri doit être rendu obligatoire partout. Il faut d’urgence interdire l’enfouissement des matières plastiques et favoriser leur recyclage. Par ailleurs, les matières compostables doivent être systématiquement traitées séparément.

Publicité

Le changement culturel de nos habitudes de consommation passe aussi par une régulation de la publicité. Il est indispensable de limiter les messages permanents, trop agressifs. Leur place est bien trop importante dans l’espace public.

Europe Écologie défend la liberté de réception de la publicité et, notamment, le respect des autocollants indiquant que vous ne voulez pas de tracts publicitaires dans votre boîte à lettres.

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La santé, une ressource à protéger http://europe-ecologie.eu/la-sante-une-ressource-a-proteger/ http://europe-ecologie.eu/la-sante-une-ressource-a-proteger/#comments Fri, 23 May 2014 14:46:13 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1469

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

Définition de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé)

icone_santeEn matière de politique de santé, on oublie trop souvent l’essentiel : la bonne santé globale de chacun.

Cet objectif passe le plus souvent après les moyens – la prise en charge des malades ou un accès égalitaire aux soins, par exemple.

Les écologistes envisagent la santé d’une manière globale. Soigner les symptômes est vain si les causes des maladies perdurent. La santé est une ressource qu’il faut préserver en misant avant tout sur la prévention.

L’Europe est confrontée à un accroissement de « maladies des modes de vie » : diabète, obésité, maladies cardiovasculaires, cancers, troubles musculo-squelettiques, maladie d’Alzheimer, etc.

Dans notre quotidien, de nombreux facteurs accentuent le risque de développer ces pathologies. L’Union européenne joue un rôle clé de régulateur dans ce domaine.

Face aux pressions des lobbies de l’industrie, la volonté des citoyens d’avoir une vie plus saine doit s’affirmer.

LA PRÉVENTION EN 4 PRINCIPES CLÉS

1. Être attentifs à la qualité de notre alimentation et de l’eau que nous buvons.

Cela passe par :

- des normes européennes plus strictes, en particulier sur la teneur en nitrates et en pesticides de l’eau du robinet.

- un étiquetage plus détaillé : teneur en gras, en sel, en sucre, présence de composés chimiques (nitrates, conservateurs, exhausteurs de goût…).

- une étude indépendante d’ampleur sur les conséquences des OGM dans l’alimentation.

2. Limiter l’exposition aux différentes substances chimiques nocives. On pense immédiatement au tabac, mais n’oublions pas les différents produits chimiques présents dans notre environnement direct et contre lesquels il faut continuer à lutter : composés organiques volatils dans les peintures, solvants et constituants des colles, dans les revêtements de sol ou les meubles en bois aggloméré, etc. Le développement des éco-matériaux permettra de vivre dans des maisons saines.

3. Réduire la pollution. L’Europe doit réglementer plus strictement les niveaux d’alerte aux particules fines et aux oxydes d’azote qui rendent l’air irrespirable, et instaurer rapidement un plan de sortie de la dépendance au diesel pour faire évoluer le parc automobile européen vers un modèle moins polluant.

4. Sortir du nucléaire. Trois ans après la catastrophe de Fukushima, Europe Écologie rappelle combien cette sortie
est nécessaire pour prévenir les risques graves liés à l’exposition aux radiations.

Garantir l’accès à la santé pour tous

La liberté de choix est essentielle pour que chacun-e puisse être acteur
de sa santé. Hélas, nombreux sont ceux qui n’ont pas cette possibilité.

L’accès aux soins en Europe est de plus en plus difficile. Les situations sont inégales et inégalitaires. En Grèce, par exemple, les hôpitaux ferment, les soins ne sont plus pris en charge. 800 000 personnes n’ont plus accès aux services de santé.

Europe Écologie défend la mise en place d’un dispositif universel d’accès aux soins dans toute l’Europe.

La solidarité européenne doit prendre le relais quand les politiques d’austérité provoquent des crises humanitaires.

Lutter contre la malbouffe, les produits cancérigènes ou la pollution fait, en théorie, l’unanimité. Pourtant, les écologistes se retrouvent le plus souvent seuls quand il s’agit de voter des règles plus restrictives au Parlement européen. Ils doivent faire face à des coalitions conservatrices qui défendent les intérêts des industriels, au détriment de la santé des consommateurs.

Le coût humain de l’absence de prévention est terrible. Le coût financier des soins est également colossal. La prévention permettra d’assurer la pérennité de nos systèmes de santé et un bien-être durable pour tous.

Les médicaments ne sont pas des biens de consommation comme les autres

Le recours raisonné aux traitements médicamenteux est indispensable. La résistance croissante aux antibiotiques est un bon signe de la prise de conscience qui s’opère : non, les médicaments ne se « consomment » pas et leur usage doit être régulé.

Par ailleurs, les scandales successifs liés à des médicaments alertent les citoyens européens. Leurs conditions de mise sur le marché doivent être revues. Le système a besoin de transparence, d’études préalables approfondies et validées par des experts indépendants. Aujourd’hui, l’argument du secret commercial ou de la propriété intellectuelle sur les nouvelles molécules joue contre la santé publique. La logique marchande classique ne peut s’appliquer à la santé.

Le cadre européen en matière de contrôle sanitaire gagnerait à être profondément assaini. Il est urgent de s’attaquer aux conflits d’intérêts entre les laboratoires pharmaceutiques et les organismes de régulation comme l’Agence européenne du médicament. Le Parlement européen doit continuer à faire pression pour garantir l’indépendance de ces institutions.

On ne joue pas avec la santé des Européens. La sécurité et le droit des patients doivent pouvoir se défendre devant les tribunaux.

Pour l’industrie pharmaceutique, le cadre juridique doit être clair, et se résume en trois principes : transparence, contrôle et sanctions exemplaires.

L’action collective sera rendue possible au niveau européen dans les scandales comme celui du Mediator ou des prothèses mammaires vendues par la société PIP, par exemple.

Défendre le statut des médecines complémentaires

La mainmise de l’industrie pharmaceutique et de certains professionnels du milieu médical sur les questions de santé met en difficulté des méthodes de soin complémentaires et naturelles.

Les écologistes réaffirment la nécessité d’une place pour les médecines complémentaires : naturopathie, ostéopathie, phytothérapie, etc. et pour les thérapies non médicamenteuses, autant de pratiques où l’aspect préventif et global est valorisé.

L’herboristerie traditionnelle est menacée. Les multinationales du médicament posent des brevets sur des molécules extraites de plantes qui sont utilisées depuis des millénaires.

Cette privatisation de la biodiversité et d’un patrimoine de savoir qui appartient à l’humanité s’apparente à du vol.

L’Europe doit accompagner celles et ceux qui souhaitent protéger naturellement leur santé et maintenir ces savoirs.

Que reste-t-il du principe de précaution ?

Le principe de précaution veut qu’on ne mette pas en libre circulation une substance ou une technologie avant d’avoir la garantie qu’il n’existe aucun risque. L’Europe revendique cette approche prudente. Elle met en priorité la santé, le bien-être et l’environnement des Européen-nes avant les intérêts économiques.

Cette logique est refusée par de nombreux pays, à commencer par les états-Unis qui fonctionnent à l’inverse : tout est autorisé, puis, si le danger est prouvé, les pouvoirs publics envisagent d’interdire. Mais l’Europe a renversé la charge de la preuve : ce n’est plus aux victimes de se retourner contre les industriels. C’est une petite révolution !

Le dispositif le plus connu en matière de principe de précaution s’appelle REACH (Enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques). Ce règlement a bouleversé l’industrie pétrochimique, cosmétique et agroalimentaire. Lors de sa mise en œuvre, les industriels ont bénéficié d’une longue période pour prouver l’innocuité de leurs produits. Ils en ont surtout profité pour en modifier la composition, anticipant l’interdiction prochaine de produits chimiques dont ils ne pouvaient pas prouver qu’ils étaient sans risque. Moralité : les industriels savaient parfaitement qu’ils mettaient les consommateurs en danger !

Bisphénol A dans les biberons, parabens dans les cosmétiques et composants dangereux de plastiques alimentaires ou destinés aux jouets disparaissent peu à peu grâce à REACH. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Retirer les principaux produits cancérigènes de la circulation ne garantit pas que les substances restantes soient inoffensives.

D’autant que les études se basent sur des prérequis dépassés. Non, ce n’est pas forcément « la dose qui fait le poison ». On s’aperçoit aujourd’hui qu’une exposition, même très faible, à certaines substances à des périodes clés comme la grossesse peut avoir des effets pires qu’une forte exposition. Il y a également ce qu’on appelle « l’effet cocktail » : le mélange des substances qui crée des effets néfastes. Il faut refaire les tests à la lumière de ces données nouvelles.

Autre enjeu : l’impact sur le système hormonal humain et animal. Cette question ne se posait simplement pas auparavant. Les premières recherches se centraient sur les risques de cancers et les risques pour le bébé lors de la grossesse.

Or on sait maintenant que certaines substances, notamment les pesticides, peuvent entraîner de graves troubles hormonaux et empêcher ou perturber la procréation.

Europe Écologie demande un REACH II, plus rigoureux et plus large, imposant aux industriels de nouvelles recherches validées par des experts indépendants. On a vu avec les OGM l’importance du regard extérieur pour contrer la mauvaise foi des multinationales.

Nous souhaitons également que le principe de précaution soit appliqué aux nouvelles technologies. Il est nécessaire d’interroger l’impact de l’usage des nanotechnologies qui envahissent notre quotidien.

Autre enjeu important : l’exposition aux écrans et aux ondes électromagnétiques, en particulier chez les jeunes enfants.

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Europe culturelle, Europe plurielle http://europe-ecologie.eu/europe-culturelle-europe-plurielle/ http://europe-ecologie.eu/europe-culturelle-europe-plurielle/#comments Fri, 23 May 2014 14:44:55 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1466 icone_cultureNationales, régionales, locales, les cultures de l’Europe s’enrichissent mutuellement. Ce patrimoine vivant et en perpétuelle mutation, où le traditionnel côtoie l’avant-garde, est à préserver. Les écologistes souhaitent que la culture et l’éducation devienne une compétence partagée de l’Union et des Etats membres pour développer une véritable culture européenne.

Le développement du numérique est un enjeu majeur pour les arts et la culture. Musique, spectacle vivant, littérature, arts plastiques… les pratiques changent. Contre les tentations d’un Hadopi européen qui opposerait artistes et usagers de la culture via Internet, il est important que l’Union européenne garantisse l’accès le plus large à la culture.

Car la révolution numérique offre aussi des opportunités inédites de création, de communication, d’échange… C’est une façon nouvelle de faire vivre la culture européenne.

Europe écologie demande le renforcement du soutien à la création et la diffusion des œuvres, ainsi qu’une plateforme web pour mettre en réseau les acteurs culturels européens.

La construction culturelle de l’Europe nécessite des liens étroits entre les acteurs qui, chaque jour, font vivre la culture. Les écologistes souhaitent favoriser les échanges culturels entre villes, régions, provinces… en intégrant la dimension territoriale dans les politiques culturelles extérieures des États membres.

Les fondations de la culture européenne s’expriment dans cette diversité. L’Europe doit la promouvoir en commençant par son premier vecteur : les langues étrangères.

Europe écologie propose la mise en place d’un programme européen d’apprentissage des langues des pays de l’Union, y compris les langues régionales et les langues de l’immigration.

La préservation du patrimoine implique des mécanismes de solidarité. Les pays les plus touchés par la crise – Grèce, Espagne, Italie – comptent sur leur territoire parmi les monuments les plus précieux d’Europe. Leur entretien, et parfois leur restauration, demande des moyens considérables.

Europe écologie demande la mise en place d’un fonds européen de solidarité pour la sauvegarde du patrimoine.

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L’Europe, acteur clé d’une mondialisation plus juste http://europe-ecologie.eu/leurope-acteur-cle-dune-mondialisation-plus-juste/ http://europe-ecologie.eu/leurope-acteur-cle-dune-mondialisation-plus-juste/#comments Fri, 23 May 2014 14:44:24 +0000 http://europe-ecologie.eu/?p=1463 Le projet européen menacé par Le traité de libre-échange avec les États-Unis ?

icone_mondialisationDepuis juin 2013, l’Union européenne et les États-Unis négocient le projet de Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Investissement (appelé TAFTA ou TTIP) qui vise à constituer la plus vaste zone commerciale de la planète avec 40 % des échanges mondiaux.

Europe Écologie s’oppose à ce projet contraire à notre combat pour une Europe plus écologique, sociale, solidaire et démocratique.

L’objet de l’accord n’est pas de baisser les droits de douanes devenus quasi inexistants, mais d’harmoniser les règles et les normes entre les deux blocs afin de lever des obstacles au commerce. Nombre de ces « obstacles techniques au commerce » touchent au cœur de la régulation de notre économie et de notre vie quotidienne. Ils concernent la protection de l’environnement, la santé des travailleurs et des consommateurs, les libertés publiques et les droits humains. OGM, bœuf aux hormones, viande chlorée, protection des données personnelles, services publics, agriculture, principe de précaution… tout est négociable !

Europe Écologie s’engage pour un autre partenariat transatlantique qui renforcerait notre coopération dans la lutte contre le dérèglement climatique, contre le dumping social, environnemental et fiscal, pour les droits humains et la paix !

JUGE ET PARTIE : LE PROBLÈME DES TRIBUNAUX D’ARBITRAGE

Le mécanisme d’arbitrage international prévu par le TAFTA permettra à 75 000 compagnies d’attaquer une collectivité locale, un État ou l’Union européenne en justice, devant une cour spécialement constituée, si les compagnies considèrent que des décisions remettent leurs bénéfices en cause.

L’accord soumet au bon vouloir des multinationales notre capacité à défendre ou conquérir des choix démocratiques, qu’ils concernent le droit du travail, l’éducation, l’environnement, les services publics ou la finance. Pour les écologistes, c’est clair : il faut refuser catégoriquement ce mécanisme d’arbitrage et la toute puissance des multinationales

Le libre-échange n’est pas une fin en soi

La politique commerciale européenne ne doit pas seulement être conçue comme un moyen de trouver de nouveaux débouchés aux entreprises européennes. Les négociations bilatérales (entre l’Union et un autre pays) ont remplacé le multilatéralisme en matière de commerce. Ces relations sont opaques et inégalitaires.

Au contraire du bilatéralisme qui exacerbe la concurrence, négocier avec plusieurs acteurs, c’est engager une culture du compromis et du respect mutuel. L’Organisation mondiale du commerce est une institution largement critiquée et aujourd’hui dominée par une idéologie libre-échangiste. Mais ce n’est qu’un outil, et il ne tient qu’à l’Europe d’en faire un espace de dialogue différent. Les représentants de l’Union européenne au sein de l’OMC doivent défendre la mise en place de conditions sociales, environnementales et de respect de droits humains dans les échanges commerciaux. Les parlementaires européens doivent être pleinement associés tout au long des négociations commerciales.

Europe Écologie s’oppose à l’esprit inégalitaire des traités commerciaux bilatéraux conclus par l’UE et entend promouvoir une autre vision européenne du commerce au service du développement mutuel.

Europe, réveille-toi !

Protectrice et influente, l’Europe est notre réponse à la mondialisation néo-libérale. Mais son message n’est pas audible sur la scène internationale : les partenaires de l’Europe profitent des désaccords
entre États membres pour imposer leurs vues.

Les défis planétaires actuels demandent une réponse commune de la part des Européens. L’accès équitable aux ressources naturelles et la lutte contre le changement climatique vont modifier profondément les enjeux diplomatiques de la décennie à venir.

La situation des réfugiés climatiques ou les guerres pour l’accès à l’eau sont devenues des questions d’actualité. L’Europe doit concentrer sa politique extérieure sur la prévention des conflits et promouvoir un modèle de développement mondial durable et équitable.
La préparation du prochain Sommet pour le climat, qui aura lieu à Paris en 2015, représente une occasion historique pour positionner l’Europe en leader sur ces questions.

Pour ce faire, elle devra montrer l’exemple et proposer un message cohérent à ses différents partenaires au Nord comme au Sud. Par ailleurs, l’Europe doit cultiver des relations plus étroites et plus équitables avec les autres espaces régionaux de coopération, en particulier avec l’Amérique latine, la zone Asie-Pacifique et l’Afrique.

Autre bataille : la lutte contre la corruption internationale. Chaque année, 1000 milliards de dollars s’échappent illégalement des pays en développement. Pour 1 dollar d’aide apportée, c’est 10 qui disparaissent. La criminalité financière menace les démocraties, aggrave la crise et déstabilise politiquement des régions entières.

L’Europe doit porter au niveau international un plan d’actions pour la transparence.

Europe Écologie demande la mise en place rapide, au sein de l’Union européenne, d’une nouvelle législation visant à la transparence financière et extra-financière, pays par pays, pour toutes les multinationales souhaitant accéder au marché européen.

En intégrant une vision de long terme, en prenant en compte la préservation de nos ressources
et du climat, et en visant plus de justice et de transparence dans les échanges, la diplomatie européenne influerait positivement sur les relations internationales.

La construction d’une politique étrangère commune est essentielle pour porter le message de paix
et de coopération dans les instances internationales mondiales. Un travail doit notamment être mené au sein des Nations Unies pour réformer le Conseil de sécurité et y proposer un siège unique pour l’Union européenne.

Être le PARTENAIRE d’un monde durable

L’Europe contribue chaque année à 55 % de l’aide mondiale au développement. Affirmer l’ambition d’une Europe ouverte et solidaire, c’est assumer la responsabilité que nous avons vis-à-vis des plus pauvres dans le monde. L’Union européenne doit absolument respecter l’engagement international d’affectation de 0,7 % du PIB européen consacré à l’aide au développement. Renforcer l’effort de solidarité internationale ne suffit pas, il faut aussi en changer les priorités.

L’Europe doit porter la perspective d’un accès de 9 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants à un niveau de développement décent, et soutenable. Ce chemin ne se fera pas sans une réflexion approfondie sur le modèle de développement que nous désirons. Le climat et les ressources naturelles ne supporteront pas la généralisation du mode de vie occidental.

Les objectifs du Millénaire pour le développement ne pourront être atteints sans prendre en compte l’environnement et le changement climatique. La transition énergétique devra s’effectuer au Nord comme au Sud, et l’Europe peut en être acteur.

Au lieu de financer des énergies fossiles, les fonds européens consacrés au développement devraient accompagner des projets d’énergies renouvelables décentralisés et accessibles aux plus pauvres.

L’Europe doit soutenir un modèle de développement durable qui passe également par la réduction des inégalités et par le respect des droits humains, veillant en particulier aux droits des peuples autochtones et des minorités ethniques, religieuses et sexuelles. Les femmes sont les premières actrices du développement. Les projets financés doivent contribuer à l’égalité femmes-hommes. Partout dans un monde en mouvement, l’Europe a un rôle essentiel dans le soutien à la société civile. Quand les peuples se libèrent de leurs tyrans, comme lors des printemps arabes, l’Europe doit être à leurs côtés.

Europe Écologie demande que la part de l’aide au développement attribuée aux ONG soit doublée.

En complément, le budget du nouveau Corps volontaire européen d’aide humanitaire doit être renforcé pour venir en aide aux populations en danger lors de crises humanitaires et de catastrophes naturelles.

La politique européenne de développement a besoin de soutien financier. Elle a surtout besoin de cohérence. Trop souvent, l’ouverture des marchés des pays en développement est présentée comme la solution miracle pour éradiquer la pauvreté dans le monde. Mais dans le même temps perdurent l’immobilisme dans la lutte contre les paradis fiscaux, des pratiques commerciales agressives, une politique agricole commune inondant leurs marchés de produits subventionnés, une politique migratoire indigne. La solidarité Nord-Sud doit être prise en compte dans tous les aspects des relations extérieures de l’Union européenne, notamment dans ses relations commerciales. Dans sa tentative de réguler les marchés financiers, l’Europe ne doit pas oublier de s’attaquer à la spéculation sur les produits agricoles.

Europe Écologie appelle à protéger la souveraineté alimentaire des pays du Sud en arrêtant de subventionner les exportations qui ruinent leur agriculture locale. L’accaparement des terres des pays du Sud par les entreprises européennes doit être interdit. L’Europe doit inciter à la création de réserves alimentaires régionales.

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