Center Parcs : POUR des projets de développement ruraux qui profitent aux territoires et leurs habitants

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Article publié dans le Journal de Saône et Loire

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Center Parcs : ils sont contre

En campagne pour les élections européennes, EELV lance un pavé dans la mare en démontant point par point le projet de Center Parcs, au Rousset.

Dialogue difficile, voire impossible entre les sympathisants écologistes réunis hier sur les berges du lac du Rousset et les élus locaux venus à leur rencontre. Sandrine Bélier, tête de liste EELV (Europe Écologie Les Verts) aux élections européennes, a tout de même salué la présence de Sylviane Bonnot, maire du Rousset, et deux de ses adjoints : « Si notre présence aujourd’hui peut enrichir le dialogue démocratique, c’est déjà une belle avancée ».

L’intérêt général

Derrière ces propos empreints de diplomatie, deux visions s’opposent. Pour Mme le maire, « si le projet de Center Parcs n’a sans doute pas que des avantages, il n’en reste pas moins que je vois avant tout l’intérêt général avec plusieurs centaines d’emplois à la clé, même si une partie est précaire ». C’est d’ailleurs l’un des points négatifs du dossier mis en avant par Sandrine Bélier : « Si des emplois sont créés, ils seront instables et ça contribuera à la précarisation des personnes en difficulté. Il faut regarder à long terme ». Philippe Hervieu, candidat EELV et conseiller régional, ajoute : « Le projet pourrait créer des emplois, mais combien en détruira-t-il dans le domaine des hébergements de toute la région ? ». « D’autant que s’ils créent 2 emplois à l’hectare, ce n’est pas beaucoup comparé aux 15 emplois à l’hectare créés dans une zone artisanale classique ». Le médiatique vert Antoine Waechter, n°2 de la liste de Sandrine Bélier, veut appuyer là où ça fait mal, « le département de Saône-et-Loire et la Région s’impliquent financièrement dans ce projet, mais c’est dangereux. Dans un dossier public-privé comme celui-là, c’est toujours le financeur public qui prend les risques. Si la rentabilité n’est pas au rendez-vous, ce sont les contribuables qui seront sollicités ».

Autre argument pour dire non au projet, la menace sur l’environnement, comme le souligne François Lotteau, responsable EELV Bourgogne : « Il y a ici un site Natura 2000 et des zones humides sensibles. Si des milliers de personnes passent par là, il y aura forcément un impact sur l’environnement, notamment avec le rejet des eaux usées après traitement ».

Débat public ?

Sylviane Bonnot et ses adjoints ont écouté les arguments des écologistes en campagne, restant cependant campés sur leur position : « Nous sommes persuadés que ce projet sera intéressant. Nous serons vigilants, c’est sûr. Mais nous pensons qu’il sera bon pour notre territoire ». Une pensée bien éloignée des sympathisants d’EELV, certains se disant prêts à barrer les routes d’accès lors de la future construction. D’autres, plus modérés, demandant simplement un débat public.

Coupant court aux hypothèses, avant de poursuivre sa campagne européenne, Sandrine Bélier a affirmé : « Center Parcs monte un projet qui se plaque sur un territoire, mais qui n’en fait pas profiter au territoire. Il fait perdre de l’énergie et peut-être de l’argent, mais de toute manière, il ne se fera pas ! ».

Pour lire l’article sur le site du Journal Saône et Loire

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